PL en toute liberté

Archives :

avril 2005

Clarification importante

Comme tout écrit est interprété par le lecteur, voici une mise au point:

Le débât autour du logiciel libre en éducation au Québec a lieu depuis plusieurs mois (années) mais il a pris une tangente un peu différente depuis quelques jours. En fait depuis la parution de l'article de Michel Dumais. Maintenant on questionne nos dirigeants politiques sur ses choix dans le domaine des TIC, ce qui dérange on dirait.

Faits:

Émotif, oui je le suis. Impliqué dans le libre, oui je le suis. Employé d'une commission scolaire, oui je le suis. Défenseur de la réforme de l'éducation, oui je le suis.

Anti-compagnie qui vendent des logiciels propriétaires, non je ne le suis pas. Anti-GRICS, non je ne le suis pas non plus. Gérant d'estrades, non je ne le suis pas.

Moi:

Ma position est que les valeurs véhicuées par le logiciel libre sont plus près de l'éducation que les valeurs du logiciel propriétaire. En tant que pédagogue, les valeurs ont de l'importance pour moi. Ça c'est pas nouveau. Par contre, rencontrer des centaines d'enseignantes et d'enseignants à chaque années qui me disent qu'on leur interdit d'utiliser le logiciel qu'ils ont besoin, ça c'est loin de mes valeurs. Et c'est ça que je reproche à la présente structure décisionnelle des commissions scolaires du Québec. Des choix se font au mauvais étage.

Questions:

Est-ce qu'un enseignant est capable de décider par lui-même ce qu'il a besoin comme outils dans son enseignement? Je sais que oui. Alors pourquoi on dépense des sous (peut importe le montant, en % ou en $) pour réfléchir à sa place? On ne lui fait pas confiance ou on a peur qu'il se réveille et prenne des décisions qui feront mal à la structure? La réforme de l'éducation est plus qu'un nouveau programme de formation, c'est une autre façon de faire en éducation, autant au niveau pédagogique qu'organisationnel. Qu'on se le dise.

Pourquoi on ne répond pas réellement aux questions de fond (d'abord ici, puis ici, encore ici, et ) au lieu de dire que mon nez est gros? Car jusqu'à présent les réponses sont de ce types, vides.

Mauvaise volonté ou ignorance? Je crains qu'il y ait un peu des deux :o( Mais une chose est certaine, il ne suffira pas de désinformer pour arrêter ce qui est en marche.


Le rapport Wybo discrédité

Il fallait s'en attendre, au lieu de répondre aux questions de fond sur le logiciel libre, on s'attaque à l'exactitude du rapport et on se demande ce que la GRICS peut bien faire de mal!

Comme le dit Clément: «C'est la réponse d'un fournisseur. C'est correct. C'est son rôle.» Mais il parait que la GRICS c'est nous! Comment se fait-il qu'un peu partout au Québec les pédagogues se plaignent sur la structure de décisions autour des TIC?

Gilles exprime ce que nous dénonçons depuis des lustres, ce n'est pas à un fournisseur de décider ce qui est bon ou pas pour la pédagogie! Et ça c'est un reproche qui n'a rien avoir avec le fait que la GRICS vend ses produits mais avec son attitude.

Une réaction de L'AQUOPS démontre encore une fois qu'il y a un mouvement solide pour le logiciel libre en éducation au Québec. Dommage que notre fournisseur officiel n'embarque pas dans la danse. Et ce même s'il évalue des logiciels pour dicter au CS de les prendre ou non, formera sur ceux-ci, etc. C'est pas ça faire partie de la communauté du libre.

Et je ne suis pas surpris non plus qu'on sorte la subvention de 1.1 millions de dollars que MILLE a obtenu pour ses travaux. Et ce pour dénigrer le mouvement du libre. Jamais personnes n'a dit que le logiciel libre se cré avec la pluie! Oui ça prend de l'argent! La différence est que le groupe MILLE ne vendra pas ses produits et ils sont en GPL. Savez-vous ou plutôt comprenez-vous ce que ça implique?

