Cet article où lucien Bouchard et Mario Dumont nous parle du cynisme politique me fait réaliser quelque chose à propos de ma vision de mon travail.
Surtout ce petit bout plein de positivisme:
On peut être en désaccord, un peu découragé. On peut s'indigner. Mais il faut réagir ! Sinon, c'est renoncer aux lendemains. Le cynisme, c'est largement un prétexte pour ne rien faire.
Je rencontre bien des gens qui sont très cyniques face au système d'éducation, face à l'intégration des TIC, face à leur impact dans leur milieu. Je comprend qu'il est simple de tomber dans le "ça marche pas", mais pour ma part j'aime mieux voir les réussites ici et là (il y a plein de liens que j'aurais pu placer ici, mais afin de ne pas en oublier je préfère ne pas en mettre) et de continuer à freiner l'immobilisme.
Un jour un ami a dit une phrase qui m'a fait réagir:
Nous avons une responsabilité.
Voilà pourquoi, entre autres, je continue à croire que ce que je fais sert à quelque chose, même s'il est très difficile d'en mesurer les impacts.
Un film qui m'a fait réfléchir sur nos politiciens (lire tout homme ou femme s'impliquant publiquement pour changer ce qu'ils ou elles croient être des problèmes) aujourd'hui.
Ces personnes sont-elles toutes des Sedgewick Bell?
Je sais, il faut avoir vu le film pour comprendre ma question, mais comme c'est un bon film sur l'enseignement...
... qui a pour but un projet pédagogique impliquant le Web 2.0.
J'ai déjà Twitté, je ne twitte plus. Mais j'aimerais recommencer d'une façon différente.
Différente? Oui oui. Ne pas utiliser les outils comme Twitter ou autres services du même type (propriétaire, fermé, anglophone, etc). Je ne veux pas faire de publicité (aux élèves surtout) dans le milieu scolaire de services sur lesquels nous (le milieu scolaire) n'avons pas de contrôle. Je ne veux pas non plus écouter tout le bruit présent habituellement sur Twitter. J'aimerais cibler un peu plus ma communauté.
Je connaissais Identi.ca (utilisant le logiciel Laconica), j'ai essayé en mai dernier d'installer la chose sur mes serveurs sans résultat concluant. Mes compétences n'étaient pas suffisantes.
Voilà donc la version 0.8.0 de Laconica, j'installe, ça marche presque parfaitement. J'ai aussi réussi à mettre en place un serveur Jabber sur un vserveur Ubuntu 9.04 (rien à faire sur une 8.04) grâce à ce tuto. J'ai quelques difficultés avec le pont Twitter (on peut envoyer nos notes vers Twitter et recevoir celles de nos amis Twitter) et l'option IM (poster à l'aide d'un client Jabber). Je teste avec quelques collègues.
Tout en fouillant pour trouver de l'aide, je trouve Status.net, (lire sur l'outil) le nouveau nom de Laconica, mais en version 0.8.1. Ho! J'installe donc cette version (en suivant les consignes du fichier Readme) et voilà que tout fonctionne. Cool! On avance.
Après quelques ajustements dans les CSS, un peu de traduction (qui n'est pas terminée), nous voilà avec un outil permettant de nous (le petit monde de l'éducation) créer une communauté: http://recit.org/endirect/ (EnDirect est le nom beta du service, si on trouve une meilleure idée ça pourra changer avant de faire connaître l'outil).
Des discussions sérieuses et moins sérieuses m'ont fait réfléchir sur certaines de mes actions/stratégies professionnelles. Ce qui peut devenir dangereux
Voici trois lois qui semblent être très populaires dans le monde des formateurs TIC:
1) Le meilleur logiciel est celui avec lequel le formateur est compétent.
2) Le meilleur matériel est celui que le formateur possède.
3) La meilleure route pour apprendre est celle que le formateur a utilisée.
Lois 1 et 2
Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu une personne dire que si elle n'avait pas tel logiciel elle ne pourrait pas fonctionner. Ou encore que tel type d'ordinateur est bien meilleur pour la pédagogie. Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! (Pour ceux qui connaissent la blague, c'est à ce moment que je cesse d'écouter).
Ok, prenons des exemples pour illustrer le tout. Les ultra-portables ou les terminaux X par exemple.
Lui: «Y a rien à faire avec ça» ou «On ne peut pas tout faire avec ça.»
Moi: C'est quoi «tout»? demandais-je.
Lui: «Euh... ben du 3D et du montage vidéo.»
Moi: Haaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Combien de temps les élèves (durant la classe, pas en parascolaire) font du montage vidéo dans une année? 10 % du temps à l'ordinateur?
Lui: «Ben non! Moins que ça. Ce ne sont que des petits projets où l'élève s'initie au montage vidéo.»
Moi: Donc ça prend des machine hyper-performantes pour moins de 10% du temps. C'est pas ce que j'appelle une bonne analyse des besoins avant l'achat. Des terminaux ou des ultra-portables, qui répondent également à des besoins différents, peuvent combler les besoins pour les 90% et plus.
Et voilà le moment glissant...
Lui: «Mais des terminaux c'est en linux.»
Moi: Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Sur ton cellulaire méga-performant, c'est quoi le OS? Windows?
Lui: «Non, c'est pas pareil.»
Moi: Justement si. Un client léger (terminal X) ou un ultra-portable est un outil TIC où les boutons ne sont pas de la même couleur, où les icônes sont différents, où les logiciels ne se nomment différemment, mais ça reste du clique, des menus et des fenêtres. Comme ton cellulaire. L'utilisateur s'habituera à l'environnement, développera donc sa compétence TIC.
Lui: «Ok mais il n'y a pas tel logiciel en Linux» me dit mon tinami en pensant m'avoir mis KO.
Moi: Où il est écrit dans le programme de formation que ce logiciel précis est nécessaire pour l'apprenant? Nul part!
Lui: «Mais c'est plus simple avec ce logiciel Pierre! En plus il est plus puissant.»
Moi: Il ne faut pas confondre simplicité et habitude dans le logiciel. Il est vrai que certains logiciels peuvent être plus simple pour une tâche précise, mais on doit dépasser un peu ce critère quand vient le temps de choisir un outil. Et je me suis toujours demandé à quoi ça sert d'avoir une voiture qui peut aller à 350 km/h si je ne peux pas dépasser 100 km/h sur la route. La plupart des utilisateurs ne dépassent pas 20 % des fonctionnalités des logiciels, et je ne crois pas que ce soit nécessaire dans un contexte de classe non plus. J'aime bien le concept de la simplicité volontaire TIC qui a, entre autres, comme but d'utiliser le logiciel le plus simple possible qui peut répondre aux besoins. Pas le plus populaire ou le plus puissant.
Loi 3
Est-ce qu'un nouvel utilisateur des TIC (en avril 2009) doit passer par le même chemin que moi (qui les utilise depuis plus de 10 ans) pour intégrer les TIC dans ses apprentissages?
Trop grosse question pour y répondre en quelques mots, mais j'aurais tendance à croire que non. Ce ne sont plus les mêmes outils, même besoins, même contexte. Le C de TIC, la communication, est plus présent (pensons aux outils du Web collaboratif, aux mobiles...) que jamais. À mon avis il est différent d'apprendre à communiquer (ou d'apprendre tout court) avec les TIC que d'apprendre à produire des documents (le but principal il y a 10 ans).
La pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.
Développer ses compétences à l'aide des TIC ne nécessite pas un logiciel (ou un système d'exploitation) en particulier ou encore une marque précise d'ordinateur, mais bien un humain prêt à laisser ses élèves prendre plus de place dans leurs apprentissages (avec ou sans les TIC).
Conclusion
Avant de croire que ça prend un logiciel précis, sur un OS précis, sur un matériel précis, pour que l'élève puisse développer sa compétence TIC (et les autres du PFEQ), je devrai prendre un grand respire et ne pas transférer mes peurs sur lui.
Note: Lui, c'est plusieurs personnes que j'ai fusionnées pour le propos. Si vous vous sentez visé, on pourra en reparler un de ces 4
Parent: «Bravo pour le spectacle, c'était très intéressant.»
Enseignant: «Merci beaucoup, il y a beaucoup de travail derrière ces numéros.»
Parent: «Je trouve ça bien que vous mettiez les élèves en action pour apprendre l'anglais» (note: le spectacle était en anglais par des élèves de 5e et 6e année).
Enseignant: «On n'a pas le choix de trouver des moyens de le faire, car les compétences du programme ne se développent pas en écoutant un enseignant parler en anglais en avant.»
Le colloque 2009 de l'AQUOPS approche, donc je dois me préparer pour les ateliers que je donnerai.
Mon plan de match: Journée MétaTIC, Ubuntu Linux, les ultra-portables, Web 2.0, un «install-fest», des rencontres ++, etc.
Tout comme en 2008, j'aurai un colloque assez chargé pour ne pas m'ennuyer J'ai hâte de revoir mes ti-zamis TICeux et de régler tous les problèmes du monde, éducation compris
Au plaisir de vous rencontrer également, oui oui, vous qui me lisez.
augmenter la culture générale en mathématique de nos élèves;
donner des idées d'activités aux enseignants;
aider à trouver à quoi sert la mathématique en faisant des liens interdisciplinaires;
en savoir plus sur l'histoire de la mathématique;
etc.
Je vais lire le Volume 1 avec empressement, il fait un lien avec le GPS, une TIC que j'aimerais bien mieux connaître afin de suivre les ti-gars de l'univers social qui l'utilisent. Le volume 4.1 suivra avec son thème astronomie.
Mon billet L'arbre qui cache la fôret était un cri du coeur pour qu'on arrête de croire que nos élèves ne pourraient pas intégrer les TIC dans leur apprentissage ou encore apprendre en faisant (au lieu d'écouter leur enseignant leur dire comment faire).
Il y a une belle discussion chez Patrick à propos du principe «les bottines suivent-elles les babinnes?» et des modèles que nous sommes les TICeux de ce monde.
Ensuite Gilles nous explique qu'il comprend maintenant que l'école ne changera pas, mais peut être bien que certains humains vivants à l'école le font ce changement. En effet, comme Gary nous le rappelle il y a de ces jours qui nous redonnent espoir.
À lire tout ceci, je me suis posé une question: est-ce que mes attentes sont raisonnables? Qu'est-ce qui me ferait plaisir au fond? Quel est le minimum que je m'attend d'un enseignant (une classe) en lien avec les TIC (je me concentre sur les TIC seulement)? Ho! Hi!!! Ça y est, je me suis coincé dans un coin moi même
Quelques éléments de réponse:
Que la technologie (quelques postes reliés à l'Internet + des périphériques de bases) soit présente dans la classe, non pas au bout du corridor dans un autre local qu'on doit réserver pour aller copier des textes pendant 30 minutes puis revenir travailler pour vrai dans sa classe, son milieu d'apprentissage.
Que ce qui se vit en classe soit suffisamment ouvert pour que les TIC puissent être un des outils à exploiter, à intégrer. Et ce pas de la façon que l'enseignant le veut mais bien de la façon que l'élève en a besoin.
Que l'enseignant garde des traces de ce qui se passe dans sa classe sur un site Web (de préférence) ou sinon sur sa clé USB. Clé qui deviendrait un CD portfolio de présentation à remettre aux élèves à la fin de l'année. En fait que la classe partage ses réalisations avec les autres, fasse connaître leurs bons coups afin d'aider les moins convaincus qu'il est possible d'apprendre à l'école avec les TIC.
Que l'enseignant se permette d'apprendre avec ses élèves quelques fois par année, qu'il se laisse guider par ses jeunes «experts» vers des TIC, stratégies, projets, non planifiés.
Que les parents qui le désirent puissent s'impliquer dans les apprentissages des élèves comme par exemple en laissant des commentaires constructifs sur le site/blogue/portfolio/portail/bureau virtuel/que sais-je de la classe.
Que les TIC soient au même niveau que les dictionnaires, crayons, règles, carnets de notes, bibliothèque, livres de références, etc. C'est-à-dire des outils d'apprentissage, pas des récompenses du vendredi PM.
Je m'arrête ici, car en me relisant je m'aperçois que c'est déjà pas mal élevé (quoi que...) comme attentes et que mes pouvoirs sur ces points sont limités à influencer par mes actions, formations.
Je dois avouer qu'il y a des classes qui font tout ça, le problème est qu'il y en a trop peu encore et surtout que les enseignants qui le font sont souvent regardé avec de grands yeux. Ça prend bien du courage pour être dans le pleton et de l'énergie/espoir pour être à l'avant.
Je ne compte plus le nombre de fois où un enseignants me dit:
Mes élèves ne seront pas capable de faire ça.
