Blogue :: PL en toute liberté!

mercredi 15 avril 2009

La pédagogie est humaine

...elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Des discussions sérieuses et moins sérieuses m'ont fait réfléchir sur certaines de mes actions/stratégies professionnelles. Ce qui peut devenir dangereux ;o)

Voici trois lois qui semblent être très populaires dans le monde des formateurs TIC:

1) Le meilleur logiciel est celui avec lequel le formateur est compétent.
2) Le meilleur matériel est celui que le formateur possède.
3) La meilleure route pour apprendre est celle que le formateur a utilisée.

Lois 1 et 2

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu une personne dire que si elle n'avait pas tel logiciel elle ne pourrait pas fonctionner. Ou encore que tel type d'ordinateur est bien meilleur pour la pédagogie. Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! (Pour ceux qui connaissent la blague, c'est à ce moment que je cesse d'écouter).

Ok, prenons des exemples pour illustrer le tout. Les ultra-portables ou les terminaux X par exemple.

Lui: «Y a rien à faire avec ça» ou «On ne peut pas tout faire avec ça.»

Moi: C'est quoi «tout»? demandais-je.

Lui: «Euh... ben du 3D et du montage vidéo.»

Moi: Haaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Combien de temps les élèves (durant la classe, pas en parascolaire) font du montage vidéo dans une année? 10 % du temps à l'ordinateur?

Lui: «Ben non! Moins que ça. Ce ne sont que des petits projets où l'élève s'initie au montage vidéo.»

Moi: Donc ça prend des machine hyper-performantes pour moins de 10% du temps. C'est pas ce que j'appelle une bonne analyse des besoins avant l'achat. Des terminaux ou des ultra-portables, qui répondent également à des besoins différents, peuvent combler les besoins pour les 90% et plus.

Et voilà le moment glissant...

Lui: «Mais des terminaux c'est en linux.»

Moi: Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Sur ton cellulaire méga-performant, c'est quoi le OS? Windows?

Lui: «Non, c'est pas pareil.»

Moi: Justement si. Un client léger (terminal X) ou un ultra-portable est un outil TIC où les boutons ne sont pas de la même couleur, où les icônes sont différents, où les logiciels ne se nomment différemment, mais ça reste du clique, des menus et des fenêtres. Comme ton cellulaire. L'utilisateur s'habituera à l'environnement, développera donc sa compétence TIC.

Lui: «Ok mais il n'y a pas tel logiciel en Linux» me dit mon tinami en pensant m'avoir mis KO.

Moi: Où il est écrit dans le programme de formation que ce logiciel précis est nécessaire pour l'apprenant? Nul part!

Lui: «Mais c'est plus simple avec ce logiciel Pierre! En plus il est plus puissant.»

Moi: Il ne faut pas confondre simplicité et habitude dans le logiciel. Il est vrai que certains logiciels peuvent être plus simple pour une tâche précise, mais on doit dépasser un peu ce critère quand vient le temps de choisir un outil. Et je me suis toujours demandé à quoi ça sert d'avoir une voiture qui peut aller à 350 km/h si je ne peux pas dépasser 100 km/h sur la route. La plupart des utilisateurs ne dépassent pas 20 % des fonctionnalités des logiciels, et je ne crois pas que ce soit nécessaire dans un contexte de classe non plus. J'aime bien le concept de la simplicité volontaire TIC qui a, entre autres, comme but d'utiliser le logiciel le plus simple possible qui peut répondre aux besoins. Pas le plus populaire ou le plus puissant.

Loi 3

Est-ce qu'un nouvel utilisateur des TIC (en avril 2009) doit passer par le même chemin que moi (qui les utilise depuis plus de 10 ans) pour intégrer les TIC dans ses apprentissages?

Trop grosse question pour y répondre en quelques mots, mais j'aurais tendance à croire que non. Ce ne sont plus les mêmes outils, même besoins, même contexte. Le C de TIC, la communication, est plus présent (pensons aux outils du Web collaboratif, aux mobiles...) que jamais. À mon avis il est différent d'apprendre à communiquer (ou d'apprendre tout court) avec les TIC que d'apprendre à produire des documents (le but principal il y a 10 ans).

La pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Développer ses compétences à l'aide des TIC ne nécessite pas un logiciel (ou un système d'exploitation) en particulier ou encore une marque précise d'ordinateur, mais bien un humain prêt à laisser ses élèves prendre plus de place dans leurs apprentissages (avec ou sans les TIC).

Conclusion

Avant de croire que ça prend un logiciel précis, sur un OS précis, sur un matériel précis, pour que l'élève puisse développer sa compétence TIC (et les autres du PFEQ), je devrai prendre un grand respire et ne pas transférer mes peurs sur lui.

Note: Lui, c'est plusieurs personnes que j'ai fusionnées pour le propos. Si vous vous sentez visé, on pourra en reparler un de ces 4 ;o)


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mercredi 25 mars 2009

Entendu lors de félicitations

Parent: «Bravo pour le spectacle, c'était très intéressant.»

Enseignant: «Merci beaucoup, il y a beaucoup de travail derrière ces numéros.»

Parent: «Je trouve ça bien que vous mettiez les élèves en action pour apprendre l'anglais» (note: le spectacle était en anglais par des élèves de 5e et 6e année).

Enseignant: «On n'a pas le choix de trouver des moyens de le faire, car les compétences du programme ne se développent pas en écoutant un enseignant parler en anglais en avant.»

