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Magiques les TIC?

Non! Simples alors? Pas davantage!

Pourquoi cette mise au point (après ce billet et celui-là)? Parce que des gens croient (encore) que c'est le cas. Et, je pense bien humblement qu'ils se trompent.

L'action (bien que réalisée avec de bonnes intentions) de placer des TIC en classe n'est pas suffisante pour l'apparition d'impacts positifs sur l'apprenant et l'enseignant.

  • Les TIC exigent que l'on s'engage.
  • Les TIC exigent que l'on s'informe.
  • Les TIC exigent que l'on se forme.
  • Les TIC exigent à l'utilisateur d'être accompagné dans son cheminement.
  • Les TIC exigent un support à proximité.
  • Les TIC exigent des efforts.

Surtout, les TIC exigent d'être choisies selon les besoins à combler. Comme pour toutes les technologies (c'est intrinsèque), les TIC ne sont pas toutes égales pour combler un besoin spécifique. Toutes les TIC ne peuvent pas provoquer un changement d'approche pédagogique des enseignants, ne peuvent pas motiver les élèves à réaliser des apprentissages, ne sont pas des catalyseurs d'apprentissages, etc. Je me répète, on peut couper du bois avec un marteau, mais ce ne sera pas efficace.

Pour ma part, j'ai fait le choix de mettre mon temps/énergie sur les TIC qui sont entre les mains des élèves et qui permettent des apprentissages variés (ce schéma synthèse explicite mes raisons). Pourquoi? Parce que depuis le début de la réforme de l'éducation, cette phrase fait sens pour moi: placer l'élève au centre de ses apprentissages. Si on appliquait un peu plus cette petite phrase toute simple, on analyserait différemment nos choix TIC pour la classe, car elles n'ont pas toutes cet effet (parfois même l'effet contraire).

De plus, le nombre «un» pour la classe (un robot, une sonde, un ordinateur, une tablette, un TBI, une station météo...) permet difficilement de se retrouver en «zone B» dans le schéma cité plus haut ainsi que de placer l'élève au centre de ses apprentissages (et développer ses compétences).

Alors, si on vous vend (encore, la liste est assez longue) l'idée que telle ou telle technologie aura tel impact positif sur les enseignants et/ou élèves, oser questionner les caractéristiques intrinsèques de la TIC ainsi que les stratégies pour y parvenir.


Virus A H1N1

Que d'encre et et 0101010 à propos de ce virus et de son vaccin.

À qui se fier? Les informations se contredisent ici et là.

Vais-je me faire vacciner? Vais-je faire vacciner mes filles?

Il faut que je m'informe un peu plus.

Voici quelques liens que je consulterai plus en détails:

Mise à jour: Quand on sait ceci, on peut se demander si le vaccin sera aussi bon qu'on le prétend.

Mise à jour du 19/10/09: Un autre scientifique inquiet.


Évolution?

Pensez-y!

C


L'arbre qui cache la fôret

Je ne compte plus le nombre de fois où un enseignants me dit:

Mes élèves ne seront pas capable de faire ça.

Ça étant n'importe quoi qui exploite les TIC ou qui est un peu plus ouvert comme approche.

Ma réaction n'est malheureusement jamais élégante :o(, mais en sous-estimant nos élèves nous nivelons pas le bas avec tous les impacts négatifs qui en découlent. Préparons le projet, essayons-le, observons nos élèves en action, objectivons la démarche/résultats avant de porter des jugements sur les capacités des élèves qui sont sous notre charge SVP.

Freinons l'immobilisme en donnant la chance aux élèves de nous démontrer que nous (les enseignants) pouvons avoir tord d'avoir peur.

Mise à jour du 18/02/09: Belle discussion sur le blogue de Patrick Giroux.


Nous serons combien

...du RÉCIT à lire ce billet de François?

François aimerait que le Web collaboratif fasse plus consensus dans le réseau du RÉCIT. C'est ce que je souhaite (plusieurs de mes actions ont ce but comme motivation) moi aussi depuis des années.

Je suis très content que François tente de raviver la flamme, car de mon côté ma tête de cochon perd de sa dureté en ce qui concerne de tels projets (créer un vrai réseau avec les membres du RÉCIT). Quand un gars en vient à comprendre que ce sont toujours les 7-8 mêmes qui embarquent dans le bateau, il ne loue que des chaloupes un jour ou l'autre.