On dirait qu'il y a de la mauvaise foi. Enfin j'espère que ce n'est pas de l'ignorance. Car dans le milieu de l'éducation, l'ignorance est notre ennemi, non?

Pour ma part il est l'heure.


Il y a de ces lundis matins...

Ce sera un lundi matin que je me souviendrai longtemps ;o)

Michel Dumais est un journaliste qui ne mâche pas ses mots. Il a sont blog, il commente, entre autre, l'actualité TIC avec une vision que j'aime bien. Aujourd'hui, j'ai eu le plaisir de lire ce billet. Voici quelques commentaires:

Je suis d'accord à dire que ce rapport aide à démontrer que le logiciel libre a sa place en éducation. Cette fois on parle, entre autre, de chiffres. Je me répète, mais l'utilisation du libre n'est pas seulement une question de gratuité, mais principalement de philosophie. Et le rapport en fait mention lorsqu'on entre dans le sujet de l'impact sur la société. Merci.

Depuis quelques années je fais ce que je peux pour stimuler l'utilisation du libre en classe, mais les obstacles sont nombreux. David contre G... ;o) disait mon pepa. Mais avec un article comme le vôtre j'espère que la population comprendra qu'il est possible de faire mieux en éducation et ce sans demander plus d'argent. Il faut seulement investir autrement. Investir dans l'humain au lieu des licences.

Vos questions sont claires, j'aimerais pouvoir lire des réponses d'une clareté semblable sous peu. Oui on doit comme société se poser des questions sur où on place notre argent, mon argent.

Merci M. Dumais.

PS: Imaginez l'économie que le Québec pourrait faire si on appliquait la même formule à tous les ministères, organismes... ! Plusieurs villes et pays ont déjà fait le saut.


Tabous 2005

Écrire dans un carnet peut être libérateur/formateur, mais il y a des tabous. Oui oui, des tabous. En voici quelques-uns.

  1. Se prononcer contre la grève. Autant étudiante qu'enseignante.
  2. Dire que tout ce qui entoure le vatican est ridicule.
  3. Dire qu'on s'ennuie énormément de Jeff Fillion.
  4. Dire que Tout le monde en parle est une émmission insignifiante.
  5. Dire qu'on devrait couper des subventions à la culture pour les transférer au sport et à la santé.
  6. Dire que non, les fumeurs, vous n'avez pas votre place dans la même pièce que moi.
  7. Dire que les enseignants ne sont pas suffisamment débordés pour cesser d'apprendre.

Et j'en passe. Être politiquement incorrect est difficile, même sur un carnet. À suivre...


Texte intéressant

Dans ce texte je retient ceci:

« les logiciels libres se distinguent des autres sur le terrain juridique : ils sont protégés contre l’appropriation par une licence. Un logiciel libre est gratuit quand il a été payé. Mais il n’est payé qu’une fois, et en amont. Exactement comme pour les mathématiques. Il faut financer la recherche, mais les théorèmes appartiennent à tous. »

Oui le logiciel libre se développe aussi avec de l'argent! Ce ne sont pas seulement des «bénévoles» qui programment du libre. La différence c'est qu'après le développement (payé) on ne vend pas le logiciel. C'est un modèle économique différent que je respecte davantage et qui colle aux valeurs de l'éducation.


Mandrake, oup! Mandriva LE 2005 est prêt

J'ai téléchargé la dernière (première ;o) ) version de Mandriva Limited Edition 2005 hier. J'installe aujourd'hui et je ferai un article sur cette nouvelle mouture.

Le nom Mandriva, on s'habituera. Mais c'est pas très sexy.

J'ai essayé Kubuntu, c'est un bébé distribution. Non conseillé au débutant en linux.

J'ai réessayé Fedora, pas mal mais c'est une coche en dessous de Mandr...

À suivre...


Mise à jour 15 avril 2005

L'article est ici.


Plan de match beta 1

Jacques Daigneaut nous propose une bel article ici. On y comprend bien la différence entre «un monde à partager» et «un monde à se partager». Oui les TIC sont plus que de simples logiciels.