HO!!! Je lui aurais fait un GROS CALIN ;o)


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mercredi 11 mars 2009

Question piège

Je viens de recevoir une question:

Combien de temps faut-il prévoir en utilisation de l’ordinateur pour développer la compétence TIC telle que décrite dans le PFEQ?

Sans trop y réfléchir j'ai sorti un chiffre (dans un monde idéal) qui provient de discussions avec Paul Roy (ancien coordonateur du RÉCIT): 30 % du temps.

J'ai aussi répondu que ce n'est pas 30% du temps en laboratoire, car je crois que les TIC doivent être présentes dans le milieu d'apprentissage, la classe. Pourquoi? Si un outil est intégré il n'est pas loin quand j'en ai besoin. Une trace d'anciennes discussions à ce sujet.

Et là, une autre personne répond que la question est dangereuse, car elle peut vite mener à tout mettre dans un cours TIC (x heures par cycle) et laisser de côté l'aspect transversales des TIC.

Hum... c'est vrai que ça peut mener à ça, surtout si on garde l'idée que les laboratoire d'ordinateurs est LA solution pour les écoles. Car après tout, si il faut planifier le temps en labo, en quoi c'est transversale (revoir le PFEQ pour définition de compétence transversale)?

J'ai hâte de lire d'autres interventions...


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mercredi 16 avril 2008

Je prends le temps...

... de bloguer sur une belle rencontre du comité élargi de science et technologie qui avait pour but de travailler sur le programme de physique et de chimie.

D'abord les gens étaient en forme et la rencontre fut, pour moi en tout cas, très profitable et agréable. Du travail en sous-groupe ça peut, je dis bien peut, donner des résultats. Ce qui fut le cas.

Ensuite j'ai découvert un hôtel très intéressant, l'Hôtel de l'Institut (Saint-Denis). Une école où on joue/participe à la contextualisation des apprentissages pour des étudiants en hôtellerie. J'ai aimé les voir apprendre et j'ai salivé en voyant leur bouffe aussi ;o). Les chambres sont très bien avec leur balcon permettant bien des discussions informelles.

Pour ce qui est du programme comme tel, ce ne sera pas un programme (à l'image des précédents) avec le mot TIC intégré à toutes les pages, mais je crois qu'il y a des pistes d'intégration intéressantes. Le tout est d'aider/former/supporter le lecteur à y voir le potentiel. Je crois que les logiciels Squeak et Scratch (nos derniers dada pour faire réfléchir/apprendre les apprenants) pourront être exploités pour modélliser des concepts, objets, etc.

J'ai un petit point négatif (et j'en ai fait part aux auteurs) à propos de la version (de physique) que j'ai eu à analyser. Bien que la description de ce qu'est une SAÉ est très bien détaillés et complète (selon moi) dans le début du programme, les SAÉ données en exemple dans le document sont (au moins 2 sur 3) assez loin des critères énoncés. Une SAÉ n'est pas un problème, long ou pas, facile ou pas, où on a à placer quelques formules ensembles pour trouver une réponse. De plus, une SAÉ de 75 minutes (une activité serait alors le bon terme) a autant de sens qu'une voiture sans roue. Ça ne tient pas la route. Mais je suis confiant qu'elles seront améliorées d'ici la sortie officielle du programme.

J'ai utilisé ce schéma, déjà vieillissant, pour expliquer ma vision des SAÉ:

Des idées que j'ai eu lors de la rencontre pour créer des situations d'apprentissage, tâches complexes ou activités en physique:

  • Vélo: http://www2.fsg.ulaval.ca/opus/physique534/pdf/velo.pdf
  • Météo: baromètre, hygromètre, anémomètre... peut construire en atelier ces instruments de mesures impliquant des concepts de physique
  • Plus lourd en ski -> va plus vite?
  • Voir les défis génie inventif et autres.
  • Robotique: force, cinématique, accélération, déplacement, distance parcourue...
  • Sécurité routière, des tonneaux en voiture, arrêt selon la vitesse initiale, glace et frottement...
  • Expliquer pourquoi le prof de ce vidéo ose se mettre la tête face au pendule.
  • Optique: lumière et spectacle, illusion d'optique, phénomènes météo, instrument de mesure, pollution lumineuse, lunette astronomique et périscope...

On a même fait appel à ma compétence TIC quelques fois dans les deux jours. Une des questions était pour savoir si un forum de discussion pourrait être un outil qui «marche» pour les enseignants de chimie. La réponse a été brodée de sorte que ce soit les gens qui prennent la décision d'en créer un ou non. J'ai donc joué au consultant. Pas encore reçu de demande officielle. À suivre...

Finalement, j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec les gens présents. Les discussions furent très enrichissantes pour moi. Merci.


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samedi 3 novembre 2007

Enfin, un samedi matin cool

Quand j'étais plus jeune, disons 20 ans, j'écoutais avec scepticisme les gens de mon âge actuel (38) parler de la vitesse de la vie. Que tout passe rapidement, trop rapidement, blablabla... Quand j'étais jeune, j'avais tort de rire dans ma barbe de ces «p'tits vieux» qui tentaient de philosopher sur la rapidité relative du temps. Je m'en excuse auprès de ces personnes qui avaient plus de samedis matins derrière la cravate.

En date du novembre 2007, je suis de ceux qui philosophent sur cette vitesse de la vie. Je me suis surpris hier soir à le faire avec la gardienne de mes enfants qui a un gros 16 ans. Je vieillis, YES!

