PL en toute liberté

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novembre 2004

Sauvegarder ses données

Après une aventure haute en émotion (je suis même surpris du stress que j'ai vécu), j'ai écrit ceci sur le site de LinuxÉdu-Québec. Comme j'ai aussi perdu (j'espère que mes docteurs seront capable de récupérer un peu de données) l'accès au disque dur de mon ordinateur personnel, il faut que j'avoue que le numérique a ses exigences que le papier n'a pas.

Les sauvegardes

J'ai écrit, entre 1989 et 2001, des textes dans des cahiers. Des textes qui ressemblent à un carnet personnel. Jamais je n'ai fait de photocopies de ces cahiers, bien qu'ils soient très importants pour moi. Mais voici l'ère du numérique... ça change beaucoup de choses, comme par exemple, que maintenant je partage mes idées/opinions/apprentissages avec le monde.

En ce dimanche 21 novembre 2004, j'ai eu le message d'erreur suivant: Can't open file : 'dc_post.MYI'. (errno : 145) en voulant consulter mon carnet. J'ai alors eu une bouffé de chaleur et beaucoup de questions se sont défilées dans ma tête: Que ce passe-t-il? M... j'ai perdu mes données! Tous mes billets se sont évaporés. Ho! J'y porte une importance. Les commentaires eux? Tous ces gens qui m'ont aidé. Ha non...M... Bon, ok, réfléchi... base de données = phpMyAdmin... ouvre ça...regarde...fouille... je ne peux pas lire la table de là non plus... M... Bon, respire... Google... on te parle de réparation en ligne de commande... M... je n'ai pas accès aux lignes de commande chez mon hébergeur... Fouille encore dans phpMyAdmin, il y a peut être une option réparation... OUI OUI il y a la fonction... essayons-la... ÇA MARCHE!!!!! Ouf! Je n'ai perdu que mes dernières modification à mon billet.

Tout ceci pour réaliser que même si je ne bloguait que pour le plaisir (enfin je crois), je porte une importance très élevée au contenu de mon carnet. Il y a une histoire à ce carnet (même si mon carnet n'est âgé que de 2 mois), des liens qui ce sont formés., des idées y ont évoluées... Sauvegarde sauvegarde. Je crois que j'imprimerai le contenu de mon carnet (de mon site aussi) en plus de garder sur un CD les BDD de mes outils de communication.

Beaucoup d'informations se retrouvent sous forme numérique, que restera-t-il de notre époque si on perdrait ces données? Les historiens/archéologues du futur ne retrouveraient que des disques durs vides :-(


Un dimanche gris mais pas ennuyant

J'ai survolé mon magazine L'actualité du mois de décembre 2004 en cette journée grise. Voici quelque points qui m'ont fait sourire (ou non).

On nous informe (p.120) que près de 4.1 millions de robots tondront notre gazon, passeront l'aspirateur d'ici quelques années. Bon, un peu moins d'activité physique me fera du bien ;o)

J'y découvre (p.116) aussi que le boulevard Lacroix à St-Georges porte (probablement) ce nom en l'honneur d'un beauceron nommé M. Edward Lacroix, grand-père de M. Marcel Dutil (Canam Manac). Un livre sur cet homme vient de paraitre (pas de î ;o) ).

Selon un publireportage (p.104), le thé vert et le chocolat noir auraient des vertus anticancéreux. La prévention, je crois qu'il faudrait y penser. Je cherche des études sur le sujets.

Une publicité (p.89) m'annonce qu'un refroidisseur à vin pour 7 bouteilles est maintenant disponible. Idée cadeau.

Luc Chartand (p. 86) nous parle de «L'âge de l'exagération» où les mots super...hyper...extrêmes... sont utilisés partout, même en météo. On y dit que le facteur éolien n'a rien de scientifique. Je sais, ptaff m'a déjà expliqué. On nous parle également de tempête dès qu'on prévoit 10cm de neige.

Ce qui m'a fait frémir (p.73) le plus c,est de me faire décrire qu'on a implanté une puce dans le cerveau d'un handicapé pour qu'il puisse faire quelques actions (ouvrir la lumière, naviguer sur le web...). Où cela s'arrêtera-t-il? Hum... un clone de moi avec un microprocesseur qui peut contrôler son environnement électronique?

