Bon matin les poules! Nous sommes à la fin décembre 2009 et voici quelques éléments que je trouve importants de souligner.
Très beau voyage en Gaspésie, mais venteux
Ce fut un voyage d'un mois très cool pour votre père qui aime beaucoup passer du temps avec vous.
Maman a très mal à ses hanches
Il faudra qu'elle se fasse opérer en 2010.
Acceptation de Magalie au programme d'éducation internationale
Ce fut SON choix et je suis très fier de sa démarche.
École
Marianne aime son enseignante, très important!
Grippe A (H1N1)
Une grippe médiatique, voilà ce qu'est cette grippe. À vouloir faire peur on perd, comme toujours, de la crédibilité s'il ne se passe rien de plus grave que la grippe «ordinaire».
Média
On ment pour attirer notre attention. J'espère que vous serez très critique face aux informations de toutes sources.
Quand on est un papa aimant plus les activités sportives, techno-scientifiques, historiques que les spectacles de danse/chant/sketch... on est très content lorsque l'enseignant de sa fille organise une sortie spéciale pour visiter un observatoire/télescope.
Depuis près de 6 ans je radottes la même chose à ma douce: quand est-ce qu'on va être invité comme parent à voir autre chose que des spessssssstacles à l'école? Et bien ça y est, j'ai été invité pour une sortie techno-scientifique!!!! WoW!!! Merci M. l'enseignant de votre choix d'activité pour cette fin d'année scolaire. J'aime bien que mes filles découvrent plein de nouvelles choses, pas seulement des pas de danse
Mais il y a un hic. Ce type de sortie ne peut pas se faire avec des nuages dans le ciel. Ce que nos météorologues prévoient pour les 2-3-4 prochains jours. Ce qui aura comme conséquence de ne pas pouvoir faire cette visite avec ma fille.
Allez nuages, passez votre chemin afin qu'un papa un peu tanné d'entendre compter jusqu'à 8 à répétition puisse enfin s'éclater avec son enfant.
Ouf! Qui a dit que les fins de semaine permettaient de se reposer? Il faut que je lui parle
Le soleil, c'est bien beau mais on dirait que ça augmente la quantité de choses à faire: party, sortir les meubles de patio, racler le terrain, laver les autos, faire du vélo, etc.
Assez de complaintes mon Pierre, tu en as profité, c'est ça l'important.
Oui j'en ai profité pour faire ma première sortie en vélo avec ma plus jeune cette fois. La première à vie, tous les deux seuls, sur la piste cyclable de Notre-Dame-des-Pins. C'est pas rien de voir son bébé pédaler tête baissée, le dos rond (son vélo est un peu petit, il faudra dépenser un peu), le sourire aux lèvres, la fierté de faire du vélo avec papa comme sa grande soeur. C'est dans ces moments que je trouve que le temps passe. C'était hier, il me semble, que je changeais ses couches, que je lui donnait le biberon, que je l'habillais le matin, que je lui pompais (avec la fameuse pompe qui ne faut pas utiliser dans le mauvais sens) le nez lors d'un rhume...
Marianne, je me rappellerai toujours de cette randonnée avec toi. Ce jour où tu es devenue une grande fille pour ton papa.
Le printemps, avec son soleil rempli d'espoirs d'un été moins pluvieux que l'an dernier, est une période que j'apprécie de plus en plus. Le dimanche après-midi est un moment que j'essaie de passer en famille. Hier, ce fut une randonnée en vélo avec Magalie. La piste cyclable, une des belles que j'ai fait, longeant la rivière Chaudière offre un paysage relaxant et une belle distance à faire avec ma fille.
Tout en pédalant, je me demandais si ces moments étaient aussi important pour elle que pour moi. Se souviendra-t-elle de ces balades avec son vieux père (pour elle je suis sûrement vieux)? En tout cas, moi je m'en rappellerai.
Ha oui, j'ai eu aussi un petit buzz quand nous sommes passé par la route 173 pour se rendre à la piste. En voyant Magalie sur le bord de la route j'ai eu un petit moment de crainte qu'elle perde l'équilibre (ce qui ne lui arrive plus depuis quelques années déjà) et qu'une voiture... chut!
