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Déjà 19 ans

... que je suis marié avec la petite Turmel.

19 ans! C'est presque la moitié de ma vie! En fait j'ai plus de souvenirs avec Julie que sans elle (je ne me souviens que très peu de mon enfance).

19 ans à être heureux de se réveiller à ses côtés chaque matin (enfin presque, j'ai quelques dodos hors maison quand même), à vivre nos petites habitudes/routines et nos nouveautés/projets, à la regarder s'endormir sur le divan le soir, à planifier la suite, à s'aimer quoi!

Il y aurait tant de choses à écrire à propos de ces années, je me contenterai de cette petite phrase toute simple:

Julie, je t'aime et je suis heureux avec toi.


Grosse fin de semaine

Ouf! Qui a dit que les fins de semaine permettaient de se reposer? Il faut que je lui parle ;o)

Le soleil, c'est bien beau mais on dirait que ça augmente la quantité de choses à faire: party, sortir les meubles de patio, racler le terrain, laver les autos, faire du vélo, etc.

Assez de complaintes mon Pierre, tu en as profité, c'est ça l'important.

Oui j'en ai profité pour faire ma première sortie en vélo avec ma plus jeune cette fois. La première à vie, tous les deux seuls, sur la piste cyclable de Notre-Dame-des-Pins. C'est pas rien de voir son bébé pédaler tête baissée, le dos rond (son vélo est un peu petit, il faudra dépenser un peu), le sourire aux lèvres, la fierté de faire du vélo avec papa comme sa grande soeur. C'est dans ces moments que je trouve que le temps passe. C'était hier, il me semble, que je changeais ses couches, que je lui donnait le biberon, que je l'habillais le matin, que je lui pompais (avec la fameuse pompe qui ne faut pas utiliser dans le mauvais sens) le nez lors d'un rhume...

Marianne, je me rappellerai toujours de cette randonnée avec toi. Ce jour où tu es devenue une grande fille pour ton papa.


La pédagogie est humaine

...elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Des discussions sérieuses et moins sérieuses m'ont fait réfléchir sur certaines de mes actions/stratégies professionnelles. Ce qui peut devenir dangereux ;o)

Voici trois lois qui semblent être très populaires dans le monde des formateurs TIC:

1) Le meilleur logiciel est celui avec lequel le formateur est compétent.
2) Le meilleur matériel est celui que le formateur possède.
3) La meilleure route pour apprendre est celle que le formateur a utilisée.

Lois 1 et 2

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu une personne dire que si elle n'avait pas tel logiciel elle ne pourrait pas fonctionner. Ou encore que tel type d'ordinateur est bien meilleur pour la pédagogie. Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! (Pour ceux qui connaissent la blague, c'est à ce moment que je cesse d'écouter).

Ok, prenons des exemples pour illustrer le tout. Les ultra-portables ou les terminaux X par exemple.

Lui: «Y a rien à faire avec ça» ou «On ne peut pas tout faire avec ça.»

Moi: C'est quoi «tout»? demandais-je.

Lui: «Euh... ben du 3D et du montage vidéo.»

Moi: Haaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Combien de temps les élèves (durant la classe, pas en parascolaire) font du montage vidéo dans une année? 10 % du temps à l'ordinateur?

Lui: «Ben non! Moins que ça. Ce ne sont que des petits projets où l'élève s'initie au montage vidéo.»

Moi: Donc ça prend des machine hyper-performantes pour moins de 10% du temps. C'est pas ce que j'appelle une bonne analyse des besoins avant l'achat. Des terminaux ou des ultra-portables, qui répondent également à des besoins différents, peuvent combler les besoins pour les 90% et plus.

Et voilà le moment glissant...

Lui: «Mais des terminaux c'est en linux.»

Moi: Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Sur ton cellulaire méga-performant, c'est quoi le OS? Windows?

Lui: «Non, c'est pas pareil.»

Moi: Justement si. Un client léger (terminal X) ou un ultra-portable est un outil TIC où les boutons ne sont pas de la même couleur, où les icônes sont différents, où les logiciels ne se nomment différemment, mais ça reste du clique, des menus et des fenêtres. Comme ton cellulaire. L'utilisateur s'habituera à l'environnement, développera donc sa compétence TIC.

Lui: «Ok mais il n'y a pas tel logiciel en Linux» me dit mon tinami en pensant m'avoir mis KO.

Moi: Où il est écrit dans le programme de formation que ce logiciel précis est nécessaire pour l'apprenant? Nul part!

Lui: «Mais c'est plus simple avec ce logiciel Pierre! En plus il est plus puissant.»

Moi: Il ne faut pas confondre simplicité et habitude dans le logiciel. Il est vrai que certains logiciels peuvent être plus simple pour une tâche précise, mais on doit dépasser un peu ce critère quand vient le temps de choisir un outil. Et je me suis toujours demandé à quoi ça sert d'avoir une voiture qui peut aller à 350 km/h si je ne peux pas dépasser 100 km/h sur la route. La plupart des utilisateurs ne dépassent pas 20 % des fonctionnalités des logiciels, et je ne crois pas que ce soit nécessaire dans un contexte de classe non plus. J'aime bien le concept de la simplicité volontaire TIC qui a, entre autres, comme but d'utiliser le logiciel le plus simple possible qui peut répondre aux besoins. Pas le plus populaire ou le plus puissant.

Loi 3

Est-ce qu'un nouvel utilisateur des TIC (en avril 2009) doit passer par le même chemin que moi (qui les utilise depuis plus de 10 ans) pour intégrer les TIC dans ses apprentissages?

Trop grosse question pour y répondre en quelques mots, mais j'aurais tendance à croire que non. Ce ne sont plus les mêmes outils, même besoins, même contexte. Le C de TIC, la communication, est plus présent (pensons aux outils du Web collaboratif, aux mobiles...) que jamais. À mon avis il est différent d'apprendre à communiquer (ou d'apprendre tout court) avec les TIC que d'apprendre à produire des documents (le but principal il y a 10 ans).

La pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Développer ses compétences à l'aide des TIC ne nécessite pas un logiciel (ou un système d'exploitation) en particulier ou encore une marque précise d'ordinateur, mais bien un humain prêt à laisser ses élèves prendre plus de place dans leurs apprentissages (avec ou sans les TIC).