J'ai également réalisé à quel point M$ est devenu un standard de fait. Dans la page 73, pour nous faire comprendre que l'handicapé navigue sur le web, on place le logo de IE! L'auteur aurait pu prendre un autre icône pour faire comprendre la chose. Il ne sait peut être même pas qu'il y a des alternatives à IE. Ha...la culture générale a bien changé.

Je réalise que je lis cette revue en commençant pas la fin ;o)


Réflexion du dimanche matin

Dans ma lecture du dimanche matin, Ytsejamer m'amène un peu plus loin avec ce billet :Blogue, wiki, forum: quelle place pour l'individu?.

Voici quelques commentaires/questions:

1) Est-ce que je dois répondre avec les commentaires ou «trackbacker» le billet? En fait, je n'ai pas encore réfléchi longuement à cette pratique, mais j'ai décidé de faire un trackback. Pourquoi? Personnellement j'aime bien suivre ce que les membres (X, Y, Z...) de ma carnetosphère écrivent ici et là (pour ce faire, je visite leur blog et je vais chercher le fil RSS). Si X laisse un commentaire sur un blog que je ne visite pas, je ne serai jamais au courant de ces propos (ce que je considère comme une perte pour moi). De plus, si je laisse des commentaires ici et là, et que je ne garde pas en note les endroits où j'ai laissé ces commentaires, comment pouvoir revenir sur mes apprentissages (objectivation)? Voilà pourquoi j'utilise le plus souvent un trackback, qui laisse de toute façon une trace sur le blog trackbacké. En passant, faudrait que je trouve le terme français pour ça? Pister ou autre?

2) Les trois outils discutés par Ytsejamer (blog, wiki, forum) ont des points en commun mais voici les différences (ce qui est plus significatif lors d'un choix de la part de l'apprenant dans le cadre du développement de la «compétence TIC»). Je me permet donc d'ajouter au billet de Ytsejamer ces quelques points:

Blog: Outil personnel, un carnet de note qui s'adresse à l'auteur pour sa propre utilisation. Je le compare un peu comme un journal intime web de ses apprentissages. En le publiant sur le web, on s'ouvre aux autres afin qu'ils alimentent nos réflexions. J'ai déjà donné des stratégies de son utilisation ici. Le blog favorise un allongement du texte grâce aux commentaires. Je suis d'accord avec Ystejamer quand il écrit à ce propos :

... la disposition des commentaires encourage davantage l'envoi de commentaires aux billets plutôt qu'aux commentaires que les billets ont reçus.

Wiki: Outil de «groupe existant dans le réel» . Exemples : équipe d'élèves, équipe école, service éducatif, groupe régional d'animateurs du RÉCIT, etc. Le wiki offre un moyen à ces personnes, qui ont un but commun, de partager entre les rencontres réelles. De construire des textes communs (ordre du jour, lettre, didacticiel, situation d'apprentissage...). Le wiki favorise une évolution du texte. De plus, grâce à l'historique des pages, on peut analyser la stratégie d'écriture derrière le texte. Ici le mot commun prend son sens quand YStejamer écrit:

Un espace si commun qu'on ne sait plus très bien qui écrit quoi.

Forum: Outil de groupe autour d'intérêts communs. Exemple : Forum de LinuxÉdu-Québec: intérêt = logiciels libres en éducation. Le groupe se construit sur une période de temps assez long car les utilisateurs ne se rencontrent pas dans le monde réel. De plus, si la personne n'obtient pas de réponse à sa question, il ne revient plus ;-( Un forum favorise la multiplication des textes. Tellement qu'il peut devenir complexe de se retrouver dans un forum si on est internaute débutant. Ystejamer nous dit:

Ceci étant dit, il ne faut pas se leurrer, les forums ne sont pas des plus populaires en éducation.

Mon hypothèse: Le groupe «virtuel» ne se forme pas. Il y a un masse critique à avoir pour qu'un forum soit intéressant, et en éducation le nombre de personnes osant participer à ce type de projet ne sont pas légion.

C'est une vision simplifiée des outils, mais pour aider des enseignants débutants en TIC à cerner leurs besoins, je dois essayer d'avoir des explications claires pour les orienter dans leur choix d'outil.