Donc ça m'a permis de me souvenir de ma propre jeunesse où j'en ai fait du vélo, et pas mal à part ça. Des voitures j'en ai croisées une pis deux. Comme parent, on veut protéger ses enfants de tous les dangers, mais il faut aussi leur laisser de la place pour faire leurs expériences. Expériences qui peuvent mener à des bobos, petits et gros.
Parent: «Bravo pour le spectacle, c'était très intéressant.»
Enseignant: «Merci beaucoup, il y a beaucoup de travail derrière ces numéros.»
Parent: «Je trouve ça bien que vous mettiez les élèves en action pour apprendre l'anglais» (note: le spectacle était en anglais par des élèves de 5e et 6e année).
Enseignant: «On n'a pas le choix de trouver des moyens de le faire, car les compétences du programme ne se développent pas en écoutant un enseignant parler en anglais en avant.»
Ma grand-mère maternelle, comme bien des femmes de sont époque, faisait son pain, beaucoup de pain pour nourrir sa famille de 10 enfants.
J'ai connu ma grand-mère sur la fin de sa vie, elle est décédée beaucoup trop tôt. J'ai quand même pu sentir/goûter à son pain. Rien à voir avec le pain tranché de l'épicerie.
Je voulais que mes filles puissent elles aussi savoir ce qu'est un vrai pain maison. Pour ce faire j'achetais du pain dans une boulangerie ici en Beauce. Mais voilà que l'émission «L'épicerie» font un reportage (il y a quelque temps) sur une recette de pain sans pétrissage, donc avec moins de temps à faire pour une famille voulant faire autre chose que de battre de la farine
Je me lance dans cette quête du pain de ma grand-maman et j'essaie la recette. Dès le premier test on retrouve les qualités d'un bon pain dans mon résultat. Ho! Vas-y mon Pierre, on expérimente. Je fais varier la farine, je mélange des farines (seigle, sarrasin...), je varie le temps et la température de levé du pain... Un peu de science du pain avec les filles qui adorent mon pain.
J'ai eu ce livre en cadeau il y a 1 an. Sa lecture m'a fait changé certaines de mes habitudes alimentaires (quand les 40000 km approchent...) et m'a donné des arguments pour justifier nos choix de parent en ce qui concerne la bouffe familiale (quoi que nos filles sont assez souple sur le sujet, nous sommes chanceux. C'est la faute de leur mère.)
Si votre tante a vécu jusqu'à 95 ans en fumant un paquet par jour, tant mieux pour elle! Mais son cas demeure statistique, et votre propre santé demeure une question de prévention, et non le résultat d'une « génétique chanceuse ».
En fait, les deux tiers des personnes qui atteignent un âge avancé tout en conservant une bonne santé le doivent à de saines habitudes de vie, rappellent les auteurs.
Malheureusement ma génétique n'est pas assez hot pour m'amener à la sagesse sans que je ne l'aide, et l'alimentation est en toute logique un élément à examiner.
Il est toujours intéressant (pour ne pas dire bizarre) de constater que pour un parent les qualités/forces de son enfant sont héréditaires alors que ses défauts/défis (je suis politiquement correct, ce ne sont pas des faiblesses) proviennent de l'école/amis.
Ici, si ma plus vieille est impatiente et que ma plus jeune est dépendante de sa mère c'est de la faute de leur mère bien sûr!
Bon, les conditions météorologiques des derniers jours ont créé, ici en Beauce, une couche de glace assez importante dans les stationnements par exemple. Et comme j'ai dit, j'aime la glace dans du Baileys seulement.
Hier soir, voulant faire plaisir à mes filles, je suis aller voir les petits feux d'artifices à leur école. Petite fête d'avant les fêtes.
