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Éducation

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Coder, le mot qui fait peur?

Cet article de Thot Cursus sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves. Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). E] sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves.

Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). En fait, ce sont les mêmes effets secondaires que lorsqu'on laisse «faire» (développer des compétences) nos élèves au lieu de leur «montrer».

De l'autre côté, on aurait sûrement des réactions comme celle-ci :

«C'est ce que dénonce Hubert Guillaud qui qualifie de cheval de Troie cette idéologie qui dissimulerait, au fond, un profond mal-être du système éducatif français qui chercherait une façon différente d'enseigner.»

On connait ça ici aussi le «mal-être» du système éducatif, mais il ne faut pas à mon avis balayer du revers de la main la programmation pour autant. Mon but, si la question se pose un jour ici au Québec, serait d'abord et avant tout d'améliorer les apprentissages du 21e siècle (le numérique n'est pas sur le point de disparaitre) des enfants. Non pas de vouloir guérir tous les maux.

Le dossier complet de Thot Cursus est très intéressant à lire.


2013.25

On a terminé la saison 7 de Dexter. Ce tueur réussi encore à nous surprendre. Je viens de commander le roman qui a inspiré la série.

Dernière année avec une fille au primaire. Ça démontre que je réussi à vieillir ;o) (qui est un de mes buts).

Mon nouvel agrégateur, après la mort de Google Reader, est Feedly. Des client pour Android et iOS sont disponibles.

Moi aussi je crois que le choix des TIC pour la classe revient au niveau local, bien qu'une vision (ça ne veut pas dire imposer des technologies) de l'État est souhaitable. Vision un peu comme pour la langue, la culture, etc. Si la société ne signale pas au monde scolaire qu'il est temps qu'il se mette à jour dans le choix de leurs outils/stratégies, pourquoi le ferait-il?

Grosse fin de semaine, magasinage pour la rentrée/automne, cinéma x 2, souper en ville, sortir et fendre 6 cordes de bois. Dommage qu'il pleuvait vendredi soir, on aurait bien aimé aller voir nos amis R. et F. au spectacle de Famous à Ste-Clotilde.

Rapport Parent a 50 ans. Il est peut être temps de passer à autre chose? https://www.youtube.com/watch?v=f1liMqKH9GA


2013.24

Retour au travail moins intense que les années passées où ça commençait par un camp TIC. J'ai pu faire du ménage dans mon portable et sur le serveur, question de commencer bien «classé».

Encore le TBI : http://www.ledevoir.com/societe/education/385701/bilan-noir-pour-le-tableau-blanc-dans-les-ecoles Je n'ai jamais cru à la stratégie tout le monde pareil quand on parle de TIC (voir ce billet de 2011). Le TBI/TNI ne pouvait pas «sauver» l'éducation. La tablette non plus en passant. Pour ce qui est de la formation, ce n'est pas avec 1 ou 2 journées de formation par année qu'un enseignant pourra exploiter adéquatement (favoriser les apprentissages) des TIC en classe. On peut bien demander aux enseignants de mettre du temps personnel sur leur formation, mais je ne suis pas certain que ça fonctionnera. Aie-je une solution? Pas vraiment, mais tout comme pour la langue (ce n'est peut être pas le meilleur exemple de réussite :o( ), les TIC doivent devenir un enjeux de société pour provoquer un changement plus positif.

Le Conseil supérieur de l'Éducation a publié cette semaine l'avis sur l'enseignement des sciences auquel j'ai collaboré. Je crois qu'il est important pour une société de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier en ce qui concerne l'éducation. Depuis quelques années on met beaucoup l'accent sur la langue, sur la culture. La science et technologie mérite pour plusieurs raisons une place importante également.

Mon ami Gilles est «presqu'à» la retraite. Je te souhaite bonne chance dans ton projet d'échecs (le jeu) à l'école et dans tous tes autres projets.

Merci à Jocelyn Dagenais pour avoir publié la conférence de Pierre Couillard au GRMS 2013. Bravo Pierre!

Bois de chauffage entré plus tôt cette année, c'est toujours plaisant quand cette tâche est faite. Reste à finir celui de l'an prochain.

Saison 7 de Dexter débutée, ho! Vraiment pas pire pour l'instant (1/2 de la saison d'écoutée). Merci à ma tite-soeur pour le prêt.


