Il était une fois (j'ai toujours voulu écrire ça) deux super-héros (ça aussi ça me fait du bien) qui furent un voyage vers un pays nommé le Canada (petite blague). En fait, nos deuzéros furent invité à un rassemblement de joyeux lurons dans la région de l'Outaouais pour y donner un spectacle ayant pour but d'y sauver quelques âmes.

Bon... OK... Assez les drôleries...

Pierre C et moi avons donc participé au colloque TIC de la région de l'Outaouais le 26 avril dernier. Colloque organisé par les animateurs RÉCIT de cette région en collaboration avec l'Université du Québec en Outaouais (et peut être d'autres personnes, ils étaient pas mal de monde à l'organisation).

1) Félicitations aux organisateurs! Une très belle journée où tout s'est bien déroulé.

2) Bravo à l'UQO pour son implication (en temps humain et en $$) dans ce colloque. Ceci démontre l'implication de l'université dans son milieu.

3) J'ai déjà dit (peut être écrit quelque part aussi) que le type formation que je préfère est la formule camp TIC (4.5 jours) car les participants ont le temps de faire des erreurs et de produire/construire une situation d'apprentissage intégrant les TIC à vivre en classe. L'impact d'une telle formule est perceptible.

J'aime bien aussi les 2 jours de formation sur un sujet précis, comme la robotique par exemple. Dans ce cas, après les 2 jours, les participants ont également construits leur SA bien qu'ici les erreurs sont moins nombreuses ;o)

Pour que ces deux types de formations puissent avoir des participants, des graines doivent être semées au préalable. Et un colloque régional TIC permet à cette semence de se faire dans un contexte stimulant.

Quelles sont donc ces graines? Une des graines, est le travail des organisateurs autour du projet commun. Je crois qu'on sous-estime les impacts et les retombés d'un travail en collaboration. Pour notre part (RÉCIT MST), nous avons semé cette fois-ci (lors des années antérieures nous avons semé de la robotique, de la publication web, des SAO, etc) une graine nommé Squeak et une autre nommé Geobidule (Geonext, Geogebra...).

Ma surprise fut de voir l'intérêt des participants pour le logiciel Squeak. Notre atelier présentait plusieurs TIC (sondes, microscope numérique, robotique, outils de sondages...) mais les participants furent attirés par cette application très difficile de prise en main. Pourquoi? Hum... Je n'ai que des hypothèses pour y répondre. Mais une des hypothèses que je fouillerai plus intensément est celle-ci: Squeak n'est pas un logiciel; ayant pour but de produire (texte, image, son, vidéo...) mais bien d'apprendre.

4) En conclusion, ce colloque réussi, année après année, à freiner l'immobilisme.