20 cm de neige d'un blanc uniforme couvre le sol, tout est blanc, c'est très beau (j'aime les paysages d'hiver et le froid frette) je joue au bon mari en disant à ma douce de faire attention, car on ne se doute pas que...vlam pirouette slouche!!! mes deux pieds perdent le contact avec le sol que j'aime tant quand j'ai besoin du frottement pour me déplacer. Me voilà donc en chute libre avec en tête l'idée que les probabilités sont très bonnes que ça va faire mal et que je vais regretter ma présence en ces lieux. Je pense aussi à ma honte à venir de faire rire les petits boutchous et les mamans qui, d'un oeil étonné, se demandent pourquoi leur mari n'est pas présent lui aussi, comme ce bon papa que voilà. Je le sais moi pourquoi ils ne sont pas là les autres papas, ils déglacent leur entrée. Plus que quelques cm avant le contact de mon derrière avec ce sol plus solide que je le souhaiterais en cet instant. Est-ce que la neige amortira ma chute suffisamment pour prévenir des dégâts physiques? Hum... bien de l'espoir en ces fractions de secondes. BOUM! Badaboum! Crack! ouch!
Voilà, c'est fait, je suis sur le dos, ma douce me demande: Es-tu correct? Euhhiiiiiiiiihaaaaaaaaaaa, la face pleine de neige qui s'est mis à virvoleter autour de moi, je répond: Non! Je me relève, le souffle presque coupé, AYOYE, mon dos, un couteau s'insère dans mon rein droit, ça y est, je souffre. M*&?*%$&?&?
Bon, ça va pas bien du tout, que fais-je? Mon chiro, il travaille peut être ce soir. J'appelle donc, OUI! Merci, il est là et il peut me prendre ce soir. Tout le problème réside dans comment se rendre à l'auto, je dois traverser le terrain (100 m) où la glace attend de me donner un autre coup, question de m'achever. Prends ton temps Pierre, y a pas le feu, ce n'est qu'un couteau dans ton dos.
Je vois dans la figure de la réceptionniste que mon non verbal est assez fort. Mon chiro a répété 100 fois le mot doucement en me demandant de me déplacer sur sa table de torture. Crouch! Ok, ça bien bougé me dit mon sauveur. Mais la douleur est encore là, oui oui le couteau a fait un 180°.
Retour à la maison en me disant que ma prochaine voiture sera à transmission automatique, car à chaque pression sur l'embrayage me rappelle à quel point je suis con.
Au moins, quand je ne bouge pas la douleur cesse. Le problème est que mon chiro m'a dit de bouger! En plus il m'a dit d'utiliser mon ennemi, la glace, pour éviter que l'inflammation ne prenne trop d'importance.
Un homme normal serait mort comme dirait mon ami PC.
Attention à la glace cachée sous le manteau blanc pré-Nouelle chers lecteurs!
Les petits bouts que j'ai regardés ici et là depuis quelques semaines m'ont donné le goût de rester à l'écoute durant quelques minutes. On a parlé ce soir de ce que les parents ne veulent pas que leurs enfants écoutent. Hum... intéressant d'écouter les points de vue sur Bob l'éponge ou encore à propos des vidéos clips violent ou trop sexy.
J'avoue avoir été très surpris de savoir que Occupation double était une des émissions les plus écoutées par les 2-11 ans. 2 à 11 ans!?!?!?!? Bon, ça veut peut être dire que Pruneau et Canelle veulent encore passer à la TV et ils se sont inscrits à cette émission.
Et là, AYOYE! On présente des séquences de cette émission (et de Loft patente) où on voit des hommes se faire fouetter (à 19h24), se faire mettre de la crème fouettée sur le bout de fesse que laisse paraître le genre style comme de string en cuir qu'il porte gentiment. On joue également au voyeur en regardant un couple (avec qui on veut bâtir un pays comme dit si bien mon fédéraliste de collègue) se pratiquer à avoir des enfants qu'ils devront par la suite éduquer à ne pas faire ça devant tout le monde... Hi!!! On est loin en *&?&?%?&%*& de Bob l'éponge en ti-péché.
Ces émissions ne sont pas écoutées chez moi et j'en suis heureux pas possible après avoir vu ces courtes séquences.
En passant, est-il possible de se désabonner de TVA et de TQS?
Un peu avant la pluie d'hier soir, j'ai invité Magalie à venir marcher avec moi dans notre rue. Nous avons apporté notre appareil photo pour garder des traces de notre moment en duo.
Quelques fleurs printanières sur le chemin.
«Papa, prends moi en photo avec ce paysage.»
Finalement, Magalie a planté un érable sur le terrain.
Encore un beau moment avec ma grande fille, qui ne cesse de me surprendre.
De retour d'une journée de travail à Québec, ma douce me dit que Magalie a fait quelque chose de grand aujourd'hui.