Conclusion

Avant de croire que ça prend un logiciel précis, sur un OS précis, sur un matériel précis, pour que l'élève puisse développer sa compétence TIC (et les autres du PFEQ), je devrai prendre un grand respire et ne pas transférer mes peurs sur lui.

Note: Lui, c'est plusieurs personnes que j'ai fusionnées pour le propos. Si vous vous sentez visé, on pourra en reparler un de ces 4 ;o)


Entendu lors de félicitations

Parent: «Bravo pour le spectacle, c'était très intéressant.»

Enseignant: «Merci beaucoup, il y a beaucoup de travail derrière ces numéros.»

Parent: «Je trouve ça bien que vous mettiez les élèves en action pour apprendre l'anglais» (note: le spectacle était en anglais par des élèves de 5e et 6e année).

Enseignant: «On n'a pas le choix de trouver des moyens de le faire, car les compétences du programme ne se développent pas en écoutant un enseignant parler en anglais en avant.»

HO!!! Je lui aurais fait un GROS CALIN ;o)


Évaluation de mes attentes

Mon billet L'arbre qui cache la fôret était un cri du coeur pour qu'on arrête de croire que nos élèves ne pourraient pas intégrer les TIC dans leur apprentissage ou encore apprendre en faisant (au lieu d'écouter leur enseignant leur dire comment faire).

Il y a une belle discussion chez Patrick à propos du principe «les bottines suivent-elles les babinnes?» et des modèles que nous sommes les TICeux de ce monde.

Ensuite Gilles nous explique qu'il comprend maintenant que l'école ne changera pas, mais peut être bien que certains humains vivants à l'école le font ce changement. En effet, comme Gary nous le rappelle il y a de ces jours qui nous redonnent espoir.

À lire tout ceci, je me suis posé une question: est-ce que mes attentes sont raisonnables? Qu'est-ce qui me ferait plaisir au fond? Quel est le minimum que je m'attend d'un enseignant (une classe) en lien avec les TIC (je me concentre sur les TIC seulement)? Ho! Hi!!! Ça y est, je me suis coincé dans un coin moi même :o(

Quelques éléments de réponse:

  • Que la technologie (quelques postes reliés à l'Internet + des périphériques de bases) soit présente dans la classe, non pas au bout du corridor dans un autre local qu'on doit réserver pour aller copier des textes pendant 30 minutes puis revenir travailler pour vrai dans sa classe, son milieu d'apprentissage.
  • Que ce qui se vit en classe soit suffisamment ouvert pour que les TIC puissent être un des outils à exploiter, à intégrer. Et ce pas de la façon que l'enseignant le veut mais bien de la façon que l'élève en a besoin.
  • Que l'enseignant garde des traces de ce qui se passe dans sa classe sur un site Web (de préférence) ou sinon sur sa clé USB. Clé qui deviendrait un CD portfolio de présentation à remettre aux élèves à la fin de l'année. En fait que la classe partage ses réalisations avec les autres, fasse connaître leurs bons coups afin d'aider les moins convaincus qu'il est possible d'apprendre à l'école avec les TIC.
  • Que l'enseignant se permette d'apprendre avec ses élèves quelques fois par année, qu'il se laisse guider par ses jeunes «experts» vers des TIC, stratégies, projets, non planifiés.
  • Que les parents qui le désirent puissent s'impliquer dans les apprentissages des élèves comme par exemple en laissant des commentaires constructifs sur le site/blogue/portfolio/portail/bureau virtuel/que sais-je de la classe.
  • Que les TIC soient au même niveau que les dictionnaires, crayons, règles, carnets de notes, bibliothèque, livres de références, etc. C'est-à-dire des outils d'apprentissage, pas des récompenses du vendredi PM.

Je m'arrête ici, car en me relisant je m'aperçois que c'est déjà pas mal élevé (quoi que...) comme attentes et que mes pouvoirs sur ces points sont limités à influencer par mes actions, formations.

Je dois avouer qu'il y a des classes qui font tout ça, le problème est qu'il y en a trop peu encore et surtout que les enseignants qui le font sont souvent regardé avec de grands yeux. Ça prend bien du courage pour être dans le pleton et de l'énergie/espoir pour être à l'avant.


L'arbre qui cache la fôret

Je ne compte plus le nombre de fois où un enseignants me dit:

Mes élèves ne seront pas capable de faire ça.

Ça étant n'importe quoi qui exploite les TIC ou qui est un peu plus ouvert comme approche.

Ma réaction n'est malheureusement jamais élégante :o(, mais en sous-estimant nos élèves nous nivelons pas le bas avec tous les impacts négatifs qui en découlent. Préparons le projet, essayons-le, observons nos élèves en action, objectivons la démarche/résultats avant de porter des jugements sur les capacités des élèves qui sont sous notre charge SVP.

Freinons l'immobilisme en donnant la chance aux élèves de nous démontrer que nous (les enseignants) pouvons avoir tord d'avoir peur.

Mise à jour du 18/02/09: Belle discussion sur le blogue de Patrick Giroux.


20 janvier 2009

Une journée historique mon Pierre, un président «noir» entre en poste à Washington aujourd'hui. En fait, sa couleur ne m'importe pas beaucoup, c'est plus la couleur de ses mots qui me fait penser que les politiciens auront enfin un modèle à suivre. La barre est haute, car M. Obama (pas encore président au moment d'écrire ce billet) sait émouvoir son auditoire, ce que nos politiciens ne font plus depuis des lustres.

Donc, où es-tu aujourd'hui Pierre? À Mont-Joli pour une formation de deux jours en robotique avec ton collègue/tinami Pierre Couillard et la charmante/compétente Julie Bérubé. Lors de ton voyage en Jeep (merci ma douce pour me prêter «ton appartenance») hier, tu es arrêté diner avec ton tinami Martin Bérubé qui est devenu très heureux dans sa nouvelle vie de cégepien ;o) Il a neigé un peu, ce qui a rendu la chaussée glissante. Le 4x4 fut apprécié.

Après un souper (tôt, ce qui est n'est pas habituel) délicieux, une petite marche de santé sur le bord du fleuve a permis de faire descendre un peu cette bouffe gaspésienne (bien que selon les fifilles - Sylvie et Marie-Claire - de la gaspésie ce n'est pas encore la gaspésie ici ;o)).

