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Apport des TIC dans une École numérique

Billet initialement publié sur le blogue du RÉCIT.

On entend souvent des gens «critiques» face à l’intégration des TIC en classe nous dire que les études sur le sujet ne font pas consensus sur leurs impacts. C’est possiblement vrai. Mais j’ai quand même un petit «titillement» (qui doit provenir de ma formation en science dite dure ;o)) qui me fait poser quelques questions sur ces études.

Note: pour être honnête avec vous, je ne suis pas un expert en évaluation, ni en recherche sur les TIC (que je ne lis pas régulièrement non plus). Mais j’ai quelques connaissances/compétences terrain en lien avec les TIC.

Est-ce que les études portent uniquement sur les notes obtenues par les élèves?

Si oui, il sera difficile à mon avis (je le répète, je ne suis pas un spécialiste de l’évaluation) d’avoir un consensus sur leurs impacts, car l’outil (utilisé lors de l’apprentissage) en soi ne peut pas à lui seul expliquer les résultats des élèves. Le type de tâche exigée a possiblement (hypothèse) plus d’impacts que les outils eux-mêmes.

Est-ce que les études tiennent compte des approches pédagogiques et du type d’évaluation?

Les TIC, comme signalé ci-haut, sont des outils. Si l’enseignant n’a qu’échangé un outil pour un autre sans rien adapter/modifier dans sa pédagogie/évaluation, pourquoi aurions-nous des impacts positifs? Qu’on le veuille ou non, utiliser les TIC nous place dans un nouveau «monde» qui offre de nouvelles possibilités. Ne pas adapter sa pédagogie/didactique c’est tenter d’étouffer ce potentiel.

Est-ce que les élèves avaient droit à leurs outils TIC tant en apprentissage qu’en évaluation?

L’apport des TIC dans l’apprentissage des élèves ne peut pas être seulement analysé en considérant leurs résultats aux «mêmes examens», car utiliser les TIC en apprentissage ouvre grande la porte sur des éléments non mesurables par ceux-ci. Une compétence c’est (en résumé) de mobiliser des ressources, alors si les ressources mobilisées lors de l’apprentissage ne sont pas les mêmes que lors de l’évaluation, nous venons de nuire à l’élève (et au résultats de l’étude).

Si on veut que notre École devienne «numérique», on ne peut pas seulement prendre ce qui fait notre affaire dans le «monde numérique» et laisser le reste de côté. Dans ce cas, les impacts sur les élèves ne seront pas optimaux (peut-être même défavorables).



Est-ce que les études tiennent compte (évalue) de la façon dont les TIC ont été utilisées?

Il y a de mauvaises utilisations du marteau, il y a aussi de mauvaises utilisations des TIC. Le seul fait que les TIC soient présentes en classe, ne garantit pas qu’elles soient utilisées adéquatement/efficacement, et donc qu’il y aura un apport positif.

Les TIC sont des outils, et comme pour tous les outils il y a de meilleures façons de faire que d’autres. Un exemple, lire un livre sur une tablette n’aura des avantages que si on permet au lecteur d’utiliser les fonctions «numériques» (définitions, annotation, outils de recherche, etc) non présentes dans le livre papier. Sinon, ce sera du pareil au même, et les impacts positifs ne seront pas présents. Il y aurait également à faire une refonte de la tâche de lecture pour profiter au maximum de la TIC.

En toute bonne foi, je ne peux pas tasser du revers de la main toutes ces années que j’ai passé à travailler avec des enseignants et des élèves, à voir des impacts très positifs, entre autres, sur la motivation scolaire, sur l’estime de soi, sur des méthodes de travail améliorées, sur des yeux pétillants et des sourires francs, à cause d’études qui émettent un doute sur l’apport des TIC. Est-ce qu’on a déjà mis en doute l’apport de l’École dans l’apprentissage des élèves? On pourrait avoir de grandes surprises.

Les TIC sont présentes dans notre société, et ce n’est pas demain la veille que ça changera. Adaptons notre École afin que ces outils puissent agir comme nous le désirons, c’est-à-dire en catalyseur (déformation professionnelle) à l’apprentissage. Lorsque nous aurons fait quelques pas dans cette direction, nous pourrons demander à des chercheurs de nous aider à trouver des moyens d'améliorer notre démarche. Mais pour l'instant, pouvons-nous débuter la randonnée?