«Ha oui!» je lui répond en pensant à un beau projet scolaire, car avec Magalie (et Marianne) c'est courant.
Magalie m'explique donc la situation.
«Ben, c'est que dans ma classe il y a un garçon qui fait rire de lui tout le temps. Les autres font des niaiseries comme de ne pas vouloir s'assoir à côté de lui pour ne pas attraper de pouls, rire de ses réponses, le traiter de noms, etc. Moi papa ça me dérange parce que ce garçon est très gentil quand on le connait.»
«Est-ce que c'est un garçon qui est avec vous depuis la maternelle?»
«Non, il est arrivé un peu avant Noël. Je trouve ça injuste pour lui que les autres fassent ça. J'ai demandé à mes amis (deux autres filles de la classe) si elles m'appuieraient si j'essayais de l'aider. Elles ont embarqué avec moi. J'ai été voir l'enseignante pour lui parler ce mon idée (sur les conseils de maman) pour pouvoir prendre la parole devant le groupe et essayer d'expliquer aux autres élèves de la classe que c'est pas correct de faire ça à ce garçon.»
Ho! Mon petit coeur de papa est déjà sans mot et entrain de battre un peu plus fort.
«Tu as pensé à faire ça?»
«Oui, et j'ai parlé devant les autres aujourd'hui pour leur expliquer que ce garçon est comme nous, que si on se mettait à sa place est-ce qu'on aimerait ça, qu'il est très intelligent et gentil. Que c'est bébé d'agir comme ça.»
Ça y est, une larme.
«Ouf! Viens ici que je te fasse un câlin ma grande. Je manque de mots, mais je suis très fier de toi. Tu sais que ce garçon se souviendra toute sa vie de ce que tu as fais. Et les autres aussi. Il est possible que tu aies changé des choses dans sa (leur) vie. Tu as changé le monde à ta façon.»
Je prend quelques respirations. Pendant ce temps, je me souviens de mon rêve de prof de voir un jour des élèves prendre la parole en classe pour réveiller ceux qui ne comprennent pas ce qu'ils font là. De voir des jeunes se surpasser pour aider les autres, et ainsi prendre conscience de ce que c'est de vivre ensemble.
Quand on est parent, on espère que les valeurs que l'on essaie de transmettre à nos enfants soient comprises et intégrées. Mais je ne croyais pas avoir la chance de voir un élément observable (déformation professionnelle) aussi fulgurant un jour.
C'est un rapport d'information mais pas uniquement. Il y aura des propositions pour aider le législateur à prendre des mesures. On essaiera surtout d'encourager la pédagogie, l'éducation. Car même si on a besoin de développer le contrôle parental par exemple, je mise surtout sur l'éducation et la pédagogie pour permettre aux jeunes de faire preuve de responsabilité. Sur le Net, la contrainte est quasi impossible. Et puis au-delà de 16 ans, voire de 13 disent certains, les mesures de protections parentales sont inutiles.
Il est étrange de constater que dans le (du moins dans quelques endroits au Québec) milieu de l'éducation, le premier réflex est de bloquer au lieu d'éduquer.
La «réforme» met-elle en péril l'avenir de mes enfants ou l'avenir du système d'éducation* actuel?
Je me pose la question, car si la réforme prouve quelque chose c'est bien la difficulté qu'a le système à gérer le son processus d'apprentissage**.
Notes:
*: Ministère (à temps partiel), commissions scolaires (autonomes), directions régionales, syndicats, média (oui ils font partie du système), conseillers pédagogiques, enseignants, parents, comités XYZ, enfants, politiciens (incluant les anciens), maisons d'éditions, universitaires...
**: L'apprentissage consiste à acquérir ou à modifier une représentation de l'environnement.
Quand j'étais plus jeune, disons 20 ans, j'écoutais avec scepticisme les gens de mon âge actuel (38) parler de la vitesse de la vie. Que tout passe rapidement, trop rapidement, blablabla... Quand j'étais jeune, j'avais tort de rire dans ma barbe de ces «p'tits vieux» qui tentaient de philosopher sur la rapidité relative du temps. Je m'en excuse auprès de ces personnes qui avaient plus de samedis matins derrière la cravate.