Tu as passé un bonne nuit malgré que tu sois dans un motel (belle chambre en passant), le Gaspésianna. Le déjeuner, vers 7h, a servi à préparer un peu la journée avec Pierre, bien qu'on peut maintenant savoir ce que l'autre veut avec un simple regard en cours de formation ;o) C'est ça un vieux couple.

L'avant-midi passe très rapidement, comme toujours dans la première journée de formation en robotique. Des équipes sont en RCX et d'autres en NXT. Le local, un lab d'informatique dédié à la robotique, est parfait pour ce type de formation. Bien que la température fut un peu chaude.

Le diner, avec les participants à la formation, fut délicieux. Quand on est en bonne compagnie...

En PM les participants sont déjà des experts (sans trop s'en apercevoir), donc les défis sont assez simples pour eux. On peut alors aller un peu plus loin que prévu.

La journée se termine avec bien de la fatigue chez les participants et les formateurs ;o) donc la soirée fut tranquille. Petit jus de pomme avec Mme Bérubé puis un souper sur place (Gaspésianna). Encore de belles discussions sur divers sujets stimulent ma cellule.

Le 20 janvier a été pour moi une journée assez classique mais l'événement Obama offre de l'espoir à bien des gens partout dans le monde. Je suis chanceux de vivre cette journée. Reste maintenant à suivre si l'espoir deviendra contentement ou déception.


J'aime vraiment pas la glace

Bon, les conditions météorologiques des derniers jours ont créé, ici en Beauce, une couche de glace assez importante dans les stationnements par exemple. Et comme j'ai dit, j'aime la glace dans du Baileys seulement.

Hier soir, voulant faire plaisir à mes filles, je suis aller voir les petits feux d'artifices à leur école. Petite fête d'avant les fêtes.

20 cm de neige d'un blanc uniforme couvre le sol, tout est blanc, c'est très beau (j'aime les paysages d'hiver et le froid frette) je joue au bon mari en disant à ma douce de faire attention, car on ne se doute pas que...vlam pirouette slouche!!! mes deux pieds perdent le contact avec le sol que j'aime tant quand j'ai besoin du frottement pour me déplacer. Me voilà donc en chute libre avec en tête l'idée que les probabilités sont très bonnes que ça va faire mal et que je vais regretter ma présence en ces lieux. Je pense aussi à ma honte à venir de faire rire les petits boutchous et les mamans qui, d'un oeil étonné, se demandent pourquoi leur mari n'est pas présent lui aussi, comme ce bon papa que voilà. Je le sais moi pourquoi ils ne sont pas là les autres papas, ils déglacent leur entrée. Plus que quelques cm avant le contact de mon derrière avec ce sol plus solide que je le souhaiterais en cet instant. Est-ce que la neige amortira ma chute suffisamment pour prévenir des dégâts physiques? Hum... bien de l'espoir en ces fractions de secondes. BOUM! Badaboum! Crack! ouch!

Voilà, c'est fait, je suis sur le dos, ma douce me demande: Es-tu correct? Euhhiiiiiiiiihaaaaaaaaaaa, la face pleine de neige qui s'est mis à virvoleter autour de moi, je répond: Non! Je me relève, le souffle presque coupé, AYOYE, mon dos, un couteau s'insère dans mon rein droit, ça y est, je souffre. M*&?*%$&?&?

Bon, ça va pas bien du tout, que fais-je? Mon chiro, il travaille peut être ce soir. J'appelle donc, OUI! Merci, il est là et il peut me prendre ce soir. Tout le problème réside dans comment se rendre à l'auto, je dois traverser le terrain (100 m) où la glace attend de me donner un autre coup, question de m'achever. Prends ton temps Pierre, y a pas le feu, ce n'est qu'un couteau dans ton dos.

Je vois dans la figure de la réceptionniste que mon non verbal est assez fort. Mon chiro a répété 100 fois le mot doucement en me demandant de me déplacer sur sa table de torture. Crouch! Ok, ça bien bougé me dit mon sauveur. Mais la douleur est encore là, oui oui le couteau a fait un 180°.

Retour à la maison en me disant que ma prochaine voiture sera à transmission automatique, car à chaque pression sur l'embrayage me rappelle à quel point je suis con.

Au moins, quand je ne bouge pas la douleur cesse. Le problème est que mon chiro m'a dit de bouger! En plus il m'a dit d'utiliser mon ennemi, la glace, pour éviter que l'inflammation ne prenne trop d'importance.

Un homme normal serait mort comme dirait mon ami PC.

Attention à la glace cachée sous le manteau blanc pré-Nouelle chers lecteurs!


Une citation sur le monochrome

Je n'aime pas beaucoup vivre dans un univers monochrome où tout le monde penche du même côté. J'aime m'obstiner (hein Richard?), j'aime mettre mon grain de sable dans les conversations (bien que je ne le fasse pas vraiment toujours sur le Web).

Voilà que dans mes fils RSS de ce matin, une citation (source http://www.aufildemeslectures.net ) de Albert Einstein m'a fait sourire.

Mais c'est la personne humaine, libre, créatrice et sensible qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement. Albert Einstein (Comment je vois le monde, trad. Régis Hanrion, p.9, Champs-Flammarion 1979)

Tout n'est pas noir ou blanc, on peut même essayer d'y mettre du rose ;o)

PS: Je ne suis peut être pas un façonneur de beau et de sublime, mais je tente d'être libre.


Sur le coup

Marianne: Maman! Je me suis entrer une punaise dans le pied aujourd'hui.

Maman: Ayoye! Ça dû faire mal sur le coup?

Marianne: Pas sur le cou maman (avec un soupir), sur le pied j'ai dit.

:-D


Le + 1 a aidé à comprendre le 2.0

... lors de ma présentation d'hier à la CSDM.

Ce qui a ressortit également de la rencontre est qu'il y a un manque de connaissances (références) sur tout ce qui entoure les droits d'auteurs (de ce qu'on utilise pour recycler et de ce qui est publié également). Bien que le site Guide des Droits sur Internet présente beaucoup de contenu, il manque (je n'ai pas trouvé l'information) la partie de ce qui est créé et publié par l'élève (l'enseignant, le conseiller pédagogique, etc).