Puis vient une publication d'un rapport là.. Rapport qui s'adresse, entre autre, aux services informatiques de nos commissions scolaire qui n'ont malheureusement pas toujours une vision pédagogique/éducative des TIC. Donc ils leur est difficile de comprendre ce que Benoit écrit ici.

Ques seraient donc les prochaines actions à poser pour que le logiciel libre (et GNU/Linux aussi) puisse continuer à percer le milieu? Peut être que cette page initiée par André Cotte est une piste? Peut être faut-il insister davantage auprès des vendeurs/commerces pour qu'il y ait plus d'ordinateurs préinstallés/supportés avec une distribution GNU/Linux? Peut être que les acteurs québécois dans le logiciel libre en éducation devraient coordonner davantage leurs actions sans tomber dans une bureaucratie infertile? Peut être faut-il davantage parler/installer/supporter des terminaux X qui sont une solution efficace au maintien d'un parc informatique?

Plus forte que jamais est ma conviction que le milieu de l'éducation doit prendre position en faveur du logiciel libre. Et non ce n'est pas parce que c'est gratuit!


Ça m'dérange

Comme Gilles l'écrit, ça m'dérange que les fumeurs se sentent agressés par des lois qui permettent à mes enfants de mieux vivre.

Comme j'ai déjà écrit ici et Benoit ici, ça m'dérange quand des gens veulent retarder la réfome parce qu'ils ne se sont pas donnés la peine de l'essayé. Encore ici mes enfants paieraient le prix.

Ça m'dérange de voir ce qu'on fait avec la mort du pape dans les médias. Bien que je soit non croyant, pour moi un deuil n'est pas un objet mercantile.

Gilles m'a fait réaliser que ça m'dérange quand on veut appliquer de vieux principes à un nouveau (qui n'est quand même pas si nouveau) média comme l'Internet.

Ça m'dérange de voir toutes les grèves (mon syndicat a rejeté la grève) qui me (mes taxes et impôts) demandent encore plus d'argent alors qu'on en manque pour créer un programme de formation digne de ce nom.

Ouf! Ça m'fait du bien :o)


Logiciel libre et responsabilités

Michel Dumais a écrit ce texte et nous demande de commenter. J'ai hésité (et j'hésite encore) à répondre/commenter. Je ne crois pas que ce soit uniquement le texte qui a retardé ma réponse (qui ne peut pas se terminer ici) mais bien les commentaires déjà présents. Pourquoi?

1) Je constate qu'il y a peu de gens qui utilisent des logiciels libres et qui comprennent ce qu'est un logiciel libre (je continue à apprendre sur le sujet malgré des années à les utiliser presqu'à 100%, système d'exploitation compris).
2) Lorsqu'on regarde un logiciel libre avec des «lunettes» propriétaires (c'est-à-dire comme un objet mercantile), il est certain qu'on peut voir dans l'erreur de jugement du cas Wordpress un genre de début de la fin du logiciel libre.
3) Le mot responsabilité me semble lourd, car je n'ai jamais eu une poussée de fièvre ;o) à donner un don à un scientifique qui a eu l'amabilité de livrer ses découvertes à l'humanité. Je caricaturise, mais à peine car le monde du logiciel libre ce n'est pas seulement le produit final qu'est le logiciel (comme Firefox ou autre), mais de la documentation libre/disponible/utilisable/modifiable/redistribuable, une communauté qui aide dans des forums/liste de diffusions/siteweb, une philosophie bien différente que celle véhiculée par le logiciel propriétaire, etc.
4) Liberté, voilà ce que je respecte. La liberté de contribuer en documentant (ce que je fais à travers, entre autre, LinuxÉduQuébec). La liberté d'aider les utilisateurs via le courriel/liste/forum. La liberté de modifier/redistribuer une application comme par exemple WikiNiMST. La liberté de m'inscrire au MandrakeClub ou de faire un don à Wikipedia. Mais je ne considère pas ces gestes comme une responsabilité car je n'y suis pas obligé, c'est là la différence avec le monde du logiciel propriétaire.
5) Je me demande... avez-vous des exemples de développeurs de logiciels libres qui ont fait faillite (pour payer la bande passante ou autre)? Il y a une foule de moyen de vivre du logiciel libre, différents que ceux du monde propriétaire mais il y en a. Je ne connais pas Wordpress suffisamment pour savoir si l'équipe de développeurs a eu des subventions ou encore été payé pour le produit (ce qui est possible), mais le logiciel semble trop bien implanté pour mourir.

