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Éducation 2.0

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Apport des TIC dans une École numérique

Billet initialement publié sur le blogue du RÉCIT.

On entend souvent des gens «critiques» face à l’intégration des TIC en classe nous dire que les études sur le sujet ne font pas consensus sur leurs impacts. C’est possiblement vrai. Mais j’ai quand même un petit «titillement» (qui doit provenir de ma formation en science dite dure ;o)) qui me fait poser quelques questions sur ces études.

Note: pour être honnête avec vous, je ne suis pas un expert en évaluation, ni en recherche sur les TIC (que je ne lis pas régulièrement non plus). Mais j’ai quelques connaissances/compétences terrain en lien avec les TIC.

Est-ce que les études portent uniquement sur les notes obtenues par les élèves?

Si oui, il sera difficile à mon avis (je le répète, je ne suis pas un spécialiste de l’évaluation) d’avoir un consensus sur leurs impacts, car l’outil (utilisé lors de l’apprentissage) en soi ne peut pas à lui seul expliquer les résultats des élèves. Le type de tâche exigée a possiblement (hypothèse) plus d’impacts que les outils eux-mêmes.

Est-ce que les études tiennent compte des approches pédagogiques et du type d’évaluation?

Les TIC, comme signalé ci-haut, sont des outils. Si l’enseignant n’a qu’échangé un outil pour un autre sans rien adapter/modifier dans sa pédagogie/évaluation, pourquoi aurions-nous des impacts positifs? Qu’on le veuille ou non, utiliser les TIC nous place dans un nouveau «monde» qui offre de nouvelles possibilités. Ne pas adapter sa pédagogie/didactique c’est tenter d’étouffer ce potentiel.

Est-ce que les élèves avaient droit à leurs outils TIC tant en apprentissage qu’en évaluation?

L’apport des TIC dans l’apprentissage des élèves ne peut pas être seulement analysé en considérant leurs résultats aux «mêmes examens», car utiliser les TIC en apprentissage ouvre grande la porte sur des éléments non mesurables par ceux-ci. Une compétence c’est (en résumé) de mobiliser des ressources, alors si les ressources mobilisées lors de l’apprentissage ne sont pas les mêmes que lors de l’évaluation, nous venons de nuire à l’élève (et au résultats de l’étude).

Si on veut que notre École devienne «numérique», on ne peut pas seulement prendre ce qui fait notre affaire dans le «monde numérique» et laisser le reste de côté. Dans ce cas, les impacts sur les élèves ne seront pas optimaux (peut-être même défavorables).



Est-ce que les études tiennent compte (évalue) de la façon dont les TIC ont été utilisées?

Il y a de mauvaises utilisations du marteau, il y a aussi de mauvaises utilisations des TIC. Le seul fait que les TIC soient présentes en classe, ne garantit pas qu’elles soient utilisées adéquatement/efficacement, et donc qu’il y aura un apport positif.

Les TIC sont des outils, et comme pour tous les outils il y a de meilleures façons de faire que d’autres. Un exemple, lire un livre sur une tablette n’aura des avantages que si on permet au lecteur d’utiliser les fonctions «numériques» (définitions, annotation, outils de recherche, etc) non présentes dans le livre papier. Sinon, ce sera du pareil au même, et les impacts positifs ne seront pas présents. Il y aurait également à faire une refonte de la tâche de lecture pour profiter au maximum de la TIC.

En toute bonne foi, je ne peux pas tasser du revers de la main toutes ces années que j’ai passé à travailler avec des enseignants et des élèves, à voir des impacts très positifs, entre autres, sur la motivation scolaire, sur l’estime de soi, sur des méthodes de travail améliorées, sur des yeux pétillants et des sourires francs, à cause d’études qui émettent un doute sur l’apport des TIC. Est-ce qu’on a déjà mis en doute l’apport de l’École dans l’apprentissage des élèves? On pourrait avoir de grandes surprises.

Les TIC sont présentes dans notre société, et ce n’est pas demain la veille que ça changera. Adaptons notre École afin que ces outils puissent agir comme nous le désirons, c’est-à-dire en catalyseur (déformation professionnelle) à l’apprentissage. Lorsque nous aurons fait quelques pas dans cette direction, nous pourrons demander à des chercheurs de nous aider à trouver des moyens d'améliorer notre démarche. Mais pour l'instant, pouvons-nous débuter la randonnée?

