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Coder, le mot qui fait peur?

Cet article de Thot Cursus sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves. Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). E] sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves.

Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). En fait, ce sont les mêmes effets secondaires que lorsqu'on laisse «faire» (développer des compétences) nos élèves au lieu de leur «montrer».

De l'autre côté, on aurait sûrement des réactions comme celle-ci :

«C'est ce que dénonce Hubert Guillaud qui qualifie de cheval de Troie cette idéologie qui dissimulerait, au fond, un profond mal-être du système éducatif français qui chercherait une façon différente d'enseigner.»

On connait ça ici aussi le «mal-être» du système éducatif, mais il ne faut pas à mon avis balayer du revers de la main la programmation pour autant. Mon but, si la question se pose un jour ici au Québec, serait d'abord et avant tout d'améliorer les apprentissages du 21e siècle (le numérique n'est pas sur le point de disparaitre) des enfants. Non pas de vouloir guérir tous les maux.

Le dossier complet de Thot Cursus est très intéressant à lire.


Apport des TIC dans une École numérique

Billet initialement publié sur le blogue du RÉCIT.

On entend souvent des gens «critiques» face à l’intégration des TIC en classe nous dire que les études sur le sujet ne font pas consensus sur leurs impacts. C’est possiblement vrai. Mais j’ai quand même un petit «titillement» (qui doit provenir de ma formation en science dite dure ;o)) qui me fait poser quelques questions sur ces études.

Note: pour être honnête avec vous, je ne suis pas un expert en évaluation, ni en recherche sur les TIC (que je ne lis pas régulièrement non plus). Mais j’ai quelques connaissances/compétences terrain en lien avec les TIC.

Est-ce que les études portent uniquement sur les notes obtenues par les élèves?

Si oui, il sera difficile à mon avis (je le répète, je ne suis pas un spécialiste de l’évaluation) d’avoir un consensus sur leurs impacts, car l’outil (utilisé lors de l’apprentissage) en soi ne peut pas à lui seul expliquer les résultats des élèves. Le type de tâche exigée a possiblement (hypothèse) plus d’impacts que les outils eux-mêmes.

Est-ce que les études tiennent compte des approches pédagogiques et du type d’évaluation?

Les TIC, comme signalé ci-haut, sont des outils. Si l’enseignant n’a qu’échangé un outil pour un autre sans rien adapter/modifier dans sa pédagogie/évaluation, pourquoi aurions-nous des impacts positifs? Qu’on le veuille ou non, utiliser les TIC nous place dans un nouveau «monde» qui offre de nouvelles possibilités. Ne pas adapter sa pédagogie/didactique c’est tenter d’étouffer ce potentiel.

Est-ce que les élèves avaient droit à leurs outils TIC tant en apprentissage qu’en évaluation?

L’apport des TIC dans l’apprentissage des élèves ne peut pas être seulement analysé en considérant leurs résultats aux «mêmes examens», car utiliser les TIC en apprentissage ouvre grande la porte sur des éléments non mesurables par ceux-ci. Une compétence c’est (en résumé) de mobiliser des ressources, alors si les ressources mobilisées lors de l’apprentissage ne sont pas les mêmes que lors de l’évaluation, nous venons de nuire à l’élève (et au résultats de l’étude).

Si on veut que notre École devienne «numérique», on ne peut pas seulement prendre ce qui fait notre affaire dans le «monde numérique» et laisser le reste de côté. Dans ce cas, les impacts sur les élèves ne seront pas optimaux (peut-être même défavorables).



Est-ce que les études tiennent compte (évalue) de la façon dont les TIC ont été utilisées?

Il y a de mauvaises utilisations du marteau, il y a aussi de mauvaises utilisations des TIC. Le seul fait que les TIC soient présentes en classe, ne garantit pas qu’elles soient utilisées adéquatement/efficacement, et donc qu’il y aura un apport positif.

Les TIC sont des outils, et comme pour tous les outils il y a de meilleures façons de faire que d’autres. Un exemple, lire un livre sur une tablette n’aura des avantages que si on permet au lecteur d’utiliser les fonctions «numériques» (définitions, annotation, outils de recherche, etc) non présentes dans le livre papier. Sinon, ce sera du pareil au même, et les impacts positifs ne seront pas présents. Il y aurait également à faire une refonte de la tâche de lecture pour profiter au maximum de la TIC.

En toute bonne foi, je ne peux pas tasser du revers de la main toutes ces années que j’ai passé à travailler avec des enseignants et des élèves, à voir des impacts très positifs, entre autres, sur la motivation scolaire, sur l’estime de soi, sur des méthodes de travail améliorées, sur des yeux pétillants et des sourires francs, à cause d’études qui émettent un doute sur l’apport des TIC. Est-ce qu’on a déjà mis en doute l’apport de l’École dans l’apprentissage des élèves? On pourrait avoir de grandes surprises.

Les TIC sont présentes dans notre société, et ce n’est pas demain la veille que ça changera. Adaptons notre École afin que ces outils puissent agir comme nous le désirons, c’est-à-dire en catalyseur (déformation professionnelle) à l’apprentissage. Lorsque nous aurons fait quelques pas dans cette direction, nous pourrons demander à des chercheurs de nous aider à trouver des moyens d'améliorer notre démarche. Mais pour l'instant, pouvons-nous débuter la randonnée?