N. B. : Comme j'ai dit en début de billet, je suis personne dans ce monde des études universitaires, donc il est probable que j'ai dit des nia... faussetés. Je vous remercie à l'avance de me corriger dans les commentaires ci-dessous.

Je remercie M. Patrick Giroux de m’avoir allumé sur divers aspects.


La place de mon blogue

... parmi mes outils de publication?

Après plusieurs mois d'absence sur mon blogue, je devrai me poser cette question. Bloguer, j'en ai fait la promotion, mais comme ça n'a jamais levé... Et là, j'ai un peu de mal à montrer l'exemple.

"Écrire dans un blogue c'est moins simple que d'avoir un compte Twitter et/ou Facebook. En plus, je n'ai pas à avoir un agrégateur pour suivre les amis/contacts." Voilà ce qu'on se fait dire. Ce qui n'est pas faut, quoi qu'il y a d'autres raisons pour avoir son blogue à soi. Encore faut-il être sensible aux arguments de contrôle des données, droits d'auteur, respect de la vie privée, etc.

Suis-je le seul à avoir laissé de côté son blogue? Mes fils RSS sont de moins en moins garnis dans la section "blogues persos". Tout le mone doit avoir ses raisons. Sommes-nous devenus allergiques aux clics nécessaires pour bloguer (comparativement à la simplicité des outils 2.0 comme FB, Twitter, Google +, etc)?

À suivre...


Effet de l'Internet sur le cerveau

Est-ce que l'Internet a un effet sur le cerveau? Nous rend-il stupide?

C'est en lisant ce texte de l'Agence Science-presse que je me suis posé quelques questions:

Y a-t-il une étude sur l'impact de la télévision sur le cerveau? Du téléphone (ma grand-mère préférait écrire à ses amies, avec le timbre et tout, que de les appeler)? Des tabloïdes? Écouter un politicien (je sais c'est un peu méchant)?

Je crois qu'il sera assez difficile pour les scientifiques d'isoler la variable Internet par rapport aux autres stimuli de nos vies.

Je crois également que tout ce qui nous entoure a des effets sur notre cerveau, même l'absence de chose.

Mais bon, il faut bien que ces chercheurs gagnent leur pain.

J'ai une proposition à leur faire, mesurer si les effets sont les mêmes pour les internautes qui «produisent» (un peu plus quand même que de retweeter un bon tweet) par rapport aux «consommateurs» du Web. Produire du «nouveau» contenu (recycler l'information) demande , je crois, d'utiliser son cerveau pour structurer cette information différemment un peu plus que de suivre ses réseaux sociaux.

Mon instinct me dit que je suis dans la bonne direction dans ma vision des TIC, les exploiter pour créer, pas juste pour consommer. Voir notre site sur la taxonomie de Bloom. Mais je peux me tromper.

À suivre...

Mise à jour: un autre texte sur l'étude de M. Carr.


L'arbre qui cache la fôret

Je ne compte plus le nombre de fois où un enseignants me dit:

Mes élèves ne seront pas capable de faire ça.

Ça étant n'importe quoi qui exploite les TIC ou qui est un peu plus ouvert comme approche.

Ma réaction n'est malheureusement jamais élégante :o(, mais en sous-estimant nos élèves nous nivelons pas le bas avec tous les impacts négatifs qui en découlent. Préparons le projet, essayons-le, observons nos élèves en action, objectivons la démarche/résultats avant de porter des jugements sur les capacités des élèves qui sont sous notre charge SVP.

Freinons l'immobilisme en donnant la chance aux élèves de nous démontrer que nous (les enseignants) pouvons avoir tord d'avoir peur.

Mise à jour du 18/02/09: Belle discussion sur le blogue de Patrick Giroux.


Nous serons combien

...du RÉCIT à lire ce billet de François?

François aimerait que le Web collaboratif fasse plus consensus dans le réseau du RÉCIT. C'est ce que je souhaite (plusieurs de mes actions ont ce but comme motivation) moi aussi depuis des années.