Ça étant n'importe quoi qui exploite les TIC ou qui est un peu plus ouvert comme approche.
Ma réaction n'est malheureusement jamais élégante :o(, mais en sous-estimant nos élèves nous nivelons pas le bas avec tous les impacts négatifs qui en découlent. Préparons le projet, essayons-le, observons nos élèves en action, objectivons la démarche/résultats avant de porter des jugements sur les capacités des élèves qui sont sous notre charge SVP.
Freinons l'immobilisme en donnant la chance aux élèves de nous démontrer que nous (les enseignants) pouvons avoir tord d'avoir peur.
Comment peut-on espérer que les enseignants réussissent à faire développer des compétences aux élèves si on continue à les former (les enseignants) à l'ancienne (sur le contenu, pas à pas, avec des petits kits, tout le monde fait la même chose en même temps, tous les produits sont pareils...)? Les bottines ne suivant pas les babinnes.
La réforme n'a changé grand chose dans la classe? À part quelque petits trucs ici et là, le fond est n'a pas changé dans la réalité (bien qu'on ait toute la latitude pour le faire). Désolant.
Pourquoi chaque enseignant devrait avoir son ordinateur? Pour qu'on puisse réussir à les «former» aux TIC. Pas seulement leur montrer combien il est génial de les utiliser. De cette façon, selon l'hypothèse qui dit que si l'enseignant développe sa compétence TIC il les intégrera davantage en classe, on cesserait peut être de descendre dans cette liste.
Présentement on s'attend à des miracles en permettant aux enseignants de «butiner» d'un ordinateur (de qualité très variable) à l'autre. Ordinateur dont il ne peut pas modifier la configuration (mettre à sa main), ne peut pas installer un logiciel sans se faire regarder avec de gros yeux, ne peut pas s'amuser (on ne doit que faire des choses sérieuses avec le matériel de l'école), etc. Le miracle ne se produit pas et nos enfants n'ont toujours pas la possibilité de développer leur compétence TIC en classe. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne la développent pas ailleurs, mais j'ose croire que l'École les aiderait à aller plus loin.
Je suis un connecteur, donc je crois que les décisions globales ne servent pas à grand chose (les projets locaux ont plus de retombés). Mais comme l'image dans notre société est importante, on pourrait essayer de projeter l'image d'une société qui veut préparer leurs enfants à vivre dans leur monde et à utiliser les TIC de façon judicieuse.
En attendant, il y a des élèves au Québec qui apprennent avec un ordinateur à tous les jours alors que d'autres (la grande majorité) touchent à un ordinateur le vendredi PM s'ils ont été gentils (je caricature à peine). Belle équité n'est-ce pas?
Un enseignant, pour se former aux TIC, doit avoir son propre outil d'apprentissage/travail. Sinon, je crains que je réécrirai ce billet dans 5 ans. Je travaille fort pour que ce ne soit pas le cas.
... de bloguer sur une belle rencontre du comité élargi de science et technologie qui avait pour but de travailler sur le programme de physique et de chimie.
D'abord les gens étaient en forme et la rencontre fut, pour moi en tout cas, très profitable et agréable. Du travail en sous-groupe ça peut, je dis bien peut, donner des résultats. Ce qui fut le cas.
Ensuite j'ai découvert un hôtel très intéressant, l'Hôtel de l'Institut (Saint-Denis). Une école où on joue/participe à la contextualisation des apprentissages pour des étudiants en hôtellerie. J'ai aimé les voir apprendre et j'ai salivé en voyant leur bouffe aussi ;o). Les chambres sont très bien avec leur balcon permettant bien des discussions informelles.
Pour ce qui est du programme comme tel, ce ne sera pas un programme (à l'image des précédents) avec le mot TIC intégré à toutes les pages, mais je crois qu'il y a des pistes d'intégration intéressantes. Le tout est d'aider/former/supporter le lecteur à y voir le potentiel. Je crois que les logiciels Squeak et Scratch (nos derniers dada pour faire réfléchir/apprendre les apprenants) pourront être exploités pour modélliser des concepts, objets, etc.
J'ai un petit point négatif (et j'en ai fait part aux auteurs) à propos de la version (de physique) que j'ai eu à analyser. Bien que la description de ce qu'est une SAÉ est très bien détaillés et complète (selon moi) dans le début du programme, les SAÉ données en exemple dans le document sont (au moins 2 sur 3) assez loin des critères énoncés. Une SAÉ n'est pas un problème, long ou pas, facile ou pas, où on a à placer quelques formules ensembles pour trouver une réponse. De plus, une SAÉ de 75 minutes (une activité serait alors le bon terme) a autant de sens qu'une voiture sans roue. Ça ne tient pas la route. Mais je suis confiant qu'elles seront améliorées d'ici la sortie officielle du programme.
J'ai utilisé ce schéma, déjà vieillissant, pour expliquer ma vision des SAÉ:
Des idées que j'ai eu lors de la rencontre pour créer des situations d'apprentissage, tâches complexes ou activités en physique:
Sécurité routière, des tonneaux en voiture, arrêt selon la vitesse initiale, glace et frottement...
Expliquer pourquoi le prof de ce vidéo ose se mettre la tête face au pendule.
Optique: lumière et spectacle, illusion d'optique, phénomènes météo, instrument de mesure, pollution lumineuse, lunette astronomique et périscope...
On a même fait appel à ma compétence TIC quelques fois dans les deux jours. Une des questions était pour savoir si un forum de discussion pourrait être un outil qui «marche» pour les enseignants de chimie. La réponse a été brodée de sorte que ce soit les gens qui prennent la décision d'en créer un ou non. J'ai donc joué au consultant. Pas encore reçu de demande officielle. À suivre...
Finalement, j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec les gens présents. Les discussions furent très enrichissantes pour moi. Merci.
C'est un rapport d'information mais pas uniquement. Il y aura des propositions pour aider le législateur à prendre des mesures. On essaiera surtout d'encourager la pédagogie, l'éducation. Car même si on a besoin de développer le contrôle parental par exemple, je mise surtout sur l'éducation et la pédagogie pour permettre aux jeunes de faire preuve de responsabilité. Sur le Net, la contrainte est quasi impossible. Et puis au-delà de 16 ans, voire de 13 disent certains, les mesures de protections parentales sont inutiles.
Il est étrange de constater que dans le (du moins dans quelques endroits au Québec) milieu de l'éducation, le premier réflex est de bloquer au lieu d'éduquer.
J'étais au colloque de l'AQUOPS et j'ai eu la chance de jaser pas mal avec des gens autour de l'intégration des TIC. Un constat, ça avance pas aussi vite qu'on le voudrait bien.
D'abord, notre journée thématique sur un logiciel de «méchante» programmation, Squeak. Les participants on eu du plaisir à souffrir. Il sont eu des idées, en ont réalisé quelques-unes.
Ensuite, une personne a questionné la place des débutants au colloque. Je n'ai pas de problème avec les débutants, car ils ont commencé. Mon problème ce sont ceux qui font semblant que les TIC n'existent pas afin de ne pas se les approprier.
Voilà que Gilles nous fais part de sa conviction (et ici) que la programmation (avec Scratch entre autres) peut amener à l'innovation et à la motivation chez les jeunes. Scratch est un logiciel «amusant» qui permet de faire énormément d'apprentissage du PFEQ sans que l'utilisateur s'en rende compte. Parlez-en à Mme Bérubé qui a passé une journée sur le logiciel et qui, après le retour des formateurs, a réalisé qu'elle a fait des mathématiques de façon intensive
Une question me turluppine:
Comment puis-je, comme formateur, augmenter les retombées (que les gens continuent de s'approprier les TIC après mon départ) de mes formations?
Je dois réguler ma pratique, donc voici ce que je vais essayer dans les prochains mois et pourquoi.
But des formations?
Lors d'une formation TIC, que veut-on atteindre comme but? Informer/Initier les enseignants aux TIC (à quelques-unes du moins) pour que par la suite ils se prennent en main pour avancer «seuls» (avec du support/accompagnement par une communauté)? Ce qui implique le développement de l'autonomie de l'apprenant. Sinon, on s'assure des formations aux «mêmes enseignants» 2 jours (si on est chanceux) par année pour les 20 prochaines années. Ce qui nous mènera où?
Lorsqu'on a compris que les TIC peuvent aider à l'apprentissage et qu'on s'est appropriés quelques outils de bases (voir ce parcours ) a-t-on encore besoin d'un formateur (formation dans un laboratoire avec 20 autres personnes sur le même sujet) 2 jours par année? Je crois qu'il est alors possible de cheminer dans ses apprentissages en exploitant le Web 2.0 entre autres. Si quelques formateurs, plus «avancés», font partie du réseau de l'apprenant, ça serait un atout intéressant.
Formations TIC vs Disciplinaires
La formation TIC est habituellement calquée sur la formation disciplinaire (on fait des choses «sérieuses» autour de la discipline) offerte dans le système d'éducation. C'est-à-dire qu'on fait une offre de formation sur un logiciel par exemple, on rassemble quelques personnes dans un laboratoire, on s'installe à l'avant pour expliquer le logiciel et ce qu'on peut en faire en classe, on leur laisse un peu de temps pour tester, etc. Est-ce une bonne idée si on veut des retombées? Certaines personnes pensent que non en regardant le passé. Ne devrait-on pas alors faire autrement, car s'approprier une TIC (qui est quand même différente d'une discipline) pour des fins d'enseignement, ne semble pas très motivant pour les gens qui ne savent pas trop si ce sera «payant pédagogiquement de l'utiliser»?
Mes hypothèses
Hypothèse 1: Le plaisir avant le travail.
Hypothèse 2: Des techniques, des stratégies, des compétences, sont développées en s'amusant avec les TIC.
Hypothèse 3: Une personne développant sa compétence TIC permettra à ses élèves d'en faire autant dans sa classe.
Je m'explique
Avant de vouloir écouter un «podcast pédagogique» sur la théorie de socio-constructivisme ou du connectivisme, ne pourrait-on pas débuter par faire trouver, écouter la musique qu'aime la personne? Avant de faire créer une SAE à un enseignant, ne devrait-on pas débuter par le faire écrire/publier sur ses passions personnelles?
Avec les TIC, ne pourrait-on pas centrer la formation sur ce que la personne aime ou fait déjà en classe (ou dans sa vie personnelle)? Peut-on lui proposer de «s'amuser» au lieu de «travailler» avec les TIC? Un amateur de photos aimera probablement plus apprendre Flickr que le portail de son école ou Geonext.
On entend souvent que les élèves, bien que pas nécessairement des experts , utilisent les TIC et sont capables d'apprendre sur divers sujets avec elles. Ils ont débuté comment? Pourquoi? Pour travailler sérieusement? Bien sûr que non, il y avait un aspect ludique à la chose. N'est-ce pas comme ça aussi que les «fous des TIC» ont tous commencés?
Si on blogue pour le plaisir, si on se crée des albums photos, si on monte ses propres DVD de souvenirs familiaux, si on voyage virtuellement dans Google Earth, je suis certain qu'on développe sa compétence TIC, il ne manque qu'un accompagnateur pour compléter/optimiser/réguler les apprentissages. Le tout est de prévoir l'après formation. On doit donc présenter aux enseignants les communautés existantes dans le milieu afin qu'ils puissent s'y joindre et continuer à apprendre avec les TIC.
Finalement
Donc, faut-il tout chambouler les formations pour «hameçonner» les gens avec les TIC? Non. Mais on doit sûrement les ajuster afin que les enseignants puissent avoir de la place pour s'approprier des TIC moins sérieusement. Ce qui augmentera, selon mes hypothèses, les chances de retombées de la formation.
Aie-je LA réponse? Bien sûr que non! Mais j'y travaille
C'est drôle, mais je pense qu'on pourrait mesurer une augmentation de l'esprit critique durant la journée du 1er avril.
Voici un texte à l'allure techno-scientifique (merci à Stéphane Dubé) qui m'a fait sourire. J'aimerais que les gens (moi inclus) lisent ce type de texte avec des yeux de poisson 365.25 jours par an.
PS: Inspiré par l'histoire en 6 mots d'Ernest Hemingway, je me lance dans le «en 11 mots». 11 = mon nombre fétiche, le .1 numérote mes billets de cette catégorie.
La «réforme» met-elle en péril l'avenir de mes enfants ou l'avenir du système d'éducation* actuel?
Je me pose la question, car si la réforme prouve quelque chose c'est bien la difficulté qu'a le système à gérer le son processus d'apprentissage**.
Notes:
*: Ministère (à temps partiel), commissions scolaires (autonomes), directions régionales, syndicats, média (oui ils font partie du système), conseillers pédagogiques, enseignants, parents, comités XYZ, enfants, politiciens (incluant les anciens), maisons d'éditions, universitaires...