N. B. : Comme j'ai dit en début de billet, je suis personne dans ce monde des études universitaires, donc il est probable que j'ai dit des nia... faussetés. Je vous remercie à l'avance de me corriger dans les commentaires ci-dessous.

Je remercie M. Patrick Giroux de m’avoir allumé sur divers aspects.


Le multitâche

Bien que certains de mes amis trouvent que j'ai maturé en ce qui concerne ma légendaire capacité à passer du neutre à la colère, hier soir j'ai vécu l'exception qui confirme la règle.

Il y a de plus en plus testeurs de gadgets un peu partout à la tivi, radio, Web, etc. Ces personnes, qui peuvent effectivement m'aider à faire des choix, devraient resuivre leur cours de science du secondaire afin d'être en mesure de se créer un protocole rigoureux pour réaliser leurs tests. Ce qui permettrait peut être, selon la bonne volonté des gens, à (au moins) montrer une objectivité minimale.

Petit cours sur les gadgets multitâche pour vous très chers accros à une marque fruitière. D'abord, si le multitâche est possible avec l'appareil que vous avez entre les mains (toutes mes félicitations!), cela signifie que le système n'arrêtera pas l'application en cours si vous en démarrez une autre. Ce qui peut, après quelques démarrages de logiciels, embourber votre appareil (mémoire vive et processeur). Il faut donc, tout comme sur un ordinateur, être attentif à la somme des processus (comprendre un peu ce qui se passe).

Ça exige donc à l'utilisateur de contrôler sa technologie, pas à la technologie de contrôler l'utilisateur.

Chers testeurs/chroniqueurs, je suis moi aussi capable de faire planter tous mes appareils multitâches. Mais jamais je ne dirai que c'est la faute de l'appareil, car c'est un code 18.

Ça fait du bien ;o)


Tu ne peux pas savoir

... ce qu'on peut faire avec cette technologie, tu ne la possèdes pas.

Arrrrgggg!!!!

Ce n'est pas parce que j'ai pas de tracteur, tablette (iPad ou autres), téléphone intelligent (iPhone et autres), avion, XBox 360, que je ne suis pas capable de savoir si j'ai besoin de ces technologies ni d'avoir une très bonne idée de ce qu'il est possible de faire avec ces techno. Bon.

À moi de moi: avant de dire à quelqu'un qu'il ne peut pas «savoir» parce qu'il ne «possède» pas, prendre un grand respire.


Mon marteau préféré, suite

Suite à mon billet «Le marteau de mon papa» j'ai eu un commentaire sur le fait que mon identité numérique n'était pas très marteau, mais plutôt TIC. Je dois l'avouer, cette personne a sûrement raison (et ma douce aussi quand elle dit que je ne suis pas très talentueux avec mon marteau préféré).

Donc parlons TIC.

Ma conclusion dans mon histoire de marteau est qu'une technologie a été conçue par un (ou des) humain qui a sa vision du monde, ses propres besoins. Alors sa technologie porte des valeurs (Wikipedia par exemple). Tenter de faire faire autre chose à une technologie que ce pourquoi elle a été construite, demande beaucoup plus d'énergie que de trouver la bonne technologie pour le besoin.

Ce qui est le cas des TIC également.

Prenons le logiciel de programmation interdit aux grands Scratch. Voir l'excellent wiki dédié à Scratch et Squeak ;o)

Si j'ai le besoin, par exemple, d'intégrer les TIC dans l'apprentissage de l'élève, de faire construire/exploiter des concepts mathématiques et/ou de faire développer une des trois compétences en mathématique (aspect pédagogique), Scratch est un outil tout désigné par les valeurs qu'il porte.

Avec Scratch, LA réponse n'existe pas, les chemins à emprunter pour atteindre le but sont multiples, l'élève doit créer/inventer/se tromper/réessayer...

Mais si le besoin est d'utiliser une TIC pour que l'enseignant présente (aspect didactique) du contenu en lien avec la mathématique, il sera très douloureux pour l'utilisateur (l'enseignant) de créer son contenu avec Scratch. Possible me direz-vous. Bien sûr! Même avec mon marteau je peux couper un bout de bois, mais ça va prendre du temps et le morceau ne sera pas coupé très droit.

Ici le choix de Scratch n'est donc pas le bon outil pour le besoin (relié à la didactique vs pédagogie). On irait alors davantage vers un outil comme OpenOffice (LibreOffice) présentation, Prezi, Cmap, Freemind, un site Web, etc.

Ha oui, j'ai oublié de vous dire que Scratch est mon logiciel préféré (valeurs très près des miennes). Mais il ne peut pas, comme toutes les technologies, répondre à tous les besoins.

C'est, entre autres, pourquoi dans mon travail je ne pousse pas toutes les technologies, car certaines ont des valeurs plus près de ma vision (valeur) pédagogique et que d'autres répondent beaucoup mieux aux besoins du programme de formation. Programme, selon ce que j'en comprends du moins, qui veut placer l'élève au centre de ses apprentissages.

C

Mise à jour du 27 octobre: un billet de Patrick Giroux qui complète bien mon propos ici (choix du bon outil TIC pour le but poursuivi): Discussion à propos du TBI

Mise à jour février 2011: Voir ce document qui explicite ma vision en MST: Pistes TIC en MST

Mise à jour 1er mars 2011: Billet d'une CP en lien avec le TBI et les priorités: TBI et ordinateur


Documentaire sur les TIC

Voici un billet que j'ai publié sur le blogue du RÉCIT.