Je suis très content que François tente de raviver la flamme, car de mon côté ma tête de cochon perd de sa dureté en ce qui concerne de tels projets (créer un vrai réseau avec les membres du RÉCIT). Quand un gars en vient à comprendre que ce sont toujours les 7-8 mêmes qui embarquent dans le bateau, il ne loue que des chaloupes un jour ou l'autre.

Donc, je vais continuer à suivre ce que François essaie de faire en lui offrant mon aide.


Une citation sur le monochrome

Je n'aime pas beaucoup vivre dans un univers monochrome où tout le monde penche du même côté. J'aime m'obstiner (hein Richard?), j'aime mettre mon grain de sable dans les conversations (bien que je ne le fasse pas vraiment toujours sur le Web).

Voilà que dans mes fils RSS de ce matin, une citation (source http://www.aufildemeslectures.net ) de Albert Einstein m'a fait sourire.

Mais c'est la personne humaine, libre, créatrice et sensible qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement. Albert Einstein (Comment je vois le monde, trad. Régis Hanrion, p.9, Champs-Flammarion 1979)

Tout n'est pas noir ou blanc, on peut même essayer d'y mettre du rose ;o)

PS: Je ne suis peut être pas un façonneur de beau et de sublime, mais je tente d'être libre.


Si on veut changer des choses

... on doit peut être changer nous aussi.

Comment peut-on espérer que les enseignants réussissent à faire développer des compétences aux élèves si on continue à les former (les enseignants) à l'ancienne (sur le contenu, pas à pas, avec des petits kits, tout le monde fait la même chose en même temps, tous les produits sont pareils...)? Les bottines ne suivant pas les babinnes.

La réforme n'a changé grand chose dans la classe? À part quelque petits trucs ici et là, le fond est n'a pas changé dans la réalité (bien qu'on ait toute la latitude pour le faire). Désolant.


Si on voulait vraiment que ça change

...en intégration des TIC dans l'apprentissage des élèves, on oserait, au minimum, essayer cette proposition: Un ordinateur pour chaque enseignant.

L'idée n'est pas nouvelle, Gilles en a déjà pas mal parlé. Voilà que Sylvain nous la propose aussi.

Pourquoi chaque enseignant devrait avoir son ordinateur? Pour qu'on puisse réussir à les «former» aux TIC. Pas seulement leur montrer combien il est génial de les utiliser. De cette façon, selon l'hypothèse qui dit que si l'enseignant développe sa compétence TIC il les intégrera davantage en classe, on cesserait peut être de descendre dans cette liste.

Présentement on s'attend à des miracles en permettant aux enseignants de «butiner» d'un ordinateur (de qualité très variable) à l'autre. Ordinateur dont il ne peut pas modifier la configuration (mettre à sa main), ne peut pas installer un logiciel sans se faire regarder avec de gros yeux, ne peut pas s'amuser (on ne doit que faire des choses sérieuses avec le matériel de l'école), etc. Le miracle ne se produit pas et nos enfants n'ont toujours pas la possibilité de développer leur compétence TIC en classe. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne la développent pas ailleurs, mais j'ose croire que l'École les aiderait à aller plus loin.

Je suis un connecteur, donc je crois que les décisions globales ne servent pas à grand chose (les projets locaux ont plus de retombés). Mais comme l'image dans notre société est importante, on pourrait essayer de projeter l'image d'une société qui veut préparer leurs enfants à vivre dans leur monde et à utiliser les TIC de façon judicieuse.

En attendant, il y a des élèves au Québec qui apprennent avec un ordinateur à tous les jours alors que d'autres (la grande majorité) touchent à un ordinateur le vendredi PM s'ils ont été gentils (je caricature à peine). Belle équité n'est-ce pas?

Un enseignant, pour se former aux TIC, doit avoir son propre outil d'apprentissage/travail. Sinon, je crains que je réécrirai ce billet dans 5 ans. Je travaille fort pour que ce ne soit pas le cas.


Innovation, débutants et moi

J'étais au colloque de l'AQUOPS et j'ai eu la chance de jaser pas mal avec des gens autour de l'intégration des TIC. Un constat, ça avance pas aussi vite qu'on le voudrait bien.