N. B. : Comme j'ai dit en début de billet, je suis personne dans ce monde des études universitaires, donc il est probable que j'ai dit des nia... faussetés. Je vous remercie à l'avance de me corriger dans les commentaires ci-dessous.

Je remercie M. Patrick Giroux de m’avoir allumé sur divers aspects.


Ha l'École!

J'ai récemment reçu un courriel qui m'a fait sourire. L'auteur, que je remercie grandement, du courriel m'autorise à m'en servir ici. Le voici:

Je suis allée à la réunion de parents à l'école de ma fille... classe de première année.

L'enseignante (pourtant très jeune), annonce tristement aux parents que la CS a décidé que les enfants n'apprendraient plus à écrire "en lettres attachées". Elle a ajouté qu'elle n'y était pour rien.

Je souris.

J'entends une dizaine de : "Ben voyons donc!" ou "Cé tu la réforme ça?".

Et encore : "Mais comment vont-ils prendre des notes à l'université?"

Je bouille d'envie d'intervenir, mais heureusement mon voisin lève la main :

"Êtes-vous allé à l'université dernièrement?" (non) "Vous constateriez que les étudiants ont des portables dans les mains."

Plus un son dans la classe... alors il se permet d'ajouter : "Les chinois ont pas mal plus de traits que nous dans leur écriture, ils n'ont pas de lettres attachées eux... et à ce que je sache, ils écrivent aussi vite que nous."

Toujours pas un son alors il s'en permet une dernière : "Rien dans notre vie actuelle ne se présente en "lettres attachées".

Alléluia.

Je souris à nouveau.

J'ajoute : "Apprenons-leur le doigté" (même si j'ai un débat là-dessus avec moi-même... c'était pour la forme).

Amen.

J'ai déjà eu une discussion avec Gilles Jobin sur ce que l'école devrait être (faire apprendre). Doit-on, par exemple, continuer à enseigner comment factoriser alors que des outils le font bien mieux/rapide que nous?

L'écriture cursive n'est qu'un autre exemple parmi tant d'autres qui démontre que l'École veut davantage reproduire ce que l'Adulte sait/fait (et la façon dont il l'a appris) que de préparer l'Élève à vivre/grandir dans SON monde.

Merci à toi enseignant ouvert (qui questionne les habitudes) qui ose mettre mes enfants en contact (de façon sécuritaire) avec LEUR monde. Merci à toi enseignant ouvert qui sait qu'il n'est plus LA source d'informations/connaissances et qui préparent mes enfants à exploiter/analyser les autres sources disponibles de partout.


Documentaire sur les TIC

Voici un billet que j'ai publié sur le blogue du RÉCIT.

Judith Cantin m'a fait connaitre ce vidéo (90 min) à propos des technologies et de leurs effets dans notre société.



Voici mes notes/réflexions prises lors de mon visionnement.

Les TIC peuvent distraire de la tâche.

C'est vrai et il faut en tenir compte, tout comme on le fait pour l'agenda papier qui sert de planche à dessin/collage ou encore pour son voisin de bureau. On doit être conscient que notre cerveau n'est pas si multitâche qu'on aimerait le croire.

En passant, nos écoles (primaires et secondaires) sont encore assez loin d'avoir des problèmes avec le multi-tâche des élèves dans les classes encore assez fermées sur elles-mêmes (dirons certaines mauvaises langues ;) ).

Le cerveau travaille plus fort lors d'une recherche sur le Web que lors de la lecture d'un livre.

Ce qui me semble assez normal, ce sont deux actions différentes dont l'une est linéaire (le livre).

La dépendance

Être dépendant à quelque chose n'est pas nouveau dans l'humanité, il y aura toujours des gens plus enclins à ne pas garder un équilibre dans leur vie. Donc, comme les autres dépendances potentielles, l'école doit agir pour tenter de les prévenir.

Communiquer avec ses proches

Des parents qui se plaignent de leurs enfants à propos de la communication familiale ce n'est pas d'hier que ça existe. Les TIC ne sont pas LA seule source au problème.

L'équilibre, un mot important ici, doit être une cible à atteindre. La bonne vieille culture générale, voilà un but qui me parait encore à jour.