2013.12

Heureux d'avoir rencontré M. Framasoft lui même, Alexis Kauffman, de passage à Québec. Le logiciel libre est de plus en plus dans la mire du gouvernement, mais sera-t-il capable d'atteindre la cible?

Heureux également d'avoir pu jaser de logiciel libre à la ministre de l'Éducation. En espérant que le gouvernement donnera une orientation «libre» au milieu scolaire.

Fracture numérique toujours grandissante entre les personnes qui utilisent au quotidien les TIC et les autres. On parle ici d'analphabétisme TIC. Et comment on peut s'en sortir? Par la formation et l'engagement des enseignants.

Il y a de ces publicités qui viennent me chercher, comme celles sur la maltraitance des aînés.

Le 3D au cinéma est une technologie potentiellement intéressante. Mais pas à toutes les sauces. Des scènes de combat, ça passe pas bien en 3D. Exemple dans le film G.I. Joe, la 3D est très mal utilisée. En plus le film est plate à mourir.


2013.2

J'aime beaucoup la série anglaise Sherlock. Comme l'histoire se passe de nos jours, Holmes utilise les TIC pour ses enquêtes. Frais.

Je déteste les redoux... l'hiver ça devrait être la neige qui gagne, pas la pluie! Le frette, c'est plus dans mes goûts.

La succession de mon beau-père va bien, sa maison a été vendue. Bien des souvenirs s'envolent avec cette vente.

Voir sa fille en amour c'est intéressant pour le papa en moi, même si ce n'est pas simple à gérer (transport, ajuster les agendas, etc).

Si j'avais le pouvoir de le faire, dans le cas des iPad (outil d'apprentissage) en classe, je laisserais les commissions scolaires acheter les iPad et je leur dirais de ne pas les gérer (de laisser les élèves le faire) par économie (la gestion sera sûrement le plus gros poste budgétaire pour un projet mobilité en classe).

Benoit St-André reblogue... à suivre!

Pas mal de route cette semaine pour moi, Québec, Baie-St-Paul, Pointe-aux-trembles, Ste-Thérèse. Pour y faire quoi? Formations sur différents sujets (mobilité en classe, métacognition et les TIC (avec Jean Chouinard), stratégie des 3-O. Ce dernier sujet m'aura fait faire plusieurs km cette année.

S'approprier une nouvelle technologie... le livre.

Citation «approximative» de Guy Nantel:

La religion est une lumière si brillante qu'elle aveugle les Hommes plus qu'elle ne les éclaire.


2013.1

La petite visite des tantes/oncles Turmel à Ste-Sabine a fait du bien.

J'espère que mon pepa pourra se faire opérer à sa hanche le plus tôt possible. Vivre avec de la douleur c'est pas simple.

Retour en classe pour les filles. Nous sommes chanceux, ce n'est pas trop compliqué ;o)

Avec toute cette neige la raquette sera très intéressante dans l'érablière derrière chez nous. Question de faire travailler le coeur du bonhomme ;o)

Je suis vraiment carnivore. Un bon steak au Keg ça vaut n'importe quelle thérapie ;o)

Je ne suis vraiment pas un gars de ville, une marche de 30 min à Montréal et j'en ai assez.

Loi 133: Optimiser l'appareil gouvernemental, voilà un sacré défi! Car l'humain ne se coupe pas une jambe facilement.

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La place de mon blogue

... parmi mes outils de publication?

Après plusieurs mois d'absence sur mon blogue, je devrai me poser cette question. Bloguer, j'en ai fait la promotion, mais comme ça n'a jamais levé... Et là, j'ai un peu de mal à montrer l'exemple.

"Écrire dans un blogue c'est moins simple que d'avoir un compte Twitter et/ou Facebook. En plus, je n'ai pas à avoir un agrégateur pour suivre les amis/contacts." Voilà ce qu'on se fait dire. Ce qui n'est pas faut, quoi qu'il y a d'autres raisons pour avoir son blogue à soi. Encore faut-il être sensible aux arguments de contrôle des données, droits d'auteur, respect de la vie privée, etc.

Suis-je le seul à avoir laissé de côté son blogue? Mes fils RSS sont de moins en moins garnis dans la section "blogues persos". Tout le mone doit avoir ses raisons. Sommes-nous devenus allergiques aux clics nécessaires pour bloguer (comparativement à la simplicité des outils 2.0 comme FB, Twitter, Google +, etc)?

À suivre...