D'abord, notre journée thématique sur un logiciel de «méchante» programmation, Squeak. Les participants on eu du plaisir à souffrir. Il sont eu des idées, en ont réalisé quelques-unes.

Ensuite, une personne a questionné la place des débutants au colloque. Je n'ai pas de problème avec les débutants, car ils ont commencé. Mon problème ce sont ceux qui font semblant que les TIC n'existent pas afin de ne pas se les approprier.

Voilà que Gilles nous fais part de sa conviction (et ici) que la programmation (avec Scratch entre autres) peut amener à l'innovation et à la motivation chez les jeunes. Scratch est un logiciel «amusant» qui permet de faire énormément d'apprentissage du PFEQ sans que l'utilisateur s'en rende compte. Parlez-en à Mme Bérubé qui a passé une journée sur le logiciel et qui, après le retour des formateurs, a réalisé qu'elle a fait des mathématiques de façon intensive ;o)

Une question me turluppine:

Comment puis-je, comme formateur, augmenter les retombées (que les gens continuent de s'approprier les TIC après mon départ) de mes formations?

Je dois réguler ma pratique, donc voici ce que je vais essayer dans les prochains mois et pourquoi.

But des formations?

Lors d'une formation TIC, que veut-on atteindre comme but? Informer/Initier les enseignants aux TIC (à quelques-unes du moins) pour que par la suite ils se prennent en main pour avancer «seuls» (avec du support/accompagnement par une communauté)? Ce qui implique le développement de l'autonomie de l'apprenant. Sinon, on s'assure des formations aux «mêmes enseignants» 2 jours (si on est chanceux) par année pour les 20 prochaines années. Ce qui nous mènera où?

Lorsqu'on a compris que les TIC peuvent aider à l'apprentissage et qu'on s'est appropriés quelques outils de bases (voir ce parcours ) a-t-on encore besoin d'un formateur (formation dans un laboratoire avec 20 autres personnes sur le même sujet) 2 jours par année? Je crois qu'il est alors possible de cheminer dans ses apprentissages en exploitant le Web 2.0 entre autres. Si quelques formateurs, plus «avancés», font partie du réseau de l'apprenant, ça serait un atout intéressant.

Formations TIC vs Disciplinaires

La formation TIC est habituellement calquée sur la formation disciplinaire (on fait des choses «sérieuses» autour de la discipline) offerte dans le système d'éducation. C'est-à-dire qu'on fait une offre de formation sur un logiciel par exemple, on rassemble quelques personnes dans un laboratoire, on s'installe à l'avant pour expliquer le logiciel et ce qu'on peut en faire en classe, on leur laisse un peu de temps pour tester, etc. Est-ce une bonne idée si on veut des retombées? Certaines personnes pensent que non en regardant le passé. Ne devrait-on pas alors faire autrement, car s'approprier une TIC (qui est quand même différente d'une discipline) pour des fins d'enseignement, ne semble pas très motivant pour les gens qui ne savent pas trop si ce sera «payant pédagogiquement de l'utiliser»?

Mes hypothèses

Hypothèse 1: Le plaisir avant le travail. Hypothèse 2: Des techniques, des stratégies, des compétences, sont développées en s'amusant avec les TIC. Hypothèse 3: Une personne développant sa compétence TIC permettra à ses élèves d'en faire autant dans sa classe.

Je m'explique

Avant de vouloir écouter un «podcast pédagogique» sur la théorie de socio-constructivisme ou du connectivisme, ne pourrait-on pas débuter par faire trouver, écouter la musique qu'aime la personne? Avant de faire créer une SAE à un enseignant, ne devrait-on pas débuter par le faire écrire/publier sur ses passions personnelles?

Avec les TIC, ne pourrait-on pas centrer la formation sur ce que la personne aime ou fait déjà en classe (ou dans sa vie personnelle)? Peut-on lui proposer de «s'amuser» au lieu de «travailler» avec les TIC? Un amateur de photos aimera probablement plus apprendre Flickr que le portail de son école ou Geonext.