**: L'apprentissage consiste à acquérir ou à modifier une représentation de l'environnement.
D'identifier les gens qui ne sont pas en «mode apprentissage» dans une salle?
Définition de mode apprentissage: Personne se plaçant régulièrement dans des situations où elle doit apprendre pour réaliser une tâche. Elle développe donc ses compétences à apprendre.
Lors d'une rencontre où des animateurs demandaient aux personnes présentes de tester des applications «nouvelles», j'ai pu observer des «éléments observables» (je sais pas très beau 2 fois observ...) chez certaines personnes.
Par exemple, une petite partie n'entre pas du tout dans le jeu. Ces personnes disent: je ne suis pas rendu là moi, j'ai autre chose à faire. C'est de la technique ça. Vous voyez, ça ne marche pas sur ma machine...
Une autre partie suit le guide pas à pas. N'osent pas prendre des initiatives, essayer par eux même des fonctions. Mais cette partie avance, découvre au rythme de l'animation.
Il y a la partie qui n'écoute pas du tout les animateurs et qui part à l'aventure. Ces personnes (en mode apprentissage) découvrent par eux même les applications (d'autres applications semblables même) en exploitant leurs forces (fouiller dans l'aide ou dans un moteur de recherche, poser des questions à leurs coéquipiers, essayer, essayer...).
Dans ces trois parties, respectant la courbe normale, il est assez simple, je trouve, de trouver les gens qui sont en mode apprentissage.
Un problème? Non pas vraiment. Sauf peut être que le groupe en question n'aurait pas dû respecter la courbe!
Quand j'étais plus jeune, disons 20 ans, j'écoutais avec scepticisme les gens de mon âge actuel (38) parler de la vitesse de la vie. Que tout passe rapidement, trop rapidement, blablabla... Quand j'étais jeune, j'avais tort de rire dans ma barbe de ces «p'tits vieux» qui tentaient de philosopher sur la rapidité relative du temps. Je m'en excuse auprès de ces personnes qui avaient plus de samedis matins derrière la cravate.
En date du novembre 2007, je suis de ceux qui philosophent sur cette vitesse de la vie. Je me suis surpris hier soir à le faire avec la gardienne de mes enfants qui a un gros 16 ans. Je vieillis, YES!
Donc, comme le titre l'indique, j'ai un peu de temps en ce samedi matin pour lire mes journaux et bloguer sur quelques-uns des sujets suivants.
1) La quantité d'informations sur la page d'accueil d'un site web.
J'ai encore discuté avec des gens qui trouvent que des sites web avec une page d'accueil contenant beaucoup d'informations (voulant permettre d'atteindre le contenu dans le moins de clics possible) rebutent les internautes « débutants ». Voici la page frontispice de La Presse de ce matin :
Qu'on ne vienne pas me dire que cette page est simple à décoder. En plus, le clic pour se rendre à l'information ne fonctionne pas Je crois, bien humblement, que c'est une compétence à développer que celle de décoder de l'information dans une page (papier ou web). Et ce n'est pas en ne mettant que deux icônes (je caricature) dans une page qu'on favorisera son développement.
Je ne veux pas contredire les propos du chroniqueur (propos très vrais), mais ce n'est pas la technologie (l'auto) que l'on doit mettre au banc des accusés, mais bien l'utilisateur. Dans le cas de la fillette de 3 ans, on nous dit (encore) que les garçons sont de bons petits gars, que ce n'est qu'une erreur, etc. Oui oui, nous en sommes tous des bons petits gars, jusqu'au moment où on ne réfléchit plus et qu'on pose ce type de geste. Faites attention à mes filles très chers conducteurs, je n'ai malheureusement pas le pardon facile.
Mme Brigitte Breton explique (à la ministre à temps partiel de l'éducation) que la dictée n'est pas une activité proscrite par le programme de formation et que le temps consacré au français s'est vu augmenter dans ce renouveau pédagogique tant décrié.
Une question me turlupine en lisant ce texte: pourquoi la dictée semble être LA solution aux problèmes de phrenssè (milles excuses Gilles pour le manque de respect dans ce dernier mot, et peut-être ailleurs aussi )? Serait-ce qu'étant jeune, on a tous trouvé difficile cet exercice matinal? Et que pour apprendre, la souffrance est une bonne stratégie?
On touche ici à un des nos problèmes, les gens font davantage confiance à leurs intuitions en ce qui a trait à l'apprentissage/éducation, qu'aux gens dont c'est la profession.
Je me répète, mais je crois profondément que tant que chaque intervenant n'aura pas son outil de travail, nous prêcherons dans le désert où les oasis sont créés par de la pensée magique.
Ce billet de La Fouine, bon retour au travail très chère, me questionne. Est-ce que les TIC ont un impact (positif ou négatif) sur la gestion de classe?
Je pourrais donner mes impressions personnelles, mais je vais plutôt poser la question aux enseignants que je rencontrerai cette année et en ferai part ici. Je vous la pose à vous qui lisez ce billet.
Mme Fouine aimerait exploiter le lecteur mp3 (une TIC déjà très présente dans la vie de nos jeunes) en classe. Elle donne de très bons arguments. Je crois aussi que si on permet aux élèves d'avoir leur mp3 en classe pour écouter des capsules audio (en MST par exemple ) créées par d'autres élèves (ou encore de la musique) tout en travaillant, pourrait être une belle façon d'intégrer les TIC (production/publication/écoute des capsules) dans l'apprentissage des élèves.
«Se peut-il que les éducateurs, dans un exemple typique de cordonniers mal chaussés, aient perdu de vue leur propre développement?»
Mon ami Gilles Jobin le dit souvent, on doit être en état d'apprentissage quand on oeuvre en éducation. Cet état n'est malheureusement pas le cas de la majorité. Donc, comme l'inertie est difficile à combattre (principe de physique, désolé, déformation professionnelle), c'est-à-dire remettre les enseignants dans cet état, on doit dépenser beaucoup d'énergie (est-ce le cas?).
Ceci dit, on doit aussi voir que les enseignants n'ont pas tous le même niveau d'autonomie (le camp TIC est un très bon laboratoire pour faire ces observations) dans l'apprentissage. Beaucoup ont besoin (du moins c'est ce qu'ils affirment) d'une personne qui enseigne à l'avant avec la bonne réponse. Face à l'éducation 2.0, l'apprenant doit faire son bout comme on dit. Il y a des efforts à faire, des heures à essayer des choses, des heures à se tromper. Ho! Se tromper? Dans la tête de bien des gens se tromper c'est perdre du temps. C'est ce qui est le plus difficile à à vivre pour moi quand on veut accompagner des gens dans leurs apprentissages. J'essaie des placer dans un contexte d'apprentissage, mais quelques-uns (pas tous) veulent un cours, que j'enseigne.
Je crois en effet que les éducateurs ont perdu de vue leur propre développement. Je n'irais pas jusqu'à dire par contre qu'ils se sentent supérieurs. Mais je me pose une question: que faisons-nous (les formateurs) pour freiner l'immobilisme? Donner des bons vieux cours (de la bonne réponse) n'est pas selon moi le filon à suivre. Je comprends par contre que tout n'est pas de la faute de ces «gentils formateurs».
Patrice Potvin, Professeur-chercheur en didactique des sciences à l’UQAM, a écrit ce texte à propos d'un facteur qui influence la réussite de nos efforts pour faire évoluer notre système d'éducation.
Merci à Patrice pour ce texte et de m'avoir fait connaître le site 100papiers.
J'ai discuté un peu de bulletin et d'évaluation (ce qui est différent en passant) avec des parents (ne faisant pas parti du système d'éducation, ce qui n'est pas un défaut) qui étaient contents du retour des chiffres. Ils ne savaient pas trop pourquoi ils l'étaient... enfin oui ils le savaient, ils connaissent ce type de bulletin, car c'est ce qu'ils ont eu quand ils étaient sur les bancs d'école et c'est plus simple à comprendre. Mon enfant vaut 78% et il est dans la moyenne. Là s'arrête le besoin d'informations pour des parents qui n'ont pas vraiment le temps pour rencontrer l'enseignant et fouiller un peu plus loin quelles sont les forces et faiblesses de leur enfant. Et je ne dis pas ça négativement comme dit si bien mon collègue d'en face, je suis assez occupé moi aussi.
Et là m'est venu à l'idée que je pourrais moi aussi être évalué selon une moyenne pour savoir si je fais bien mon travail. Présentement on m'évalue, comme beaucoup d'autres employés de divers secteurs d'activités, selon ce qu'on attend de moi (des critères). Mais peut-être que j'aimerais être comparé à ce que font les autres comme travail? J'aurais peut-être une augmentation de salaire (ou une baisse )? Y parait que la compétition c'est bon, s'il y en avait un peu plus dans notre système...
Bon, ok, le politique a décidé, moi je vais m'adapter.
PS: Ça fait quand même mal à notre système que notre profes... métier puisse être manipulé par des gens qui se croient compétents en éducation sur le seul fait qu'ils aient des enfants. Je gère mon budget, je pourrais peut être jouer au comptable?
Mise à jour: M. Asselin dans un commentaire m'a fait connaître ce texte fort pertinent. Bien de bonnes questions y sont posées.
Louis a écrit ce billet où il pose des questions qui m'aident beaucoup. Mon dernier billet je répondais à sa question «Où on va?» J'ai répondu ici à une autre question de Louis.
Me revoilà à relire ses questions pour une nième fois et il me vient ceci à l'esprit: sommes-nous dans un système pyramidal ou dans un réseau?
Ce qui suit n'est qu'un hypothèse de travail/réflexion. Merci de votre compréhension.
Qu'est-ce que ça change? Beaucoup pour moi. Dans une pyramide si on veut que la base intègre les TIC la tête de la pyramide doit l'intégrer aussi. Mais dans un réseau, pour qu'un membre du réseau (un noeud) intègre les TIC, il n'est pas nécessaire que tous les autres membres de son réseau intègrent les TIC, quelques-uns suffit.
Prenons comme exemple un jeune de 15 ans qui exploite les TIC dans sa vie personnel (je ne parle pas ici de l'école). Ses parents ne sont pas nécessairement des experts en TIC ni même des utilisateurs dans un modèle «réseau». Les parents (un noeud du réseau de l'ado) n'ont eu qu'à placer leur enfant en présence des TIC et d'autres noeuds du réseau se sont occupés d'accompagner notre cobaye dans son appropriation des TIC.
Alors que dans un modèle «pyramide» les parents sont très hot en TIC.
Et si on tentait de former des réseaux d'apprentissages au lieu des pyramides scolaires?
Louis, en fait le polémiste en lui, pose une très bonne question sur ce billet.
Ma première impression: je suis heureux de voir que Louis lit encore les délires de ses ti-zamis
Après lecture des commentaires et relecture du billet, j'ai commenté ici.
Et là, j'ai réalisé qu'en écrivant sans trop réfléchir (comme d'habitude quoi), je me suis surpris à trouver mes propos aidant à ma compréhension de mon travail. Je parle donc de chemin construire/prendre au lieu de but à atteindre (suite à la question: où on va?).
L'image du chemin sera à mieux définir, mais pour l'instant j'aime bien l'idée que le chemin doit être construit par l'apprenant, que pour construire un chemin on a besoin des autres, que le chemin a une direction...
Quelques caractéristiques possibles du chemin:
TIC intégrées ou non;
focus sur le contenu ou sur les compétences;
large ou étroit (dans le sens de plus ou moins de liberté d'action);
présence de béquilles (aide externe à l'apprenant) en nombre variable;
l'évaluation du parcours intégrée;
ouvert sur les autres chemins à proximité;
...
Jadis naguère j'ai schématisé quelque chose qui se rapproche de mon concept de «chemin». Mon cône représentant une SAO.
Question à moi de moi: comment favoriser un chemin «réforme»?
Pour y répondre: définir ce qu'est un chemin réforme. Revoir ces réponses et ces billets pour l'aspect TIC du chemin.
Je commence à aimer ma réflexion, elle m'oblige à objectiver ma situation et j'apprends des choses. Comme par exemple la définition de concombre
Sérieusement, il était temps que je questionne les choses établies. Que je m'assure que mes choix sont les bons pour moi.
J'ai déjà un projet en tête, une maison d'édition à mon école. On publierait des textes (poème, recherche de science, essai, textes informatifs sur les projets de l'école...), des dessins réalisés dans le cours d'art, des photos (de sculpture, maquette...), 2 ou 3 fois par année. Un groupe d'élèves s'occuperaient du roulement de cette maison d'édition. La vente de ces livres (ou revues) pourrait servir à financer des activités scolaires (au lieu du chocolat). Imaginez toutes les compétences et connaissances que ce projet mettra en pratique. Un des effets sera d'augmenter la signifiance de ce que les élèves produisent (enfin quelques productions du moins) en classe. De plus, les TIC seront ici des outils incontournables à intégrer dans la démarche, yesssssssssssssss!!!!!!!!
