Pierre Couillard a eu une discussion très intéressante avec son fils.

Une petite recherche sur le web me donne bien du plaisir, car je confirme: je suis un connecteur et un hacker.

Les textes L’Éthique hacker de Pekka Himanen ainsi que La « hacker attitude », modèle social pour l’ère post-industrielle (une entrevue de l'auteur) me donne le goût d'acheter le livre que Gilles a lu. En savoir un peu plus sur l'auteur.

Un petit sourire en coin est subitement apparu sur mon visage lorsque j'ai lu ce passage:

«Pour les hackers, le mode caractéristique de fonctionnement administratif qui consiste à avoir des réunions sans fin, à créer des commissions pour un oui ou pour un non, à rédiger des rapports sans intérêt, etc., avant que quelque chose ne soit entrepris est au moins aussi pénible que de lancer une étude de marché pour justifier une idée avant de commencer à travailler dessus. Cela irrite autant les scientifiques que les hackers quand l'université se transforme en monastère ou en bureaucratie administrative.»

Des réunions! Ben voyons voir si les réunions sont inutiles! Sachez que je suis de ceux qui, lors d'une réunion, sentent leur cellules vieillir une par une. Car dans la majorité des cas (il ne faut pas généraliser, mais que diable! passons à l'action) il ne se passe pas grand-chose d'autre que le vieillissement de nos cellules.

Ce n'est pas tout, un hacker veut partager comme le signale l'auteur dans l'entrevue:

La culture des hackers est aussi celle de l’ouverture, du partage...

Oui. On est loin de la culture du secret. Parce qu’ils ont une activité qui produit du sens, ils recherchent une reconnaissance de leurs pairs, qui passe par le partage du savoir. Il y a aussi des raisons plus pragmatiques : si vous cachez toutes vos idées, personne ne peut rien y ajouter. Si vous les ouvrez à une communauté de gens créatifs, vous obtenez des critiques, et de nouvelles idées pour améliorer l’ensemble.

Depuis très longtemps, bon ça ne fait pas 20 ans, j'avais encore des couches à cette époque, je partage ce que je fais avec les TIC. Le monde du logiciel libre m'a offert un moyen de partager avec une licence qui encourage la suite de ce partage. Mon côté hacker me titille la titille lorsqu'une personne me demande par exemple: «Comment je peux cacher ce document sur mon site web?» Pourquoi le cacher? voilà la première question que je lui pose avec un regard tout ce qu'il y a d'intense. Est-ce que le document en question est à 100% de toi? N'as-tu pas pris des idées, des images, des définitions, ailleurs? Tu as l'impression que si M. Tartanpion vient chercher ton document tu perds quelque chose? Si tout le monde faisait ça, plusieurs fois tu devrais réinventer la roue. Ceci dit avec tout le respect que je dois à mes pairs.

Hacker, voilà un côté de ma personnalité.