On entend souvent que les élèves, bien que pas nécessairement des experts , utilisent les TIC et sont capables d'apprendre sur divers sujets avec elles. Ils ont débuté comment? Pourquoi? Pour travailler sérieusement? Bien sûr que non, il y avait un aspect ludique à la chose. N'est-ce pas comme ça aussi que les «fous des TIC» ont tous commencés?

Si on blogue pour le plaisir, si on se crée des albums photos, si on monte ses propres DVD de souvenirs familiaux, si on voyage virtuellement dans Google Earth, je suis certain qu'on développe sa compétence TIC, il ne manque qu'un accompagnateur pour compléter/optimiser/réguler les apprentissages. Le tout est de prévoir l'après formation. On doit donc présenter aux enseignants les communautés existantes dans le milieu afin qu'ils puissent s'y joindre et continuer à apprendre avec les TIC.

Finalement

Donc, faut-il tout chambouler les formations pour «hameçonner» les gens avec les TIC? Non. Mais on doit sûrement les ajuster afin que les enseignants puissent avoir de la place pour s'approprier des TIC moins sérieusement. Ce qui augmentera, selon mes hypothèses, les chances de retombées de la formation.

Aie-je LA réponse? Bien sûr que non! Mais j'y travaille ;o)


En 11.8 mots

Toutes les traces, si on ose attendre suffisamment longtemps, s'éroderont.


En 11.4 mots

Passer 50 semaines à faire des noeuds, 2 à les dénouer.

Vacances


Qu'est-ce qui est en danger?

La «réforme» met-elle en péril l'avenir de mes enfants ou l'avenir du système d'éducation* actuel?

Je me pose la question, car si la réforme prouve quelque chose c'est bien la difficulté qu'a le système à gérer le son processus d'apprentissage**.



Notes:

*: Ministère (à temps partiel), commissions scolaires (autonomes), directions régionales, syndicats, média (oui ils font partie du système), conseillers pédagogiques, enseignants, parents, comités XYZ, enfants, politiciens (incluant les anciens), maisons d'éditions, universitaires...

**: L'apprentissage consiste à acquérir ou à modifier une représentation de l'environnement.

Mise à jour du 01/02/08: M. Guité frappe ici.


Le monstre a parlé

Le monstre a dit une phrase profonde:

En mathématique on montre des recettes avec une recette (d'enseignement).

Essayons de sortir de cette recette SVP!


Est-ce si facile?

D'identifier les gens qui ne sont pas en «mode apprentissage» dans une salle?

Définition de mode apprentissage: Personne se plaçant régulièrement dans des situations où elle doit apprendre pour réaliser une tâche. Elle développe donc ses compétences à apprendre.

Lors d'une rencontre où des animateurs demandaient aux personnes présentes de tester des applications «nouvelles», j'ai pu observer des «éléments observables» (je sais pas très beau 2 fois observ...) chez certaines personnes.

Par exemple, une petite partie n'entre pas du tout dans le jeu. Ces personnes disent: je ne suis pas rendu là moi, j'ai autre chose à faire. C'est de la technique ça. Vous voyez, ça ne marche pas sur ma machine...

Une autre partie suit le guide pas à pas. N'osent pas prendre des initiatives, essayer par eux même des fonctions. Mais cette partie avance, découvre au rythme de l'animation.

Il y a la partie qui n'écoute pas du tout les animateurs et qui part à l'aventure. Ces personnes (en mode apprentissage) découvrent par eux même les applications (d'autres applications semblables même) en exploitant leurs forces (fouiller dans l'aide ou dans un moteur de recherche, poser des questions à leurs coéquipiers, essayer, essayer...).

Dans ces trois parties, respectant la courbe normale, il est assez simple, je trouve, de trouver les gens qui sont en mode apprentissage.

Un problème? Non pas vraiment. Sauf peut être que le groupe en question n'aurait pas dû respecter la courbe!


Le Soi

Gilles, avec son billet, m'a rappelé que j'ai eu du plaisir avec mon Moi il y a quelques semaines quand j'ai fait cette page: http://pierrelachance.net/tout_blogue_sept_04-07.html

Et oui, tout mon blogue dans un seul fichier html statique (un peu long à afficher au complet). Mes billets (et commentaires) classés en ordre chronologique pour une lecture différente de mes traces.