En date du novembre 2007, je suis de ceux qui philosophent sur cette vitesse de la vie. Je me suis surpris hier soir à le faire avec la gardienne de mes enfants qui a un gros 16 ans. Je vieillis, YES!
Donc, comme le titre l'indique, j'ai un peu de temps en ce samedi matin pour lire mes journaux et bloguer sur quelques-uns des sujets suivants.
1) La quantité d'informations sur la page d'accueil d'un site web.
J'ai encore discuté avec des gens qui trouvent que des sites web avec une page d'accueil contenant beaucoup d'informations (voulant permettre d'atteindre le contenu dans le moins de clics possible) rebutent les internautes « débutants ». Voici la page frontispice de La Presse de ce matin :
Qu'on ne vienne pas me dire que cette page est simple à décoder. En plus, le clic pour se rendre à l'information ne fonctionne pas Je crois, bien humblement, que c'est une compétence à développer que celle de décoder de l'information dans une page (papier ou web). Et ce n'est pas en ne mettant que deux icônes (je caricature) dans une page qu'on favorisera son développement.
Je ne veux pas contredire les propos du chroniqueur (propos très vrais), mais ce n'est pas la technologie (l'auto) que l'on doit mettre au banc des accusés, mais bien l'utilisateur. Dans le cas de la fillette de 3 ans, on nous dit (encore) que les garçons sont de bons petits gars, que ce n'est qu'une erreur, etc. Oui oui, nous en sommes tous des bons petits gars, jusqu'au moment où on ne réfléchit plus et qu'on pose ce type de geste. Faites attention à mes filles très chers conducteurs, je n'ai malheureusement pas le pardon facile.
Mme Brigitte Breton explique (à la ministre à temps partiel de l'éducation) que la dictée n'est pas une activité proscrite par le programme de formation et que le temps consacré au français s'est vu augmenter dans ce renouveau pédagogique tant décrié.
Une question me turlupine en lisant ce texte: pourquoi la dictée semble être LA solution aux problèmes de phrenssè (milles excuses Gilles pour le manque de respect dans ce dernier mot, et peut-être ailleurs aussi )? Serait-ce qu'étant jeune, on a tous trouvé difficile cet exercice matinal? Et que pour apprendre, la souffrance est une bonne stratégie?
On touche ici à un des nos problèmes, les gens font davantage confiance à leurs intuitions en ce qui a trait à l'apprentissage/éducation, qu'aux gens dont c'est la profession.
Hier soir, en zappant entre les mauvais jeux du Canadiens, j'ai entendu un comédien québécois dire:
L'école doit filtrer la vie, les jeunes ne devraient pas avoir accès à un ordinateur car il y a des choses très mal qui sont accessibles sur Internet.
Bon, ce n'est pas le verbatim, ma mémoire n'est pas très bonne, mais disons que c'est ce que j'en ai compris.
Ho! De quoi ça parle? Un débat sur «Est-ce que les technologies abrutissent les jeunes?» Hi! Toute une question (relier 3 concepts comme les jeunes, l'abrutissement et les TIC est selon moi aussi tordu que d'essayer de relier intelligence, vieux et passer à la tivi). Et là je me demande en quoi ce comédien est sur le panel? Mais bon...
Donc, selon lui, il faut faire de l'école un lieu où les jeunes sont isolés des côtés noirs de la société, de la vraie vie quoi, avec ses qualités et ses défauts. J'ai été un peu ébranlé par la vision, mais je me suis posé une question: quel % de la société pense comme lui? Quel % des enseignants pense comme lui?
Je ne suis pas de ceux-là. Pour moi, une école qui «interdit» au lieu d'éduquer passe au côté de sa mission. Car une école ne peut pas faire semblant que l'Internet (avec son bon comme son mauvais), la violence, les abus, la sexualité chez les jeunes, la malbouffe, la drogue, les Têtes à claques... n'existent pas en isolant (créant un monde artificiel) les jeunes de la société. L'école doit préparer les jeunes à «dealer» avec le côté obscur de la force, et pour ce faire ces côtés obscurs doivent au moins être nommées/discutés/analysés... Enfin, c'est ma petite vision de parent et d'enseignant.