Être filmé (de près) durant toute une journée change des choses dans une conférence. Les gens sont moins portés à questionner/interrompre/corriger (j'avais laissé des coquilles dans la présentation, on aurait pû avoir une bonne discussion sur ce sujet: publier sans la perfection), ce qui est difficile pour le présentateur (en tout cas pour moi) qui est habitué d'interagir davantage avec les participants. Par contre, je crois que ça donnera un bon point de départ pour introduire le Web 2.0 à ceux qui visionneront le vidéo.

J'ai également publié ce billet sur le blogue du RÉCIT MST afin d'y garder une trace.

Suite à la conférence, Martin me propose ceci:

  • Dessiner + 1 = Écrire
  • Écrire + 1 = lire, donc communiquer!

Intéressant! Les artistes peintres ne seront peut être pas d'accord mais il y a matière à réflexion.


Un grand geste par une petite fille

De retour d'une journée de travail à Québec, ma douce me dit que Magalie a fait quelque chose de grand aujourd'hui.

«Ha oui!» je lui répond en pensant à un beau projet scolaire, car avec Magalie (et Marianne) c'est courant.

Magalie m'explique donc la situation.

«Ben, c'est que dans ma classe il y a un garçon qui fait rire de lui tout le temps. Les autres font des niaiseries comme de ne pas vouloir s'assoir à côté de lui pour ne pas attraper de pouls, rire de ses réponses, le traiter de noms, etc. Moi papa ça me dérange parce que ce garçon est très gentil quand on le connait.»

«Est-ce que c'est un garçon qui est avec vous depuis la maternelle?»

«Non, il est arrivé un peu avant Noël. Je trouve ça injuste pour lui que les autres fassent ça. J'ai demandé à mes amis (deux autres filles de la classe) si elles m'appuieraient si j'essayais de l'aider. Elles ont embarqué avec moi. J'ai été voir l'enseignante pour lui parler ce mon idée (sur les conseils de maman) pour pouvoir prendre la parole devant le groupe et essayer d'expliquer aux autres élèves de la classe que c'est pas correct de faire ça à ce garçon.»

Ho! Mon petit coeur de papa est déjà sans mot et entrain de battre un peu plus fort.

«Tu as pensé à faire ça?»

«Oui, et j'ai parlé devant les autres aujourd'hui pour leur expliquer que ce garçon est comme nous, que si on se mettait à sa place est-ce qu'on aimerait ça, qu'il est très intelligent et gentil. Que c'est bébé d'agir comme ça.»

Ça y est, une larme.

«Ouf! Viens ici que je te fasse un câlin ma grande. Je manque de mots, mais je suis très fier de toi. Tu sais que ce garçon se souviendra toute sa vie de ce que tu as fais. Et les autres aussi. Il est possible que tu aies changé des choses dans sa (leur) vie. Tu as changé le monde à ta façon.»

Je prend quelques respirations. Pendant ce temps, je me souviens de mon rêve de prof de voir un jour des élèves prendre la parole en classe pour réveiller ceux qui ne comprennent pas ce qu'ils font là. De voir des jeunes se surpasser pour aider les autres, et ainsi prendre conscience de ce que c'est de vivre ensemble.

Quand on est parent, on espère que les valeurs que l'on essaie de transmettre à nos enfants soient comprises et intégrées. Mais je ne croyais pas avoir la chance de voir un élément observable (déformation professionnelle) aussi fulgurant un jour.

Magalie, ma grande fille, je t'aime.


Si on voulait vraiment que ça change

...en intégration des TIC dans l'apprentissage des élèves, on oserait, au minimum, essayer cette proposition: Un ordinateur pour chaque enseignant.

L'idée n'est pas nouvelle, Gilles en a déjà pas mal parlé. Voilà que Sylvain nous la propose aussi.

Pourquoi chaque enseignant devrait avoir son ordinateur? Pour qu'on puisse réussir à les «former» aux TIC. Pas seulement leur montrer combien il est génial de les utiliser. De cette façon, selon l'hypothèse qui dit que si l'enseignant développe sa compétence TIC il les intégrera davantage en classe, on cesserait peut être de descendre dans cette liste.

Présentement on s'attend à des miracles en permettant aux enseignants de «butiner» d'un ordinateur (de qualité très variable) à l'autre. Ordinateur dont il ne peut pas modifier la configuration (mettre à sa main), ne peut pas installer un logiciel sans se faire regarder avec de gros yeux, ne peut pas s'amuser (on ne doit que faire des choses sérieuses avec le matériel de l'école), etc. Le miracle ne se produit pas et nos enfants n'ont toujours pas la possibilité de développer leur compétence TIC en classe. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne la développent pas ailleurs, mais j'ose croire que l'École les aiderait à aller plus loin.

Je suis un connecteur, donc je crois que les décisions globales ne servent pas à grand chose (les projets locaux ont plus de retombés). Mais comme l'image dans notre société est importante, on pourrait essayer de projeter l'image d'une société qui veut préparer leurs enfants à vivre dans leur monde et à utiliser les TIC de façon judicieuse.

En attendant, il y a des élèves au Québec qui apprennent avec un ordinateur à tous les jours alors que d'autres (la grande majorité) touchent à un ordinateur le vendredi PM s'ils ont été gentils (je caricature à peine). Belle équité n'est-ce pas?

Un enseignant, pour se former aux TIC, doit avoir son propre outil d'apprentissage/travail. Sinon, je crains que je réécrirai ce billet dans 5 ans. Je travaille fort pour que ce ne soit pas le cas.


Innovation, débutants et moi

J'étais au colloque de l'AQUOPS et j'ai eu la chance de jaser pas mal avec des gens autour de l'intégration des TIC. Un constat, ça avance pas aussi vite qu'on le voudrait bien.

D'abord, notre journée thématique sur un logiciel de «méchante» programmation, Squeak. Les participants on eu du plaisir à souffrir. Il sont eu des idées, en ont réalisé quelques-unes.

Ensuite, une personne a questionné la place des débutants au colloque. Je n'ai pas de problème avec les débutants, car ils ont commencé. Mon problème ce sont ceux qui font semblant que les TIC n'existent pas afin de ne pas se les approprier.

Voilà que Gilles nous fais part de sa conviction (et ici) que la programmation (avec Scratch entre autres) peut amener à l'innovation et à la motivation chez les jeunes. Scratch est un logiciel «amusant» qui permet de faire énormément d'apprentissage du PFEQ sans que l'utilisateur s'en rende compte. Parlez-en à Mme Bérubé qui a passé une journée sur le logiciel et qui, après le retour des formateurs, a réalisé qu'elle a fait des mathématiques de façon intensive ;o)

Une question me turluppine:

Comment puis-je, comme formateur, augmenter les retombées (que les gens continuent de s'approprier les TIC après mon départ) de mes formations?

