Conférence du les logiciels libres et les administrations publiques (CLLAP) 16 et 17 mai 2005

J'ai assisté à la première journée de cet événement qui avait lieu à Québec. Voici quelques-une de mes notes (non un résumé des conférences).

Le site officiel du CLLAP: http://www.cllap.qc.ca/index.htm

Des notes (plus complètes) de Sylvain Carle sont disponibles ici: http://carnet.facil.qc.ca/

Une citation: «There are risks and costs to a program of actions. But they are far less than the long-range risks and costs of comfortable inaction.» John F. Kennedy

Surprise! Je suis d'accord ;o)

On apprend qu'un comité interministériel a été créé autour du logiciel libre. À suivre...

Le site du gouvernement sur le logiciel libre: http://logiciels-libres.gouv.qc.ca/ Un site qui suit assez bien l'actualité du libre. Félicitations au(x) webmestre(s).

M. Daniel Pascot a insisté sur le fait que le logiciel libre est de la connaissance, non pas seulement un produit. Il nous fait comprendre également que le poème peut être «copyrighté» mais pas l'amour (le sujet). Une autre de ses phrases m'a fait sourire: «Participer à la communauté du libre n'est pas du bénévolat, mais de la collaboration!»

J'ai eu un autre frisson lorsqu'il a dit que 70 à 80% du coût de production d'un logiciel va en marketing (et autres trucs du genre). Ouf! Ce qui confirme ce que Benoit nous disait:

Nos cultures organisationelles ne sont pas prêtes pour le logiciel libre dans le sens où il n'y a pas de catalogues (et de numéro 1-800-jetrouvelelogiciel) où chercher le logiciel que j'ai besoin. Le réflexe de fouiller sur le web n'est pas encore développé.

Une piste intéressante pour les gouvernements est l'adoption de standards ouverts pour l'échange de documents. De cette façon, la captivité dans un logiciel est inexistante.

Logiciel libre = davantage un processus qu'un produit.

Yannick Boehmann, directeur de L'organisation et des sytème d'informations, Ville de Sélestat, France, nous explique que migrer 70 000 postes sous OpenOffice pose un certain nombre de problèmes. On doit prévoir de la formation aux utilisateurs (une formaiton à la carte, pas une formation de masse), on doit aussi faire du ménage dans les documents (plusieurs ne sont plus utilisés, donc on peut les mettre de côté), etc. Une migration, ça se planifie. Un site web à consulter: http://www.jils-selestat.org/

René Rancourt nous a présenté MILLE. Une question a soulevé quelques murmures dans la salle: «Comment la GRICS vit-elle avec le projet MILLE et le logiciel libre en général?» M. Rancourt s'en est bien sortie car il n'avait pas à répondre à cette question puisque de toute façon nous ne pouvons que faire des interprétations des positions de la société. Donc il faut demander à la GRICS sa position pour la connaître.

Robert Charpentier: Gouvernement canadien, Ministère de la défense, nous a fait connaître ce rapport: http://www.cio-dpi.gc.ca/fap-paf/oss-ll/oss-ll_f.asp Je lirai ce rapport afin de me faire une tête.

Sylvain Carl nous présente le projet Memento, ou comment échanger des informations sur un livre grâce au XML (norme ouverte). On voit ici la puissance du XML.

Benoit St-André nous présente une conférence sur le Comportement d'une organisation quand on s'implique dans le logiciel libre. Ou quelles sont les implications/éléments à mettre en place pour vivre un projet libre. J'ai bien aimé cette phrase: Il doit y avoir une saine «dictature» des développeurs du projet.

Donc une journée très intéressante, mais j'espère qu'il y aura des suites. Car selon certaines questions du type« Si je rend disponible mon code source, les gens seront capable de me cracker plus facilement.» il y a encore des apprentissages à réaliser. Il faudra donc une suite pour continuer à avancer.

Belle initiative!


Mise à jour du 17 mai PM: Pierre Couillard explique ici une des conclusion de beaucoup de conférences de cette journée, la culture organisationelle est une gros problème pour le libre.