«Netiquette»

Comme pour toutes les technologies, l'utilisation responsable des TIC doit être une autre cible. Mais ça ne tombera pas du ciel, ça doit être appris, expliqué, régulé, alouette...

TIC = oxygène pour les jeunes

L'image frappe, peut être un peu trop fort, mais elle a le mérite d'illustrer dans quel monde vivent nos enfants, les natifs (vs immigrants que nous sommes).

Ho! Hi! Ha! Un directeur d'école surveille à distance (l'utilisation de leur ordinateur) les élèves, et ce, à leur insu!

Selon moi, dépasser les limites pour éduquer aux limites est une mauvaise stratégie.

Ça empire

J'ai toujours un profond malaise quand j'entends dire :

Avant c'était X, maintenant c'est X-1.

On oublie toujours de considérer qu'il n'y a pas qu'une seule variable dans l'évolution du système. De là des conclusions plus subjectives qu'objectives.

Les jeux

Ici je trouve le terrain un peu glissant, car dans le système «jeu» il n'y a pas que la variable TIC à considérer. Pas besoin des TIC pour passer des heures et des heures à jouer. Ma grand-maman a joué aux cartes «réelles » d'innombrables heures alors qu'elle n'a pas connu le mot TIC!

De l'excès il y en a toujours eu, il y en aura toujours selon moi. Et ce, dans tous les aspects de notre vie.

Des bureaux d'IBM vides

Celles et ceux qui ne croient pas que les TIC changent des choses dans notre société, je crois que de voir les bureaux d'IBM vides peut aider à le croire. L'utilisation d'outils virtuels dans un emploi change non seulement le travail, mais les relations entre les employés (et l'employeur).

Jeu et école

Apprendre par leu jeu? Ne sais pas trop. Mais je retiens cette phrase :

Le jeu augmente l'engagement des élèves dans la tâche.


Le mot important ici est «engagement », pas jeu. Il doit exister d'autres moyens de l'augmenter (l'engagement, pas le jeu)?

Perte

Encore ici (voir ce billet), on parle de perte quand on regarde en arrière. On perd la lecture de long texte. On perd le contact réel entre humains. On perd la concentration sur un sujet à la fois. On perd...

(Re)Voir ce vidéo de Michel Serres sur ces pertes ou gains.

Finalement

Les TIC (la technologie) ne sont pas bonnes ou mauvaises. Elles sont puissantes.


Et comme pour tout outil puissant, ça prend des humains préparés/formés pour les utiliser adéquatement. L'école doit absolument prendre sa place dans cette formation, car sinon ce sont des ti-zamis qui s'en occuperont.

Une des bonnes fonctions des TIC est de pouvoir les éteindre. ;)

Petite question pour les webeux 2.0

Quelles sont vos applications 2.0 préférées? Vous les utilisés dans quel contexte? Merci, c'est pour ma conférence + 1 (une introduction au Web participatif pour le milieu de l'éducation). Je ferai une synthèse de vos réponses.

Merci à l'avance.

PS: Je lance la question sur mon Twitter, sur le blogue du RÉCIT MST également. Donc seulement avec des outils Web 2.0, pas de courriel ou autres.


Le + 1 a aidé à comprendre le 2.0

... lors de ma présentation d'hier à la CSDM.

Ce qui a ressortit également de la rencontre est qu'il y a un manque de connaissances (références) sur tout ce qui entoure les droits d'auteurs (de ce qu'on utilise pour recycler et de ce qui est publié également). Bien que le site Guide des Droits sur Internet présente beaucoup de contenu, il manque (je n'ai pas trouvé l'information) la partie de ce qui est créé et publié par l'élève (l'enseignant, le conseiller pédagogique, etc).

Être filmé (de près) durant toute une journée change des choses dans une conférence. Les gens sont moins portés à questionner/interrompre/corriger (j'avais laissé des coquilles dans la présentation, on aurait pû avoir une bonne discussion sur ce sujet: publier sans la perfection), ce qui est difficile pour le présentateur (en tout cas pour moi) qui est habitué d'interagir davantage avec les participants. Par contre, je crois que ça donnera un bon point de départ pour introduire le Web 2.0 à ceux qui visionneront le vidéo.