Merci Ystejamer pour cette réflexion qui m'aidera dans mon travail.


Des stats qui doivent nous réveiller

Suite à la lecture de ce résumé (sur le site du CRDI) j'ai réalisé que l'exploitation des TIC suit l'évolution de l'application de la réforme. On est encore au niveau du «jeu» alors qu'on doit aller vers la «création avec les TIC».

Des outils comme WikiNiMST, SPIP, DotClear, GéoNext ..., qui incitent fortement à la création de contenu, devraient être présentés aux enseignants. Je donne ici en exemple (il existe d'autres exemples, mais ce sont les derniers que j'ai vu) les pages de classe de la Station 05 que j'ai vu lors du colloque de la GRICS. Les profs, à l'aide d'un outil simple de publication web, laissent leurs élèves créer et publier.

Non les TIC ne sont pas seulement un moyen «d'attacher» les élèves sur une chaise le vendredi PM! On doit dépasser le côté ludique des TIC si on veut préparer nos élèves à vivre dans notre société qui est de plus en plus «colorée» TIC.


Participation au colloque de la société GRICS

Comme je le fais presqu'à chaque année, j'ai participé au colloque annuel de la GRICS. 2.5 jours d'ateliers, conférences, salon d'exposants plus tard, voici quelques commentaires:

  1. J'ai longuement discuté avec André Cotte sur plusieurs sujets.
  2. J'ai finalement rencontré Mme Audrey Miller, journaliste pour l'Infobourg.
  3. Novell nous propose une distribution «Desktop» que j'essaierai sûrement.
  4. M. Jacques Daigneaut nous a présenté sa vision philosophique du logiciel libre. Trop complexe à résumer en quelques minutes, mais j'essaierai de le faire plus tard.
  5. Ma page de classe, une nouvelle application web (développée par Station 05) est un outil que je regarderai avec attention.

Ha oui! La position de la GRICS à propos du logiciel libre. J'attends encore les actions avant de me prononcer. Mais je n'avais jamais autant entendu le mot Linux dans ce colloque que cette année.

J'ai également discuté de ma recette de biscuits avec Pierre, Benoit, Patrice et Jacques ;o)


Deux billets, deux visions

En élargissant ma carnetosphère (ajout d'André Cotte), il y a déjà eu une bonne discussion autour des petits pas.

Le billet d'André, que j'ai commenté, m'a beaucoup fait réfléchir. Puis il y a eu la réponse d'André. Encore ici on identifie deux visions de l'apprentissage assez marquées. Ce qui est très bien en passant.

Et là, je reçois dans mes fil RSS le billet de Gilles sur les petits pas. Hum... très bien expliqué, avec des exemples en sciences en plus ;o)

Paradigme est le mot-clé de mon opinion. L'apprentissage (sur le libre ou autre) c'est de l'apprentissage. Et en ce moment, il y a deux visions de la chose. Qui a raison? Ce sont des théories, donc...

À suivre...


Mise à jour du 17 novembre 2004:

Un commentaire de Gilles au billet d'André vient ajouter des éléments de réflexions. Je relirai (car il est dense) le commentaire et tenterai une suite à ces propos.

Pistes: ordinateur pas comme cellulaire / lien humain-techno / différence entre utilisateur-exploiteur / ...rend l'homme passif, bête et stupide .-> est-ce que c'est ce type de personnes qu'on veut développer en éducation?


Toutatis et les autres

Ayant participé moi aussi au congrès de l'APSQ (Benoit en a parlé ici), j'ai connu madame Fol, Catherine de son prénom. Je me suis donc procuré sa trilogie pour la regarder mais surtout pour la faire regarder par ma fille Magalie.

D'abord, l'achat par le web est devenu un mode de consommation que j'apprécie de plus en plus.

Ensuite, le coffret de trois DVD est fort sympathique.

Finalement, après une première écoute de «Toutatis» (un astéroïde qui frôlera la terre) et de «Le lien cosmique» (l'arbre de la vie) avec Magalie, j'ai réalisé que le discours utilisé n'est pas de niveau primaire mais qu'on peut se servir du contenu pour amener des discussions autour de la vie. Il faudra donc que Magalie réécoute à plusieurs reprises les films pour bien saisir les subtilités apportées.