Je dois réguler ma pratique, donc voici ce que je vais essayer dans les prochains mois et pourquoi.

But des formations?

Lors d'une formation TIC, que veut-on atteindre comme but? Informer/Initier les enseignants aux TIC (à quelques-unes du moins) pour que par la suite ils se prennent en main pour avancer «seuls» (avec du support/accompagnement par une communauté)? Ce qui implique le développement de l'autonomie de l'apprenant. Sinon, on s'assure des formations aux «mêmes enseignants» 2 jours (si on est chanceux) par année pour les 20 prochaines années. Ce qui nous mènera où?

Lorsqu'on a compris que les TIC peuvent aider à l'apprentissage et qu'on s'est appropriés quelques outils de bases (voir ce parcours ) a-t-on encore besoin d'un formateur (formation dans un laboratoire avec 20 autres personnes sur le même sujet) 2 jours par année? Je crois qu'il est alors possible de cheminer dans ses apprentissages en exploitant le Web 2.0 entre autres. Si quelques formateurs, plus «avancés», font partie du réseau de l'apprenant, ça serait un atout intéressant.

Formations TIC vs Disciplinaires

La formation TIC est habituellement calquée sur la formation disciplinaire (on fait des choses «sérieuses» autour de la discipline) offerte dans le système d'éducation. C'est-à-dire qu'on fait une offre de formation sur un logiciel par exemple, on rassemble quelques personnes dans un laboratoire, on s'installe à l'avant pour expliquer le logiciel et ce qu'on peut en faire en classe, on leur laisse un peu de temps pour tester, etc. Est-ce une bonne idée si on veut des retombées? Certaines personnes pensent que non en regardant le passé. Ne devrait-on pas alors faire autrement, car s'approprier une TIC (qui est quand même différente d'une discipline) pour des fins d'enseignement, ne semble pas très motivant pour les gens qui ne savent pas trop si ce sera «payant pédagogiquement de l'utiliser»?

Mes hypothèses

Hypothèse 1: Le plaisir avant le travail. Hypothèse 2: Des techniques, des stratégies, des compétences, sont développées en s'amusant avec les TIC. Hypothèse 3: Une personne développant sa compétence TIC permettra à ses élèves d'en faire autant dans sa classe.

Je m'explique

Avant de vouloir écouter un «podcast pédagogique» sur la théorie de socio-constructivisme ou du connectivisme, ne pourrait-on pas débuter par faire trouver, écouter la musique qu'aime la personne? Avant de faire créer une SAE à un enseignant, ne devrait-on pas débuter par le faire écrire/publier sur ses passions personnelles?

Avec les TIC, ne pourrait-on pas centrer la formation sur ce que la personne aime ou fait déjà en classe (ou dans sa vie personnelle)? Peut-on lui proposer de «s'amuser» au lieu de «travailler» avec les TIC? Un amateur de photos aimera probablement plus apprendre Flickr que le portail de son école ou Geonext.

On entend souvent que les élèves, bien que pas nécessairement des experts , utilisent les TIC et sont capables d'apprendre sur divers sujets avec elles. Ils ont débuté comment? Pourquoi? Pour travailler sérieusement? Bien sûr que non, il y avait un aspect ludique à la chose. N'est-ce pas comme ça aussi que les «fous des TIC» ont tous commencés?

Si on blogue pour le plaisir, si on se crée des albums photos, si on monte ses propres DVD de souvenirs familiaux, si on voyage virtuellement dans Google Earth, je suis certain qu'on développe sa compétence TIC, il ne manque qu'un accompagnateur pour compléter/optimiser/réguler les apprentissages. Le tout est de prévoir l'après formation. On doit donc présenter aux enseignants les communautés existantes dans le milieu afin qu'ils puissent s'y joindre et continuer à apprendre avec les TIC.

Finalement

Donc, faut-il tout chambouler les formations pour «hameçonner» les gens avec les TIC? Non. Mais on doit sûrement les ajuster afin que les enseignants puissent avoir de la place pour s'approprier des TIC moins sérieusement. Ce qui augmentera, selon mes hypothèses, les chances de retombées de la formation.

Aie-je LA réponse? Bien sûr que non! Mais j'y travaille ;o)


Quelques événements marquants de 2007

Déjà 8 ans après le bogue de l'an 2000. Ça passe de plus en plus rapidement!

Voici quelques (mais vraiment quelques) photos qui me remémorent mon année 2007.

Année 2007
En espérant que 2008 soit aussi bonne.

À la demande générale

Crouzet, Thierry

Le peuple des connecteurs

Les connecteurs, un concept plutôt intéressant au premier abord quand les TIC sont intégrées dans notre vie. Gilles l'a lu, et je l'ai commandé. Voici mes quelques notes (je n'ai pas blogué toutes mes notes, trop long ;o) ) sur ce livre.

Les sous-titres: Ils ne votent pas, ils n'étudient pas, ils ne travaillent pas, mais ils changent le monde. Ho! Provocant quand même. En lisant le livre, j'ai compris les subtilités de ces affirmations et je peux dire qu'elles s'appliquent à moi. Je vote que très rarement, en tout cas autre chose que blanc (annuler mon vote). J'ai du mal à aller me chercher une maitrise, car j'ai peur de perdre mon temps pour ce que ça donnerait en bout de ligne. Je ne travaille pas, en fait l'emploi que j'occupe est une passion pour moi, non pas un travail. Et depuis que je suis tout petit (ça bien changé ;o) ) je veux changer le monde.

Dans les chapitres 1 et 2, j'ai pris conscience que nous tentons de répliquer la structure de notre cerveau, un centre de contrôle, à toutes sortes de structures. Comme l'éducation, le gouvernement, les services publics, les entreprises, etc. L'auteur nous piste sur la décentralisation, le réseautage. Il pose une très bonne question à la fin du chapitre:

«Pourquoi une démocratie serait-elle gouvernée?»
Et il affirme dans le 2e chapitre que
«Personne ne nous dit plus ce qui est bon ou mauvais pour nous, nous n'attendons plus rien d'une autorité supérieure, nous agissons avec intelligence et notre intelligence s'enrichit à force d'interaction avec d'autres intelligences: elle devient globale.»