Donc, comme le titre l'indique, j'ai un peu de temps en ce samedi matin pour lire mes journaux et bloguer sur quelques-uns des sujets suivants.

1) La quantité d'informations sur la page d'accueil d'un site web.

J'ai encore discuté avec des gens qui trouvent que des sites web avec une page d'accueil contenant beaucoup d'informations (voulant permettre d'atteindre le contenu dans le moins de clics possible) rebutent les internautes « débutants ». Voici la page frontispice de La Presse de ce matin :

page accueil

Qu'on ne vienne pas me dire que cette page est simple à décoder. En plus, le clic pour se rendre à l'information ne fonctionne pas ;o) Je crois, bien humblement, que c'est une compétence à développer que celle de décoder de l'information dans une page (papier ou web). Et ce n'est pas en ne mettant que deux icônes (je caricature) dans une page qu'on favorisera son développement.

2) M. Foglia hait les chars. Moi ce sont les conducteurs qui me préoccupent.

Je ne veux pas contredire les propos du chroniqueur (propos très vrais), mais ce n'est pas la technologie (l'auto) que l'on doit mettre au banc des accusés, mais bien l'utilisateur. Dans le cas de la fillette de 3 ans, on nous dit (encore) que les garçons sont de bons petits gars, que ce n'est qu'une erreur, etc. Oui oui, nous en sommes tous des bons petits gars, jusqu'au moment où on ne réfléchit plus et qu'on pose ce type de geste. Faites attention à mes filles très chers conducteurs, je n'ai malheureusement pas le pardon facile.

3) La fameuse dictée est abordée ici par une journaliste qui semble s'être informée minimalement.

Mme Brigitte Breton explique (à la ministre à temps partiel de l'éducation) que la dictée n'est pas une activité proscrite par le programme de formation et que le temps consacré au français s'est vu augmenter dans ce renouveau pédagogique tant décrié.

Une question me turlupine en lisant ce texte: pourquoi la dictée semble être LA solution aux problèmes de phrenssè (milles excuses Gilles pour le manque de respect dans ce dernier mot, et peut-être ailleurs aussi )? Serait-ce qu'étant jeune, on a tous trouvé difficile cet exercice matinal? Et que pour apprendre, la souffrance est une bonne stratégie?

On touche ici à un des nos problèmes, les gens font davantage confiance à leurs intuitions en ce qui a trait à l'apprentissage/éducation, qu'aux gens dont c'est la profession.

4) Allez les filles, sortons dehors.

Mais faisons attention aux gentils conducteurs.

PS: Je n'ai pas lu le FT.


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jeudi 30 août 2007

Des outils pour apprendre

Je dois avouer que ce billet de M. Guité m'a fait plaisir et peur en même temps.

Plaisir du fait que ça me donne des idées pour mettre de la chair autour de l'os de ce texte. Oui oui, ce schéma me dérange encore.

Plaisir, car grâce aux liens de M. Guité j'ai trouvé cette page qui présente des outils d'apprentissage. Je crois que je ferai l'exercice d'expliciter les miens.

Peur, car il débute son billet avec une vérité qui aurait dû changer avec la ré... le renouveau pédagogique. Les formateurs (dont je fais partie) n'ont pas changé leur approche. Ou si peu.

Il y a aussi cette page qui offre à un apprenant réseauté «débutant» de se lancer dans la construction de ses outils d'apprentissage. À première vue, je crois que je devrais peut être faire quelque chose de semblable dans le cadre de mon travail. À suivre...

Au travail, ou plutôt à l'apprentissage.


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mardi 15 mai 2007

L'intégration des TIC et le RÉCIT

Gilles entreprend une réflexion très intéressante. Je dirais même essentielle. Martin a débuté ses réponses ici.

Je n'ai pas le choix de tenter de répondre aux question de Gilles, car elles sont nécessaires pour mon travail.

J'espère que d'autres suivront car le RÉCIT en a réellement besoin.


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vendredi 4 mai 2007

Un blogue pour le renouveau pédagogique

Un nouveau blogue (je suis un peu en retard) où vous pourrez trouver des gens qui sont positifs (ce que ne les empêchent pas d'être critiques quand même) face au renouveau pédagogique.

Réseau pour l'avancement de l'éducation au Québec

Je vais suivre de près ce blogue.


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lundi 29 janvier 2007

C'est ben clair

C'est ben clair que ce billet de Gilles a été interprété par certains lecteurs. Je laisse Gilles remettre les choses en perspective. Édition: Voici la réponse de Gilles.

C'est ben clair que j'ai une opinion sur les TIC. Ça ne veut pas dire que je veux avoir raison.

C'est ben clair que certaines personnes aimeraient que toutes les évaluations de la situation des TIC dans les classes soient positives. Pas besoin d'être un docteur en évaluaiton pour voir que les TIC ne sont pas très populaires en apprentissage. Il faut juste se promener dans les écoles et regarder dans les classes.

C'est ben clair qu'en ne questionnant pas ce qui se fait avec les TIC, on n'aura pas de «mauvaises» réponses. Je me questionne d'ailleurs sur mes formations qui sont ouvertes à tous. Cependant, seuls les enseignants désirant (je ne peux pas obliger les gens) être accompagnés dans leur développement de la compétence TIC sont présents et actifs.