Les très belles images de l'espace et de la terre (des fonds marins jusqu'au désert) peuvent éveiller la curiosité des enfants (et des grands aussi). De plus, l'idée de la science véhiculée dans ces films est très proche de la mienne (qui est encore en construction). C'est-à-dire qu'on utilise des mots comme : rigueur, une théorie n'est pas la réalité, en science on ne peut être certain, la science est liée à son époque, la philosophie est importante, l'imagination est essentielle...

On réussi aussi à nous faire sentir très petit, car on présente l'immensité de l'univers de façon très convaincante.

Plusieurs «types» de scientifiques nous sont présentés: biologiste, géologue, astronome, mathématicien... On peut donc utiliser ces films pour valoriser les emplois en science et technologie.

Il me reste à faire visionner le dernier film (peut être le plus beau esthétiquent parlant) de la trilogie «Ceci n'est pas Einstein» à Magalie. Mais déjà l'achat en vaut la chandelle même si je devrai revoir les films avec ma fille afin que le message porte, mais déjà, elle en comprend un partie. Merci Mme Fol.


Spectacles TIC

Bonjour, merci pour vos textes qui nous ont permis de suivre à distance (à travers vos yeux) la journée. Après la lecture de ce billet de Mario voici ma réaction.

Vous venez de vivre ce que je vois de plus en plus, des gens regardant un «show» mais qui ne sont pas là! Et quand j'ai posé cette question :« est-ce que le symposium veut présenter du contenu ou une stratégie pour trouver et s'approprier/exploiter du contenu en réseau?» sur ce billet c'est ce que j'avais en tête.

Il y a eu beaucoup de «spectacles TIC» présentés à plein de monde (profs, conseillers pédagogiques, directeurs...), alors pourquoi le nombre de personne ayant passé à l'acte (exploiter les TIC pour apprendre et les intégrer dans l'apprentissage des élèves) n'est pas plus élevé? Je crois que ces spectacles n'avaient pas pour but de mettre en action les gens mais de présenter des produits finis. Je crois que si je veux mettre en action quelqu'un, si je lui présente où je suis rendu (en toute modestie), je lui ferai peur! Pas tout à fait la bonne stratégie. Il est sûrement intéressant de se faire expliquer qu'on peut mettre les gens en réseau autour d'un jeu vidéo, mais si on est débutant, on voit que la tâche à réaliser (avant de réussir ce qui est présenté) est trop lourde pour une personne seule (on doit donc se réseauté).

À mon humble avis, il faudrait donc passer de «voici quelque chose que je trouve intéressant» à «dites nous* ce que vous trouvez intéressant et pourquoi» (j'aurais aimé une phrase plus percutante mais vous comprenez?). Les gens sont habitués de se faire donner de l'information, mais il ne savent pas quoi en faire (ils ne prenaient même pas de notes!). On doit donc les mettre en processus de traitement de cette information en leur donnant des stratégies et des outils.

Il faut vraiment réfléchir (objectiver) sur cet aspect des colloques, des journées de formation, des symposiums... Préparer/mettre en place ce genre d'événements est trop exigeant pour que les impacts soient minimes.

Merci encore Mario et Clément.


  • Nous = un groupe de personnes ayant les même intérêts que le participant et qui peut l'aider dans sa formation continue.

Mise à jour du 12/11/2004: Merci aussi à Jean-Sébastien pour sa participation au carnet. C'est mon erreur, j'ai lu trop rapidement le carnet de Clément :o(


Stratégies pour suivre le fil!

Depuis quelque semaines je «blogue», de ce fait je suis d'autres carnetiers qui me suivent à leur tour... Enfin un cercle vicieux positif ;o)

Bien que je doive continuer à explorer les avantages/inconvénients des carnets, je me permet ici d'identifier quelques éléments importants:

  1. Le carnet permet une co-construction de mes idées en les mettant en contact avec celles des autres. Mais le wiki offre un avantage pour la co-construction d'un texte commun. Comme par exemple : Symposium science-techno au primaire, où on a vu après quelques commentaires à ce billet de Mario tout de go qu'on peut perdre le fil assez facilement (en tout cas moi). Un wiki, peut être, aidera à mieux cerner les objectifs/buts du symposium, car le texte évoluera au lieu de s'allonger (vous me suivez?).
  2. Un carnet offre (sinon, il manque quelque chose d'important) un fil RSS (ou atom ou ...) des billets. Certains moteurs de carnet (dont DotClear que j'utilise et Movable Type qui est également populaire) offrent en plus un fil RSS des commentaires laissés aux billets. Ce dernier fil est très important pour faciliter le suivi de l'évolution de mon «réseau carnetier». Car sinon, je dois faire le tour des carnets et chercher les nouveaux commentaires, ce qui peut être une tâche longue et pénible. Mais avec un fil des commentaires directement envoyé dans mon courrier, là on suit le fil ;o)
  3. Se permettre d'émettre une idée/opinion, c'est rafraîchissant pour le cerveau. Car en société, il y a des hiérarchies que l'on ne retrouvent pas nécessairement sur le web. Oui oui, il y a des règles d'éthiques, mais, selon moi (je sais, je suis encore idéaliste), dans la «carnetosphère-des-internautes-apprenants» nous formons un réseau, pas une pyramide (hiérarchie).
  4. Un carnet est personnel. À l'adresse de mon carnet il n'y a que moi qui écrit des billets. C'est très différent comme approche si on compare à un wiki ou à un site commun (ex.: LinuxÉdu-Québec). Mes billets n'ont pas à être approuvés par d'autres personnes (ce qui est normal soit dit en passant en ce qui concerne un site commun ou un wiki). Je peux donc parler de tout et de rien, cela n'implique que moi. Et les visiteurs commentent ou non les billets, cela n'implique qu'eux. Oui GIlles, c'est un peu du nombrilisme. Mais comment permettre notre identité personnelle de grandir si on ne l'explore pas?
  5. Un carnet, un wiki, un site commun, est un élément public. On doit donc être conscient que ce qui y est écrit peut être lu par les autres. Mais encore pire, on peut être critiqué. Je dis «pire», mais je sais essentiel, et pas seulement par ceux qui pensent comme moi. Ce qui implique que le carnet n'est pas ouvert qu'à mes amis, mais à tous. Les intranet enferment les gens alors que le but est de s'ouvrir (en tout cas pour moi). Ce qui se rapproche de ce que Ben disait ici.

Bon assez, je reviendrai sur le sujet car il me reste des choses à apprendre. Youppi! ;o)


La télé sur Internet !

Après la lecture de cet article: La télé sur Internet agite Yahoo, j'ai eu un flash -> je n'écoute presque plus la télé! Peut être à cause de ce dont je parle ici ou encore parce que je suis un internaute mordu de la liberté qu'offre le web.

Liberté de choisir ce que je lis, regarde, écoute... quand je le veux en plus (c'est dans cet aspect qu'il y a réellement un plus value).

Un défi à moi de moi: trouver le plus de sites possibles où on m'offre des émissions que je peux regarder lorsque je le veux.

Dans un proche avenir (je crois) on pourra peut être, avec notre téléviseur (qui a quand même un plus grand écran que mon portable ;o)), faire ce genre de sélection.


LinuxÉdu-Québec-La science à l'école - logiciel libre à Radio-Canada

Dans cette émission de radio, Benoit St-André a été questionné à propos des logiciels libres en éducation. Très bonnes réponses en passant ;o)

De plus en plus de média parlent du libre. De plus en plus de personnes veulent en savoir plus. Des entreprises font le pas et entrent dans la philosophie. Ma question: À quand un choix de gouvernement pour le libre? Et ici je ne dis même pas obligation de prendre le libre, mais de seulement s'afficher comme étant favorable à ce mouvement social (car c'est bien un mouvement). Si on veut suivre les pays qui ont déjà fait ce pas, nous devons nous donner un plan pour les prochaines années. Un plan pour comprendre ce qu'est le logiciel libre, pour organiser une migration, pour favoriser l'émergence d'entreprises de support, etc.

M. Richard Marceau (U.de.S.) parle d'une société (économie) du savoir, on doit entreprendre le changement de paradigme de façon plus structurée que présentement si on veut être de la partie.