Chapitre 3, on dit ceci à propos du système éducatif centralisé:

«Incapable de répondre à chaque élève en tant qu'individu, il le considère comme des groupes et non comme des agents autonomes qui interagissent les uns avec les autres.»
Et cette interaction ne se passe pas seulement dans le groupe, mais après l'école également. Est-ce qu'on (l'Éducation) tient compte de ces interactions hors école?

Dans ce chapitre M. Crouzet met la programmation au même niveau que le langage et la mathématique comme moyen de comprendre notre monde. Ce n'est pas rien, mais il faut avouer que la programmation fait peur aux consommateurs (par rapport à auteurs) des TIC.

L'auteur du livre fait un lien direct entre les wikis et les encyclopédies du type Wikipedia (dans le chapitre 5). On dirait même que pour lui, wiki = encyclopédie. Pour moi, un wiki est plus que ça, bien que Wikipedia soit un des «gros» exemples où le wiki est utilisé comme moteur. Il questionne également l'existence du W3C. Les tags (comme le IMG, TABLE...) les plus utiles/populaires deviendront, sans le W3C, des standards.

Dans le chapitre 5 on y trouve des exemples de cas où il y a une synchronisation entre objets/humains/animaux. J'ai vérifié (non scientifiquement) s'il est vrai que dans un milieu de femmes, après un certain temps, les cycles menstruels se synchronisent. Et il semblerait que oui! Cool!

Deux chapitre plus loin, on y lit à propos des connecteurs:

«Pour autant, nous ne méprisons pas l'argent, nous aimons au contraire le confort et le luxe. Toutefois, nous ne sommes pas prêts à nous avilir pour nous enrichir.»
Ho! J'en suis.

Finalement, en épilogue, j'y trouve ceci:

«Nos ordinateurs ne sont pas seulement des outils de travail ou des consoles de jeux sophistiquées mais, avant tout, par-dessus tout, des instruments pour mieux voir le monde et en apprécier la beauté.»
Non mais, hein! Quand on dit que les consommateurs des TIC restent au niveau de l'ustensile, on est pas mal dans le monde des connecteurs.

Liens avec mon travail

Ce livre, que je conseille à tous, me donne des pistes d'explications pour mieux comprendre pourquoi nous avons tant de difficulté à augmenter le nombre de classe où les TIC sont intégrées dans l'apprentissage. Car en plaçant un ordinateur entre les mains des apprenants, la structure hiérarchique «enseignant-élève» en prend pour son rhume. On se fait expédier dans une structure de «réseau/connecteurs», ce qui exige des modifications majeures dans ce qui se vit en classe. Et ces changements ne sont pas simples à faire. Pensez seulement au rôle de l'enseignant, il passe de «contrôleur de la classe» à «noeud» du réseau. Un noeud important certes, mais un noeud parmi d'autres.

Un livre incontournable pour tous ceux qui lisent ce billet, car vous êtes probablement des connecteurs.


Édition: J'ai corrigé quelques fautes et refait un peu de mise en page en soirée.


Mon père est plus fort que le tien

Le billet de M. Robert Viau (pour son retour) m'a motivé à écrire ce billet. Car moi aussi je deviens las des débats où les intervenants utilisent les même mots mais se les représentent de différentes façons. Afin d'aider à la lecture de mes anciens et de mes futurs billets, voici un petit glossaire (non exhaustif et très synthétique) personnel. Vraiment personnel (même si Gilles a été mon 1er lecteur/commentateur).

Ce billet reste ouvert car selon mes relectures et les commentaires, des ajouts peuvent être faits. Utilisez les commentaires pour les demandes spéciales ;o)

Bulletin
Bulletin en cours de cycle: Photo (servant à communiquer avec, entre autre, les parents) de l'élève prise à un moment précis. Si la photo est claire (non floue), on peut y trouver des pistes sur comment aider l'élève à s'améliorer. Et aider l'élève, ça ne veut pas dire que comme il est en haut de la moyenne que ça va bien. Ou encore: continue mon grand!

Bulletin en fin de cycle (merci Gilles): Communication officielle indiquant le niveau atteint par les élèves dans toutes les compétences. Au secondaire, l'outil utilisé pour situer l'élève est les échelles de niveau de compétence.


Compétence
Je prends cette phrase de Gilles:

La compétence, c'est être capable de se débrouiller avec des connaissances, et entre autres, être capable de s'ajouter des connaissances, et, surtout, de reconnaître qu'on doive s'en rajouter et de trouver de bons moyens pour le faire.

Ici le terme «connaissance» inclus les savoirs déclaratifs et les savoirs procéduraux (savoir-faire).


Différenciation
Malgré l'unicité de l'élève, il peut apporter/exploiter ses forces lors de la situation d'apprentissage. L'apprenant n'a pas à faire (tout) comme on lui dit de faire. L'enseignant peut alors cibler (il est difficile de voir des besoins dans un groupe qui prend des notes) les besoins particuliers de ses élèves et agir (sur l'individu) en conséquence.


Domaines généraux de formation
Partie du programme de formation qui permet, entre autre, de trouver un lien entre la vie «réelle» (en opposition au monde artificiel souvent créé dans l'école) et les apprentissages à réalisés. Ils sont également des apprentissages commun aux disciplines.

C'est dans les domaines généraux de formation que se situe les intentions d'apprentissages. Ex. «Situation d'apprentissage» = La terre étouffe. On peut gérer cette SA en fonction des MÉDIAS (comment il est traité par la tv,), Santé et bien-être (en quoi le réchauffement risque de nous causer des problèmes de santé), Entrepreneuriat (quels sont les métiers qui étudient le réchauffement...) etc. (Merci encore Gilles)


Évaluation
Action (durant une situation d'apprentissage et d'évaluation) qui permet à un enseignant/apprenant de porter un diagnostique sur les apprentissages de l'apprenant pour l'aider à «avancer». Les type d'actions sont nombreux: questions directes, autoévaluation, questionnaire, suivi d'un portfolio, etc. Ces actions se posent à tous les moments de l'apprentissage. Lors d'une situation d'évaluation (qui est diffrent d'un test de 75 minutes), on évalue, entre autre, l'autonomie de l'élève face à un nouveau (ou des) défi.