Un fichier ayant pour public cible mes poules, ma blonde et moi.


3 ans de blogue, ça s'analyse

Le 29 septembre 2004 je mettais mon blogue personnel en ligne. Trois années plus tard, je vais presser un peu le citron pour voir ce qui en sort.

Statistiques bloguales, très peu pour moi. Alors, examinons ailleurs.

Le plaisir de bloguer

Au début de mon aventure, je bloguais pour voir si ça pouvait avoir une utilité en apprentissage. Ensuite, je me suis mis à aimer prendre la parole sur le web, donner mon opinion. Puis, j'ai été refroidi un peu sur ce qu'on peut dire ou non sur un blogue personnel. Je suis encore froid. Aie-je encore du plaisir à bloguer? Hum... Je me suis pris par surprise... plaisir? Amusement? ou plus par habitude? Je mijote...

L'utilité de bloguer

Pour moi: Traces + partage + réseautage (limité).

Aussi, avoir mon blogue m'oblige (c'est un plaisir) à rester à l'affût d'un sujet de billet. Ensuite, écrire un billet demande de faire de l'ordre dans ses idées, ce qui n'est pas mauvais en soi.

Cercle de blogueurs et de commentateurs

Ma bloguosphère n'a guère augmenté depuis trois ans. Il faut dire que je ne fais pas de recherche très approfondies pour en trouver de nouveaux, le temps de lecture n'étant pas élastique. Mais on dirait quand même que la marée soit stable.

Ce sont toujours les mêmes personnes qui commentent depuis trois ans. Ce cercle aussi reste donc de diamètre constant. Bon ou mauvais? Tout dépend des buts du blogue. Pour moi, comme je blogue surtout pour des traces (pour mes vieux jours et pour mes enfants), ce n'est pas négatif. Il est certain que plusieurs de mes billets ne sont pas très attirants pour recevoir des commentaires.

Pédagogiquement, un de mes buts avec mon blogue

Très peu d'enseignants ou conseillers pédagogiques se sont mis au blogue durant les trois dernières années. Ma méthode de vente n'est pas au point où le blogue n'a pas grand-chose à offrir pour le milieu de l'éducation (auprès des adultes j'entends). Les sites web de classe (plus froid, plus informatif) ont davantage de popularité (pour ma clientèle du moins). Pour une demande de blogue, j'ai au moins 50 demandes de site web.

Je crois toujours au potentiel des blogues, mais qui dit potentiel ne signifie pas électrocution.

Alors, est-ce que les blogues avancent?

Très grosse question qui mérite d'être documentée plus que je ferai ici. Mais voici mes sentiments en date du 10 septembre 2007.

Il y en qui disent que les blogues sont morts. Il s'explique un peu plus ici. Je crois, bien humblement, que les blogues éducatifs au Québec piétinent. En trois ans, très peu de nouveaux visages (dévoilés) sont apparus (je ne suis pas aussi optimiste que M. Guité). Les personnes laissant des commentaires également sont en nombre limité. Attention! Je ne parle pas ici de la qualité des blogueurs ou des commentateurs. Seulement de quantité. Non pas que je considère la quantité plus importante que la qualité, mais je crois qu'avec toutes les personnes «vendant» le concept de blogue, on a raté notre coup si on voulait répandre la bonne nouvelle en éducation.

Mort d'un billet

J'ai déjà écrit ceci à propos de la courte vie d'un billet. Je persiste et signe encore aujourd'hui. Un billet se perd rapidement dans le flot RSS. La forme (le billet le plus récent en haut de la liste) du blogue n'incite pas vraiment à un lecteur de fouiller dans les autres pages du blogue. C'est pourquoi j'ai ajouté le mot-clé «À relire» qui est un top X de mes billets (auto-évaluation).

SPAM

Quand on veut publier (nous-mêmes) sur le web, il ne faut pas oublier que les applications de gestion de contenu (comme Dotclear, SPIP ou autres) demandent un certain temps d'entretien (je dirais même un certain niveau de compétence technique) pour bien fonctionner. Que ce soit de faire les mises à jour (ce que je viens de faire :o( sur le présent Dotclear) ou encore de supprimer les SPAM qui veulent polluer nos commentaires. Le plugin SpamClear fonctionne à merveille sur mon blogue, ce qui me laisse plus de temps pour d'autres bizounnages.