Judith Cantin m'a fait connaitre ce vidéo (90 min) à propos des technologies et de leurs effets dans notre société.



Voici mes notes/réflexions prises lors de mon visionnement.

Les TIC peuvent distraire de la tâche.

C'est vrai et il faut en tenir compte, tout comme on le fait pour l'agenda papier qui sert de planche à dessin/collage ou encore pour son voisin de bureau. On doit être conscient que notre cerveau n'est pas si multitâche qu'on aimerait le croire.

En passant, nos écoles (primaires et secondaires) sont encore assez loin d'avoir des problèmes avec le multi-tâche des élèves dans les classes encore assez fermées sur elles-mêmes (dirons certaines mauvaises langues ;) ).

Le cerveau travaille plus fort lors d'une recherche sur le Web que lors de la lecture d'un livre.

Ce qui me semble assez normal, ce sont deux actions différentes dont l'une est linéaire (le livre).

La dépendance

Être dépendant à quelque chose n'est pas nouveau dans l'humanité, il y aura toujours des gens plus enclins à ne pas garder un équilibre dans leur vie. Donc, comme les autres dépendances potentielles, l'école doit agir pour tenter de les prévenir.

Communiquer avec ses proches

Des parents qui se plaignent de leurs enfants à propos de la communication familiale ce n'est pas d'hier que ça existe. Les TIC ne sont pas LA seule source au problème.

L'équilibre, un mot important ici, doit être une cible à atteindre. La bonne vieille culture générale, voilà un but qui me parait encore à jour.

«Netiquette»

Comme pour toutes les technologies, l'utilisation responsable des TIC doit être une autre cible. Mais ça ne tombera pas du ciel, ça doit être appris, expliqué, régulé, alouette...

TIC = oxygène pour les jeunes

L'image frappe, peut être un peu trop fort, mais elle a le mérite d'illustrer dans quel monde vivent nos enfants, les natifs (vs immigrants que nous sommes).

Ho! Hi! Ha! Un directeur d'école surveille à distance (l'utilisation de leur ordinateur) les élèves, et ce, à leur insu!

Selon moi, dépasser les limites pour éduquer aux limites est une mauvaise stratégie.

Ça empire

J'ai toujours un profond malaise quand j'entends dire :

Avant c'était X, maintenant c'est X-1.

On oublie toujours de considérer qu'il n'y a pas qu'une seule variable dans l'évolution du système. De là des conclusions plus subjectives qu'objectives.

Les jeux

Ici je trouve le terrain un peu glissant, car dans le système «jeu» il n'y a pas que la variable TIC à considérer. Pas besoin des TIC pour passer des heures et des heures à jouer. Ma grand-maman a joué aux cartes «réelles » d'innombrables heures alors qu'elle n'a pas connu le mot TIC!

De l'excès il y en a toujours eu, il y en aura toujours selon moi. Et ce, dans tous les aspects de notre vie.

Des bureaux d'IBM vides

Celles et ceux qui ne croient pas que les TIC changent des choses dans notre société, je crois que de voir les bureaux d'IBM vides peut aider à le croire. L'utilisation d'outils virtuels dans un emploi change non seulement le travail, mais les relations entre les employés (et l'employeur).

Jeu et école

Apprendre par leu jeu? Ne sais pas trop. Mais je retiens cette phrase :

Le jeu augmente l'engagement des élèves dans la tâche.


Le mot important ici est «engagement », pas jeu. Il doit exister d'autres moyens de l'augmenter (l'engagement, pas le jeu)?

Perte

Encore ici (voir ce billet), on parle de perte quand on regarde en arrière. On perd la lecture de long texte. On perd le contact réel entre humains. On perd la concentration sur un sujet à la fois. On perd...

(Re)Voir ce vidéo de Michel Serres sur ces pertes ou gains.

Finalement

Les TIC (la technologie) ne sont pas bonnes ou mauvaises. Elles sont puissantes.


Et comme pour tout outil puissant, ça prend des humains préparés/formés pour les utiliser adéquatement. L'école doit absolument prendre sa place dans cette formation, car sinon ce sont des ti-zamis qui s'en occuperont.

Une des bonnes fonctions des TIC est de pouvoir les éteindre. ;)

La pédagogie est humaine

...elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Des discussions sérieuses et moins sérieuses m'ont fait réfléchir sur certaines de mes actions/stratégies professionnelles. Ce qui peut devenir dangereux ;o)

Voici trois lois qui semblent être très populaires dans le monde des formateurs TIC:

1) Le meilleur logiciel est celui avec lequel le formateur est compétent.
2) Le meilleur matériel est celui que le formateur possède.
3) La meilleure route pour apprendre est celle que le formateur a utilisée.

Lois 1 et 2

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu une personne dire que si elle n'avait pas tel logiciel elle ne pourrait pas fonctionner. Ou encore que tel type d'ordinateur est bien meilleur pour la pédagogie. Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! (Pour ceux qui connaissent la blague, c'est à ce moment que je cesse d'écouter).

Ok, prenons des exemples pour illustrer le tout. Les ultra-portables ou les terminaux X par exemple.