C'est ben clair qu'on ne comprend pas la compétence TIC tous de la même façon. Utiliser et intégrer les TIC sont parfois utilisés comme synonymes. Dans ce cas, un travail sur le fond est nécessaire avant d'aller plus loin.

C'est ben clair que la compétence TIC n'est pas un concept statique, il évolue au même titre que les TIC. Les TIC d'il y a 10 ans ne sont peut être pas les meilleures TIC pour répondre aux besoins d'aujourd'hui.

C'est ben clair que ce n'est pas l'outil qui est important, mais bien ce qu'on en fait. De là, la pédagogie avant la technologie. Ce qui ne veut pas dire qu'on doive tout faire avec un seul outil X.

C'est ben clair que les outils TIC n'ont pas tous le même potentiel pédagogique pour le développement de compétences. Résoudre des problèmes de mathématique avec un éditeur de texte, est plus compliqué qu'avec Geonext par exemple.

C'est ben clair que, comme enseignant, on a à développer les compétences du programme de formation, non pas former sur un logiciel X (qui peut être fait dans un cours à option par exemple) qui sera peut être utilisé dans le futur emploi de l'élève. Sinon, la liste des apprentissages viendrait d'être allongée un ti-peu.

C'est ben clair que d'essayer de faire les choses autrement que durant les dernières 10 années peut causer des maux de têtes. Mais si on continue dans la même veine, qu'est-ce qui changera? Je vois mon travail comme un outil que la société s'est donné pour faire bouger les choses. Si plusieurs éléments sont en mouvement, il sera peut être plus facle de déterminer lesquels sont dans une direction porteuse?

C'est ben clair qu'on peut prendre des phrases ici et là et leur faire dire plein de choses et que tout le monde a le droit à ses opinions. Le respect est alors, selon moi, le plus important quand le but est de construire.


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mardi 28 novembre 2006

Un collectif pour réussir la réforme

M. Mario Asselin m'a fait connaitre le site Réussir la réfome qui est un contre poids aux groupes qui veulent l'arrêt de la réforme.

Un site à suivre et à faire connaitre.


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vendredi 17 novembre 2006

Mon père est plus fort que le tien

Le billet de M. Robert Viau (pour son retour) m'a motivé à écrire ce billet. Car moi aussi je deviens las des débats où les intervenants utilisent les même mots mais se les représentent de différentes façons. Afin d'aider à la lecture de mes anciens et de mes futurs billets, voici un petit glossaire (non exhaustif et très synthétique) personnel. Vraiment personnel (même si Gilles a été mon 1er lecteur/commentateur).

Ce billet reste ouvert car selon mes relectures et les commentaires, des ajouts peuvent être faits. Utilisez les commentaires pour les demandes spéciales ;o)

Bulletin
Bulletin en cours de cycle: Photo (servant à communiquer avec, entre autre, les parents) de l'élève prise à un moment précis. Si la photo est claire (non floue), on peut y trouver des pistes sur comment aider l'élève à s'améliorer. Et aider l'élève, ça ne veut pas dire que comme il est en haut de la moyenne que ça va bien. Ou encore: continue mon grand!

Bulletin en fin de cycle (merci Gilles): Communication officielle indiquant le niveau atteint par les élèves dans toutes les compétences. Au secondaire, l'outil utilisé pour situer l'élève est les échelles de niveau de compétence.


Compétence
Je prends cette phrase de Gilles:

La compétence, c'est être capable de se débrouiller avec des connaissances, et entre autres, être capable de s'ajouter des connaissances, et, surtout, de reconnaître qu'on doive s'en rajouter et de trouver de bons moyens pour le faire.

Ici le terme «connaissance» inclus les savoirs déclaratifs et les savoirs procéduraux (savoir-faire).


Différenciation
Malgré l'unicité de l'élève, il peut apporter/exploiter ses forces lors de la situation d'apprentissage. L'apprenant n'a pas à faire (tout) comme on lui dit de faire. L'enseignant peut alors cibler (il est difficile de voir des besoins dans un groupe qui prend des notes) les besoins particuliers de ses élèves et agir (sur l'individu) en conséquence.


Domaines généraux de formation
Partie du programme de formation qui permet, entre autre, de trouver un lien entre la vie «réelle» (en opposition au monde artificiel souvent créé dans l'école) et les apprentissages à réalisés. Ils sont également des apprentissages commun aux disciplines.

C'est dans les domaines généraux de formation que se situe les intentions d'apprentissages. Ex. «Situation d'apprentissage» = La terre étouffe. On peut gérer cette SA en fonction des MÉDIAS (comment il est traité par la tv,), Santé et bien-être (en quoi le réchauffement risque de nous causer des problèmes de santé), Entrepreneuriat (quels sont les métiers qui étudient le réchauffement...) etc. (Merci encore Gilles)


Évaluation
Action (durant une situation d'apprentissage et d'évaluation) qui permet à un enseignant/apprenant de porter un diagnostique sur les apprentissages de l'apprenant pour l'aider à «avancer». Les type d'actions sont nombreux: questions directes, autoévaluation, questionnaire, suivi d'un portfolio, etc. Ces actions se posent à tous les moments de l'apprentissage. Lors d'une situation d'évaluation (qui est diffrent d'un test de 75 minutes), on évalue, entre autre, l'autonomie de l'élève face à un nouveau (ou des) défi.