J'ai également publié ce billet sur le blogue du RÉCIT MST afin d'y garder une trace.

Suite à la conférence, Martin me propose ceci:

  • Dessiner + 1 = Écrire
  • Écrire + 1 = lire, donc communiquer!

Intéressant! Les artistes peintres ne seront peut être pas d'accord mais il y a matière à réflexion.


Dernières préparations avant la +1

Je dois avouer que ça fait longtemps que je n'ai pas été nerveux avant une journée de formation. En fait je crois justement que c'est parce que ce n'est pas une formation comme je donne habituellement, c'est-à-dire dans l'action (les participants travaillent au lieu d'écouter). On parle ici d'une conférence (avec discussions) qui sera filmée (pour rediffusion) en plus.

Le titre de la conférence: Web 1.0 + 1 = Web 2.0

L'ordre du jour (pour m'ajuster aux demandes de la CSDM):

  1. Contexte
  2. Définitions importantes
  3. Web 1.0 + 1
  4. EAP, un processus
  5. Exemples d'outils et d'utilisation
  6. Éthique, droits et sécurité
  7. Discussions autour des enjeux/défis pour:
    1. Apprentissage des élèves
    2. Formation continue
    3. Aspect technique (matériel, logiciel...)

Tout se passe dans le + 1 (en fait le manque de + 1 dans la journée est la cause de ma nervosité ;o)). Je mettrai en lien mes documents après la conférence (il me reste des trucs à modifier) mais voici quelques points pour comprendre le + 1:

Le + 1 implique un ajout (dynamisme), pas nécessairement une modification ou changement. Le web 1.0 est toujours présent.

  • Lire +1 = Écrire
  • Naviguer et consommer + 1 = Réseauter, collaborer, créer, partager
  • Photos et textes (Mo) + 1 = Audio et vidéo (Go)
  • Consommer passivement + 1 = Participer activement
  • Dépendre des créateurs/gestionnaires de sites + 1 = Créer et animer son site
  • Apprendre en suivant LE guide (LMS) + 1 = Construire SON environnement d'apprentissage personnel (EAP)
  • Le contenu n'est que sur un site + 1 = Le contenu peut être restructuré sur mon site
  • Site personnel isolé + 1 = Site connecté
  • Chercher l'information + 1 = L'information me trouve
  • Organisation 1.0 + 1 = site Web, RSS, possibilité de commenter, publication avec licence permettant la réutilisation/modification sans perdre paternité, un enseignant peut devenir un formateur...

Le + 1 n'est pas la découverte du siècle, mais il m'aidera, j'espère, à faire comprendre des éléments reliés au Web 2.0 et au programme de formation. J'ai hâte de voir si ça marchera comme idée (au moins M. Bérubé a bien aimé).

À suivre...


Stats de mon agrégateur

Ce qui est entré dans mon agrégateur depuis 30 jours. L'École secondaire de Rochebelle publie pas mal! Bravo!

Stats


Des outils pour apprendre

Je dois avouer que ce billet de M. Guité m'a fait plaisir et peur en même temps.

Plaisir du fait que ça me donne des idées pour mettre de la chair autour de l'os de ce texte. Oui oui, ce schéma me dérange encore.

Plaisir, car grâce aux liens de M. Guité j'ai trouvé cette page qui présente des outils d'apprentissage. Je crois que je ferai l'exercice d'expliciter les miens.

Peur, car il débute son billet avec une vérité qui aurait dû changer avec la ré... le renouveau pédagogique. Les formateurs (dont je fais partie) n'ont pas changé leur approche. Ou si peu.

Il y a aussi cette page qui offre à un apprenant réseauté «débutant» de se lancer dans la construction de ses outils d'apprentissage. À première vue, je crois que je devrais peut être faire quelque chose de semblable dans le cadre de mon travail. À suivre...

Au travail, ou plutôt à l'apprentissage.


Non-conférence «Éducation 2.0»

M. Asselin l'annonce ici.

Martin en parle ici.

Je visite le wiki de la journée.

J'inscris mon nom dans la liste des participants.

Je vais donc essayer d'être présent en personne sinon je serai en ligne pour suivre cette discussion sur un thème qui risque fort de me hanter ;o)

Et vous? Vous y serez?