Lui: «Y a rien à faire avec ça» ou «On ne peut pas tout faire avec ça.»

Moi: C'est quoi «tout»? demandais-je.

Lui: «Euh... ben du 3D et du montage vidéo.»

Moi: Haaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Combien de temps les élèves (durant la classe, pas en parascolaire) font du montage vidéo dans une année? 10 % du temps à l'ordinateur?

Lui: «Ben non! Moins que ça. Ce ne sont que des petits projets où l'élève s'initie au montage vidéo.»

Moi: Donc ça prend des machine hyper-performantes pour moins de 10% du temps. C'est pas ce que j'appelle une bonne analyse des besoins avant l'achat. Des terminaux ou des ultra-portables, qui répondent également à des besoins différents, peuvent combler les besoins pour les 90% et plus.

Et voilà le moment glissant...

Lui: «Mais des terminaux c'est en linux.»

Moi: Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Sur ton cellulaire méga-performant, c'est quoi le OS? Windows?

Lui: «Non, c'est pas pareil.»

Moi: Justement si. Un client léger (terminal X) ou un ultra-portable est un outil TIC où les boutons ne sont pas de la même couleur, où les icônes sont différents, où les logiciels ne se nomment différemment, mais ça reste du clique, des menus et des fenêtres. Comme ton cellulaire. L'utilisateur s'habituera à l'environnement, développera donc sa compétence TIC.

Lui: «Ok mais il n'y a pas tel logiciel en Linux» me dit mon tinami en pensant m'avoir mis KO.

Moi: Où il est écrit dans le programme de formation que ce logiciel précis est nécessaire pour l'apprenant? Nul part!

Lui: «Mais c'est plus simple avec ce logiciel Pierre! En plus il est plus puissant.»

Moi: Il ne faut pas confondre simplicité et habitude dans le logiciel. Il est vrai que certains logiciels peuvent être plus simple pour une tâche précise, mais on doit dépasser un peu ce critère quand vient le temps de choisir un outil. Et je me suis toujours demandé à quoi ça sert d'avoir une voiture qui peut aller à 350 km/h si je ne peux pas dépasser 100 km/h sur la route. La plupart des utilisateurs ne dépassent pas 20 % des fonctionnalités des logiciels, et je ne crois pas que ce soit nécessaire dans un contexte de classe non plus. J'aime bien le concept de la simplicité volontaire TIC qui a, entre autres, comme but d'utiliser le logiciel le plus simple possible qui peut répondre aux besoins. Pas le plus populaire ou le plus puissant.

Loi 3

Est-ce qu'un nouvel utilisateur des TIC (en avril 2009) doit passer par le même chemin que moi (qui les utilise depuis plus de 10 ans) pour intégrer les TIC dans ses apprentissages?

Trop grosse question pour y répondre en quelques mots, mais j'aurais tendance à croire que non. Ce ne sont plus les mêmes outils, même besoins, même contexte. Le C de TIC, la communication, est plus présent (pensons aux outils du Web collaboratif, aux mobiles...) que jamais. À mon avis il est différent d'apprendre à communiquer (ou d'apprendre tout court) avec les TIC que d'apprendre à produire des documents (le but principal il y a 10 ans).

La pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Développer ses compétences à l'aide des TIC ne nécessite pas un logiciel (ou un système d'exploitation) en particulier ou encore une marque précise d'ordinateur, mais bien un humain prêt à laisser ses élèves prendre plus de place dans leurs apprentissages (avec ou sans les TIC).

Conclusion

Avant de croire que ça prend un logiciel précis, sur un OS précis, sur un matériel précis, pour que l'élève puisse développer sa compétence TIC (et les autres du PFEQ), je devrai prendre un grand respire et ne pas transférer mes peurs sur lui.

Note: Lui, c'est plusieurs personnes que j'ai fusionnées pour le propos. Si vous vous sentez visé, on pourra en reparler un de ces 4 ;o)


Anonymat et pseudo

Le web permet de se cacher derrière un pseudo pour passer un message. Ce que personnellement je n'apprécie pas beaucoup, c'est pour cette raison que, entre autres, je ne lis pas de blogue anonyme.

Le danger avec les pseudos sur le web est qu'on peut être découvert. Et là, la crédibilité en prend un coup. Et aller essayer d'effacer les traces par la suite!


Identité virtuelle

Depuis que M. Guité a publié ce billet, je me demande quelle est la façon de s'identifier sur le web?

Est-ce en utilisant le type de service que discute M. Guité? Est-ce qu'une petite page toute simple avec les informations nous concernant ne serait pas suffisante? Quel est le format (je vais écrire un petit billet sur les formats, car ils sont devenus bien plus importants que les logiciels) d'exportation/importation standard de ce type d'information (vCard ou autre)?

Si je regarde ce que j'ai présentement pour me présenter, mon site web personnel, un portfolio texte et photos et mon blogue (de là mes photos Flckr et mes lectures sur RSS). Que manque-t-il comme informations sur mon identité virtuelle? Peut être une page synthèse où on retrouve la liste de mes fils RSS (personnels et professionnels), mes adresses Skype, Google Talk, Jabber, VoIP, mes liens Del.icio.us, mon compte Mojiti et Youtube, ...