Petite réflexion sur la place des TIC en éducation

Il y aurait tant à dire à ce sujet que je ne sais pas par où commencer. Pourtant, suite à de récentes discussions, je me dois de dire au moins ces quelques petites affaires choses patentes... rêves.

Quelles TIC?

Avant d'investir de gros sous dans de la quincaillerie TIC (ce que notre gouvernement semble vouloir faire avec des tableaux numériques), ne devrait-on pas cibler les «vrais» besoins? J'insiste sur le mot vrai, car on prend trop souvent nos désirs pour des besoins. Ex. tous les enseignants pourraient dire: «Je désire que les TIC simplifient mon travail.» Le monde de l'éducation a le besoin d'améliorer l'apprentissage des élèves, diminuer le décrochage, etc.

À jaser avec des enseignants de partout dans la province, pour qu'ils puissent intégrer les TIC dans leur enseignement et dans l'apprentissage des élèves, il leur manque un élément primordial, des ordinateurs pour leurs élèves.

Ho! Ça veut donc dire que le fameux ratio élèves/nombre d'ordinateur n'est pas encore suffisant! On attend quoi déjà pour augmenter le temps où l'élève peut utiliser un ordinateur (ou autre TIC portable) à l'école? Peut être le temps où on va les laisser apporter «leurs» TIC en classe?

La théorie du premier pas

Dans certains milieux on me parle du «premier pas» que doit réaliser l'enseignant avant de permettre à ses élèves d'utiliser les TIC en classe. Si vous croyez à ce premier pas, mon conseil est de lui fournir un portable, car je crois au principe suivant:

''Pour qu'un enseignant comprenne et applique en classe (intégration des TIC dans l'apprentissage des élèves) les avantages des TIC dans l'apprentissage, il doit apprendre avec les TIC, pas seulement enseigner avec elles. ''

Et la formation

Mon conseil (encore un, ça ne coûte pas plus cher ;o)): Montrons aux enseignants à se créer une canne à pêche avec un couteau (couteau = ordinateur) au lieu de leur donner un poisson cuit (poisson cuit = contenu numérique tout prêt, créé par d'autres personnes).»

Je rêve? Bien sûr! Mais il faut se demander où on veut aller avec les TIC en classe.

Mise à jour: On m'a posé cette question: «Je veux bien me la fabriquer la canne à pêche mais, où vais-je trouver le temps de m'la gosser?» Comme pour toute technologie, si on n'a pas le besoin (la faim dans le cas de la canne à pêche) le temps manquera toujours.


Magiques les TIC?

Non! Simples alors? Pas davantage!

Pourquoi cette mise au point (après ce billet et celui-là)? Parce que des gens croient (encore) que c'est le cas. Et, je pense bien humblement qu'ils se trompent.

L'action (bien que réalisée avec de bonnes intentions) de placer des TIC en classe n'est pas suffisante pour l'apparition d'impacts positifs sur l'apprenant et l'enseignant.

  • Les TIC exigent que l'on s'engage.
  • Les TIC exigent que l'on s'informe.
  • Les TIC exigent que l'on se forme.
  • Les TIC exigent à l'utilisateur d'être accompagné dans son cheminement.
  • Les TIC exigent un support à proximité.
  • Les TIC exigent des efforts.

Surtout, les TIC exigent d'être choisies selon les besoins à combler. Comme pour toutes les technologies (c'est intrinsèque), les TIC ne sont pas toutes égales pour combler un besoin spécifique. Toutes les TIC ne peuvent pas provoquer un changement d'approche pédagogique des enseignants, ne peuvent pas motiver les élèves à réaliser des apprentissages, ne sont pas des catalyseurs d'apprentissages, etc. Je me répète, on peut couper du bois avec un marteau, mais ce ne sera pas efficace.

Pour ma part, j'ai fait le choix de mettre mon temps/énergie sur les TIC qui sont entre les mains des élèves et qui permettent des apprentissages variés (ce schéma synthèse explicite mes raisons). Pourquoi? Parce que depuis le début de la réforme de l'éducation, cette phrase fait sens pour moi: placer l'élève au centre de ses apprentissages. Si on appliquait un peu plus cette petite phrase toute simple, on analyserait différemment nos choix TIC pour la classe, car elles n'ont pas toutes cet effet (parfois même l'effet contraire).

De plus, le nombre «un» pour la classe (un robot, une sonde, un ordinateur, une tablette, un TBI, une station météo...) permet difficilement de se retrouver en «zone B» dans le schéma cité plus haut ainsi que de placer l'élève au centre de ses apprentissages (et développer ses compétences).