Un nouveau blogue (je suis un peu en retard) où vous pourrez trouver des gens qui sont positifs (ce que ne les empêchent pas d'être critiques quand même) face au renouveau pédagogique.
Grossssssse journée aujourd'hui. J'étais journaliste pour la journée lors de la compétition de robotique de la région 03-12. Consulter les traces de la journée. Mon portable a travaillé fort en traitement vidéo (du format AVI au FLV)
J'ai fait plusieurs petits vidéos et quelques photos qui permettent, je l'espère, de voir ce qui se passe lors d'une telle journée. Des vidéos plus complets seront également publiés (ainsi qu'un DVD) dans les prochaines semaines.
Une journée réussie où tout le monde a eu du plaisir, même le journaliste de TQS
Félicitations à toutes l'équipe des animateurs de la région, vous êtes vraiment cool!
Il était une fois (j'ai toujours voulu écrire ça) deux super-héros (ça aussi ça me fait du bien) qui furent un voyage vers un pays nommé le Canada (petite blague). En fait, nos deuzéros furent invité à un rassemblement de joyeux lurons dans la région de l'Outaouais pour y donner un spectacle ayant pour but d'y sauver quelques âmes.
Bon... OK... Assez les drôleries...
Pierre C et moi avons donc participé au colloque TIC de la région de l'Outaouais le 26 avril dernier. Colloque organisé par les animateurs RÉCIT de cette région en collaboration avec l'Université du Québec en Outaouais (et peut être d'autres personnes, ils étaient pas mal de monde à l'organisation).
1) Félicitations aux organisateurs! Une très belle journée où tout s'est bien déroulé.
2) Bravo à l'UQO pour son implication (en temps humain et en $$) dans ce colloque. Ceci démontre l'implication de l'université dans son milieu.
3) J'ai déjà dit (peut être écrit quelque part aussi) que le type formation que je préfère est la formule camp TIC (4.5 jours) car les participants ont le temps de faire des erreurs et de produire/construire une situation d'apprentissage intégrant les TIC à vivre en classe. L'impact d'une telle formule est perceptible.
J'aime bien aussi les 2 jours de formation sur un sujet précis, comme la robotique par exemple. Dans ce cas, après les 2 jours, les participants ont également construits leur SA bien qu'ici les erreurs sont moins nombreuses
Pour que ces deux types de formations puissent avoir des participants, des graines doivent être semées au préalable. Et un colloque régional TIC permet à cette semence de se faire dans un contexte stimulant.
Quelles sont donc ces graines? Une des graines, est le travail des organisateurs autour du projet commun. Je crois qu'on sous-estime les impacts et les retombés d'un travail en collaboration. Pour notre part (RÉCIT MST), nous avons semé cette fois-ci (lors des années antérieures nous avons semé de la robotique, de la publication web, des SAO, etc) une graine nommé Squeak et une autre nommé Geobidule (Geonext, Geogebra...).
Ma surprise fut de voir l'intérêt des participants pour le logiciel Squeak. Notre atelier présentait plusieurs TIC (sondes, microscope numérique, robotique, outils de sondages...) mais les participants furent attirés par cette application très difficile de prise en main. Pourquoi? Hum... Je n'ai que des hypothèses pour y répondre. Mais une des hypothèses que je fouillerai plus intensément est celle-ci: Squeak n'est pas un logiciel; ayant pour but de produire (texte, image, son, vidéo...) mais bien d'apprendre.
4) En conclusion, ce colloque réussi, année après année, à freiner l'immobilisme.
Suite à des lectures et des discussions intéressantes à propos des TIC, je me suis convaincu d'écrire le présent billet. Non pas que je n'ai pas le temps, mais bien que je me suis rendu compte que j'ai plus de questions que de réponses
Dans mon entourage on parle de plus en plus d'une solution à quelques problèmes à intégrer les TIC dans l'apprentissage des élèves: Que chaque enseignant qui en veut un, ait un portable fourni par le gouvernement.
U.P.P.E. = Un Portable Par Enseignant
D'abord, je veux préciser que pour moi, cette solution a beaucoup de potentiel en ce qui concerne la formation des enseignants. Formation sur les TIC mais aussi sur le programme de formation. Je ne veux pas par contre insinuer que cette solution règlera d'autres problèmes de notre système.
Préambule
Les billets suivants sont à lire pour bien saisir le pourquoi du présent billet (ce n'est pas une liste exhaustive mais ça fait un bon tour des lieux):
Si on met en place le projet UPPE, quelques questions me viennent à l'esprit.
Édition du 17/04/2007: Est-ce à l'école de se charger de l'intégration des TIC?
Si non, retirons la compétence TIC (et tous les, trop peu nombreuses, allusions aux TIC dans les autres parties du programme) et arrêtons d'en parler. Si oui. Sautons! Et vite!
Matériel
Quel type d'ordinateur met-on entre les mains des enseignants? Un portable de base (environ 700$) ou un portable à jour (1500$)? Quelle dimension devra avoir l'écran du portable (je pose la question car depuis que j'ai un écran 17 pouces je ne pourrais plus m'en passer)? Que voulons-nous que l'utilisateur fasse avec son outil? Que veut-il faire? Pendant combien d'année? Quels périphériques seront à connecter sur le portable?
Logiciel
Investissons-nous dans des licences logiciels propriétaires? Si oui, à combien arrêtons-nous de payer? Il faut dire que selon les besoins, le coûts des licences dépassent le coût du matériel! Insistons-nous sur la légalité de l'utilisation des logiciels installés sur le portable?
Formation/support
On ne peut pas passer outre la formation et le support/accompagnement lorsqu'on veut offrir un nouvel (qui fait peur à certains) outil dans les mains des enseignants.
Technique
Les compétences techniques à développer sont considérables. Pensons à ces quelques aspects: se connecter à un réseau (fil, sans fil, maison, école, CS, colloque...), virus, spam, sauvegarde, la sécurité, formats de fichier, communication (RSS, courriel, SPIP, forum, portfolio numérique, portail...), données confidentielles, etc. La réparation du portable se fera en combien de temps?
Pédagogique
Que faire en classe avec l'ordinateur? Comment l'ordinateur peut aider à l'apprentissage? Quelles sont les stratégies à exploiter pour favoriser cet apprentissage? La compétence TIC se développe/s'évalue comment? Que veut dire Intégrer les TIC?
Réel et virtuel
Afin de d'optimiser les retombés de ce projet, on doit, selon moi, rapprocher le support de l'enseignant le plus possible. En ce sens, ne serait-il pas intéressant que la personne aidante soit dans l'école (un poteau TIC), non à la CS et accessible qu'aux 3 semaines? De plus, l'accompagnement (la formation également) virtuel ne serait-il pas à mettre en pratique? Si oui, est-ce qu'on centralise le tout (un site unique pour augmenter le nombre de personnes pouvant s'entraider) ou on laisse les commissions scolaires s'organiser? Est-ce que l'expertise pour ce type d'accompagnement existe dans le réseau?
Que laisse-t-on comme liberté aux utilisateurs?
Si on remet un portable à un enseignant, que pourra-t-il faire avec? Installer des logiciels qu'il trouve sur le web ou dans une revue? Désinstaller des applications non désirées? Choisir son anti-virus et autres bidules de sécurité? Formater le disque pour installer un autre système d'exploitation? Installer son imprimante de la maison?
Ouf!
Plusieurs questions où je n'offre aucune réponse :o(, car j'ai une petite dernière: qui doit y répondre? Le MELS? Les CS? Les utilisateurs? Les services informatiques ou pédagogiques? Je crois que le problème majeur est dans cette question ainsi que dans le fait que chaque groupe a sa propre vision de la chose. Visions pas toujours simples à concilier. Notre structure est plutôt lourde pour ce type de projet. N'oublions pas que le projet UPPE demandera une collaboration de tous pour voir le jour et pour avoir les retombés désirés.
Suggestions
Bien que je ne répond pas à mes questions, voici quelques humbles suggestions pour ceux qui décideront.
Service pédagogique, faire des TIC une priorité
On ne peut pas laisser «seul» les utilisateurs face à ce puissant outil, le service pédagogique doit faire de l'intégration des TIC une priorité. Priorité qui devra se transformer en volonté systémique (comme la lecture, qui se retrouve sur toutes les lèves, pour plusieurs commissions scolaires par exemple) d'intégrer les TIC dans l'apprentissage.
RÉCIT, utiliser 100% des subventions pour les TIC
Il y a déjà un budget qui permet aux enseignants d'avoir de la formation/accompagnement pédago-TIC. Je suggère donc d'utiliser au maximum ces sous pour ce pourquoi ils existent. Trop d'animateurs RÉCIT sont noyés dans dans un flot de dossiers autre que les TIC. Lorsque ceci sera fait, on pourrait penser à ajouter des troupes, essentielles à ce projet.
Plan d'action triennal par les enseignantes et enseignants
L'utilisateur devrait avoir un plan d'action (plan de formation) triennal afin de s'assurer que l'investissement aura des retombées en classe. On pourrait peut être suggérer un plan d'équipe cycle?
Service informatique, ajout de techniciens associés à la pédagogie
On ne peut pas ajouter plusieurs centaines de postes dans une commission scolaire sans ajouter du personnel technique pour supporter les utilisateurs.
Bien cibler les rôles des intervenants
Plusieurs intervenants comme les services pédagogiques (conseillers pédagogiques) et informatiques (techniciens), RÉCIT, poteau TIC, AQUOPS, etc, seront appelés à travailler avec l'utilisateur. Il serait important, essentiel même, que tous connaissent leur terrain de jeu afin d'éviter les problèmes. Voir par exemple le schéma suivant qui défini le mien.
Conclusion
Les problèmes pour l'intégration des TIC sont multiples, donc LA solution n'existe pas. UPPE peut révolutionner l'éducation, en avons-nous le goût? Allez UPPE! Freinons l'immobilisme!
Expression qui fait sourire certains, qui ne dit rien à d'autre. Il faudra que j'élabore un peu plus pour bien expliquer le contexte et ce que ces mots représentent pour moi.
Définition de immobilisme selon Antidote:
Attitude d’une personne, d’une collectivité qui refuse toute innovation, tout progrès et se satisfait de l’état présent des choses.
et selon Wikipedia:
Le conservatisme au sens générique est un phénomène psychologique relativement courant, appelé aussi résistance (ou aversion) au changement ou immobilisme, consistant à désirer, et tenter d'obtenir par diverses formes de comportements d'opposition ou de préservation, le maintien du statu quo par aversion à l'incertitude. Par exemple il conduit à l'aversion à la dépossession.
Petite question à moi de moi pour débuter la réflexion: autour de toi Pierre, observes-tu des actions/stratégies employées par des gens pour que rien ne change? Tant au niveau personnel, professionnel que politique.
Deuxième question: crois-tu Pierre que tes stratégies/actions permettent de freiner cet immobilisme? As-tu des exemples à mettre sur la table pour expliquer le tout?
Troisième question: que penses-tu de la distance grandissante entre ceux qui freine l'immobilisme à fond et ceux qui ont le pied léger?
Hiiiiiiiiii!! Grosses questions? Je vais y réfléchir, mais j'aurai besoin d'aide je crois.
P.S.: En passant, la personne qui m'a fait connaitre cette expression (qui n'est pas de moi) est M. F.B. Je ne veux pas le nommer avant d'avoir eu son OK.
Je viens d'assister à une conférence sur le sujet où on a pu comprendre que tout n'est pas blanc ou noir. Nos préjugés face aux jeux vidéos (tout comme le Web) ne sont pas tous fondés. On peut tirer du positif des jeux, mais il faut demeurer vigilant. Comme toujours quand l'éducation de nos enfants est en jeu.
Belle conférence sur un thème qui pourrait être davantage exploité en classe.
10h00:
Ouais... beaucoup de personnes dans l'atelier de Benoit... je lasse donc ma place à une autre personne pour qu'elle puisse avoir du plaisir sur les terminaux X.
Je m'installe donc sur une table pour y préparer mon atelier de demain... j'écris un article sur LinuxEduQuébec (de nouveau en ligne depuis la mort de notre ancien serveur).
11h30:
Diner avec Frank et Pierre, discussion sur le sécurité informatique et autres bidules. On salue au passage M. Lessard, Yvan de son prénom, qui n'a pas d'amis.