Et si je crée cette page, à quoi/qui ça servira? Aux spammeurs pour me trouver? Où aux gens(tils) qui veulent entrer en contact avec moi? Est-ce qu'une personne qui me cherche me trouve présentement? Les gens qui ont les informations que je «cache» un peu, ils les ont eu comment? N'est-il pas mieux de se «garder ne gêne» (comme dit ma meman) quand vient le temps de s'identifier sur le web? En tout cas de tout donner? Il faudrait peut être demander aux jeunes fêtards douaniers?

En commençant ce billet, j'avais vraiment le goût de me créer une page qui met au même endroit toutes les infos virtuelles me concernant. Mais là,je ne suis plus si sûr :o(


Être un hacker

Pierre Couillard a eu une discussion très intéressante avec son fils.

Une petite recherche sur le web me donne bien du plaisir, car je confirme: je suis un connecteur et un hacker.

Les textes L’Éthique hacker de Pekka Himanen ainsi que La « hacker attitude », modèle social pour l’ère post-industrielle (une entrevue de l'auteur) me donne le goût d'acheter le livre que Gilles a lu. En savoir un peu plus sur l'auteur.

Un petit sourire en coin est subitement apparu sur mon visage lorsque j'ai lu ce passage:

«Pour les hackers, le mode caractéristique de fonctionnement administratif qui consiste à avoir des réunions sans fin, à créer des commissions pour un oui ou pour un non, à rédiger des rapports sans intérêt, etc., avant que quelque chose ne soit entrepris est au moins aussi pénible que de lancer une étude de marché pour justifier une idée avant de commencer à travailler dessus. Cela irrite autant les scientifiques que les hackers quand l'université se transforme en monastère ou en bureaucratie administrative.»

Des réunions! Ben voyons voir si les réunions sont inutiles! Sachez que je suis de ceux qui, lors d'une réunion, sentent leur cellules vieillir une par une. Car dans la majorité des cas (il ne faut pas généraliser, mais que diable! passons à l'action) il ne se passe pas grand-chose d'autre que le vieillissement de nos cellules.

Ce n'est pas tout, un hacker veut partager comme le signale l'auteur dans l'entrevue:

La culture des hackers est aussi celle de l’ouverture, du partage...

Oui. On est loin de la culture du secret. Parce qu’ils ont une activité qui produit du sens, ils recherchent une reconnaissance de leurs pairs, qui passe par le partage du savoir. Il y a aussi des raisons plus pragmatiques : si vous cachez toutes vos idées, personne ne peut rien y ajouter. Si vous les ouvrez à une communauté de gens créatifs, vous obtenez des critiques, et de nouvelles idées pour améliorer l’ensemble.

Depuis très longtemps, bon ça ne fait pas 20 ans, j'avais encore des couches à cette époque, je partage ce que je fais avec les TIC. Le monde du logiciel libre m'a offert un moyen de partager avec une licence qui encourage la suite de ce partage. Mon côté hacker me titille la titille lorsqu'une personne me demande par exemple: «Comment je peux cacher ce document sur mon site web?» Pourquoi le cacher? voilà la première question que je lui pose avec un regard tout ce qu'il y a d'intense. Est-ce que le document en question est à 100% de toi? N'as-tu pas pris des idées, des images, des définitions, ailleurs? Tu as l'impression que si M. Tartanpion vient chercher ton document tu perds quelque chose? Si tout le monde faisait ça, plusieurs fois tu devrais réinventer la roue. Ceci dit avec tout le respect que je dois à mes pairs.

Hacker, voilà un côté de ma personnalité.


Des outils pour apprendre

Je dois avouer que ce billet de M. Guité m'a fait plaisir et peur en même temps.

Plaisir du fait que ça me donne des idées pour mettre de la chair autour de l'os de ce texte. Oui oui, ce schéma me dérange encore.

Plaisir, car grâce aux liens de M. Guité j'ai trouvé cette page qui présente des outils d'apprentissage. Je crois que je ferai l'exercice d'expliciter les miens.

Peur, car il débute son billet avec une vérité qui aurait dû changer avec la ré... le renouveau pédagogique. Les formateurs (dont je fais partie) n'ont pas changé leur approche. Ou si peu.

Il y a aussi cette page qui offre à un apprenant réseauté «débutant» de se lancer dans la construction de ses outils d'apprentissage. À première vue, je crois que je devrais peut être faire quelque chose de semblable dans le cadre de mon travail. À suivre...

Au travail, ou plutôt à l'apprentissage.


TIC et gestion de classe

Ce billet de La Fouine, bon retour au travail très chère, me questionne. Est-ce que les TIC ont un impact (positif ou négatif) sur la gestion de classe?

Je pourrais donner mes impressions personnelles, mais je vais plutôt poser la question aux enseignants que je rencontrerai cette année et en ferai part ici. Je vous la pose à vous qui lisez ce billet.

Mme Fouine aimerait exploiter le lecteur mp3 (une TIC déjà très présente dans la vie de nos jeunes) en classe. Elle donne de très bons arguments. Je crois aussi que si on permet aux élèves d'avoir leur mp3 en classe pour écouter des capsules audio (en MST par exemple ;o) ) créées par d'autres élèves (ou encore de la musique) tout en travaillant, pourrait être une belle façon d'intégrer les TIC (production/publication/écoute des capsules) dans l'apprentissage des élèves.

À suivre de près...


