Je suis un peu comme Mario en ce mercredi matin, si l'année scolaire est aussi riche en textes/actions que ce début d'année, ce sera épuisant ;o)

J'ai lu les questions de Christine hier soir et ce matin je commence à chercher des réponses. Je dois savoir ce qui peut pousser les profs (tous) à intégrer les TIC dans l'apprentissage des élèves. J'ai quelques pistes de réponses ici, mais je pousserai plus loin ma recherche.

Et là ce matin je découvre un autre billet de Gilles. Mais là attaché votre tuque!

D'abord ce texte donne une preuve de plus à Mario que les textes (sur les TIC) web sont meilleurs que ceux papiers. Ensuite Gilles a réussi à me faire vibrer pédagogiquement parlant. De là le titre de mon billet. Ton billet me rend fier d'être un prof Gilles. Car je te le rappelle, je suis en éducation pour changer le monde.

Ce que j'apprécie en toi (entre autre), c'est que tu ne te limites pas à la critique, tu nous donnes des pistes de solution. Ces pistes, je dois les citées ici:

1- Appuyer uniquement les enseignants qui sont déjà très en avance. Ces derniers créeront des modèles que d'autres pourront éventuellement adapter. Au lieu de s'arrêter à la première difficulté rencontrée, ils sauront analyser la situation et trouver les solutions.

2- Aux enseignants déjà en avance, fournir rapidement tout ce dont ils ont besoin.

3- Ne pas alourdir la tâche de ces enseignants en leur demandant, par exemple, de pondre des projets sur papier pour les administrateurs frileux. Diable ! QU'ON LEUR FASSE CONFIANCE.

4- Rechercher de bons éléments parmi les innovateurs du terrain pour qu'ils enseignent aux futurs enseignants. Autrement dit, que les universités commencent par reconnaître qu'elles n'ont pas l'expertise pour faire avancer les choses, et qu'elles puissent embaucher des enseignants compétents/experts même s'ils n'ont pas les diplômes que leurs nobles institutions délivrent et exigent.

5- Que tous les services informatiques des CS soient d'abord au service de la pédagogie.

6- Que le Ministère de l'Éducation mette quelques millions sur la production de matériel pédagogique libre. Les enseignants auraient ainsi du matériel électronique modifiable selon leur propre jugement.

7- Que le Ministère de l'Éducation offre un service de prêts sans intérêt (ou un crédit d'impôt) aux enseignants qui désirent acquérir un ordinateur portable.

8- Que le Ministère de l'Éducation ait un service d'abonnement gratuit à l'Internet pour les éducateurs de la province.

Les profs avancés c'est mon histoire de noyau. On doit, je crois moi aussi, créer ce noyau de profs qui aura par la suite des effets sur les autres. On doit atteindre/développer une masse critique de «profs compétents en TIC» pour tirer la masse (inertie) vers notre but.

J'aimerais également qu'on (les formateurs/accompagnateurs/administrateurs...) arrête de prendre les profs par la main comme les enfants dans une garderie. On mâche tellement la gomme à leur place qu'elle n'a plus de gôut pour le prof! On veut tout sabler pour retirer les échardes (mon pepa est menuisier ;o)), on veut leur éviter des problèmes, on veut que tout soit parfait avant de foncer. Donc on leur prépare des formations/documents/projets clé en main où il n'y a aucun questionnement, aucun défi pour le prof. Donc sans saveur. Après ça on se demande pourquoi ils n'embarquent pas!

Attention! J'ai déjà moi aussi donné ce type de formation. Mais j'essaie maintenant de faire jouer les profs dans la boue. Ils doivent se salir non de non! Et sur ce point, le camp TIC est un bel exemple de salissage. On fait bouger le plancher sous les pieds des profs et ils doivent rétablir leur équilibre. Le truc ici c'est qu'il sont le temps (5 jours) de se rétablir.

Non les profs ne sont pas des nuls! Mais on doit les intéresser nous aussi.