Contenu/contenant -> CSS

Je viens de créer un squelette SPIP respectant les norme du W3C en ce qui concerne les CSS et le html 4.01. Compte tenu de mon dernier billet, j'ai voulu essayer d'aller un peu plus loin avec les squelette SPIP, c'est à dire mieux séparer le contenu du contenant.

J'ai donc homogénéisé les 3 outils que j'utilise à mon adresse pierrelachance.net : Mon site :: Mon carnet :: Mon wiki

Le respect des normes W3C par le carnet et SPIP est un aspect que j'apprécie beaucoup.

Je me suis donc trouvé un style virtuel ;o)


De la forme, mais surtout du fond - Libre cours...

Ho! Benoit me fais réaliser ici que la «grande» majorité des gens ne font pas la séparation forme/contenu du texte. J'ai vu cette semaine (les gens se reconnaîtront s'ils me lisent) des personnes (qui «font» beaucoup de TIC) vouloir prendre les défauts du WYSIWYG et les insérer dans SPIP.

N.B.: Pour ma part, je n'utilise presque plus de «traitement de texte» pour communiquer. Mes écrits sont sur le web et n'ont pas pour but d'être imprimés. J'utilise donc davantage des outils comme SPIP, DotCLear, WikiNi, FreeMind... Donc, je ne suis pas certain que mon opinion à propos des outils de traitement de texte soit solide. Mais je me lance quand même.

Dans le billet de Benoit je retiens ces propos:

...je pense qu'on approche lentement de l'ère où le fond aura lentement plus d'importance que la forme.

Ceci est à la fin de son billet mais pour moi c'est le but que nous devons poursuivre avec les «auteurs» (profs, élèves...). On doit leur faire comprendre que de perdre du temps à faire la mise en page pendant la construction du texte n'est pas très utile. Un exemple: l'élève qui cherche une image de fond pendant 1 heure, quel est l'intérêt pédagogique de cet acte? On voit encore trop souvent des élèves (et profs aussi) faire beau avant de faire bon.

François Guité écrit sur le lien entre forme et contenu:

La communication consiste en l'accord du fond et de la forme.

Bien d'accord, mais il faut, selon moi, commencer par le fond afin de pouvoir utiliser la forme pour accentuer des parties du fond (ouf!! ;o)) La forme ne devrait pas être utiliser pour faire beau sans but.

Benoit écrit également:

C'est assez long avant d'arriver à être capable de mettre une bonne quantité de texte efficacement sur le web avec de tels outils.

C'est là qu'on aura de la difficulté, car dans nos écoles, on n'écrit pas beaucoup de texte long! Au primaire, on parle de quoi? Une page? Deux peut être? Il sera donc difficile de faire comprendre notre point de vue. Je crois que notre ami (que je n'ai pas encore rencontré malheureusement) Patrice Levesque pose ici une très bonne question:

Comment expliquer à un débutant qu'il ne doit pas surligner individuellement ses titres pour les mettre en gras?

Le mot-clé de la phrase est débutant, car pour ma part, cela a pris plusieurs années de travail avec les TIC, plusieurs discussions avec les autres, pour en arriver à extraire le contenu de la forme (ce sera sûrement plus rapide pour nos élèves par contre). Les personnes dont je parle plus haut (qui veulent rendre WYSIWYG l'utilisation de SPIP) ont un bon bout de chemin en TIC de fait aussi mais ils travaillent très fort pour rendre«plus simple» l'utilisation de SPIP. Car pour eux, pas question de faire travailler des jeunes avec du code! Ha! Ha! F....

Le fameux code. Cacher ce code SVP! Se disent plusieurs intervenants en TIC. Car voir le code est retourner en arrière. C'est trop compliqué pour les jeunes. Voilà contre quoi on doit se battre. Et c'est aussi pour cette raison, selon moi toujours, que Lyx (LATEX) aura beaucoup de difficulté à prendre une place en apprentissage. Imaginez, les feuilles de style (CSS) ne sont pas utilisées par ceux (intervenants scolaires) qui codent en HTML leurs pages web!

Bon, assez... mais je reviendrai sûrement sur ça, car c'est un autre défi que nous avons à relever si on veut que nos élèves développent leur compétence TIC d'une façon toujours plus complète.


Voici un outil libre (pas un traitement de texte mais l'esprit m'intéresse) qui mérite que l'on suive son évolution: Osmose