13h30:
Je laisse encore ma place à d'autres sur les terminaux X... je vais voir un autre atelier... erreur... je vais donc terminer ma préparation pour demain... ça va être tout un spectacle
14h00:
Gilles et Pierre préparent leurs ateliers sur Squeak (notre nouveau dada)... je les dérange un peu... beaucoup même.
Phrase du jour: Freinons l'immobilisme!
14h40:
Discussion autour du projet Cyberfolio (le site est mort pour encore quelques jours). Une décision importante a été prise, le projet continuera malgré l'absence de $$. Un autre projet sera également publié. Le nom n'est pas encore choisi mais ça va ressembler à quelque chose qui tourne autour des SAE. Pas clair vous dites? Vous avez raison
Hier soir, en zappant entre les mauvais jeux du Canadiens, j'ai entendu un comédien québécois dire:
L'école doit filtrer la vie, les jeunes ne devraient pas avoir accès à un ordinateur car il y a des choses très mal qui sont accessibles sur Internet.
Bon, ce n'est pas le verbatim, ma mémoire n'est pas très bonne, mais disons que c'est ce que j'en ai compris.
Ho! De quoi ça parle? Un débat sur «Est-ce que les technologies abrutissent les jeunes?» Hi! Toute une question (relier 3 concepts comme les jeunes, l'abrutissement et les TIC est selon moi aussi tordu que d'essayer de relier intelligence, vieux et passer à la tivi). Et là je me demande en quoi ce comédien est sur le panel? Mais bon...
Donc, selon lui, il faut faire de l'école un lieu où les jeunes sont isolés des côtés noirs de la société, de la vraie vie quoi, avec ses qualités et ses défauts. J'ai été un peu ébranlé par la vision, mais je me suis posé une question: quel % de la société pense comme lui? Quel % des enseignants pense comme lui?
Je ne suis pas de ceux-là. Pour moi, une école qui «interdit» au lieu d'éduquer passe au côté de sa mission. Car une école ne peut pas faire semblant que l'Internet (avec son bon comme son mauvais), la violence, les abus, la sexualité chez les jeunes, la malbouffe, la drogue, les Têtes à claques... n'existent pas en isolant (créant un monde artificiel) les jeunes de la société. L'école doit préparer les jeunes à «dealer» avec le côté obscur de la force, et pour ce faire ces côtés obscurs doivent au moins être nommées/discutés/analysés... Enfin, c'est ma petite vision de parent et d'enseignant.
J'ai manqué un bon bout du débat (le Canadiens remonte), mais l'animateur de Méchant contraste a très bien défendu mon honneur Car je suis un de ces abrutis (avec un cerveau en jello selon une des participantes) qui a joué à des jeux vidéo, qui a écouter de la musique heavy metal, qui a écouté la tivi rempli de violence, qui utilise Internet depuis 10 ans, qui... intègre les TIC dans sa vie quoi!
Finalement, je me suis rendu compte que pour moi un site web est autant réel (bien que dans la «virtualité») qu'un livre.
«À quoi je rêve? Hum... à plein de choses, mais il y en a une qui me tient à coeur, votre avenir.» répond leur papa avec une petite larme naissante sur le coin de son oeil.
«C'est quoi un avenir?» Demande l'ainée.
Le papa, un peu surpris par la question, prend une seconde et quart pour réfléchir. Il essaya donc une réponse:
«Euh... un avenir c'est comme une boîte à outils... plutôt comme un coffre aux trésors (elles n'ont que 9 et 5 ans après tout). Un coffre qui contient des potions magiques pouvant vous aider à affronter les gros méchants que vous rencontrerez durant votre belle histoire. Ce n'est pas n'importe quelle potion qui fonctionne sur les méchants, à chaque méchant sa potion. Les méchants aussi s'améliorent/changent.» philosophe papa.
«Il y a aussi des clés qui pourront, peut être, vous ouvrir les portes des plus beaux châteaux que vous désirerez visiter. Ce coffre, maman et papa vous aident à le remplir, mais ne peuvent pas le faire à votre place. Vous devez faire des expériences pour créer vos potions et ramasser le plus de clés possible.» ajoute-t-il.
«Est-ce que mon coffre est beau?» demande le bébé mouche.
«Bien sûr qu'il est beau, tu as déjà de très bonnes potions magiques et de nombreuses clés.» dit papa en faisant un câlin à son bébé.
«Où on peut trouver d'autres clés papa?» demande la grande fille qui veut un câlin aussi.
Belle porte ici pour le conseiller en moi
«Il y a des clés partout autour de toi. Dans les livres, à la télé, au cinéma, dans les tiroirs de tes parents et amis. Mais il y a un lieu où tu pourras trouver plusieurs clés et des nouvelles recettes de potions: à l'école. Une école comme celle présentée dans ce petit vidéo. Une école qui te prépare à vivre ton histoire avec le plus beau coffre possible.»
«Tu sais papa, on va à l'ordinateur quelques fois nous aussi.» me signale ma fille de 3e année.
«OK, est-ce qu'on cherche des clés en chatouillant maman?» terminant la discussion ici afin de changer de sujet
L'émission du 29 janvier 2007 de Méchant contraste! a traité des TIC dans nos écoles avec l'aide de messieurs Mario Asselin et Gilles Jobin. M. Lucien Francoeur nous a illustré à sa façon ce qui se passe dans nos classes. Voici donc mes notes (ce n'est pas un verbatim).
Les enseignants ont un urgent besoin d'accompagnement pour relever le défi de l'intégration des TIC.
Oui oui oui. Il ne faut pas lire ici: formation sur un logiciel X, décidé par le formateur. Mais bien: formation/accompagnement sur le comment on peut intégrer les TIC dans la classe afin de répondre aux besoins de l'enseignant dans ce qu'il vit dans sa classe.
On veut agir avec les connaissances.
Pas seulement les consommer.
Les immigrants (enseignants) parlent avec un «gros» accent aux natifs (enfants).
Belle image!
Il est futile d'enseigner l'utilisation d'un logiciel .
Ho! Je suis d'accord. Visons le développement de compétences/stratégies TIC au lieu des connaissances TIC.
L'école n'a plus le monopole de la connaissances.
On ne s'en est pas encore remis je crois.
Gilles: (beau chandail )
On manque d'une vision au Québec sur les TIC.
Et dire que certaines personnes croient que nous en avons une!
Les services informatiques sont un problèmes.
Il faut avouer qu'il y en a qui sont des solutions.
1 portable par prof.
Qui dit mieux comme stratégie pour former nos immigrants TIC?
Lucien Francoeur:
Investissons dans nos écoles.
Voir la proposition de Gilles ci-haut.
Nous utilisons des anciennes méthodes pour une nouvelle espèce.
Ho! Ça «fesse». Mais est-ce faux?
L'émission n'a que survolé le problème. Je suis certains que Mario et Gilles en ont dit beaucoup plus. Mais c'est quand même intéressant qu'on en parle à la tivi.
Édition: Suivre ce lien pour écouter Gilles un peu plus longuement. Si quelqu'un trouve un vidéo de Mario, le faire savoir SVP.
C'est ben clair que j'ai une opinion sur les TIC. Ça ne veut pas dire que je veux avoir raison.
C'est ben clair que certaines personnes aimeraient que toutes les évaluations de la situation des TIC dans les classes soient positives. Pas besoin d'être un docteur en évaluaiton pour voir que les TIC ne sont pas très populaires en apprentissage. Il faut juste se promener dans les écoles et regarder dans les classes.
C'est ben clair qu'en ne questionnant pas ce qui se fait avec les TIC, on n'aura pas de «mauvaises» réponses. Je me questionne d'ailleurs sur mes formations qui sont ouvertes à tous. Cependant, seuls les enseignants désirant (je ne peux pas obliger les gens) être accompagnés dans leur développement de la compétence TIC sont présents et actifs.
C'est ben clair qu'on ne comprend pas la compétence TIC tous de la même façon. Utiliser et intégrer les TIC sont parfois utilisés comme synonymes. Dans ce cas, un travail sur le fond est nécessaire avant d'aller plus loin.
C'est ben clair que la compétence TIC n'est pas un concept statique, il évolue au même titre que les TIC. Les TIC d'il y a 10 ans ne sont peut être pas les meilleures TIC pour répondre aux besoins d'aujourd'hui.
C'est ben clair que ce n'est pas l'outil qui est important, mais bien ce qu'on en fait. De là, la pédagogie avant la technologie. Ce qui ne veut pas dire qu'on doive tout faire avec un seul outil X.
C'est ben clair que les outils TIC n'ont pas tous le même potentiel pédagogique pour le développement de compétences. Résoudre des problèmes de mathématique avec un éditeur de texte, est plus compliqué qu'avec Geonext par exemple.
C'est ben clair que, comme enseignant, on a à développer les compétences du programme de formation, non pas former sur un logiciel X (qui peut être fait dans un cours à option par exemple) qui sera peut être utilisé dans le futur emploi de l'élève. Sinon, la liste des apprentissages viendrait d'être allongée un ti-peu.
C'est ben clair que d'essayer de faire les choses autrement que durant les dernières 10 années peut causer des maux de têtes. Mais si on continue dans la même veine, qu'est-ce qui changera? Je vois mon travail comme un outil que la société s'est donné pour faire bouger les choses. Si plusieurs éléments sont en mouvement, il sera peut être plus facle de déterminer lesquels sont dans une direction porteuse?
C'est ben clair qu'on peut prendre des phrases ici et là et leur faire dire plein de choses et que tout le monde a le droit à ses opinions. Le respect est alors, selon moi, le plus important quand le but est de construire.
M. Guité (avec un grand M) fait partie de mon top 5 (peut être 3) des blogueurs. J'aurais aimé écrire 10 pages pour expliquer pourquoi. Mais voici un mot qui en dit long:
MERCI!
Fouillez dans les archives de ce blogueur, il y a des merveilles.
Le billet de M. Robert Viau (pour son retour) m'a motivé à écrire ce billet. Car moi aussi je deviens las des débats où les intervenants utilisent les même mots mais se les représentent de différentes façons. Afin d'aider à la lecture de mes anciens et de mes futurs billets, voici un petit glossaire (non exhaustif et très synthétique) personnel. Vraiment personnel (même si Gilles a été mon 1er lecteur/commentateur).
Ce billet reste ouvert car selon mes relectures et les commentaires, des ajouts peuvent être faits. Utilisez les commentaires pour les demandes spéciales
Bulletin
Bulletin en cours de cycle: Photo (servant à communiquer avec, entre autre, les parents) de l'élève prise à un moment précis. Si la photo est claire (non floue), on peut y trouver des pistes sur comment aider l'élève à s'améliorer. Et aider l'élève, ça ne veut pas dire que comme il est en haut de la moyenne que ça va bien. Ou encore: continue mon grand!
Bulletin en fin de cycle (merci Gilles): Communication officielle indiquant le niveau atteint par les élèves dans toutes les compétences. Au secondaire, l'outil utilisé pour situer l'élève est les échelles de niveau de compétence.
La compétence, c'est être capable de se débrouiller avec des connaissances, et entre autres, être capable de s'ajouter des connaissances, et, surtout, de reconnaître qu'on doive s'en rajouter et de trouver de bons moyens pour le faire.
Ici le terme «connaissance» inclus les savoirs déclaratifs et les savoirs procéduraux (savoir-faire).
Différenciation
Malgré l'unicité de l'élève, il peut apporter/exploiter ses forces lors de la situation d'apprentissage. L'apprenant n'a pas à faire (tout) comme on lui dit de faire. L'enseignant peut alors cibler (il est difficile de voir des besoins dans un groupe qui prend des notes) les besoins particuliers de ses élèves et agir (sur l'individu) en conséquence.
Domaines généraux de formation
Partie du programme de formation qui permet, entre autre, de trouver un lien entre la vie «réelle» (en opposition au monde artificiel souvent créé dans l'école) et les apprentissages à réalisés. Ils sont également des apprentissages commun aux disciplines.
C'est dans les domaines généraux de formation que se situe les intentions d'apprentissages. Ex. «Situation d'apprentissage» = La terre étouffe. On peut gérer cette SA en fonction des MÉDIAS (comment il est traité par la tv,), Santé et bien-être (en quoi le réchauffement risque de nous causer des problèmes de santé), Entrepreneuriat (quels sont les métiers qui étudient le réchauffement...) etc. (Merci encore Gilles)
Évaluation
Action (durant une situation d'apprentissage et d'évaluation) qui permet à un enseignant/apprenant de porter un diagnostique sur les apprentissages de l'apprenant pour l'aider à «avancer». Les type d'actions sont nombreux: questions directes, autoévaluation, questionnaire, suivi d'un portfolio, etc. Ces actions se posent à tous les moments de l'apprentissage. Lors d'une situation d'évaluation (qui est diffrent d'un test de 75 minutes), on évalue, entre autre, l'autonomie de l'élève face à un nouveau (ou des) défi.