Formation
Moment offert aux enseignants pour développer (ils sont donc en action) leurs compétences, pour (co)créer des situations d'apprentissage, échanger avec d'autres enseignants, s'approprier divers outils pédagogiques (comme les TIC ou autres), etc.


Intégration des TIC
Permettre à l'apprenant d'exploiter des technologies de l'information (adéquates et bien exploitées) et de la communication dans son «projet» (voir plus bas pour une définition de projet).


Paradigme apprentissage vs enseignement
Un vieux document sous forme de tableau résume très bien ma conception.

  Accent mis sur la construction de connaissances  Accent mis sur l'enseignement 
Activités de la classe 
  • À partir de l'élève
  • Relations interactives  
  • À partir de projets, de recherche ou de situations problématiques
  • À partir de l'enseignant
  • Relations didactiques 
  • Fréquence élevée d'activités d'exercisation
Rôles de l'enseignant 
  • Toujours un collaborateur 
  • Toujours un médiateur 
  • Parfois un apprenant 
  • Toujours un expert 
  • Toujours un transmetteur d'informations 
  • Détenteur du «savoir»
Rôles de l'élève 
  • Un «constructeur actif» de connaissances
  • Un collaborateur 
  • Parfois un expert 
  • Une personne qui écoute (récepteur passif) 
  • Toujours un apprenant 
Accent en enseignement 
  • Développement de compétences
  • Création de relations 
  • Réponses à des questions complexes 
  • Acquisition de connaissances
  • Mémorisation 
  • Insistance sur les informations brutes 
  • Développement d'automatisme
Conception de l'apprentissage 
  • Transformation d'informations en connaissances viables 
  • Accumulation d'informations et de connaissances
  • Association des connaissances les unes aux autres
Preuve de réussite 
  • Qualité de la compréhension et des connaissances construites 
  • Qualité des compétences développées
  • Transférabilité des apprentissages
  • Quantité d'informations retenues 
Évaluation 
  • En référence aux compétences développées 
  • Portfolios 
  • En référence aux connaissances 
  • Tests exigeant des réponses brèves 
Attitudes attendues de la part des élèves 
  • Travail en coopération (entraide)
  • Relations d'interdépendance
  • Individualisme
  • Relations de compétition


Caractéristiques d'environnements pédagogiques axés sur la construction de connaissances et d'environnements pédagogiques axés sur l'enseignement.  [Figure traduite et adaptée de Dwyer (1994)]



Placer l'élève au centre de ses apprentissages
Donner du «pouvoir» à l'élève sur différents aspects de la situation d'apprentissage, comme les outils à utiliser pour construire (je n'ai pas écrit transcrire) ses notes de cours, par quoi commencer (lire, explorer le matériel/ressources, discuter avec ses coéquipiers...) lors d'une situation d'apprentissage, quel type de production sera réalisé, etc.


Projet
Tiré de Antidote:

Ce que l’on a l’intention de faire, ce que l’on veut atteindre. Un projet chimérique, irréalisable, insensé. Projet administratif, économique, politique. Un projet secret. Faire des projets. Ébaucher, concevoir un projet. Caresser, mûrir, nourrir un projet. Dévoiler ses projets. Avoir un projet.



Programme de formation
Principal (et possèdant un poids légal) outil pour un enseignant. On y retrouve ce que l'apprenant doit développer au cours des différents cycles, des pistes pour l'enseignant sur des méthodes à utiliser pour favoriser ce développement chez l'apprenant, des indicateurs aidant l'enseignant à situer l'apprenant, etc.


Réforme
Projet de notre société pour mettre à jour le système d'éducation afin de mieux préparer nos enfants à vivre dans notre temps.

Ha oui! Le titre du billet. Je faisais référence à mon curé de paroisse qui est meilleur que le vôtre :o)

En passant, le site «Jasons réforme» offre encore et toujours de bonnes questions/explications.


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samedi 28 octobre 2006

Nostalgie de jadis naguère

27000, un gros nombre n'est-ce pas? Suite à cette nouvelle je me suis posé ces questions.

Être contre un bulletin trop compliqué à comprendre, est-ce être contre le renouveau pédagogique?

Être contre l'absence de «recette» évaluative, est-ce être contre le renouveau pédagogique?

Être contre le manque de formation de qualité pour mieux comprendre et appliquer une pédagogie basée sur le développement de compétences, est-ce être contre le renouveau pédagogique?

Être pour que les élèves construisent des «savoirs», est-ce être contre le renouveau pédagogique?

Être pour une amélioration de la qualité de la langue chez les élèves, est-ce être contre le renouveau pédagogique?

Être contre ... est-ce être contre le renouveau pédagogique?

De plus, pour que le renouveau pédagogique puisse causer des problèmes irréparables, encore faudrait-il qu'il soit appliqué, non? Ce n'est pas parce que le bulletin d'une école a changé de forme que l'on applique la «réforme».

Merci aux médias qui prennent le temps d'aller voir les gens qui sont pour la suite, et une certaine amélioration quand même, de ce renouveau car il y en a. Le problème est qu'on tente de créer un «omerta» autour de celles et ceux qui apprécient ce changement. J'espère que mon syndicat me demandera mon point de vue avant de prendre position officiellement pour ou contre le renouveau pédagogique.

Je me demande si les médecins sont nostalgiques du bon vieux temps?


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dimanche 17 septembre 2006

Un peu de positif en ce dimanche matin

Après la lecture de ce billet de M. Roux j'ai voulu lui répondre dans les commentaires. Mais comme la réponse est un peu longue j'en ai fait un billet.