Alors, si on vous vend (encore, la liste est assez longue) l'idée que telle ou telle technologie aura tel impact positif sur les enseignants et/ou élèves, oser questionner les caractéristiques intrinsèques de la TIC ainsi que les stratégies pour y parvenir.


Papa, j'aimerais un Facebook pour ma fête

Que le temps passe rapidement, me dis-je en entendant cette demande de mon ainée. Il me semble que c'est hier qu'elle avait de la difficulté à prononcer le mot étoile comme il faut, qu'elle était plus courte que sa mère, qu'elle était mon bébé.

Après avoir jasé un peu avec elle, pour m'assurer du pourquoi elle voulait un Facebook, je lui ai créé un compte. Mais je dois maintenant avoir une petite conversation avec elle.

Moi: bon... Ok... Écoutes bien ma grande, papa va te donner une petite leçon des choses à faire et ne pas faire avec cette technologie puissante (donc potentiellement nuisible).

Moi: D'abord les fameux «amis». Tu sais ce que c'est un ami, un vrai?

Magalie: Oui oui papa. On peut leur faire confiance, on les aime et ils nous aiment aussi, etc.

Moi: Ok, dans Facebook le mot «ami» est utilisé pour signifier que tu es en «contact» avec cette personne. En contact virtuel. Que cet «ami» peut tout voir ce que tu fais dans Facebook. Si tu écris quelque chose, il le verra. Si tu cliques sur «J'aime» une page Web, un vidéo, une note, il le verra. Tu comprends la différence entre un vrai ami et un ami Facebook?

Magalie: Oui papa. En fait, les amis Facebook c'est comme mon groupe à l'école. On est en contact, sans être nécessairement de vrais amis, donc ils peuvent voir ce que je fais/dis en classe.

Moi: Belle comparaison. En classe tu ne dis/fais pas tout ce qui te passe par la tête. Tu sais qu'il pourrait y avoir des conséquences.

Magalie: C'est ça.

Moi: En plus, est-ce que tu es obligé d'accepter toutes les demandes d'«amitié» Facebook?

Magalie: Je ne crois pas?

Moi: Bien sûr que non. Si tu ne connais pas la personne, ou que tu n'es pas certaine, n'acceptes pas la demande sans n'en parler à ta mère ou à moi.

Magalie: C'est comme pour le clavardage?

Moi: Exactement. Tu as bien appris ma grande. Dans un compte Facebook, il y a des configurations importantes, comme la confidentialité. Tu comprends ce mot?

Magalie: Oui, ça veut dire que l'on veut que ce que je dis reste entre les personnes présentes, qu'elles n'aient pas le dire à tout le monde.

Moi: Voilà. Dans Facebook, on doit vérifier régulièrement notre configuration, car les gens qui gèrent cet outil «jouent» dans les paramètres de configurations et ça peut changer des choses dans ton compte. J'ai mis que tout ce que tu écris/fais ne sera vu que par tes amis seulement. Je ne veux pas que tout le monde puisse voir ce que tu fais dans Facebook. Ni même les amis de tes amis Facebook, car c'est presque comme tout le monde ça. Tu me suis?

Magalie: Oui oui. Mais si c'est l'ami d'un de mes amis, je peux lui faire confiance, non?

Moi: Ha ha! Tu oublies la différence entre un ami Facebook et un vrai ami. Ce que tu dis est assez vrai dans la vie, mais sur Facebook, pas vraiment. On doit faire plus attention quand on utilise le Web. Jusque-là ça va?

Magalie: Oui. Comment on ajoute une photo dans Facebook?

Moi: Je te laisse fouiller un peu, ce n'est pas très compliqué. Mais avant de poster une photo sur Facebook, j'aimerais que tu respectes quelques règles. Ne déposes que des photos que tu as prises toi même et sur lesquelles on ne reconnait personne. Car on ne sait pas si ces personnes veulent que leur visage se retrouve sur le Web. Si tu veux partager une belle image que tu as trouvée sur le Web, ne fais que donner le lien vers la photo, ne la télécharges pas pour la replacer sur Facebook. C'est pour respecter les droits d'auteurs. Tu sais, la personne qui a pris la photo ne veut peut-être pas que sa photo se retrouve ailleurs.

Magalie: C'est pour la même raison que tu ne voulais pas l'autre jour que je copie le CD de musique de mon amie?