Le logiciel libre n'est pas sur le point de s'éteindre, au contraire il est florissant. Depuis les débuts de cette aventure, il y a eu des problèmes de toutes sortes (et il y en aura encore et encore) mais pourtant le libre est encore là et prend de l'expansion (imaginez, un journaliste du Devoir en parle régulièrement ;o) ).

Oui, pour moi un logiciel libre est plus qu'un exécutable (outil) sur mon poste. C'est de la connaissance. Et pour moi la connaissance appartient à tous.

Oui je contribue de différentes façons au logiciel libre.

Oui j'utilise les logiciels libres. Et non ce n'est pas parce qu'ils sont gratuits.


Mise à jour 12 avril 2005

Un article dans le Devoir résume les réponses que M. Dumais a eu pour son texte.


La beauce le printemps

Je ne suis pas beauceron car je suis né à Sainte-Germaine-Station (Bellechasse). Depuis que je suis résident à Beauceville, j'ai compris une chose, comme va la rivière, va la vie.

Après 3 jours de pluie + fonte de neige = problèmes de débordement en vue. J'ai pris quelques photos pour me souvenir de ne pas acheter de maison près de la rivière ;o)

http://recitmst.qc.ca/BIL/article.php3?id_article=76

Il y a une île sous le pont de Beauceville!


Des lunettes pour lire le programme

Dans mon dernier billet j'annonce la sortie de ce document. Ceci avait été fait ici et ici. J'ai aussi publié l'annonce sur le site du RÉCIT MST et envoyé un courriel à la liste du RÉCIT.

Ici, on discute du document, du processus et d'un article ici.

Voici quelques commentaires:

  • Un document qui me sera utile dans mon travail car mon but est de donner des lunettes pour lire/interpréter le programme de formation. Car on doit avoir une intention de lecture (savoir un peu pourquoi il est ainsi écrit) pour bien comprendre ce qui y est proposé/demandé/exigé pour ne pas sombrer dans un malaise. Le document est un bon outil de plus pour aider à la création de ces lunettes-réformes.
  • Un site qui permettra d'échanger. Je crois aussi qu'il doit y avoir une confrontation de la perception de notre lecture de ce programme avec d'autres afin de créer une vision/action commune. Et ce dans chaque école du Québec. Très belle initiative que celle de ce carnet réforme qui devrait être utiliser pour la formation aux enseignants(es).
  • Le document et le site sont-ils parfaits? Bien sûr que non, comme tout ce qui est sur le web et qui utilisent la force du réseau. On construit, jamais rien n'est définitif dans ce monde, même la version papier du PDFEQ (même si c'est plus difficile) peut être amendée (il suffit peut être qu'on aide les gens du MEQ à cibler ce qui doit être modifié). Donc il y aura des critiques négatives du document/site, mais grâce à ces critiques, nous (je m'inclus ici car je participerai à la suite de ce document/site) pourrons corriger le tire au besoin.
  • Ma participation commence donc ici, il manque de TIC dans tout ça (le programme et le document). J'ai écrit ceci pour faire connaître mon point de vue et donner des pistes de réflexions. Ça pourrait être utilisé comme départ pour ajouter une question dans le site? Il faudra remanier pour généraliser le tout (car là c'est pas mal spécifique aux MST) cependant, mais c'est un déut...

Je me répète, ce document/site est une initiative que je qualifie d'extraordinaire. À nous de faire grandir le bébé :o)


Une FAQ à propos de la réforme

Mario dévoile en ce premier avril 2005 la première version du document «La réforme pour les nuls».

Un travail collaboratif (exploitant un wiki) qui résulte en un très bon document. Félicitations aux auteurs. Pour ma part j'aurais mis une licence sur le document (CC ?) ;o)

À lire, à distribuer, à commenter, à continuer...


Mise à jour: La licence du document est inscrite: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/ca/deed.fr