Bonjour M. Roux.

Merci de ce billet très intéresant. Je dois dire qu'il m'a fait un grand bien en ce dimanche matin ;o)

Or, il n’est écrit nulle part dans le Programme de formation de l’École québécoise que les intervenants en éducation doivent s’en tenir à une forme unique d’enseignement, pas plus qu’il n’est écrit qu’une de ces formes est supérieure à une autre.

Voilà un aspect qui a été très mal compris (peut être mal expliqué aussi) je crois. Le programme de formation offre la possibilité d'ouvrir sa pédagogie sur plusieurs approches selon les besoins/contraintes. Je crois que chaque enseignant peut choisir le «comment» il abordera tel sujet. Ce n'est pas le programme qui le détermine. Ce qui change par rapport à l'ancien programme est que l'on pouvait atteindre les «objectifs et sous-objectifs et sous-sous-objectifs» en utilisant que l'enseignement explicite. Ce qui n'est plus possible dans un contexte de compétences. Ceci ne veut pas dire par contre que l'enseignement explicite est évacué. Seulement qu'on doit varier nos stratégies pour parvenir à l'atteinte des buts du programme de formation d'aujourd'hui (il faut noter que la société et ses exigences ont bien changé depuis 30 ans).

Pour ce qui est de l'importance que j'accorde aux diverses critiques du renouveau pédagogique, j'accorde beaucoup de valeur aux paroles de profs qui disent ne plus vouloir revenir en arrière après avoir «goûté» à cette souplesse pédagogique. Est-ce que les dénigreurs féroces ont essayé d'enseigner différemment où ils se basent uniquement sur des études choisies?

Question: est-ce que les effets à long terme de l'ancien programme ont été documentés? Est-ce que dans notre société d'aujourd'hui la seule connaissance du tableau périodique des éléments (par exemple) est suffisant pour devenir un citoyen pouvant prendre des décisions éclairées dans des sujets scientifiques comme l'énergie nucléaire? Ma réponse est non. Selon moi, l'îlot de rationalité (Gérard Fourez) s'approche plus de ce qui faut développer chez les élèves. Et cet îlot est très difficilement atteignable avec une seule approche pédagogique (enseignement explicite ou pédagogie du projet).

Bon assez... je te remercie encore de ce billet André.


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jeudi 22 juin 2006

Ça sent la fin d'année

Une autre fin d'année scolaire pour moi. Je suis chanceux, je n'ai pas hâte à mes vacances (sauf pour passer plus de temps avec ma famille) car, bien que fatigué, j'ai plein de projets en tête.

Ce qui marque la présente fin d'année est peut être tout ce qui se dit/écrit à propos de la réforme, vous savez cette bibitte que «personne» n'a choisie, qui a été construite par les personnages incompétents, qui sacrifiera des milliers d'enfants, qui nous oblige à enseigner avec une seule approche pédagogique, qui élimine la nécessité des connaissances, qui marche pas quoi...

Je dois avouer que si je compare tout ce qui a été écrit/dit sur le sujet avec ce qui a été réalisé (enfin de ce que j'ai vu) en classe cette année, je préfère ll'action à la parole. Non pas que je ne veux pas débattre sur la réforme, mais rien de vaut de travailler avec des gens à s'approprier le programme et à le vivre en classe d'une façon qui leur convienne (avec leur valeurs, leurs forces, leurs compétences...). Et c'est dans ce contact avec le milieu actif que je puise ma motivation à continuer. Car à lire des textes de trolls et à s'imaginer qu'ils sont nombreux ça pourrait décourager son homme.

Ceci dit, je suis parfaitement conscient que tout changement ne peut avoir bonne presse. Ce qui me fait peur par contre ce sont les politiciens qui eux n'aime pas la mauvaise presse :o(

Note à moi: relire ces textes pour me remettre dans le bain après 5 belles semaines de vacances déconnectées (je l'espère):

Deux textes positifs sur la réforme, ça change:

Billets, plutôt ciniques, où j'exprime mon incrompréhension de certains points de vue:

Un projet auquel je participerai dès le début de la prochaine année scolaire. Un projet 100% réforme:

Des billets à traiter:

Un sourire:

Un rappel:

Critiques et solutions:

Il est important de se poser la question:


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mardi 20 juin 2006

Sacrifier des élèves

Dans ce billet que je trouvais fort en ti-péché le fait qu'on puisse affirmer que la réforme était en train de SACRIFIER des élèves. Et bien, je l'ai encore lu dans une de mes rares lectures des mails sur une liste de diffusion quelconque.

1) Je cherche encore cette fameuse école qui applique le programme de formation à 100% depuis assez longtemps pour pouvoir affirmer que ce programme neutralise nos élèves.

2) Avec un peu de mauvaise volonté ne pourrait-on pas affirmer que l'ancien programme sacrifiait 50% des garçons? et un bon % de filles.

3) Est-ce que l'école est LA source de toutes les réussites de nos élèves? Pour moi, le milieu familiale est majoritaire la-dessus. Et sur les échecs aussi. Mais ça, c'est pas sexy à planter des familles.

4) Quelle sera la réponse de ces «trolls» lorsqu'un article affirmera que grâce à la réforme on a réussi à améliorer quelque chose? Qu'il est trop tôt pour faire une telle évaluation? Que les profs de ces élèves n'appliquaient pas le programme? Que c'est pas vrai pour tous les milieux? Blablabla...