Moi: En plein ça. Il y a une autre petite chose que je veux te dire avant de te laisser fouiller dans Facebook. Ce que tu écris/fais sur le Web, sur Facebook, laisse des traces qui pourront soit t'aider ou te nuire plus tard. Donc, quand tu cliques sur Envoyer, poses-toi ces quelques questions:

  • Est-ce que c'est respectueux des personnes concernées?
  • Est-ce que ça donne des informations sur moi (ou sur d'autres personnes) qui pourraient être utilisées pour me nuire?
  • Est-ce que ça respecte les droits d'auteurs (copier la phase quelque part et la coller dans Facebook)?
  • Est-ce que ce que j'ai écrit donne une image positive ou négative de moi?
  • Est-ce que ces mots peuvent se retrouver ailleurs sur le Web (dans le courriel de papa par exemple) sans que j'en subisse des conséquences négatives?

Moi: Tu sais, ces questions ne doivent pas t'empêcher d'utiliser Facebook pour faire le bien, seulement te faire réfléchir sur les impacts de ce qu'on laisse derrière nous et qui peut être retransmis partout dans le monde (virtuel et réel).

Magalie: Je comprends très bien papa. On m'a déjà dit que «Les paroles s'envolent, les écrits restent.»

Moi: En effet, en sur le Web elles se multiplient avec de l'écho. Une dernière chose, Facebook peut donner l'impression que ce que tu écris/fais se passe entre tes amis Facebook et toi. Mais dis-toi que ce n'est qu'une impression et rien ne te garantit que c'est le cas. Tout peut se retrouver sur le Web accessible à tous. De cette façon, s'il y a des problèmes de sécurité avec Facebook, tu ne seras pas inquiète de ce que les autres feront de tes écrits.

Magalie: Ok, est-ce que je peux fouiller maintenant?

Moi: Encore une chose ma belle, je suis ton ami Facebook, donc je peux voir...

Magalie: tout ce que je fais sur Facebook. J'ai compris papa.

Moi: Ok ok. J'arrête la leçon ici.

Protéger ses enfants nous oblige quelques fois à les laisser explorer le monde par eux-mêmes. Au risque de se faire mal.


Mon marteau préféré, suite

Suite à mon billet «Le marteau de mon papa» j'ai eu un commentaire sur le fait que mon identité numérique n'était pas très marteau, mais plutôt TIC. Je dois l'avouer, cette personne a sûrement raison (et ma douce aussi quand elle dit que je ne suis pas très talentueux avec mon marteau préféré).

Donc parlons TIC.

Ma conclusion dans mon histoire de marteau est qu'une technologie a été conçue par un (ou des) humain qui a sa vision du monde, ses propres besoins. Alors sa technologie porte des valeurs (Wikipedia par exemple). Tenter de faire faire autre chose à une technologie que ce pourquoi elle a été construite, demande beaucoup plus d'énergie que de trouver la bonne technologie pour le besoin.

Ce qui est le cas des TIC également.

Prenons le logiciel de programmation interdit aux grands Scratch. Voir l'excellent wiki dédié à Scratch et Squeak ;o)

Si j'ai le besoin, par exemple, d'intégrer les TIC dans l'apprentissage de l'élève, de faire construire/exploiter des concepts mathématiques et/ou de faire développer une des trois compétences en mathématique (aspect pédagogique), Scratch est un outil tout désigné par les valeurs qu'il porte.

Avec Scratch, LA réponse n'existe pas, les chemins à emprunter pour atteindre le but sont multiples, l'élève doit créer/inventer/se tromper/réessayer...

Mais si le besoin est d'utiliser une TIC pour que l'enseignant présente (aspect didactique) du contenu en lien avec la mathématique, il sera très douloureux pour l'utilisateur (l'enseignant) de créer son contenu avec Scratch. Possible me direz-vous. Bien sûr! Même avec mon marteau je peux couper un bout de bois, mais ça va prendre du temps et le morceau ne sera pas coupé très droit.

Ici le choix de Scratch n'est donc pas le bon outil pour le besoin (relié à la didactique vs pédagogie). On irait alors davantage vers un outil comme OpenOffice (LibreOffice) présentation, Prezi, Cmap, Freemind, un site Web, etc.

Ha oui, j'ai oublié de vous dire que Scratch est mon logiciel préféré (valeurs très près des miennes). Mais il ne peut pas, comme toutes les technologies, répondre à tous les besoins.