Formation
Moment offert aux enseignants pour développer (ils sont donc en action) leurs compétences, pour (co)créer des situations d'apprentissage, échanger avec d'autres enseignants, s'approprier divers outils pédagogiques (comme les TIC ou autres), etc.


Intégration des TIC
Permettre à l'apprenant d'exploiter des technologies de l'information (adéquates et bien exploitées) et de la communication dans son «projet» (voir plus bas pour une définition de projet).


Paradigme apprentissage vs enseignement
Un vieux document sous forme de tableau résume très bien ma conception.

  Accent mis sur la construction de connaissances  Accent mis sur l'enseignement 
Activités de la classe 
  • À partir de l'élève
  • Relations interactives  
  • À partir de projets, de recherche ou de situations problématiques
  • À partir de l'enseignant
  • Relations didactiques 
  • Fréquence élevée d'activités d'exercisation
Rôles de l'enseignant 
  • Toujours un collaborateur 
  • Toujours un médiateur 
  • Parfois un apprenant 
  • Toujours un expert 
  • Toujours un transmetteur d'informations 
  • Détenteur du «savoir»
Rôles de l'élève 
  • Un «constructeur actif» de connaissances
  • Un collaborateur 
  • Parfois un expert 
  • Une personne qui écoute (récepteur passif) 
  • Toujours un apprenant 
Accent en enseignement 
  • Développement de compétences
  • Création de relations 
  • Réponses à des questions complexes 
  • Acquisition de connaissances
  • Mémorisation 
  • Insistance sur les informations brutes 
  • Développement d'automatisme
Conception de l'apprentissage 
  • Transformation d'informations en connaissances viables 
  • Accumulation d'informations et de connaissances
  • Association des connaissances les unes aux autres
Preuve de réussite 
  • Qualité de la compréhension et des connaissances construites 
  • Qualité des compétences développées
  • Transférabilité des apprentissages
  • Quantité d'informations retenues 
Évaluation 
  • En référence aux compétences développées 
  • Portfolios 
  • En référence aux connaissances 
  • Tests exigeant des réponses brèves 
Attitudes attendues de la part des élèves 
  • Travail en coopération (entraide)
  • Relations d'interdépendance
  • Individualisme
  • Relations de compétition


Caractéristiques d'environnements pédagogiques axés sur la construction de connaissances et d'environnements pédagogiques axés sur l'enseignement.  [Figure traduite et adaptée de Dwyer (1994)]



Placer l'élève au centre de ses apprentissages
Donner du «pouvoir» à l'élève sur différents aspects de la situation d'apprentissage, comme les outils à utiliser pour construire (je n'ai pas écrit transcrire) ses notes de cours, par quoi commencer (lire, explorer le matériel/ressources, discuter avec ses coéquipiers...) lors d'une situation d'apprentissage, quel type de production sera réalisé, etc.


Projet
Tiré de Antidote:

Ce que l’on a l’intention de faire, ce que l’on veut atteindre. Un projet chimérique, irréalisable, insensé. Projet administratif, économique, politique. Un projet secret. Faire des projets. Ébaucher, concevoir un projet. Caresser, mûrir, nourrir un projet. Dévoiler ses projets. Avoir un projet.



Programme de formation
Principal (et possèdant un poids légal) outil pour un enseignant. On y retrouve ce que l'apprenant doit développer au cours des différents cycles, des pistes pour l'enseignant sur des méthodes à utiliser pour favoriser ce développement chez l'apprenant, des indicateurs aidant l'enseignant à situer l'apprenant, etc.


Réforme
Projet de notre société pour mettre à jour le système d'éducation afin de mieux préparer nos enfants à vivre dans notre temps.

Ha oui! Le titre du billet. Je faisais référence à mon curé de paroisse qui est meilleur que le vôtre :o)

En passant, le site «Jasons réforme» offre encore et toujours de bonnes questions/explications.


Un petit coup de fil

Brown, Dan

Deception Point

Driiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnngggggggggggg.

Rachel Sexton se leva du lit sur lequel elle était blottit dans les bras de Michael Tolland.

-Allo.

-Mme Sexton SVP. Demandais-je avec le sérieux qu'on me connait.

-Oui, c'est moi.

-Bonsoir madame. Comment se porte M. Tolland?

-Mais qui êtes-vous?

Répond Rachel tout en cherchant l'afficheur.

-Peu importe, l'important est ce que j'ai à vous dire. Vous venez de vivre des événements plutôt étranges n'est-ce pas?

Rachel trouvait la réponse un peu clichée. Mais curieuse elle continua la conversation.

-Euh, c'est le moins que l'on puisse dire.

L'homme au bout du fil semblait calme, assez jeune, et bien informé. Trop bien d'ailleurs quand il continua:

-Vous avez parcouru des milliers de kilomètres dans des moyens de transport peu conventionnels. Je vous ai trouvé un peu insouciante, partir sans brosse à dent quand même! Un peu comme notre ami Jack Bauer vous n'avez même pas pris le temps de manger ou encore d'aller au petit coin. Faut le faire.

-Mais c'était un cas de for...

-Ouais ouais - coupa l'homme - force majeur. Il est là le problème, en quoi fallait-il être si rapide à faire cette annonce par le président dites-moi?

-Sa campagne n'allait pas bien et ...

Rachel fit coupé encore une fois. Bien impoli cet homme pensa-t-elle.

-Et il a voulu faire valider des informations trop rapidement, en science on doit prendre notre temps si on veut bien faire les choses. Votre futur amant pourrait vous le dire Mme Sexton.

Un frisson parcouru le dos de Rachel en écoutant cette dernière phrase. Comment pouvait-il savoir que je suis dans la chambre de Michael. Elle examina la pièce pour trouver des caméras.

-Parlons de votre père, continue l'inconnu, un sénateur rusé, doué d'une intelligence politique suffisante pour déjouer des problèmes de couchette, qui se fait avoir d'une manière si simpliste que même ma fille aurait deviné qu'il se passait quelque chose. Ou sinon, elle aurait pris ses précautions compte tenu de l'enjeu.

Rachel eu un haut le coeur en repensant à ce que son père lui avait fait.

-Il était trop excité par ce qui l'attendait pour flairer le piège.

Répliqua Rachel en se disant qu'en effet, son père fut facilement «bernable».