J'ai manqué un bon bout du débat (le Canadiens remonte), mais l'animateur de Méchant contraste a très bien défendu mon honneur Car je suis un de ces abrutis (avec un cerveau en jello selon une des participantes) qui a joué à des jeux vidéo, qui a écouter de la musique heavy metal, qui a écouté la tivi rempli de violence, qui utilise Internet depuis 10 ans, qui... intègre les TIC dans sa vie quoi!
Finalement, je me suis rendu compte que pour moi un site web est autant réel (bien que dans la «virtualité») qu'un livre.
«À quoi je rêve? Hum... à plein de choses, mais il y en a une qui me tient à coeur, votre avenir.» répond leur papa avec une petite larme naissante sur le coin de son oeil.
«C'est quoi un avenir?» Demande l'ainée.
Le papa, un peu surpris par la question, prend une seconde et quart pour réfléchir. Il essaya donc une réponse:
«Euh... un avenir c'est comme une boîte à outils... plutôt comme un coffre aux trésors (elles n'ont que 9 et 5 ans après tout). Un coffre qui contient des potions magiques pouvant vous aider à affronter les gros méchants que vous rencontrerez durant votre belle histoire. Ce n'est pas n'importe quelle potion qui fonctionne sur les méchants, à chaque méchant sa potion. Les méchants aussi s'améliorent/changent.» philosophe papa.
«Il y a aussi des clés qui pourront, peut être, vous ouvrir les portes des plus beaux châteaux que vous désirerez visiter. Ce coffre, maman et papa vous aident à le remplir, mais ne peuvent pas le faire à votre place. Vous devez faire des expériences pour créer vos potions et ramasser le plus de clés possible.» ajoute-t-il.
«Est-ce que mon coffre est beau?» demande le bébé mouche.
«Bien sûr qu'il est beau, tu as déjà de très bonnes potions magiques et de nombreuses clés.» dit papa en faisant un câlin à son bébé.
«Où on peut trouver d'autres clés papa?» demande la grande fille qui veut un câlin aussi.
Belle porte ici pour le conseiller en moi
«Il y a des clés partout autour de toi. Dans les livres, à la télé, au cinéma, dans les tiroirs de tes parents et amis. Mais il y a un lieu où tu pourras trouver plusieurs clés et des nouvelles recettes de potions: à l'école. Une école comme celle présentée dans ce petit vidéo. Une école qui te prépare à vivre ton histoire avec le plus beau coffre possible.»
«Tu sais papa, on va à l'ordinateur quelques fois nous aussi.» me signale ma fille de 3e année.
«OK, est-ce qu'on cherche des clés en chatouillant maman?» terminant la discussion ici afin de changer de sujet
Ma mère est une femme extraordinaire. Elle a été un modèle pour moi quand j'étais petit (ça bien changé) et elle continue à l'être. Oui oui. Elle est à la retraite (bien méritée en passant) aujourd'hui et elle me démontre comment profiter de la vie (et ce sans être millionnaire). Merci à toi maman.
Marianne, ma petite dernière, aime beaucoup la nature. Aller prendre une marche avec son papa la rend très heureuse. Voici quelques traces de notre marche de ce matin.
Il y a eu un référendum avec une question claire sur le projet de loi 124. Ici 80% des installations en milieu familiale ont été votées. 95% de ceux-ci ont réjeté le projet de loi. 100% des installations ont été informées du référendum. 0% ont voté deux fois.
Il y a des films que j'ai trouvé difficile à regarder. Un de ceux-ci «Histoire de pen», un film québécois qui nous amène dans l'univers d'une prison. Très dur!
Je viens d'écouter Cinderella Man avec Russell Crowe qui nous présente la descente aux enfers d'un boxeur (un irlandais vivant au US) lors de la grande crise de 29. D'abord, lorsqu'il y a des enfants dans un film, on vient chercher le pepa en moi. Ici 3 enfants qui mangent peu, où la maladie est proche, qui ont peur d'être envoyé chez de la famille car leurs parents ne peuvent pas les nourir/chauffer convenablement. Ce film a réussi à me faire plisser des yeux tellement il est poignant. On voudrait utiliser la touche avance rapide pour voir la remonter des enfers.