Formation
Moment offert aux enseignants pour développer (ils sont donc en action) leurs compétences, pour (co)créer des situations d'apprentissage, échanger avec d'autres enseignants, s'approprier divers outils pédagogiques (comme les TIC ou autres), etc.
Intégration des TIC
Permettre à l'apprenant d'exploiter des technologies de l'information (adéquates et bien exploitées) et de la communication dans son «projet» (voir plus bas pour une définition de projet).
À partir de projets, de recherche ou de situations
problématiques
À partir de l'enseignant
Relations didactiques
Fréquence élevée d'activités
d'exercisation
Rôles de l'enseignant
Toujours un collaborateur
Toujours un médiateur
Parfois un apprenant
Toujours un expert
Toujours un transmetteur d'informations
Détenteur du «savoir»
Rôles de l'élève
Un «constructeur actif» de connaissances
Un collaborateur
Parfois un expert
Une personne qui écoute (récepteur passif)
Toujours un apprenant
Accent en enseignement
Développement de compétences
Création de relations
Réponses à des questions complexes
Acquisition de connaissances
Mémorisation
Insistance sur les informations brutes
Développement d'automatisme
Conception de l'apprentissage
Transformation d'informations en connaissances viables
Accumulation d'informations et de connaissances
Association des connaissances les unes aux autres
Preuve de réussite
Qualité de la compréhension et des connaissances
construites
Qualité des compétences développées
Transférabilité des apprentissages
Quantité d'informations retenues
Évaluation
En référence aux compétences développées
Portfolios
En référence aux connaissances
Tests exigeant des réponses brèves
Attitudes attendues de la part des élèves
Travail en coopération (entraide)
Relations d'interdépendance
Individualisme
Relations de compétition
Caractéristiques d'environnements
pédagogiques axés sur la construction de connaissances
et d'environnements pédagogiques axés sur l'enseignement.
[Figure traduite et adaptée de Dwyer (1994)]
Placer l'élève au centre de ses apprentissages
Donner du «pouvoir» à l'élève sur différents aspects de la situation d'apprentissage, comme les outils à utiliser pour construire (je n'ai pas écrit transcrire) ses notes de cours, par quoi commencer (lire, explorer le matériel/ressources, discuter avec ses coéquipiers...) lors d'une situation d'apprentissage, quel type de production sera réalisé, etc.
Projet
Tiré de Antidote:
Ce que l’on a l’intention de faire, ce que l’on veut atteindre. Un projet chimérique, irréalisable, insensé. Projet administratif, économique, politique. Un projet secret. Faire des projets. Ébaucher, concevoir un projet. Caresser, mûrir, nourrir un projet. Dévoiler ses projets. Avoir un projet.
Programme de formation
Principal (et possèdant un poids légal) outil pour un enseignant. On y retrouve ce que l'apprenant doit développer au cours des différents cycles, des pistes pour l'enseignant sur des méthodes à utiliser pour favoriser ce développement chez l'apprenant, des indicateurs aidant l'enseignant à situer l'apprenant, etc.
Réforme
Projet de notre société pour mettre à jour le système d'éducation afin de mieux préparer nos enfants à vivre dans notre temps.
Ha oui! Le titre du billet. Je faisais référence à mon curé de paroisse qui est meilleur que le vôtre
En passant, le site «Jasons réforme» offre encore et toujours de bonnes questions/explications.
27000, un gros nombre n'est-ce pas? Suite à cette nouvelle je me suis posé ces questions.
Être contre un bulletin trop compliqué à comprendre, est-ce être contre le renouveau pédagogique?
Être contre l'absence de «recette» évaluative, est-ce être contre le renouveau pédagogique?
Être contre le manque de formation de qualité pour mieux comprendre et appliquer une pédagogie basée sur le développement de compétences, est-ce être contre le renouveau pédagogique?
Être pour que les élèves construisent des «savoirs», est-ce être contre le renouveau pédagogique?
Être pour une amélioration de la qualité de la langue chez les élèves, est-ce être contre le renouveau pédagogique?
Être contre ... est-ce être contre le renouveau pédagogique?
De plus, pour que le renouveau pédagogique puisse causer des problèmes irréparables, encore faudrait-il qu'il soit appliqué, non? Ce n'est pas parce que le bulletin d'une école a changé de forme que l'on applique la «réforme».
Merci aux médias qui prennent le temps d'aller voir les gens qui sont pour la suite, et une certaine amélioration quand même, de ce renouveau car il y en a. Le problème est qu'on tente de créer un «omerta» autour de celles et ceux qui apprécient ce changement. J'espère que mon syndicat me demandera mon point de vue avant de prendre position officiellement pour ou contre le renouveau pédagogique.
Je me demande si les médecins sont nostalgiques du bon vieux temps?
Après la lecture de ce billet de M. Roux j'ai voulu lui répondre dans les commentaires. Mais comme la réponse est un peu longue j'en ai fait un billet.
Bonjour M. Roux.
Merci de ce billet très intéresant. Je dois dire qu'il m'a fait un grand bien en ce dimanche matin
Or, il n’est écrit nulle part dans le Programme de formation de l’École québécoise que les intervenants en éducation doivent s’en tenir à une forme unique d’enseignement, pas plus qu’il n’est écrit qu’une de ces formes est supérieure à une autre.
Voilà un aspect qui a été très mal compris (peut être mal expliqué aussi) je crois. Le programme de formation offre la possibilité d'ouvrir sa pédagogie sur plusieurs approches selon les besoins/contraintes. Je crois que chaque enseignant peut choisir le «comment» il abordera tel sujet. Ce n'est pas le programme qui le détermine. Ce qui change par rapport à l'ancien programme est que l'on pouvait atteindre les «objectifs et sous-objectifs et sous-sous-objectifs» en utilisant que l'enseignement explicite. Ce qui n'est plus possible dans un contexte de compétences. Ceci ne veut pas dire par contre que l'enseignement explicite est évacué. Seulement qu'on doit varier nos stratégies pour parvenir à l'atteinte des buts du programme de formation d'aujourd'hui (il faut noter que la société et ses exigences ont bien changé depuis 30 ans).
Pour ce qui est de l'importance que j'accorde aux diverses critiques du renouveau pédagogique, j'accorde beaucoup de valeur aux paroles de profs qui disent ne plus vouloir revenir en arrière après avoir «goûté» à cette souplesse pédagogique. Est-ce que les dénigreurs féroces ont essayé d'enseigner différemment où ils se basent uniquement sur des études choisies?
Question: est-ce que les effets à long terme de l'ancien programme ont été documentés? Est-ce que dans notre société d'aujourd'hui la seule connaissance du tableau périodique des éléments (par exemple) est suffisant pour devenir un citoyen pouvant prendre des décisions éclairées dans des sujets scientifiques comme l'énergie nucléaire? Ma réponse est non. Selon moi, l'îlot de rationalité (Gérard Fourez) s'approche plus de ce qui faut développer chez les élèves. Et cet îlot est très difficilement atteignable avec une seule approche pédagogique (enseignement explicite ou pédagogie du projet).
Bon assez... je te remercie encore de ce billet André.
Une autre fin d'année scolaire pour moi. Je suis chanceux, je n'ai pas hâte à mes vacances (sauf pour passer plus de temps avec ma famille) car, bien que fatigué, j'ai plein de projets en tête.
Ce qui marque la présente fin d'année est peut être tout ce qui se dit/écrit à propos de la réforme, vous savez cette bibitte que «personne» n'a choisie, qui a été construite par les personnages incompétents, qui sacrifiera des milliers d'enfants, qui nous oblige à enseigner avec une seule approche pédagogique, qui élimine la nécessité des connaissances, qui marche pas quoi...
Je dois avouer que si je compare tout ce qui a été écrit/dit sur le sujet avec ce qui a été réalisé (enfin de ce que j'ai vu) en classe cette année, je préfère ll'action à la parole. Non pas que je ne veux pas débattre sur la réforme, mais rien de vaut de travailler avec des gens à s'approprier le programme et à le vivre en classe d'une façon qui leur convienne (avec leur valeurs, leurs forces, leurs compétences...). Et c'est dans ce contact avec le milieu actif que je puise ma motivation à continuer. Car à lire des textes de trolls et à s'imaginer qu'ils sont nombreux ça pourrait décourager son homme.
Ceci dit, je suis parfaitement conscient que tout changement ne peut avoir bonne presse. Ce qui me fait peur par contre ce sont les politiciens qui eux n'aime pas la mauvaise presse
Note à moi: relire ces textes pour me remettre dans le bain après 5 belles semaines de vacances déconnectées (je l'espère):
Dans ce billet que je trouvais fort en ti-péché le fait qu'on puisse affirmer que la réforme était en train de SACRIFIER des élèves. Et bien, je l'ai encore lu dans une de mes rares lectures des mails sur une liste de diffusion quelconque.
1) Je cherche encore cette fameuse école qui applique le programme de formation à 100% depuis assez longtemps pour pouvoir affirmer que ce programme neutralise nos élèves.
2) Avec un peu de mauvaise volonté ne pourrait-on pas affirmer que l'ancien programme sacrifiait 50% des garçons? et un bon % de filles.
3) Est-ce que l'école est LA source de toutes les réussites de nos élèves? Pour moi, le milieu familiale est majoritaire la-dessus. Et sur les échecs aussi. Mais ça, c'est pas sexy à planter des familles.
4) Quelle sera la réponse de ces «trolls» lorsqu'un article affirmera que grâce à la réforme on a réussi à améliorer quelque chose? Qu'il est trop tôt pour faire une telle évaluation? Que les profs de ces élèves n'appliquaient pas le programme? Que c'est pas vrai pour tous les milieux? Blablabla...
Je me répète: la réforme n'est pas parfaite. Le programme de formation n'est pas parfait. Le processus d'implantation/formation n'est pas parfait. Mais on est ailleurs que de ce que j'ai décrit ici. Et comme le programme de formation est très ouvert, travaillions ensemble à l'appliquer comme des professionnels plutôt que de tout décrier.
Lors de ma petite lecture de quotidiens de ce matin j'ai eu un brin de tristesse (oui oui, tristesse) en lisant l'article «Le PQ veut écarter la réforme scolaire» de la page A11 de «La Presse».
Bon, pas de panique, mais la tristesse est encore présente, ce n'est qu'en discussion au conseil national du parti. Voici mon interprétation de l'article:
Retour à la bonne vieille mémorisation des connaissances, c'est important de savoir la date de la Saint-Jean.
Retour au bon vieux % sur les bulletins, ça en dit tellement plus sur les forces de nos enfants.
Ajout d'heures de présence à l'école, empilons plus et plus longtemps.
Faisons un palmarès des écoles, ça va les motiver à en faire plus (de tricheries peut être).
Augmentons la difficulté des examens de fin d'année, ça va motiver les élèves.
Ça sent les élections à plein nez. On veut aller chercher les profs qui ont subit (comme moi) la loi 142 et qui ne veulent pas de changement. Si au moins on voulait retourner en arrière pour aider les élèves à mieux préparer leur avenir. Mais non, on le ferait pour huiler la roue qui grince.
Pas grave, j'ai encore de beaux projets en devenir dont un qui s'enrichira lundi AM: météo.
Il ne se passe pas une semaine sans que quelqu'un de mon entourage (ou les médias) écorche la réfor... oups... le renouveau pédagogique. Pour de multiples raisons on veut croire que ces changements n'étaient pas nécessaires, que tout allait bien. Plus encore, que nous allons SACRIFIER toute une génération! Fort en ti-péché.
Voilà que ce matin je reçois un mail de Gilles avec un lien vers un article qui a mis un sourire en coin dans mon visage. GROS COMME ÇA
Le plus cool est que c'est un prof qui l'a écrit, pas un CP (ou pire un animateur RÉCIT) ni une direction d'école, ces méchants vendeurs de réforme, non non un prof!
Hier fut une très bonne journée pour moi. J'ai travaillé avec Benoit sur un projet qui me tient à coeur et discuté/travaillé à distance avec Gilles de ce projet. Le projet: LinuxÉduQuébec.
Tout en travaillant, Gilles me donne une adresse à aller voir. Il rit! Est-ce une blague? Non non, va voir ordonne-t-il. http://www.gilles-jobin.org/manuel/. Bon c'est quoi ça? Un manuel scolaire! Hum... Gilles rit de plus en plus. Pourquoi tu ris?........................
