Un peu de positif en ce dimanche matin
Par Pierre Lachance, dimanche 17 septembre 2006 :: Réflexion :: #224 :: rss
Après la lecture de ce billet de M. Roux j'ai voulu lui répondre dans les commentaires. Mais comme la réponse est un peu longue j'en ai fait un billet.
Bonjour M. Roux.
Merci de ce billet très intéresant. Je dois dire qu'il m'a fait un grand bien en ce dimanche matin 
Or, il n’est écrit nulle part dans le Programme de formation de l’École québécoise que les intervenants en éducation doivent s’en tenir à une forme unique d’enseignement, pas plus qu’il n’est écrit qu’une de ces formes est supérieure à une autre.
Voilà un aspect qui a été très mal compris (peut être mal expliqué aussi) je crois. Le programme de formation offre la possibilité d'ouvrir sa pédagogie sur plusieurs approches selon les besoins/contraintes. Je crois que chaque enseignant peut choisir le «comment» il abordera tel sujet. Ce n'est pas le programme qui le détermine. Ce qui change par rapport à l'ancien programme est que l'on pouvait atteindre les «objectifs et sous-objectifs et sous-sous-objectifs» en utilisant que l'enseignement explicite. Ce qui n'est plus possible dans un contexte de compétences. Ceci ne veut pas dire par contre que l'enseignement explicite est évacué. Seulement qu'on doit varier nos stratégies pour parvenir à l'atteinte des buts du programme de formation d'aujourd'hui (il faut noter que la société et ses exigences ont bien changé depuis 30 ans).
Pour ce qui est de l'importance que j'accorde aux diverses critiques du renouveau pédagogique, j'accorde beaucoup de valeur aux paroles de profs qui disent ne plus vouloir revenir en arrière après avoir «goûté» à cette souplesse pédagogique. Est-ce que les dénigreurs féroces ont essayé d'enseigner différemment où ils se basent uniquement sur des études choisies?
Question: est-ce que les effets à long terme de l'ancien programme ont été documentés? Est-ce que dans notre société d'aujourd'hui la seule connaissance du tableau périodique des éléments (par exemple) est suffisant pour devenir un citoyen pouvant prendre des décisions éclairées dans des sujets scientifiques comme l'énergie nucléaire? Ma réponse est non. Selon moi, l'îlot de rationalité (Gérard Fourez) s'approche plus de ce qui faut développer chez les élèves. Et cet îlot est très difficilement atteignable avec une seule approche pédagogique (enseignement explicite ou pédagogie du projet).
Bon assez... je te remercie encore de ce billet André.


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