En toute liberté! Vraiment?

Est-ce que le titre de mon blogue signifie que je publie tout ce que j'aimerais dire? Non, pas du tout. Je m'autocensure beaucoup. Il y a quelques cas autour de moi où les écrits sur le web ont causé des problèmes, donc je soigne mes mots. Je dois avouer que c'est une des raisons qui m'ont fait réfléchir sur la fermeture ou non de mon blogue.

La liberté dans mon titre a davantage de liens avec la licence de mes outils de travail, tant sur mon poste de travail que sur le serveur.

Pour lire un exemple de blogueur qui ose utiliser sa liberté mieux que moi: L'école de la menace.

Image du blogueur

On m'a déjà dit, en toute amitié, que j'étais négatif sur mon blogue. Ce qui m'a un peu ébranlé, mais je comprends parfaitement pourquoi. Je critique beaucoup (logiciel propriétaire, immobilisme du monde de l'éducation, la stagnation des TIC, etc) . Il me manque une section «Ça va bien», professionnellement du moins (que je bloguerai de moins en moins ici, plutôt sur le blogue du RÉCIT), car du côté personnel je ne publie que des bons points. J'avoue que lorsque ça va bien, je n'en suis plus informé, car les personnes volent alors de leurs propres ailes (ce qui signifie que j'ai fait mon travail). Et comme ces personnes ne laissent pas vraiment de traces que je puisse suivre (c'est une chose sur laquelle insister, je crois, pour les prochains mois lors de mes rencontres de formation/accompagnement) il est impossible pour moi de faire connaître ces bons coups. Alors ce que j'ai à bloguer c'est davantage les problèmes que les solutions. Je vais essayer de changer cette dynamique.

Un peu de classement

J'ai fait le tour (rapide) de mes billets et j'ai ajouté des mots-clés comme «À relire», «Pour me rappeler», «Philosophieries»... afin de faciliter ma prochaine analyse dans quelques années ainsi que pour aider les gens qui découvrent mon blogue et qui ne veulent pas se taper l'intégral (À relire est donc un bon départ). De plus, j'ai joué un peu dans le code de mon installation pour que lorsqu'on clique sur un de mes mots-clés que tous les billets ayant ce mot-clé soient affichés. Aussi, au bas de la page d'accueil et des pages de catégories, il y a maintenant un lien vers les pages précédentes (autre façon de naviguer dans le blogue).

Et la suite?

Je continuerai de bloguer ici, mais non sans changer un peu mon approche (et possiblement mes sujets). Voulant d'abord avoir du plaisir à me relire après quelque temps, je vais essayer de mettre plus de «couleurs» dans mes billets, un peu de folie disons. Je me donne un moment de réflexion pour trouver mon «nouveau» style (j'en ai besoin pour continuer à aimer bloguer).

Je vais également me faire une version imprimable (pdf) et une version HTML (pas de connexion à la BDD, donc statique) de mon blogue (enfin une partie). Cette version me servira d'archives et je pourrai remettre une copie à mes proches qui ne sont pas très web.

J'ai aussi ajouté des photos dans le menu de droite qui mènent vers mes albums de Flickr. Je prends de plus en plus de photos et j'y prends goût.

À suivre...


Citation du jour

Je me répète, mais je crois profondément que tant que chaque intervenant n'aura pas son outil de travail, nous prêcherons dans le désert où les oasis sont créés par de la pensée magique.

Gilles Jobin, 25/08/07 sur le blogue du RÉCIT


Non-conférence «Éducation 2.0»

M. Asselin l'annonce ici.

Martin en parle ici.

Je visite le wiki de la journée.

J'inscris mon nom dans la liste des participants.

Je vais donc essayer d'être présent en personne sinon je serai en ligne pour suivre cette discussion sur un thème qui risque fort de me hanter ;o)

Et vous? Vous y serez?


Camp TIC et M. Guité

De retour du camp TIC 2007 de la région 03-12 j'ai bien de la lecture à faire. M. Guité pose une bonne question dans ce billet.

