Clarification importante
Par Pierre Lachance, samedi 30 avril 2005 :: Société et moi :: #73 :: rss
Comme tout écrit est interprété par le lecteur, voici une mise au point:
Le débât autour du logiciel libre en éducation au Québec a lieu depuis plusieurs mois (années) mais il a pris une tangente un peu différente depuis quelques jours. En fait depuis la parution de l'article de Michel Dumais. Maintenant on questionne nos dirigeants politiques sur ses choix dans le domaine des TIC, ce qui dérange on dirait.
Faits:
Émotif, oui je le suis. Impliqué dans le libre, oui je le suis. Employé d'une commission scolaire, oui je le suis. Défenseur de la réforme de l'éducation, oui je le suis.
Anti-compagnie qui vendent des logiciels propriétaires, non je ne le suis pas. Anti-GRICS, non je ne le suis pas non plus. Gérant d'estrades, non je ne le suis pas.
Moi:
Ma position est que les valeurs véhicuées par le logiciel libre sont plus près de l'éducation que les valeurs du logiciel propriétaire. En tant que pédagogue, les valeurs ont de l'importance pour moi. Ça c'est pas nouveau. Par contre, rencontrer des centaines d'enseignantes et d'enseignants à chaque années qui me disent qu'on leur interdit d'utiliser le logiciel qu'ils ont besoin, ça c'est loin de mes valeurs. Et c'est ça que je reproche à la présente structure décisionnelle des commissions scolaires du Québec. Des choix se font au mauvais étage.
Questions:
Est-ce qu'un enseignant est capable de décider par lui-même ce qu'il a besoin comme outils dans son enseignement? Je sais que oui. Alors pourquoi on dépense des sous (peut importe le montant, en % ou en $) pour réfléchir à sa place? On ne lui fait pas confiance ou on a peur qu'il se réveille et prenne des décisions qui feront mal à la structure? La réforme de l'éducation est plus qu'un nouveau programme de formation, c'est une autre façon de faire en éducation, autant au niveau pédagogique qu'organisationnel. Qu'on se le dise.
Pourquoi on ne répond pas réellement aux questions de fond (d'abord ici, puis ici, encore ici, et là) au lieu de dire que mon nez est gros? Car jusqu'à présent les réponses sont de ce types, vides.
Mauvaise volonté ou ignorance? Je crains qu'il y ait un peu des deux
Mais une chose est certaine, il ne suffira pas de désinformer pour arrêter ce qui est en marche.


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