Je me répète: la réforme n'est pas parfaite. Le programme de formation n'est pas parfait. Le processus d'implantation/formation n'est pas parfait. Mais on est ailleurs que de ce que j'ai décrit ici. Et comme le programme de formation est très ouvert, travaillions ensemble à l'appliquer comme des professionnels plutôt que de tout décrier.


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samedi 10 juin 2006

Y en aura pas de facile

Lors de ma petite lecture de quotidiens de ce matin j'ai eu un brin de tristesse (oui oui, tristesse) en lisant l'article «Le PQ veut écarter la réforme scolaire» de la page A11 de «La Presse».

Bon, pas de panique, mais la tristesse est encore présente, ce n'est qu'en discussion au conseil national du parti. Voici mon interprétation de l'article:

  • Retour à la bonne vieille mémorisation des connaissances, c'est important de savoir la date de la Saint-Jean.
  • Retour au bon vieux % sur les bulletins, ça en dit tellement plus sur les forces de nos enfants.
  • Ajout d'heures de présence à l'école, empilons plus et plus longtemps.
  • Faisons un palmarès des écoles, ça va les motiver à en faire plus (de tricheries peut être).
  • Augmentons la difficulté des examens de fin d'année, ça va motiver les élèves.

Ça sent les élections à plein nez. On veut aller chercher les profs qui ont subit (comme moi) la loi 142 et qui ne veulent pas de changement. Si au moins on voulait retourner en arrière pour aider les élèves à mieux préparer leur avenir. Mais non, on le ferait pour huiler la roue qui grince.

Pas grave, j'ai encore de beaux projets en devenir dont un qui s'enrichira lundi AM: météo.


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lundi 5 juin 2006

un sourire en coin

Il ne se passe pas une semaine sans que quelqu'un de mon entourage (ou les médias) écorche la réfor... oups... le renouveau pédagogique. Pour de multiples raisons on veut croire que ces changements n'étaient pas nécessaires, que tout allait bien. Plus encore, que nous allons SACRIFIER toute une génération! Fort en ti-péché.

Voilà que ce matin je reçois un mail de Gilles avec un lien vers un article qui a mis un sourire en coin dans mon visage. GROS COMME ÇA :oD

Le plus cool est que c'est un prof qui l'a écrit, pas un CP (ou pire un animateur RÉCIT) ni une direction d'école, ces méchants vendeurs de réforme, non non un prof!

M. Nicolas Faucher merci pour ce texte.

Mise à jour: LaFouine et Patrick Giroux en ont fait mention avant moi.


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dimanche 23 avril 2006

Bonne question M. Asselin!

M. Mario Asselin a écrit un billet très intéressant ici. Les commentaires sont également à lire.

J'aime beaucoup la question de M. Asselin: «À qui profite le désordre que plusieurs entretiennent au sujet du renouveau pédagogique?»

Les lignes qui suivent ne sont pas le fruit d'une recherche scientifique, mais seulement d'observations personnelles dans le cadre de mon travail (et de mes années d'enseignement).

Est-ce que le désorde profite:

  • À l'enseignant qui depuis plusieurs années faisait autrement (que ce qu'il a toujours vu faire) dans sa classe, qui donnait un peu de place aux élèves pour découvrir leurs forces et défis OU au prof qui reprend année aprés année ses mêmes notes de cours avec les mêmes exercices photocopiés un an à l'avance?
  • À l'«universitaire» défenseur du socio-constructivisme, qui publie des travaux en lien avec cette théorie OU à celui qui n'a pas été retenu (ni ses travaux) par l'équipe de rédacteur du programme de formation?
  • À l'élève qui veut sortir de l'école avec suffisamment de connaissances/habilités/compétences/savoirs... afin de se trouver/choisir un job à la hauteur de ses attentes OU à celui qui veut trouver, par tous les moyens possibles, comment se glisser tel un serpent entre les mailles du système et sortir avec son diplôme sans effort.
  • Au CP qui aime travailler avec les profs et les élèves dans la classe sur des projets déstabilisants pour tous dans un but d'apprentissages (pour tous) OU celui qui veut lire et citer tous les auteurs qui pensent comme lui?
  • À l'animateur RÉCIT qui est prêt à mettre du temps pour s'approprier des dizaines de logiciels ou technologies afin de pouvoir mieux orienter les profs dans leurs choix de TIC (selon leurs besoins) OU celui qui veut tout faire avec les 3 mêmes outils qu'il connait parfaitement?
  • À la direction d'école qui veut jouer son rôle de leader pédagogique et prendre en main la période de transition entre l'ancien programme et le nouveau, qui soutien/motive ses profs en leur donnant les moyens (pas juste financier) de réaliser leurs projets OU celui qui veut continuer comme il faisait avant sans trop causer de remous dans son école?
  • Aux médias qui veulent faire un portrait fidèle de ce qui devrait se passer dans une clase qui prépare adéquatement ses élèves OU aux médias qui veulent vendre de la détresse?
  • Aux parents qui, en s'informant avec d'autres sources que les médias, ont réussi à se faire une tête sur le renouveau pédagogique et comprendre que ce que veut faire l'école d'aujourd'hui est pour le bien de leur enfant OU celui qui ne voit l'école comme un endroit qu'il déteste depuis l'âge de 6 ans?