Camp TIC et M. Guité

De retour du camp TIC 2007 de la région 03-12 j'ai bien de la lecture à faire. M. Guité pose une bonne question dans ce billet.

«Se peut-il que les éducateurs, dans un exemple typique de cordonniers mal chaussés, aient perdu de vue leur propre développement?»

Mon ami Gilles Jobin le dit souvent, on doit être en état d'apprentissage quand on oeuvre en éducation. Cet état n'est malheureusement pas le cas de la majorité. Donc, comme l'inertie est difficile à combattre (principe de physique, désolé, déformation professionnelle), c'est-à-dire remettre les enseignants dans cet état, on doit dépenser beaucoup d'énergie (est-ce le cas?).

Ceci dit, on doit aussi voir que les enseignants n'ont pas tous le même niveau d'autonomie (le camp TIC est un très bon laboratoire pour faire ces observations) dans l'apprentissage. Beaucoup ont besoin (du moins c'est ce qu'ils affirment) d'une personne qui enseigne à l'avant avec la bonne réponse. Face à l'éducation 2.0, l'apprenant doit faire son bout comme on dit. Il y a des efforts à faire, des heures à essayer des choses, des heures à se tromper. Ho! Se tromper? Dans la tête de bien des gens se tromper c'est perdre du temps. C'est ce qui est le plus difficile à à vivre pour moi quand on veut accompagner des gens dans leurs apprentissages. J'essaie des placer dans un contexte d'apprentissage, mais quelques-uns (pas tous) veulent un cours, que j'enseigne.

Je crois en effet que les éducateurs ont perdu de vue leur propre développement. Je n'irais pas jusqu'à dire par contre qu'ils se sentent supérieurs. Mais je me pose une question: que faisons-nous (les formateurs) pour freiner l'immobilisme? Donner des bons vieux cours (de la bonne réponse) n'est pas selon moi le filon à suivre. Je comprends par contre que tout n'est pas de la faute de ces «gentils formateurs».


De plus en plus wiki

Je wikise de plus en plus. Mon collègue PC l'a dit: tout ce qu'on a besoin c'est un wiki. Grosse affirmation mais elle n'est pas fausse, tout dépend, comme toujours, des buts poursuivis.

M. Gary Lee Kenny parle des logiciels sociaux (dont fait partie les wikis) ici. Le vidéo dont il fait référence est en effet très intéressant. Tellement que j'ai comme projet d'utiliser cette méthode pour expliquer des concepts TIC lors de la prochaine année scolaire.

Gilles, un peu déçu, fait référence à une page wiki (qui n'est pas terminée mais bien commencée) qui se veut un endroit où expliquer notre vision personnelle des TIC et l'utilisation que l'on en fait.

Un des gros projets de recherche et développement de 2006-2007 pour le RÉCIT MST a été Squeaki. Nous utilisons un wiki pour créer une base de connaissances autour du logiciel Squeak. Aucun autre outil ne pourrait répondre à nos besoins dans ce cas précis. Et je dois dire que l'interface est plus intéressante que les premières versions du WikiNiMST (qui sortira bientôt en version 7.06 avec de nouveaux look et de nouvelles fonctionnalités).

Benoit m'a expliqué que l'outil que l'entreprise où il travaille utilise et conseille à ses clients pour leurs bases de connaissances (traces des activités du groupe de travail, documentation sur les logiciels utilisés...) est un wiki.

Ubuntu offre une documentation très complète grâce à un wiki.

Le Service national de l'Univers social utilise un wiki dans son projet de ligne du temps.

Les animateurs de la région 03-12 utilisent un wiki pour coordonner leurs actions.

Conclusion (bien personnelle): l'outil à privilégier quand on travaille à plusieurs sur un projet est un wiki.


Pyramide ou réseau?

Louis a écrit ce billet où il pose des questions qui m'aident beaucoup. Mon dernier billet je répondais à sa question «Où on va?» J'ai répondu ici à une autre question de Louis.

Me revoilà à relire ses questions pour une nième fois et il me vient ceci à l'esprit: sommes-nous dans un système pyramidal ou dans un réseau?

Ce qui suit n'est qu'un hypothèse de travail/réflexion. Merci de votre compréhension.

Qu'est-ce que ça change? Beaucoup pour moi. Dans une pyramide si on veut que la base intègre les TIC la tête de la pyramide doit l'intégrer aussi. Mais dans un réseau, pour qu'un membre du réseau (un noeud) intègre les TIC, il n'est pas nécessaire que tous les autres membres de son réseau intègrent les TIC, quelques-uns suffit.

Prenons comme exemple un jeune de 15 ans qui exploite les TIC dans sa vie personnel (je ne parle pas ici de l'école). Ses parents ne sont pas nécessairement des experts en TIC ni même des utilisateurs dans un modèle «réseau». Les parents (un noeud du réseau de l'ado) n'ont eu qu'à placer leur enfant en présence des TIC et d'autres noeuds du réseau se sont occupés d'accompagner notre cobaye dans son appropriation des TIC.

Alors que dans un modèle «pyramide» les parents sont très hot en TIC.

Et si on tentait de former des réseaux d'apprentissages au lieu des pyramides scolaires?


Papa, à quoi tu rêves?

Me demandent mes poules.

«À quoi je rêve? Hum... à plein de choses, mais il y en a une qui me tient à coeur, votre avenir.» répond leur papa avec une petite larme naissante sur le coin de son oeil.