C'est, entre autres, pourquoi dans mon travail je ne pousse pas toutes les technologies, car certaines ont des valeurs plus près de ma vision (valeur) pédagogique et que d'autres répondent beaucoup mieux aux besoins du programme de formation. Programme, selon ce que j'en comprends du moins, qui veut placer l'élève au centre de ses apprentissages.

C

Mise à jour du 27 octobre: un billet de Patrick Giroux qui complète bien mon propos ici (choix du bon outil TIC pour le but poursuivi): Discussion à propos du TBI

Mise à jour février 2011: Voir ce document qui explicite ma vision en MST: Pistes TIC en MST

Mise à jour 1er mars 2011: Billet d'une CP en lien avec le TBI et les priorités: TBI et ordinateur


Le marteau de mon papa

Dans mon coffre à outils j'ai un marteau qui me tient à coeur, celui que mon papa (menuisier) m'a donné il y bien des années. Ce marteau va très bien. J'aime ce marteau. Je l'ai sur moi à toutes les occasions où je bricole, bien que je ne sois pas très hot en bricolage. Ma douce ne perd pas une occasion de rire de moi sur mes talents limités ;o)

Dans un projet de bricolage, j'ai eu à couper un bon vieux 2x4. Mon marteau à la main, je regarde les buts de ce que je veux atteindre, couper le 2x4, et je me suis dit:

Ok, réfléchissons un instant, ou deux, ou trois... comment je procéderai pour couper ce 2x4 avec mon outil préféré, le marteau?

J'appelle mon papa pour lui demander comment je pourrais bien faire. On discute du comment utiliser le marteau pendant de longues heures, on consulte d'autres menuisiers. Rien à faire, on ne trouve toujours pas comment couper mon 2x4 avec mon marteau préféré.

Et là, un oncle à moi me demande :

Tu veux couper quelque chose, as-tu pensé que ton marteau préféré n'est peut être pas le bon outil pour la tâche?

Hein! Quoi! Mon marteau préféré serait laissé sur le côté à certains moments lors de mes bricolages? Difficile à admettre, car, comme je l'ai dit c'est mon marteau préféré, il est important pour moi.

J'ai finalement compris une chose, toutes les technologies, bien que fantastiques dans certaines conditions (mon marteau préféré pour clouer des clous, en arracher d'autres, enfoncer des pieux, faire peur à un voleur, etc), il faut parfois en arriver à la conclusion qu'une autre technologie sera plus adéquate pour répondre aux buts poursuivis.

Faits véridiques : j'ai en effet un marteau que mon papa m'a donné, je l'aime bien.

Le reste n'est qu'une petite histoire pour m'aider à me rappeler que d'essayer de gaver des gens avec une technologie que j'aime beaucoup (robotique, Web 2.0, Geogebra, etc) sans tenir compte de leurs buts (apprentissage des élèves par exemple) n'est peut-être pas une bonne stratégie.


Le cynisme

Cet article où lucien Bouchard et Mario Dumont nous parle du cynisme politique me fait réaliser quelque chose à propos de ma vision de mon travail.

Surtout ce petit bout plein de positivisme:

On peut être en désaccord, un peu découragé. On peut s'indigner. Mais il faut réagir ! Sinon, c'est renoncer aux lendemains. Le cynisme, c'est largement un prétexte pour ne rien faire.

Je rencontre bien des gens qui sont très cyniques face au système d'éducation, face à l'intégration des TIC, face à leur impact dans leur milieu. Je comprend qu'il est simple de tomber dans le "ça marche pas", mais pour ma part j'aime mieux voir les réussites ici et là (il y a plein de liens que j'aurais pu placer ici, mais afin de ne pas en oublier je préfère ne pas en mettre) et de continuer à freiner l'immobilisme.

Un jour un ami a dit une phrase qui m'a fait réagir:

Nous avons une responsabilité.

Voilà pourquoi, entre autres, je continue à croire que ce que je fais sert à quelque chose, même s'il est très difficile d'en mesurer les impacts.


Le club des empereurs

Un film qui m'a fait réfléchir sur nos politiciens (lire tout homme ou femme s'impliquant publiquement pour changer ce qu'ils ou elles croient être des problèmes) aujourd'hui.

Ces personnes sont-elles toutes des Sedgewick Bell?