«Se peut-il que les éducateurs, dans un exemple typique de cordonniers mal chaussés, aient perdu de vue leur propre développement?»

Mon ami Gilles Jobin le dit souvent, on doit être en état d'apprentissage quand on oeuvre en éducation. Cet état n'est malheureusement pas le cas de la majorité. Donc, comme l'inertie est difficile à combattre (principe de physique, désolé, déformation professionnelle), c'est-à-dire remettre les enseignants dans cet état, on doit dépenser beaucoup d'énergie (est-ce le cas?).

Ceci dit, on doit aussi voir que les enseignants n'ont pas tous le même niveau d'autonomie (le camp TIC est un très bon laboratoire pour faire ces observations) dans l'apprentissage. Beaucoup ont besoin (du moins c'est ce qu'ils affirment) d'une personne qui enseigne à l'avant avec la bonne réponse. Face à l'éducation 2.0, l'apprenant doit faire son bout comme on dit. Il y a des efforts à faire, des heures à essayer des choses, des heures à se tromper. Ho! Se tromper? Dans la tête de bien des gens se tromper c'est perdre du temps. C'est ce qui est le plus difficile à à vivre pour moi quand on veut accompagner des gens dans leurs apprentissages. J'essaie des placer dans un contexte d'apprentissage, mais quelques-uns (pas tous) veulent un cours, que j'enseigne.

Je crois en effet que les éducateurs ont perdu de vue leur propre développement. Je n'irais pas jusqu'à dire par contre qu'ils se sentent supérieurs. Mais je me pose une question: que faisons-nous (les formateurs) pour freiner l'immobilisme? Donner des bons vieux cours (de la bonne réponse) n'est pas selon moi le filon à suivre. Je comprends par contre que tout n'est pas de la faute de ces «gentils formateurs».


Et si on me comparait à la moyenne?

Belles discussions autour du bulletin chiffré et de l'intégration des TIC dernièrement.

Lettre à mon petit-fils, Je te tiens par la barbichette...tu me tiens, La barbichette..prise 2, Barbichette... prise 3, La larme, Le bulletin nouveau.

J'ai discuté un peu de bulletin et d'évaluation (ce qui est différent en passant) avec des parents (ne faisant pas parti du système d'éducation, ce qui n'est pas un défaut) qui étaient contents du retour des chiffres. Ils ne savaient pas trop pourquoi ils l'étaient... enfin oui ils le savaient, ils connaissent ce type de bulletin, car c'est ce qu'ils ont eu quand ils étaient sur les bancs d'école et c'est plus simple à comprendre. Mon enfant vaut 78% et il est dans la moyenne. Là s'arrête le besoin d'informations pour des parents qui n'ont pas vraiment le temps pour rencontrer l'enseignant et fouiller un peu plus loin quelles sont les forces et faiblesses de leur enfant. Et je ne dis pas ça négativement comme dit si bien mon collègue d'en face, je suis assez occupé moi aussi.

Et là m'est venu à l'idée que je pourrais moi aussi être évalué selon une moyenne pour savoir si je fais bien mon travail. Présentement on m'évalue, comme beaucoup d'autres employés de divers secteurs d'activités, selon ce qu'on attend de moi (des critères). Mais peut-être que j'aimerais être comparé à ce que font les autres comme travail? J'aurais peut-être une augmentation de salaire (ou une baisse :o( )? Y parait que la compétition c'est bon, s'il y en avait un peu plus dans notre système...

Bon, ok, le politique a décidé, moi je vais m'adapter.

PS: Ça fait quand même mal à notre système que notre profes... métier puisse être manipulé par des gens qui se croient compétents en éducation sur le seul fait qu'ils aient des enfants. Je gère mon budget, je pourrais peut être jouer au comptable?

Mise à jour: M. Asselin dans un commentaire m'a fait connaître ce texte fort pertinent. Bien de bonnes questions y sont posées.

Mise à jour 2: Ce billet de Missmath est à lire. Tout comme la réponse de M. Proulx à M. Martineau.

Mise à jour 3: Bonne réponse de M. Asselin à M. Martineau.


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