Ensuite vient le retour de James Braddock (il a existé) à la boxe, lui qui a été mis sur la touche pour une main cassée se voit donner une 2e chance. Le retour est très intéressant, mais la suite du film a réussi à me mettre dans un étât de stress que j'aime bien quand je regarde un film. Pour ce qui est de la fin...
Donc le film réussi, bien que je n'ai pas vécu à cette époque, a dépeindre une misère poignante des années 30. De plus, c'est un très bon film de boxe. Rocky passe pour un film de Disney
J'ai écrit ce billet il y a quelques jours. Je viens d'écouter LCN (TVA) nous parler de ce cette nouvelle. Merde, l'animateur utilise des phrases hors contexte pour planter les CPE (je reste non oblectif). Parce que quelques personnes en milieu familiale ont eu de mauvaises expériences (et elles ont crié fort-> les médias les écoutent davantage en proportion) avec leur CPE, tous les CPE sont des mafieux à mettre au pas! Est-ce que Québecor veut se lancer dans une chaine de garderies? Chaine...tv... la poignez-vous?
En lisant ceci et en regardant les nouvelles sur le projet de loi pour reviser (tuer) la structure actuelle des CPE, je me suis rendu compte que j'étais très satisfait du CPE où j'envoie ma plus jeune (et où Magalie a été).
Dans mon dernier billet, j'ai écrit ceci:
Ce fut le temps d'aller à l'école! Étape qui s'est déroulée plus en douceur que je ne l'aurais prévu. Peut être parce qu'elle était dans un CPE (Centre de la Petite Enfance) depuis plusieurs années et qu'elle était habitué à ce modèle?
Après réflexion et discussion avec ma douce (qui est conseillère dans le CPE, de là ma subjectivité) je peux dire que c'est CERTAIN que le CPE a bien préparé Magalie pour l'école. En fait, elle a appris des choses en CPE que je ne pouvais pas lui apprendre comme parent (Ex.: vivre en groupe, respecter les autres adultes que ses parents, respecter les autres enfants, développer sa motricité fine et globale, etc.). Je n'ai pas les connaissances d'une éducatrice (formée) pour ces choses et plus encore.
Le projet de loi veut, entre autre, permettre à des personnes non formées de «garder» mes enfants! Nous avons choisi d'envoyer nos filles en CPE justement pour qu'elles puissent être «éduquer» par des personnes qualifiées. Regarder la tivi toute la journée n'est pas le genre d'activité que je veux pour mes filles.
Les parents (du milieu familiale) qui peuvent actuellement siéger sur le CA des CPE ne le pourront plus dans la nouvelle structure du gars frisé. Niet. On va vous organiser la gang. Ne vous inquiétez de rien. En plus, on va vous faire croire qu'en coupant des millions de $ que les services ne diminueront pas. Je ne suis pas prêt à vous croire cacaouette.
La nouvelle structure gardera-t-elle les conseillères pédagogiques qui sont en place (je n'ai pas peur pour ma blonde, elle se trouverait une autre job sans problème)? Hum... pas certain car il semble que certaines/quelques garderies en milieu familial veulent l'argent au lieu des services. Si la logique (on ne veut pas que les $ soient donnés au CPE mais à nous directement) actuelle de l'association des garderies en milieu familial est respectée, il y aura beaucoup moins de CP qu'actuellement. Et moins de CP, je peux vous dire que ce n'est pas signe d'augmentation de la qualité pour les enfants. Les éducatrices ont besoin d'une personne qui a le temps d'aller chercher de nouvelles idées/stratégies/outils et de les apporter dans le CPE et le milieu familiale.
En passant, l'association des GEMF s'est constituée en faisant croire bien de belles choses aux «gardiennes». D'environ 800 CPE gestionnaires des MF on passerait à environ 100 «bureaux» gestionnaires. Donc plus de MF par gestionnaire. Moi, si j'ai 40 élèves dans ma classe j'ai moin de temps/service à donner à chacun que si j'en avais 15. De plus, étant moi même en région, je sais très bien que d'un village à l'autre les mentalités ne sont pas les mêmes. Donc être géré par un bureau situé très loin du MF c'est rien de rassurant.
Parfaite la structure actuelle? Bien sûr que non! Mais la nouvelle à mon avis est pire pour les enfants, notre richesse.
