Gilles a encore frappé en nous disant:

Bien évidemment, plusieurs moyens autres que ce blogue peuvent servir la communication, mais alors comment se fait-il que ces autres moyens restent tout aussi silencieux...

Et François donne sa réponse ici.

Après une nuit à y rêver, voici une autre des mes hypothèses pour mieux comprendre (et ensuite agir): ça dépend plus de la personnalité des personnes que du moyen de communication.

Prenons l'exemple d'une classe d'élèves (j'étais au secondaire). Sur 30 élèves (plutôt 34) combien ont le courage de lever la main pour poser une question qui peut leur sembler bête? Combien d'entre eux auront des interactions riches avec le prof? Combien s'impliqueront à fond dans les divers projets de la classe? Combien oseront dire au prof qu'il vient de faire une erreur ou dire une «grossièreté» ;o) ? Combien aideront leurs pairs (pas leurs amis) sans qu'on leur demande? Combien garderont les traces de leurs apprentissages (on retrouve souvent à la poubelle les travaux des élèves après la correction)? Combien...

Réponse: Toujours les mêmes et ils ne sont pas beaucoup!

À mon avis (je ne suis pas sociologue) c'est le même principe avec les blogues/sites/courriel/fax/cellulaire/radio/téléphone à cannes de conserve/signaux de fumée... Ça n'a pas grand chose à voir avec la technologie utilisée et encore moins avec les difficultés de son utilisation.

Je suis peut être dans le pré, mais je crois qu'il faut arrêter de mettre la faute sur l'outil et plutôt regarder l'humain.


PS: Vous pouvez remplacer mon exemple de groupe d'élève par une équipe école. Ça marche aussi!