«C'est quoi un avenir?» Demande l'ainée.

Le papa, un peu surpris par la question, prend une seconde et quart pour réfléchir. Il essaya donc une réponse:

«Euh... un avenir c'est comme une boîte à outils... plutôt comme un coffre aux trésors (elles n'ont que 9 et 5 ans après tout). Un coffre qui contient des potions magiques pouvant vous aider à affronter les gros méchants que vous rencontrerez durant votre belle histoire. Ce n'est pas n'importe quelle potion qui fonctionne sur les méchants, à chaque méchant sa potion. Les méchants aussi s'améliorent/changent.» philosophe papa.

«Il y a aussi des clés qui pourront, peut être, vous ouvrir les portes des plus beaux châteaux que vous désirerez visiter. Ce coffre, maman et papa vous aident à le remplir, mais ne peuvent pas le faire à votre place. Vous devez faire des expériences pour créer vos potions et ramasser le plus de clés possible.» ajoute-t-il.

«Est-ce que mon coffre est beau?» demande le bébé mouche.

«Bien sûr qu'il est beau, tu as déjà de très bonnes potions magiques et de nombreuses clés.» dit papa en faisant un câlin à son bébé.

«Où on peut trouver d'autres clés papa?» demande la grande fille qui veut un câlin aussi.

Belle porte ici pour le conseiller en moi ;o)

«Il y a des clés partout autour de toi. Dans les livres, à la télé, au cinéma, dans les tiroirs de tes parents et amis. Mais il y a un lieu où tu pourras trouver plusieurs clés et des nouvelles recettes de potions: à l'école. Une école comme celle présentée dans ce petit vidéo. Une école qui te prépare à vivre ton histoire avec le plus beau coffre possible.»

«Tu sais papa, on va à l'ordinateur quelques fois nous aussi.» me signale ma fille de 3e année.

«OK, est-ce qu'on cherche des clés en chatouillant maman?» terminant la discussion ici afin de changer de sujet ;o)


Web 2.0 ou MON web

Le vidéo ci-dessous m'aide à mieux comprendre le schéma qui me dérange. Avec l'outil Mojiti, j'ai laissé quelques notes, histoire de m'amuser en ce vendredi 16h30.

Le web 2.0 est donc MON web, celui que je construis, avec vous.


Méchant constraste, mes notes

L'émission du 29 janvier 2007 de Méchant contraste! a traité des TIC dans nos écoles avec l'aide de messieurs Mario Asselin et Gilles Jobin. M. Lucien Francoeur nous a illustré à sa façon ce qui se passe dans nos classes. Voici donc mes notes (ce n'est pas un verbatim).

Mario:

Les experts TIC de nos classes sont les élèves.

Voilà pourquoi j'en suis rendu à essayer d'insérer les élèves dans l'accompagnement que je fais. Nous avons une occasion en or de faire ce qu'on dit: exploiter les ressources.

Les enseignants ont un urgent besoin d'accompagnement pour relever le défi de l'intégration des TIC.

Oui oui oui. Il ne faut pas lire ici: formation sur un logiciel X, décidé par le formateur. Mais bien: formation/accompagnement sur le comment on peut intégrer les TIC dans la classe afin de répondre aux besoins de l'enseignant dans ce qu'il vit dans sa classe.

On veut agir avec les connaissances.

Pas seulement les consommer.

Les immigrants (enseignants) parlent avec un «gros» accent aux natifs (enfants).

Belle image!

Il est futile d'enseigner l'utilisation d'un logiciel .

Ho! Je suis d'accord. Visons le développement de compétences/stratégies TIC au lieu des connaissances TIC.

L'école n'a plus le monopole de la connaissances.

On ne s'en est pas encore remis je crois.

Gilles: (beau chandail ;o) )

On manque d'une vision au Québec sur les TIC.

Et dire que certaines personnes croient que nous en avons une!

Les services informatiques sont un problèmes.

Il faut avouer qu'il y en a qui sont des solutions.

1 portable par prof.

Qui dit mieux comme stratégie pour former nos immigrants TIC?

Lucien Francoeur:

Investissons dans nos écoles.

Voir la proposition de Gilles ci-haut.

Nous utilisons des anciennes méthodes pour une nouvelle espèce.

Ho! Ça «fesse». Mais est-ce faux?

L'émission n'a que survolé le problème. Je suis certains que Mario et Gilles en ont dit beaucoup plus. Mais c'est quand même intéressant qu'on en parle à la tivi.

Édition: Suivre ce lien pour écouter Gilles un peu plus longuement. Si quelqu'un trouve un vidéo de Mario, le faire savoir SVP.


À la demande générale

Crouzet, Thierry

Le peuple des connecteurs

Les connecteurs, un concept plutôt intéressant au premier abord quand les TIC sont intégrées dans notre vie. Gilles l'a lu, et je l'ai commandé. Voici mes quelques notes (je n'ai pas blogué toutes mes notes, trop long ;o) ) sur ce livre.

Les sous-titres: Ils ne votent pas, ils n'étudient pas, ils ne travaillent pas, mais ils changent le monde. Ho! Provocant quand même. En lisant le livre, j'ai compris les subtilités de ces affirmations et je peux dire qu'elles s'appliquent à moi. Je vote que très rarement, en tout cas autre chose que blanc (annuler mon vote). J'ai du mal à aller me chercher une maitrise, car j'ai peur de perdre mon temps pour ce que ça donnerait en bout de ligne. Je ne travaille pas, en fait l'emploi que j'occupe est une passion pour moi, non pas un travail. Et depuis que je suis tout petit (ça bien changé ;o) ) je veux changer le monde.