18 nov 1997, une des dates qui a changé ma vie. Magalie vient au monde. Cette photo a été prise 5 minutes après sa naissance.
Je me rappele les craintes que j'avais (ma blonde itou) avant la naissance. Est-ce que le bébé sera en santé? Est-ce que nous réussirons à dormir un peu pour ne pas être trop fatigué pour être de bons parents? Serons-nous de bons parents?
Après l'accouchement, que j'ai passé assis sur un petit banc dur ;o), je me souviens que Charlie, mon beau-père, m'a invité au resto pour diner. J'étais papa! Fatigué mais comme j'avais tellement hâte (en fait j'étais très impatient lors du dernier mois) à l'accouchement que j'étais heureux d'avoir passé la nuit à accompagner Julie.
J'ai donc eu la tâche de préparer la maison pour l'arrivée de Magalie. Lorsqu'elle est arrivé tout a changé dans la maison. Tous les objets sont devenu dangereux en une seule seconde! La température ambiante devenait un élément primordial à gérer. Le plancher devait être imppecable afin que la petite poulette ne mange pas de petites poussières indésirables. Nous voilà donc parents.
Viennent alors les otites (ça semble héréditaire car j'ai eu ce problème moi aussi) et l'inquiétude de voir son enfant souffrir et avoir de la fièvre. C'est ce que je trouve le plus difficile car on est impuissant face à la douleur
Puis sans trop s'en rendre compte, les années passent, chaque nouveau geste/mot est une fête et un moment où on se dit qu'elle est si extraordinaire cette petite. Mais le parent en nous se demande si on en donne (attention, temps, amour...) suffisamment à notre enfant pour lui assurer un avenir intéressant.
L'arrivée de Marianne, sa soeur, était préoccupante pour nous. Comment réagira-t-elle face à ce nouveau membre dans la famille? Mais comme toutes les inquiétudes que nous avions, Magalie a passé à travers sans problème. Magalie est une excellente grande soeur.
Ce fut le temps d'aller à l'école! Étape qui s'est déroulée plus en douceur que je ne l'aurais prévu. Peut être parce qu'elle était dans un CPE (Centre de la Petite Enfance) depuis plusieurs années et qu'elle était habitué à ce modèle? Le plus déroutant pour moi fut ses premiers devoirs. Vient ensuite le premier bulletin. Ouf! Ça va bien. En plus elle est super gentille avec les gens. Comme sa maman.
Le premier «chum»! Que dire de plus. On l'espère à la hauteur.
Aujourd'hui elle a 8 ans, elle est en 2e année du primaire, sa santé et ses apprentisages vont très bien. Ses valeurs humaines, sa curiosité, sa gentillesse, son dynamisme, son intelligence, ne sont que quelques-unes de ses qualités.
Magalie je suis fier de toi et je t'aime pour la vie, I love you.
Le temps, un concept intéressant qui fait beaucoup jaser. Le temps passe vite! Très vite! Trop vite! Plus ou moins d'accord avec ces énoncés, je suis obliger de dire qu'il y a des étapes dans une vie qui frappent. Comme celle où son enfant commence sa première année du primaire. «Mais elle est encore mon bébé!» me dis-je, à moi, en privé... bon...
Une introduction qui n'as pas rapport avec le but du billet qui est de dire au monde entier que je suis fier de mes filles, elles dépassent mes espoirs les plus fous. Si le temps passe vite, les enfants réussissent à faire avancer les parents.
Voici une photo de ma fille ainée marchant sur son chemin avec détermination.
Mon aînée est en première année et elle a des devoirs à faire à chaque soir (enfin presque). Je ne sais pas quoi penser des devoirs pour un enfant si jeune. Je ne me rappelle pas si j'avais des devoirs au primaire, mais une chose est certaine, je ne faisais pas mes devoirs au secondaire Par contre, je suis conscient qu'il est nécessaire de mettre en place une routine de travail le soir afin de faciliter l'apprentissage.
Ma fille aime faire des devoirs en plus, donc mon coeur de papa me dit: OK, on fait des devoirs et on essai de rendre la chose amusante.
Est-ce qu'il y a des devoirs et leçons dans toutes les écoles primaire du Québec? Je crois que non, faudrait valider...
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