Je n'ai pas trop compris pourquoi ces rires (ou peut être que oui ), mais après avoir lu son billet, je crois que Gilles s'est enfin pris au sérieux. Même Mario l'a pris au sérieux, c'est tout dire
Donc un manuel pour les élèves (Gilles arrêtes de rire) à coécrire, cool! J'y mettrai sûrement mon nez sous peu. Je crois même que ça mériterait un thème (feuille CSS) spécial. Je vais voir ce que je peux faire.
Journée riche en idées de toutes sortes. Voici en vrac certaines d'entre elles.
Les TIC sont porteuses de nouvelles exclusions. C'est à dire qu'il se creuse (l'élastique s'étire) un écart entre ces personnes de notre société: entre les utilisateurs/intégrateurs des TIC et les analphabéTIC. L'élastique s'allonge au rythme de l'arrivée de nouveaux utilisateurs/connecteurs car plus on est de fous plus on fait avancer notre groupe. Quand se brisera-t-il cet élastique?
«L'expression numérique» du plus grand nombre (pas tous, il reste les appareils et la bande passante à acheter) est possible grâce aux logiciels libres.
Un de ces 4, organiser une formation où on va se ballader dans le ville/village/parc... pour prendre des photos, les retravailler avec des logiciels de traitement d'images puis les publier su BIL par exemple. On formerait ainsi sur plusieurs TIC tout en ajoutant des photos libres à une banque et en formant sur les droits d'auteurs/licences/philosophie de partage... L'idée est transposable pour des vidéos, des entrevues dans le milieu de personnes ayant des souvenirs d'une autre époque, des recettes du «terroire», etc. Mettre en action des élèves pour qu'ils publient sur Wikipedia (ou ailleurs) des «mémoires» recueillies chez des personnes agées de leur milieu, des entrevues de scientifiques/artistes/journalistes/épiciers/brigadiers/... qui font connaître leur passions... serait un beau projet (enfin selon moi)
Une citation de Confucius (-551: -479): «Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voudraient le contraire, et l'immense majorité de ceux qui voulaient ne rien faire.» Puissant!
M. Benoit (ci-dessous) qui nous a présenté (en tant que cofondateur/cowebmestre/coauteur de LinuxÉdu-Québec.org) encore une fois un très bon atelier sur le libre en éducation avec une vision que j'oserais qualifier de systémique. Bravo Ben.
Mise à jour: Une conférence de M. Michel Briand, adjoint au maire de Brest (France), nous a fait connaître de très beaux projets communautaires dans la ville de Brest. Voir le site principal et les wikis (colonne de droite au bas). Grâce à ses écrits j'ai trouvé ce blogue québécois sur le libre: http://www.experts-libre.org/
M. Mario Asselin a écrit un billet très intéressant ici. Les commentaires sont également à lire.
J'aime beaucoup la question de M. Asselin: «À qui profite le désordre que plusieurs entretiennent au sujet du renouveau pédagogique?»
Les lignes qui suivent ne sont pas le fruit d'une recherche scientifique, mais seulement d'observations personnelles dans le cadre de mon travail (et de mes années d'enseignement).
Est-ce que le désorde profite:
À l'enseignant qui depuis plusieurs années faisait autrement (que ce qu'il a toujours vu faire) dans sa classe, qui donnait un peu de place aux élèves pour découvrir leurs forces et défis OU au prof qui reprend année aprés année ses mêmes notes de cours avec les mêmes exercices photocopiés un an à l'avance?
À l'«universitaire» défenseur du socio-constructivisme, qui publie des travaux en lien avec cette théorie OU à celui qui n'a pas été retenu (ni ses travaux) par l'équipe de rédacteur du programme de formation?
À l'élève qui veut sortir de l'école avec suffisamment de connaissances/habilités/compétences/savoirs... afin de se trouver/choisir un job à la hauteur de ses attentes OU à celui qui veut trouver, par tous les moyens possibles, comment se glisser tel un serpent entre les mailles du système et sortir avec son diplôme sans effort.
Au CP qui aime travailler avec les profs et les élèves dans la classe sur des projets déstabilisants pour tous dans un but d'apprentissages (pour tous) OU celui qui veut lire et citer tous les auteurs qui pensent comme lui?
À l'animateur RÉCIT qui est prêt à mettre du temps pour s'approprier des dizaines de logiciels ou technologies afin de pouvoir mieux orienter les profs dans leurs choix de TIC (selon leurs besoins) OU celui qui veut tout faire avec les 3 mêmes outils qu'il connait parfaitement?
À la direction d'école qui veut jouer son rôle de leader pédagogique et prendre en main la période de transition entre l'ancien programme et le nouveau, qui soutien/motive ses profs en leur donnant les moyens (pas juste financier) de réaliser leurs projets OU celui qui veut continuer comme il faisait avant sans trop causer de remous dans son école?
Aux médias qui veulent faire un portrait fidèle de ce qui devrait se passer dans une clase qui prépare adéquatement ses élèves OU aux médias qui veulent vendre de la détresse?
Aux parents qui, en s'informant avec d'autres sources que les médias, ont réussi à se faire une tête sur le renouveau pédagogique et comprendre que ce que veut faire l'école d'aujourd'hui est pour le bien de leur enfant OU celui qui ne voit l'école comme un endroit qu'il déteste depuis l'âge de 6 ans?
Notre société, depuis près de 10 ans, veut mettre à jour l'éducation afin de mieux répondre aux exigences de demain (en fait ce sont des besoins d'aujourd'hui). Est-ce qu'on a la meilleur façon d'y parvenir? Non, car il n'y a pas de méthodes parfaites quand il s'agit de changements de société, mais ce n'est pas en monopolisant les médias, listes de diffusions, blogues, avec du désordre que ça va améliorer les choses.
J'ai hâte de voir si mon billet sera attaqué par le désordre? J'ai hâte de mettre des noms sur ce désordre
Dans le quotidien Le Soleil d'ajourd'hui, 22 avril 2006, en page A29 on peut lire un article sombre: «La violence pousse des enseignants à l'abandon».
Une question: combien d'enseignants ont abandonné sans démissionner? Je ne le cacherai pas, je crois qu'il est de plus en plus difficile d'enseigner, et pas seulement à cause de la violence, de la démotivation des élèves, des problèmes d'apprentissage, de la démotivation des collègues, du manque de ressources, du surnombre d'élèves par classe, de l'incompréhension du renouveau pédgogique... mais aussi parce qu'il faut continuellement se mettre à jour. Fini les carrières de 35 ans sans formation continue. Je sais, cette phrase est une peu violente, mais j'ai bien peur que ce soit vrai.
Je n'arrive pas encore à saisir pourquoi certains (je n'ose pas mettre de % ici) enseignants ne veulent pas apprendre? Et ne me chantez pas la pomme en me disant que c'est parce qu'on ne leur donne pas les moyens de le faire. Si un prof attend que son employeur lui paie des journées de suppléances, lui donne une augmentation de salaire, ou tout autre privilège par ce qu'il va se former «sérieurement», il va attendre longtemps. M. Charest y voit. Il faudrait donc le faire pour soi, pour s'améliorer, pour être plus en mesure d'allumer la petite lumière dans les yeux de ses élèves, pour augmenter le nombre de stratégies/techniques utiles pour la gestion de classe, etc. Pour soi c'est bien meilleur. Malheureusement on dirait que ça doit venir de l'extérieur, des autres. Ça ne vous fait pas penser à ces élèves qu'on considèrent comme difficiles?
De plus, se mettre à jour implique d'avoir une bonne idée de ses forces et défis (c'est plus positif défis que faiblesses ;o)). Ho! Vous me voyez venir? On parle donc d'évaluation. Gros mot n'est-ce pas? S'il y a un tabou dans ma profession c'est bien celui d'évaluer des profs. À cette seule idée, les frissons parcours le dos de plusieurs d'entre nous, n'est-ce pas?
Bon... ok... où m'en vais-je? Vers une petite question: remarquez-vous aussi qu'un écart se creuse entre les profs? Ceux qui avancent et ceux qui sont arrêtés?
Ça commence bien, Gilles signale qu'il est subjectif à propos des blogues! Yes, j'aime déjà son atelier
Il écrit un billet, Live à l'AQUOPS. Entre temps il explique qu'avoir un blogue c'est très nombriliste. On doit s'aimer beaucoup pour bloguer.
Problème fondamental des blogues à l'école= tout le monde peut faire ça! On doit donc s'intérroger sur ce qu'on veut faire avec un blogue scolaire.
Question: quelle est la différence entre un blogue, un wiki, un SPIP, un site internet?
Blogue = journal personnel sur le web.
Wiki = outil de coconstruction de textes.
SPIP = gestionnaire de contenu, outil pour gérer un site web dynamique.
Site web = Ensemble de pages web qui tente de former un tout.
Bloguer n'est pas nouveau, ce qui est nouveau c'est la simplicité de le faire avec de nouveaux outils (Dotclear, b2evolution, SPIP).
Pour bloguer il faut avoir quelque chose à dire. Pleurer sur le web parce qu'on n'a pas trouvé la bonne couleur de robe, ce n'est pas très «scolaire» pour certains.
Publier sur le web, c'est dangereux. Ho! Bloguer c'est implicant. On doit accepter de se faire critiquer ou encore de se faire «rentrer» dedans de façon cavalière.
Gilles nous dit: «Si une application n'est pas simple pour le prof, ce n'est pas une bonne application!» Ho! Ça c'est implicant, car certains trouve le Cyberfolio compliqué!
Gilles, je ne suis pas beauceron, mais j'accepte le qualificatif «d'un peu bizarre».
Gilles discute de la liberté qu'offre le logiciel libre en donnant l'exemple de l'adaptation à nos besoins de b2evolution (la francisation et les listes de blogues dans les thèmes).
Un prof qui n'a pas vraiment d'habiletés en TIC mais qui veut que ses élèves les exploitent = cool!
Gilles nous «poétise» son expérience de blogue dans une école secondaire où le lab informatique ne fonctionne pas! C'est la vie.
Le pire ennemi d'un prof de français = les fautes. On fait quoi avec les fautes des élèves sur le blogue? Bonne question.
Les élèves du Philoblogue ont fait vibrer Gilles en démontrant qu'on peut argumenter en tout respect.
La fin est proche, Gilles nous donne l'adresse de Blogger et explique qu'il est possible de se créer un blogue gratuitement. Par contre, ce n'est pas vraiment à suggérer pour le milieu scolaire. Faites plutôt la demande à votre service de l'informatique de votre CS.
Ouf! On y est. l'AQUOPS débute demain matin. Tout comme Gilles, j'ai une journée complète sur les aspects techniques (oui oui 100% technique) derrière un serveur pédagogique. Pourquoi aller cette année vers la technique plutôt que vers la pédagogie? L'AQUOPS veut rejoindre une autre clientèle que sont les techniciens (et les bizounneux ;o)).
J'ai accepté avec plaisir d'animer une telle journée car travaillant avec un serveur depuis près de 5 ans, je ne m'en passerais plus. C'est un complément à mon portable. Avec un serveur on a un outil puissant pour communiquer et intégrer les TIC. Et je rêve du jour où les élèves puissent eux aussi profiter d'un tel outil. Ce qui est possible grâce aux Vservers. Oui oui, les élèves pourraient avoir leur propre serveur! Mais ça aussi ça ne se fera pas en disant pingouin. C'est un peu comme ce commentaire où je rêvais Je crois de plus en plus que pour favoriser l'intégration des TIC, et aussi le développement d'une culture TIC suffisante pour les futurs citoyens, on doit mettre en place une infrastructure ouvertes sur la pédagogie. Contrairement à ce qu'on fait présentement c'est-à-dire de se refermer sur soi (ex.: portail fermé, fermeture des ports pour la vidéoconférence, utilisation de technologies gelantes comme DeepFriiiiiize...).
En passant, une culture TIC ça veut aussi dire qu'on comprenne ce qu'un organisme comme le W3C veut faire: permettre aux plus de gens possibles (comme les aveugles) de consulter le web et ainsi accéder (aujourd'hui et demain) au contenu que vous (qu'on) produit.
Revenons à nos moutons, j'anime la journée avec Jacques Gélinas, l'inventeur de cette technologie. Mon défi pour la journée, ne pas laisser Jacques partir sur une dérappe verbale Sans blague, ce sera sûrement une très belle journée.
J'ai plusieurs (peut être trop) ateliers et personnes à voir durant ce colloque. J'espère avoir le temps de tout faire. Mais une chose que je veux faire est de venir écrire ici des résumés de mes rencontres/ateliers. Des traces qui sont importantes.
