PL en toute liberté

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novembre 2007

Avec Windows on ne fait qe 85% du travail

Titre provocateur? Et si on met Mac au lieu de Win? Linux?

On entend beaucoup dans le petit monde des TIC qu'avec un système Linux on ne peut pas tout (100%) faire. Hum... Mon collègue m'a allumé sur cette phrase qui peut sembler banale.

Quand on parle de %, on parle de rapport, une division d'une variable X (ce que je crois que l'autre OS peut faire) sur une autre variable Y (ce que je fais avec mon ordinateur) (fois 100 pour les puristes). Ce qui me préoccupe c'est le Y. Par rapport à quoi on compare. Les utilisateurs de Win place ce système en Y. Les maceux place Mac OS X (ce qui n'était pas le cas à la naissance de ce OS, les maceux ne voulaient pas lâcher le système 9). On peut évidemment placer Linux comme point de comparaison (Y). Tout ceci n'est pas très sérieux, à mon avis, comme modèle d'évaluation d'un OS. Peut importe le Y choisi, un utilisateur pourra toujours trouver quelque chose que l'autre OS ne fait pas (et oui Linux fait des choses que Win et Mac ne font pas).

Est-ce que j'ai une solution pour évaluer un OS pour l'éducation? Non :o( Par contre je sais que développer la compétence TIC d'une personne ne passe pas par le OS mais par les stratégies d'utilisation des divers outils disponibles. Outils qui sont de plus en plus web en passant. Le fait qu'un logiciel, disons FOUADQH, n'existe pas sous un OS ou l'autre, n'a pas d'effet sur le développement de la compétence TIC (et les transversales).

Donc, quand vous me croiserez, ne me dites pas que Linux fait 90% du travail. Je vous ferais alors un petit cours de math et une présentation des possibilités de mon ordinateur.

Sur ce, soyez heureux à 80% ;o)


Sur la route, Mme Charlotte cause un bogue

Madame Charlotte, une professionnelle tentant de conjuguer famille et travail, se lève quelque peu en retard en ce 23 novembre 2007. Elle demande donc à ses enfants, Paulette et Grégoire, d'accélérer leur préparation pour l'école. Une vingtaine de cm de neige (et un peu de pluie) est tombé depuis la veille. Charlotte doit donc balayer la neige sur sa Volvo avant d'aller porter ses amours à l'école. La Volvo prend donc l'autoroute 20 direction ouest vers les 7h45. Roulant en toute sécurité, Charlotte se met du rouge à lèvre, se coiffe, demande à Paulette de réciter ses mots de vocabulaires, dépasse le camion, puis un autre, et encore un autre. Le soleil travaille fort pour percer la couche de nuage qui semblent vouloir aller se promener sur la ville suivante.

Monsieur Trudeau, un mécanicien de formation, donne la bise à sa femme et quitte son appartement vers les 7h30 pour se rendre au bureau de chômage rencontrer Gisèle qui veut lui offrir un travail. M. Trudeau, coiffé de sa casquette, conduit sa Civic rouge avec un sourire au lèvre, rêvant aux cadeaux de Noël qu'il pourra offrir à sa conjointe cette année grâce à son nouveau travail. La Civic emprunte donc l'autoroute en direction d'un avenir plus rose.

La Civic, contrairement à son habitude, roule à une vitesse de 100 km/h, car ce n'est pas la journée pour avoir une contravention. Ho non! M. Trudeau, souriant, se fait dépasser par une très belle Volvo, une voiture comme il aime réparer, et qui sait, pourra-t-il s'en payer une une jour? La Volvo met ses clignotants pour reprendre la voie de droite et woufffffff, un morceau de glace, non retirée par Charlotte en ce matin pressant, décolle du toit de la Volvo et se dirige droit vers la figure de M. Trudeau qui donne un coup de volant......................................

SVP, prenez 1 minute de plus le matin pour bien balayer la neige et la glace qui se trouve sur votre voiture.


Est-ce si facile?

D'identifier les gens qui ne sont pas en «mode apprentissage» dans une salle?

Définition de mode apprentissage: Personne se plaçant régulièrement dans des situations où elle doit apprendre pour réaliser une tâche. Elle développe donc ses compétences à apprendre.

Lors d'une rencontre où des animateurs demandaient aux personnes présentes de tester des applications «nouvelles», j'ai pu observer des «éléments observables» (je sais pas très beau 2 fois observ...) chez certaines personnes.