Dans les chapitres 1 et 2, j'ai pris conscience que nous tentons de répliquer la structure de notre cerveau, un centre de contrôle, à toutes sortes de structures. Comme l'éducation, le gouvernement, les services publics, les entreprises, etc. L'auteur nous piste sur la décentralisation, le réseautage. Il pose une très bonne question à la fin du chapitre:

«Pourquoi une démocratie serait-elle gouvernée?»
Et il affirme dans le 2e chapitre que
«Personne ne nous dit plus ce qui est bon ou mauvais pour nous, nous n'attendons plus rien d'une autorité supérieure, nous agissons avec intelligence et notre intelligence s'enrichit à force d'interaction avec d'autres intelligences: elle devient globale.»

Chapitre 3, on dit ceci à propos du système éducatif centralisé:

«Incapable de répondre à chaque élève en tant qu'individu, il le considère comme des groupes et non comme des agents autonomes qui interagissent les uns avec les autres.»
Et cette interaction ne se passe pas seulement dans le groupe, mais après l'école également. Est-ce qu'on (l'Éducation) tient compte de ces interactions hors école?

Dans ce chapitre M. Crouzet met la programmation au même niveau que le langage et la mathématique comme moyen de comprendre notre monde. Ce n'est pas rien, mais il faut avouer que la programmation fait peur aux consommateurs (par rapport à auteurs) des TIC.

L'auteur du livre fait un lien direct entre les wikis et les encyclopédies du type Wikipedia (dans le chapitre 5). On dirait même que pour lui, wiki = encyclopédie. Pour moi, un wiki est plus que ça, bien que Wikipedia soit un des «gros» exemples où le wiki est utilisé comme moteur. Il questionne également l'existence du W3C. Les tags (comme le IMG, TABLE...) les plus utiles/populaires deviendront, sans le W3C, des standards.

Dans le chapitre 5 on y trouve des exemples de cas où il y a une synchronisation entre objets/humains/animaux. J'ai vérifié (non scientifiquement) s'il est vrai que dans un milieu de femmes, après un certain temps, les cycles menstruels se synchronisent. Et il semblerait que oui! Cool!

Deux chapitre plus loin, on y lit à propos des connecteurs:

«Pour autant, nous ne méprisons pas l'argent, nous aimons au contraire le confort et le luxe. Toutefois, nous ne sommes pas prêts à nous avilir pour nous enrichir.»
Ho! J'en suis.

Finalement, en épilogue, j'y trouve ceci:

«Nos ordinateurs ne sont pas seulement des outils de travail ou des consoles de jeux sophistiquées mais, avant tout, par-dessus tout, des instruments pour mieux voir le monde et en apprécier la beauté.»
Non mais, hein! Quand on dit que les consommateurs des TIC restent au niveau de l'ustensile, on est pas mal dans le monde des connecteurs.

Liens avec mon travail

Ce livre, que je conseille à tous, me donne des pistes d'explications pour mieux comprendre pourquoi nous avons tant de difficulté à augmenter le nombre de classe où les TIC sont intégrées dans l'apprentissage. Car en plaçant un ordinateur entre les mains des apprenants, la structure hiérarchique «enseignant-élève» en prend pour son rhume. On se fait expédier dans une structure de «réseau/connecteurs», ce qui exige des modifications majeures dans ce qui se vit en classe. Et ces changements ne sont pas simples à faire. Pensez seulement au rôle de l'enseignant, il passe de «contrôleur de la classe» à «noeud» du réseau. Un noeud important certes, mais un noeud parmi d'autres.

Un livre incontournable pour tous ceux qui lisent ce billet, car vous êtes probablement des connecteurs.


Édition: J'ai corrigé quelques fautes et refait un peu de mise en page en soirée.


Freedom is not free

Ce billet de Miguel et celui-ci de Gilles sont pour moi complémentaires. Pour être libre il y a un prix à payer. Et le prix n'est pas seulement une question monétaire.

Avoir un système informatique:

  • dans lequel je peux fouiller (pour trouver si je suis espionné par exemple);
  • légal à 100%;
  • qui est cohérent avec mes valeurs;
  • qui assure une pérénité de mes données;
  • etc.

ne peut se faire en criant LAPINE. On doit payer le prix, c'est à dire que nous avons de l'énergie et du temps à mettre pour s'approprier une nouvelle façon de faire. On doit, lors de l'achat de notre matériel, être conscient qu'il y a des gens qui ne veulent pas que nous soyons libre, donc qui font tout ce qui est possible pour nous bloquer dans nos choix.

Faut dire aussi que le système GNU/Linux nous amène à essayer de se débrouiller (résoudre des problèmes) seul (en fait nous ne sommes que très rarement seul, le web foisonne d'aide) face à notre machine. Contrairement aux autres où on appelle (il est très rare que ce ne soit qu'un appel) notre vendeur pour qu'il modifie/répare la bête. Dans ces deux cas il y a un coût mais il est très différent.

Non «Freedom is not free» en informatique aussi.


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