Je sais, il faut avoir vu le film pour comprendre ma question, mais comme c'est un bon film sur l'enseignement...


Petit projet technique

... qui a pour but un projet pédagogique impliquant le Web 2.0.

J'ai déjà Twitté, je ne twitte plus. Mais j'aimerais recommencer d'une façon différente.

Différente? Oui oui. Ne pas utiliser les outils comme Twitter ou autres services du même type (propriétaire, fermé, anglophone, etc). Je ne veux pas faire de publicité (aux élèves surtout) dans le milieu scolaire de services sur lesquels nous (le milieu scolaire) n'avons pas de contrôle. Je ne veux pas non plus écouter tout le bruit présent habituellement sur Twitter. J'aimerais cibler un peu plus ma communauté.

Je connaissais Identi.ca (utilisant le logiciel Laconica), j'ai essayé en mai dernier d'installer la chose sur mes serveurs sans résultat concluant. Mes compétences n'étaient pas suffisantes.

Voilà donc la version 0.8.0 de Laconica, j'installe, ça marche presque parfaitement. J'ai aussi réussi à mettre en place un serveur Jabber sur un vserveur Ubuntu 9.04 (rien à faire sur une 8.04) grâce à ce tuto. J'ai quelques difficultés avec le pont Twitter (on peut envoyer nos notes vers Twitter et recevoir celles de nos amis Twitter) et l'option IM (poster à l'aide d'un client Jabber). Je teste avec quelques collègues.

Tout en fouillant pour trouver de l'aide, je trouve Status.net, (lire sur l'outil) le nouveau nom de Laconica, mais en version 0.8.1. Ho! J'installe donc cette version (en suivant les consignes du fichier Readme) et voilà que tout fonctionne. Cool! On avance.

Après quelques ajustements dans les CSS, un peu de traduction (qui n'est pas terminée), nous voilà avec un outil permettant de nous (le petit monde de l'éducation) créer une communauté: http://recit.org/endirect/ (EnDirect est le nom beta du service, si on trouve une meilleure idée ça pourra changer avant de faire connaître l'outil).

Encore une tentative pour freiner l'immobilisme.


Évolution?

Pensez-y!

C


La pédagogie est humaine

...elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Des discussions sérieuses et moins sérieuses m'ont fait réfléchir sur certaines de mes actions/stratégies professionnelles. Ce qui peut devenir dangereux ;o)

Voici trois lois qui semblent être très populaires dans le monde des formateurs TIC:

1) Le meilleur logiciel est celui avec lequel le formateur est compétent.
2) Le meilleur matériel est celui que le formateur possède.
3) La meilleure route pour apprendre est celle que le formateur a utilisée.

Lois 1 et 2

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu une personne dire que si elle n'avait pas tel logiciel elle ne pourrait pas fonctionner. Ou encore que tel type d'ordinateur est bien meilleur pour la pédagogie. Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! (Pour ceux qui connaissent la blague, c'est à ce moment que je cesse d'écouter).

Ok, prenons des exemples pour illustrer le tout. Les ultra-portables ou les terminaux X par exemple.

Lui: «Y a rien à faire avec ça» ou «On ne peut pas tout faire avec ça.»

Moi: C'est quoi «tout»? demandais-je.

Lui: «Euh... ben du 3D et du montage vidéo.»

Moi: Haaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Combien de temps les élèves (durant la classe, pas en parascolaire) font du montage vidéo dans une année? 10 % du temps à l'ordinateur?

Lui: «Ben non! Moins que ça. Ce ne sont que des petits projets où l'élève s'initie au montage vidéo.»

Moi: Donc ça prend des machine hyper-performantes pour moins de 10% du temps. C'est pas ce que j'appelle une bonne analyse des besoins avant l'achat. Des terminaux ou des ultra-portables, qui répondent également à des besoins différents, peuvent combler les besoins pour les 90% et plus.

Et voilà le moment glissant...

Lui: «Mais des terminaux c'est en linux.»

Moi: Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Sur ton cellulaire méga-performant, c'est quoi le OS? Windows?

Lui: «Non, c'est pas pareil.»

Moi: Justement si. Un client léger (terminal X) ou un ultra-portable est un outil TIC où les boutons ne sont pas de la même couleur, où les icônes sont différents, où les logiciels ne se nomment différemment, mais ça reste du clique, des menus et des fenêtres. Comme ton cellulaire. L'utilisateur s'habituera à l'environnement, développera donc sa compétence TIC.