Par exemple, une petite partie n'entre pas du tout dans le jeu. Ces personnes disent: je ne suis pas rendu là moi, j'ai autre chose à faire. C'est de la technique ça. Vous voyez, ça ne marche pas sur ma machine...

Une autre partie suit le guide pas à pas. N'osent pas prendre des initiatives, essayer par eux même des fonctions. Mais cette partie avance, découvre au rythme de l'animation.

Il y a la partie qui n'écoute pas du tout les animateurs et qui part à l'aventure. Ces personnes (en mode apprentissage) découvrent par eux même les applications (d'autres applications semblables même) en exploitant leurs forces (fouiller dans l'aide ou dans un moteur de recherche, poser des questions à leurs coéquipiers, essayer, essayer...).

Dans ces trois parties, respectant la courbe normale, il est assez simple, je trouve, de trouver les gens qui sont en mode apprentissage.

Un problème? Non pas vraiment. Sauf peut être que le groupe en question n'aurait pas dû respecter la courbe!


Enfin, un samedi matin cool

Quand j'étais plus jeune, disons 20 ans, j'écoutais avec scepticisme les gens de mon âge actuel (38) parler de la vitesse de la vie. Que tout passe rapidement, trop rapidement, blablabla... Quand j'étais jeune, j'avais tort de rire dans ma barbe de ces «p'tits vieux» qui tentaient de philosopher sur la rapidité relative du temps. Je m'en excuse auprès de ces personnes qui avaient plus de samedis matins derrière la cravate.

En date du novembre 2007, je suis de ceux qui philosophent sur cette vitesse de la vie. Je me suis surpris hier soir à le faire avec la gardienne de mes enfants qui a un gros 16 ans. Je vieillis, YES!

Donc, comme le titre l'indique, j'ai un peu de temps en ce samedi matin pour lire mes journaux et bloguer sur quelques-uns des sujets suivants.

1) La quantité d'informations sur la page d'accueil d'un site web.

J'ai encore discuté avec des gens qui trouvent que des sites web avec une page d'accueil contenant beaucoup d'informations (voulant permettre d'atteindre le contenu dans le moins de clics possible) rebutent les internautes « débutants ». Voici la page frontispice de La Presse de ce matin :

page accueil

Qu'on ne vienne pas me dire que cette page est simple à décoder. En plus, le clic pour se rendre à l'information ne fonctionne pas ;o) Je crois, bien humblement, que c'est une compétence à développer que celle de décoder de l'information dans une page (papier ou web). Et ce n'est pas en ne mettant que deux icônes (je caricature) dans une page qu'on favorisera son développement.

2) M. Foglia hait les chars. Moi ce sont les conducteurs qui me préoccupent.

Je ne veux pas contredire les propos du chroniqueur (propos très vrais), mais ce n'est pas la technologie (l'auto) que l'on doit mettre au banc des accusés, mais bien l'utilisateur. Dans le cas de la fillette de 3 ans, on nous dit (encore) que les garçons sont de bons petits gars, que ce n'est qu'une erreur, etc. Oui oui, nous en sommes tous des bons petits gars, jusqu'au moment où on ne réfléchit plus et qu'on pose ce type de geste. Faites attention à mes filles très chers conducteurs, je n'ai malheureusement pas le pardon facile.

3) La fameuse dictée est abordée ici par une journaliste qui semble s'être informée minimalement.

Mme Brigitte Breton explique (à la ministre à temps partiel de l'éducation) que la dictée n'est pas une activité proscrite par le programme de formation et que le temps consacré au français s'est vu augmenter dans ce renouveau pédagogique tant décrié.

Une question me turlupine en lisant ce texte: pourquoi la dictée semble être LA solution aux problèmes de phrenssè (milles excuses Gilles pour le manque de respect dans ce dernier mot, et peut-être ailleurs aussi )? Serait-ce qu'étant jeune, on a tous trouvé difficile cet exercice matinal? Et que pour apprendre, la souffrance est une bonne stratégie?

On touche ici à un des nos problèmes, les gens font davantage confiance à leurs intuitions en ce qui a trait à l'apprentissage/éducation, qu'aux gens dont c'est la profession.

4) Allez les filles, sortons dehors.

Mais faisons attention aux gentils conducteurs.

PS: Je n'ai pas lu le FT.