Notre société, depuis près de 10 ans, veut mettre à jour l'éducation afin de mieux répondre aux exigences de demain (en fait ce sont des besoins d'aujourd'hui). Est-ce qu'on a la meilleur façon d'y parvenir? Non, car il n'y a pas de méthodes parfaites quand il s'agit de changements de société, mais ce n'est pas en monopolisant les médias, listes de diffusions, blogues, avec du désordre que ça va améliorer les choses.

J'ai hâte de voir si mon billet sera attaqué par le désordre? J'ai hâte de mettre des noms sur ce désordre ;o)


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mardi 14 juin 2005

Simulation d'implantation du PDFEQ

Je viens de lire dans le dernier Spectre (Volume 34, numéro 4, avril-mai 2005) un article de Patrice Potvin et Éric Dionne, deux personnes que je respecte beaucoup.

Le titre: Résultats préliminaires d'une simulation d'implantation du nouveau programme de science et technologie (premier cycle) dans une école secondaire. Ouf! ;o)

Je ne fais pas ici un résumé mais des commentaires sur certains éléments de l'article.

1) Dans la méthode utilisée pour la recherche (car c'est une recherche universitaire) on propose «une formule d'implantation basée sur un renouvellement progressif des partiques.» Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas particulièrement chaud à la démarche des petits pas. Donc, ne pas faire sauter les profs (qui semblent avoir une belle liberté d'action) à deux pieds dans les nouvelles pratiques peut occasionner certains problèmes.

2) Les auteurs constatent qu'à «l'amorce de cette année d'implantation il n'y a pas consensus sur les fondements et la nature de la réforme...». Est-ce qu'il n'y a pas eu de formations sur le sujet dans leur CS? Les «trois premiers chapitres» n'ont-ils pas été présentés aux équipes écoles? On doit absolument (les auteurs le notent aussi) avoir une vision commune de la réforme et de la façon dont on va aborder les changements.

3) Les auteurs observent «qu'aucun contenu habituel n'a été abandonné» pour faire place aux nouvelles situations d'apprentissage! Ceci est peut être un effet du point 1. Il aurait peut être été payant de construire des SAO autour du contenu que les profs voulaient «voir». Bien que je trouve un peu bizarre que des profs de permier cycle soit autant collés sur ce contenu. Que reste-t-il après les vacances du contenu que le prof a vu l'année précédente dans sa classe?

4) Les auteurs constatent que le travail d'équipe entre profs n'est pas une chose simple. Serait-ce une compétence à développer par les profs en premier lieu? Je me pose la question à propos de toutes les compétences. Puis-je évaluer (lire aider) le développement d'une compétence X chez l'apprenant si je ne suis pas minimalement compétent (dans cette compétence) moi-même?

5) À propos des SA construites, les auteurs nous signalent que «les premiers essais en classe ont donnée lieu à des situations d'enseignement assez pénibles qui révèlent, aux dires des enseignants, des lacunes décourageantes chez les élèves.» Ceci est tout à fait normal car les élèves doivent avoir du temps pour s'adapter aux nouvelles approches/exigences. Ça ne se fait pas en disant pomme! Je crois que c'est un autre effet du point 1. On doit compter au moins 1 mois (à ne vivre que des SAO) pour les éléments de bases comme la gestion du temps et du travail d'équipe. Et au moins 2-3 mois pour devenir efficace dans les tâches.

Un très bon texte qui m'a aider à comprendre bien des détails. Merci Patrice et Éric.


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mercredi 16 mars 2005

Réforme ne rime pas avec report!

Suite à des lectures (Benoit (et les autres cités par Benoit), Remolino et Mario (et les nombreux commentaires) un sourire est né sur mon visage fatigué.

Un sourire!?! Oui, voici pourquoi:

1) Pensée magique! En effet, avec des $$ on serait dont compétent.
2) La réponse de mes anciens professeurs est d'une rigueur que j'aimerais retrouver plus souvent lorsqu'on écrit sur la réforme.
3) Tout le monde veut plus de temps pour faire plus de choses. Mais peu de gens exploitent leur temps efficacement. Je vais plus loin que Benoit, ça fait 5 ans qu'on sait qu'il y aura une réforme au secondaire (même si certains croient qu'elle n'arrivera pas). En 2000 je (et d'autres) faisais déjà des expériences (non parfaites) en classe de sciences 4e secondaire. Ce qui m'a permis de me former et de mieux comprendre les nouvelles approches (qui n'ont plus grand chose de nouveau d'ailleurs).
4) Tous les enseignants qui ont fait le saut (je ne parle pas de petits pas ici) ne reviendraient pas en arrière. Ils s'amusent et leurs élèves aussi. Ceux qui attendent (et qui veulent repousser encore) perdent du bon temps ;o)
5) Prouver que les approches (qui sont multiples) pédagogiques encouragées par le programme sont bonnes n'a pas déjà été fait? Je ne suis pas un expert des sources, mais plusieurs recherches nous donnent des réponses fort positives. On apprend mieux les connaissances (plus durables et réinvestissables) dans une approche socioconstructiviste qu'avec une approche béhavioriste (j'exagère peut être un peu ;o) ).

En fin de compte, ça ma fait du bien de sourir. Je vais donc continuer à penser qu'il y a plus de gens qui sont prêt à faire l'effort de sauter que de gens qui sont à deux pieds sur le freins (et les deux mains sur le frein à mains).


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