À écrire également un texte sur la philosophie du logiciel libre car je me rend compte, en lisant entre autre de belles discussions autour de ce sujet sur des listes de discussions, que peu de gens sont conscient des implications du choix des outils pour réaliser une tâche. On regarde encore le produit final (ex.: le texte) produit par les apprenants et on se flatte la bedaine d'avoir intégrer les TIC. Aie! Intégrer != ajouter. Et le produit final n'est rien sans la démarche qui contient un élément essentiel, le choix de l'outil. Bon, j'arrête ici pour écrire un texte qui se tient.
Deux projets ont pris beaucoup de mon temps depuis le début février: WikiNiMST et Doc MST. J'espère que ça pourra aider d'autres personnes.
Outil
J'ai réalisé que WikiNiMST a beaucoup de potentiel pour pouvoir créer un site qui offre une souplesse suffisante pour répondre à une multitude de besoins (pas tous quand même). J'ai utilisé la modularité de WikiNi (la base de WikiNiMST) dans le but de transformer le wiki en «environnement de co-construction et de partage». Voir cette nouvelle pour consulter les modifications réalisées.
Contenu
Un outil en soi n'est rien. Seules ses utilisations dans un contexte d'apprentissage donne du sens à l'application. Une équipe d'éducateurs a donné du sens à l'outil en créant Doc MST, une communauté virtuelle d'intérêt et de partage dans le Domaine de la Mathématique, de la Science et Technologie. Dans ce projet l'outil (WikiNiMST) sert à soutenir des personnes désirant intégrer les TIC dans l'apprentissage des élèves.
J'aime les blogues. J'aime lire ce que d'autres écrivent, pensent. J'aime mettre en doute mes connaissances, croyances. J'aime me faire dire que je suis dans le champs.
Richard, avec ce commentaire, m'a fait réfléchir à deux éléments d'un blogue: long billet et s'y retrouver dans les dédales des blogues.
Long billet
Ce billet, qui est une réponse à un texte de plusieurs pages de M. Robert Bibeau (novembre 2005), est considéré comme trop long par Richard. Je dois avouer que moi aussi je le trouve long (c'est pour cette raison que j'ai séparé en 6 pages le billet). Mais, pour ma défense, je ne peux pas répondre à un auteur d'un texte rigoureux et complet en quelques lignes seulement. On peut par contre se demander si cette réponse est au bon endroit sur un blogue?
Ce texte représente mon opinion, je n'ai pas fait de recherche (d'autre lecture) pour étayer mes dires, je me suis gardé des notes pour un futur travail à réaliser dans mon travail d'animateur RÉCIT. Ces caractéristiques me font penser que c'est un billet. Long oui, mais un texte à publier dans un blogue quand même.
Billets courts, billets longs, je crois que le lecteur peut faire le choix de les lire ou non. Par contre, il faudra voir si la longueur a une importance pour l'intégration/insertion des blogues en éducation.
Dédales bloguales
J'ai plusieurs dizaines de fils RSS dans mon agrégateur. Je visite quotidiennement ce site qui m'offre encore d'autres fils RSS. Est-ce que je lis tout? Non! Je lis ce qui vient me chercher. Malgré ça, il peut devenir compliqué de suivre le fil. Ce billet, qui contient plusieurs liens vers d'autres billets, est un exemple parfait de «notes à moi». Qui peut intéresser d'autre lecteurs, mais qui a pour but premier de garder une trace des billets en liens avec un sujet (ici les blogues) et ce en contextualisant (un peu de chair autour de l'os, essayant d'organiser l'information en un tout plus logique qu'une liste de billets) le tout.
Ce type de billet (un peu comme une synthèse) est important à écrire je crois, car on pourrait perdre (dans le fond d'un blogue) de bons textes (et ce malgré des mots-clés ou un classement par catégories). En tout cas, ce billet me sera utile pour écrire le document sur mes observations des blogues en éducation.
Lors de mes études je travaillais dans des usines (shops) durant l'été. Ce qui m'a marqué le plus de ces jobs est le type de discussions qu'on pouvait entendre aux pauses. Beaucoup de phrases contenant le mot «char», sexe, brosse de fin de semaine, et j'en passe.
Un autre type de discussion était aussi pénible à entendre: les boss ne travaillent pas. Qu'ils viennent (les boss) faire une journée à ma place, il vont savoir ce que c'est travailler. Je vais y aller la faire sa job moé, vous aller wouair.
C'est drôle à dire mais ça m'a motivé à continuer mes études
Mon problème ce matin est que j'ai entendu ça dans une école (enseignante et conseiller pédagogique) Est-ce déjà l'effet Charest qui se fait sentir? Quand on traite l'éducation comme une shop, il ne faudrait pas se surprendre si elle en devient une.
Ce billet de Mario est la goutte (constructive ) qui me fait parler à mon tour de Wikipedia. Un des projets les plus populaires du libre.
Si vous voulez lire quelques billets sur le sujet, voici une liste. De plus, M. Patrice Létourneau en discute régulièrement. Il a même écrit ceci:
Quoi qu'il en soit, « L’affaire Seigenthaler » aura sans doute eu au moins ce bénéfice collatéral de rappeler aux personnes moins familières avec Wikipédia qu’il s’agit d’une œuvre en perpétuel chantier et que la vigilance demeure de mise.
Notre compétence «Exercer sa pensée critique» nous demande de considérer toutes les sources d'informations de cette façon. Prendre quelque chose pour du «cash» ne fait avancer personne. Qui d'entre vous croit que l'encyclopédie Britannica ne contient pas d'erreurs? Grâce à Linuxfr j'ai trouvé ce texte intéressant à ce sujet.
Pour ma part je fais passer le processus derrière Wikipedia bien devant le produit. Exactement comme dans l'apprentissage. . <- C'est un POINT.
Tout comme Mario (et M. Guédon) je crois qu'il est important de passer de consommateur à citoyen actif (ou auteur). Le web (que j'aime de plus en plus) nous oblige à porter un regard différent sur la connaissance, et c'est tant mieux.
Il y aura encore et encore des événements comme «L'affaire Seigenthaler», mais ça ne fait qu'augmenter ma conviction que le processus vainquera
Car pour l'instant je trouve que notre (ma) bloguosphère éducative québecoise n'augmente pas vraiment.
et voilà que je tombe sur ce blogue. Un blogue d'équipe «indépendant» d'une institution. Cool! Je ne veux pas trop m'avancer (mais le nom de domaine me donne un indice) mais je crois que c'est Daniel Ricard (animateur RÉCIT) qui a mis en place le projet. Bravo Daniel pour l'initiative.
J'ai déjà hâte de voir si ce groupe (plus petit que le RÉCIT) arrivera à maintenir un rythme intéressant (contrairement au Blogue du RÉCIT). Je contacterai sûrement Daniel pour une mise en commun des stratégies/résultats de nos expériences.
Je viens de lire dans le dernier Spectre (Volume 34, numéro 4, avril-mai 2005) un article de Patrice Potvin et Éric Dionne, deux personnes que je respecte beaucoup.
Le titre: Résultats préliminaires d'une simulation d'implantation du nouveau programme de science et technologie (premier cycle) dans une école secondaire. Ouf!
Je ne fais pas ici un résumé mais des commentaires sur certains éléments de l'article.
1) Dans la méthode utilisée pour la recherche (car c'est une recherche universitaire) on propose «une formule d'implantation basée sur un renouvellement progressif des partiques.» Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas particulièrement chaud à la démarche des petits pas. Donc, ne pas faire sauter les profs (qui semblent avoir une belle liberté d'action) à deux pieds dans les nouvelles pratiques peut occasionner certains problèmes.
2) Les auteurs constatent qu'à «l'amorce de cette année d'implantation il n'y a pas consensus sur les fondements et la nature de la réforme...». Est-ce qu'il n'y a pas eu de formations sur le sujet dans leur CS? Les «trois premiers chapitres» n'ont-ils pas été présentés aux équipes écoles? On doit absolument (les auteurs le notent aussi) avoir une vision commune de la réforme et de la façon dont on va aborder les changements.
3) Les auteurs observent «qu'aucun contenu habituel n'a été abandonné» pour faire place aux nouvelles situations d'apprentissage! Ceci est peut être un effet du point 1. Il aurait peut être été payant de construire des SAO autour du contenu que les profs voulaient «voir». Bien que je trouve un peu bizarre que des profs de permier cycle soit autant collés sur ce contenu. Que reste-t-il après les vacances du contenu que le prof a vu l'année précédente dans sa classe?
4) Les auteurs constatent que le travail d'équipe entre profs n'est pas une chose simple. Serait-ce une compétence à développer par les profs en premier lieu? Je me pose la question à propos de toutes les compétences. Puis-je évaluer (lire aider) le développement d'une compétence X chez l'apprenant si je ne suis pas minimalement compétent (dans cette compétence) moi-même?
5) À propos des SA construites, les auteurs nous signalent que «les premiers essais en classe ont donnée lieu à des situations d'enseignement assez pénibles qui révèlent, aux dires des enseignants, des lacunes décourageantes chez les élèves.» Ceci est tout à fait normal car les élèves doivent avoir du temps pour s'adapter aux nouvelles approches/exigences. Ça ne se fait pas en disant pomme! Je crois que c'est un autre effet du point 1. On doit compter au moins 1 mois (à ne vivre que des SAO) pour les éléments de bases comme la gestion du temps et du travail d'équipe. Et au moins 2-3 mois pour devenir efficace dans les tâches.
Un très bon texte qui m'a aider à comprendre bien des détails. Merci Patrice et Éric.
Suite à des lectures (Benoit (et les autres cités par Benoit), Remolino et Mario (et les nombreux commentaires) un sourire est né sur mon visage fatigué.
Un sourire!?! Oui, voici pourquoi:
1) Pensée magique! En effet, avec des $$ on serait dont compétent.
2) La réponse de mes anciens professeurs est d'une rigueur que j'aimerais retrouver plus souvent lorsqu'on écrit sur la réforme.
3) Tout le monde veut plus de temps pour faire plus de choses. Mais peu de gens exploitent leur temps efficacement. Je vais plus loin que Benoit, ça fait 5 ans qu'on sait qu'il y aura une réforme au secondaire (même si certains croient qu'elle n'arrivera pas). En 2000 je (et d'autres) faisais déjà des expériences (non parfaites) en classe de sciences 4e secondaire. Ce qui m'a permis de me former et de mieux comprendre les nouvelles approches (qui n'ont plus grand chose de nouveau d'ailleurs).
4) Tous les enseignants qui ont fait le saut (je ne parle pas de petits pas ici) ne reviendraient pas en arrière. Ils s'amusent et leurs élèves aussi. Ceux qui attendent (et qui veulent repousser encore) perdent du bon temps
5) Prouver que les approches (qui sont multiples) pédagogiques encouragées par le programme sont bonnes n'a pas déjà été fait? Je ne suis pas un expert des sources, mais plusieurs recherches nous donnent des réponses fort positives. On apprend mieux les connaissances (plus durables et réinvestissables) dans une approche socioconstructiviste qu'avec une approche béhavioriste (j'exagère peut être un peu ).
En fin de compte, ça ma fait du bien de sourir. Je vais donc continuer à penser qu'il y a plus de gens qui sont prêt à faire l'effort de sauter que de gens qui sont à deux pieds sur le freins (et les deux mains sur le frein à mains).
Un jour un didacticien des sciences m'a dit: «Les mathématiciens ont réussi un coup de force en faisant croire au monde entier que la mathématique formait la pensée en plus d'être un outil. Que la mathématique formait l'intelligence d'une personne.» À l'époque où ce sage m'a dit cette phrase, je ne la comprenais pas vraiment. Mais, après quelques années d'expriences en plus, je dois dire qu'il n'avait pas tort.
Je comprends mieux aussi pourquoi il est difficile de faire des choses (dans le milieu scolaire) avec les «matheux» (dit en toute amitié pour ces personnes). Certains se croient dans un monde à part, ce qui leur donne l'impression d'être autonomes. Quelqu'un peut m'aider à mieux comprendre leur philosophie?
Mon aînée est en première année et elle a des devoirs à faire à chaque soir (enfin presque). Je ne sais pas quoi penser des devoirs pour un enfant si jeune. Je ne me rappelle pas si j'avais des devoirs au primaire, mais une chose est certaine, je ne faisais pas mes devoirs au secondaire Par contre, je suis conscient qu'il est nécessaire de mettre en place une routine de travail le soir afin de faciliter l'apprentissage.
Ma fille aime faire des devoirs en plus, donc mon coeur de papa me dit: OK, on fait des devoirs et on essai de rendre la chose amusante.
Est-ce qu'il y a des devoirs et leçons dans toutes les écoles primaire du Québec? Je crois que non, faudrait valider...
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