Lui: «Ok mais il n'y a pas tel logiciel en Linux» me dit mon tinami en pensant m'avoir mis KO.

Moi: Où il est écrit dans le programme de formation que ce logiciel précis est nécessaire pour l'apprenant? Nul part!

Lui: «Mais c'est plus simple avec ce logiciel Pierre! En plus il est plus puissant.»

Moi: Il ne faut pas confondre simplicité et habitude dans le logiciel. Il est vrai que certains logiciels peuvent être plus simple pour une tâche précise, mais on doit dépasser un peu ce critère quand vient le temps de choisir un outil. Et je me suis toujours demandé à quoi ça sert d'avoir une voiture qui peut aller à 350 km/h si je ne peux pas dépasser 100 km/h sur la route. La plupart des utilisateurs ne dépassent pas 20 % des fonctionnalités des logiciels, et je ne crois pas que ce soit nécessaire dans un contexte de classe non plus. J'aime bien le concept de la simplicité volontaire TIC qui a, entre autres, comme but d'utiliser le logiciel le plus simple possible qui peut répondre aux besoins. Pas le plus populaire ou le plus puissant.

Loi 3

Est-ce qu'un nouvel utilisateur des TIC (en avril 2009) doit passer par le même chemin que moi (qui les utilise depuis plus de 10 ans) pour intégrer les TIC dans ses apprentissages?

Trop grosse question pour y répondre en quelques mots, mais j'aurais tendance à croire que non. Ce ne sont plus les mêmes outils, même besoins, même contexte. Le C de TIC, la communication, est plus présent (pensons aux outils du Web collaboratif, aux mobiles...) que jamais. À mon avis il est différent d'apprendre à communiquer (ou d'apprendre tout court) avec les TIC que d'apprendre à produire des documents (le but principal il y a 10 ans).

La pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Développer ses compétences à l'aide des TIC ne nécessite pas un logiciel (ou un système d'exploitation) en particulier ou encore une marque précise d'ordinateur, mais bien un humain prêt à laisser ses élèves prendre plus de place dans leurs apprentissages (avec ou sans les TIC).

Conclusion

Avant de croire que ça prend un logiciel précis, sur un OS précis, sur un matériel précis, pour que l'élève puisse développer sa compétence TIC (et les autres du PFEQ), je devrai prendre un grand respire et ne pas transférer mes peurs sur lui.

Note: Lui, c'est plusieurs personnes que j'ai fusionnées pour le propos. Si vous vous sentez visé, on pourra en reparler un de ces 4 ;o)


Entendu lors de félicitations

Parent: «Bravo pour le spectacle, c'était très intéressant.»

Enseignant: «Merci beaucoup, il y a beaucoup de travail derrière ces numéros.»

Parent: «Je trouve ça bien que vous mettiez les élèves en action pour apprendre l'anglais» (note: le spectacle était en anglais par des élèves de 5e et 6e année).

Enseignant: «On n'a pas le choix de trouver des moyens de le faire, car les compétences du programme ne se développent pas en écoutant un enseignant parler en anglais en avant.»

HO!!! Je lui aurais fait un GROS CALIN ;o)


Préparation pour l'AQUOPS

Le colloque 2009 de l'AQUOPS approche, donc je dois me préparer pour les ateliers que je donnerai.

Mon plan de match: Journée MétaTIC, Ubuntu Linux, les ultra-portables, Web 2.0, un «install-fest», des rencontres ++, etc.

Tout comme en 2008, j'aurai un colloque assez chargé pour ne pas m'ennuyer ;o) J'ai hâte de revoir mes ti-zamis TICeux et de régler tous les problèmes du monde, éducation compris ;o)

Au plaisir de vous rencontrer également, oui oui, vous qui me lisez.


Accromath: Merci Gilles

Gilles me fait connaître la revue Acrcomath ce matin. Très belle ressource pour:

  • augmenter la culture générale en mathématique de nos élèves;
  • donner des idées d'activités aux enseignants;
  • aider à trouver à quoi sert la mathématique en faisant des liens interdisciplinaires;
  • en savoir plus sur l'histoire de la mathématique;
  • etc.

Je vais lire le Volume 1 avec empressement, il fait un lien avec le GPS, une TIC que j'aimerais bien mieux connaître afin de suivre les ti-gars de l'univers social qui l'utilisent. Le volume 4.1 suivra avec son thème astronomie.

À diffuser.


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