-Ouais, un politicien qui perd la tête, c'est plausible... Mais un scientifique de renom comme M. Corky ne peut pas être aussi fermé sur de nouvelles hypothèses.

-Mais comment savez-vous tout ça? Et qui êtes-vous? Cria presque Rachel.

Je vous ai observé lors de votre aventure Mme, et je ne suis pas le seul.

-Quoi?

-En passant, la prochaine fois que vous êtes prise en chasse par une équipe d'élite de votre gouvernement, arrêter d'utiliser votre téléphone cellulaire ou encore de vous rendre sur un bateau en hélicoptère. Ce n'est pas très intelligent pour une personne travaillant pour une agence de renseignement comme le NRO.

Rachel savait très bien que l'homme avait raison.

-Il fallait avoir une réponse sur ces foutues chondres.

Osa dire Rachel à cette personne dérangeante en cette soirée prometteuse.

-Et cette réponse pouvait se trouver dans beaucoup d'autres laboratoires plus sécuritaire que le Goya.

Bon, assez pour les critiques de vos choix. Enchaina l'interlocuteur. J'ai vraiment trouvé votre deuxième partie de journée palpitante. On pourrait sûrement faire un film sur votre aventure Mme Sexton.

Rachel, un peu surprise de la tournure de la conversation et réponda en souriant:

-Vous croyez? Moi non. Ces renseignements sont «Top Secret».

-Mais non, trop de personnes sont au courant de ce qui s'est passé. Il y aura sûrement des fuites. D'ailleurs, quand des journalistes, amies ou non, sont au courant, tout le monde le sait.

Une petite question, vous avez vraiment cru que la NASA disait vrai à propos de cette bestiole? Quand même!

-Assez! Je raccroche. Bonsoir monsieur.

Rachel décolla le combiné de son oreille, mais elle entendit quand même cette dernière phrase de ce cowboy.

-Mme Sexton, avant de terminer cet entretien, un dernier conseil pour le président. Faire confiance est une chose importante. Mais le faire aveuglément c'est dangereux. Surtout pour le POTUS.

Deception Point, Dan Brown, JC Lattès, 2001, 573 pages.


Un courriel! Bof!

Un «bof» qui peut poser des problèmes.

Au cours des dernières semaines j'ai observé quelques cas où on peut supposer que les «gens branchés» lisent moins bien leurs courriels. Des rendez-vous manqués parce que la date inscrite dans un courriel a été mal lue. Une mauvaise compréhension d'un projet complexe parce qu'expliqué dans plus d'un courriel. Une mauvaise interprétation du courriel amène un mal entendu entre des personnes. Ce ne sont que quelques exemples de ce qui se passe de plus en plus dans mon entourage.

En écrivant ce billet j'ai nommé le «bruit» comme un problème à la communication. Et bien là je confirme, le courriel est victime de beaucoup de bruit. Le pourriel, qui est quand même bien filtré par nos fournisseurs, est-il la seule cause de ces observations? Bien sûr que non.

Et moi dans tout ça? Est-ce que je lis mes courriels avec toute l'attention qu'ils méritent? Hum... difficile de généraliser à TOUS mes courriels. Mais je crois avoir une stratégie relativement efficace pour les gérer. Courriels quand même nombreux, bien que je ne suis pas Bill Gates ;o) Malgré ma stratégie, je vais porter une attention particulière à ce mode de communication durant les prochaines semaines. Si le courriel pose des problèmes faudra quand même se trouver un autre moyen de communication asynchrone ou encore voir à ce que les stratégies «courrieliques» s'améliorent.

Questions: Est-ce que les gens utilisent les filtres de messages (fonctions des clients de courriel) pour en facliter leur traitement? Est-ce que les gens font un effort pour écrire des courriels concis et précis? Est-ce qu'on se donne du temps de traitement de nos courriels (lire et répondre à des courriels entre deux rendez-vous n'est peut être pas une bonne stratégie)?

Je tenterai de faire des liens avec ce que j'ai observé et ces textes pour la partie du problème qui concerne la netiquette:

À suivre...


Randonnée en photos

L'automne est ma saison préférée pour plusieurs raisons. L'une d'elles est de marcher dans des sentiers avec des couleurs et des odeurs particulières. Je vous présente donc en mots et images une randonnée au Parc des 7-chutes, Saint-Georges de Beauce.

Est-ce qu'on va marcher dans le bois? demande Julie aux filles.

OoooooooouuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiI!!!!!!!!! répondent-elles en choeur.

On se met donc en route pour Saint-Georges. Sur place, on a le choix de commencer notre randonnée en traversant la rivière Pozer...

Ou encore de demeurer de ce côté-ci.

On décide de suivre le bébé mouche qui aime bien les escaliers ;o)

On peut déjà voir de belles couleurs, bien qu'il soit un peu tôt dans la saison. «Pas trop vite Marianne, tu vas tomber.»

Et des odeurs extraordinaires. Ces fleurs y sont pour quelque chose. «Marianne, prends ton temps.»

Papa prend une photo de champignon en se disant qu'un jour il devrait apprendre à les reconnaître.

«Papa, prends nous en photo devant la grosse roche» demande Marianne qui aime les roches.

Le parc porte le nom des 7-chutes parce qu'il y a des mini-chutes comme celle-ci.

Tu es fatigué mon bébé? Non non papa. Ça va pas assez vite.

Encore des photos de champignon. Avance papa, on t'attend! Oui oui, j'arrive. «Ayoye!!!!!» fit Marianne qui a manqué une marche en voulant aller trop vite.

«On va passer sur ce pont?» demande Magalie. Oui oui. En plus il bouge quand on marche dessus. Mamie ne pourrait pas le traverser, vertiges obligent ;o)

«C'est quoi ça?» Euh.... un Inuksuk beauceron ;o) «C'est quoi papa un Inuksuk?» Questionne Magalie. «Euh... ben... ça indique qu'il y a quelque chose à voir. Y en a pas à Sainte-Sabine, des choses à voir. Sauf ta maman bien sûr ;o)» lui répondis-je en faisant un clin d'oeil à Julie.

«As-tu vu Pierre, les fleurs peuvent pousser même dans des endroits arides.» me signale Julie en me pointant ces fleurs.

Une sculpture intéressante de M. Maurice Harvey pour terminer notre randonnée.


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