Donc, je vais continuer à suivre ce que François essaie de faire en lui offrant mon aide.


Pas pour moi cette TV

Lors de ma séance de zapette de ce lundi soir, je suis tombé sur l'émission http://artv.ca/emissions/cest-juste-de-la-tv.html

Les petits bouts que j'ai regardés ici et là depuis quelques semaines m'ont donné le goût de rester à l'écoute durant quelques minutes. On a parlé ce soir de ce que les parents ne veulent pas que leurs enfants écoutent. Hum... intéressant d'écouter les points de vue sur Bob l'éponge ou encore à propos des vidéos clips violent ou trop sexy.

J'avoue avoir été très surpris de savoir que Occupation double était une des émissions les plus écoutées par les 2-11 ans. 2 à 11 ans!?!?!?!? Bon, ça veut peut être dire que Pruneau et Canelle veulent encore passer à la TV et ils se sont inscrits à cette émission.

Et là, AYOYE! On présente des séquences de cette émission (et de Loft patente) où on voit des hommes se faire fouetter (à 19h24), se faire mettre de la crème fouettée sur le bout de fesse que laisse paraître le genre style comme de string en cuir qu'il porte gentiment. On joue également au voyeur en regardant un couple (avec qui on veut bâtir un pays comme dit si bien mon fédéraliste de collègue) se pratiquer à avoir des enfants qu'ils devront par la suite éduquer à ne pas faire ça devant tout le monde... Hi!!! On est loin en *&?&?%?&%*& de Bob l'éponge en ti-péché.

Ces émissions ne sont pas écoutées chez moi et j'en suis heureux pas possible après avoir vu ces courtes séquences.

En passant, est-il possible de se désabonner de TVA et de TQS?


Si on veut changer des choses

... on doit peut être changer nous aussi.

Comment peut-on espérer que les enseignants réussissent à faire développer des compétences aux élèves si on continue à les former (les enseignants) à l'ancienne (sur le contenu, pas à pas, avec des petits kits, tout le monde fait la même chose en même temps, tous les produits sont pareils...)? Les bottines ne suivant pas les babinnes.

La réforme n'a changé grand chose dans la classe? À part quelque petits trucs ici et là, le fond est n'a pas changé dans la réalité (bien qu'on ait toute la latitude pour le faire). Désolant.


Ça ma donné un frisson dans le dos

Entendu à la radio (hors contexte) à propos de prières lors de réunions municipales:

J'aime trop le Christ pour reculer.

Quand j'étais petit, on m'a enseigné que le Christ aimait suffisamment les autres pour reculer et offrir l'autre joue. Est-ce ça l'évolution de la foi?


Si on voulait vraiment que ça change

...en intégration des TIC dans l'apprentissage des élèves, on oserait, au minimum, essayer cette proposition: Un ordinateur pour chaque enseignant.

L'idée n'est pas nouvelle, Gilles en a déjà pas mal parlé. Voilà que Sylvain nous la propose aussi.

Pourquoi chaque enseignant devrait avoir son ordinateur? Pour qu'on puisse réussir à les «former» aux TIC. Pas seulement leur montrer combien il est génial de les utiliser. De cette façon, selon l'hypothèse qui dit que si l'enseignant développe sa compétence TIC il les intégrera davantage en classe, on cesserait peut être de descendre dans cette liste.

Présentement on s'attend à des miracles en permettant aux enseignants de «butiner» d'un ordinateur (de qualité très variable) à l'autre. Ordinateur dont il ne peut pas modifier la configuration (mettre à sa main), ne peut pas installer un logiciel sans se faire regarder avec de gros yeux, ne peut pas s'amuser (on ne doit que faire des choses sérieuses avec le matériel de l'école), etc. Le miracle ne se produit pas et nos enfants n'ont toujours pas la possibilité de développer leur compétence TIC en classe. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne la développent pas ailleurs, mais j'ose croire que l'École les aiderait à aller plus loin.

Je suis un connecteur, donc je crois que les décisions globales ne servent pas à grand chose (les projets locaux ont plus de retombés). Mais comme l'image dans notre société est importante, on pourrait essayer de projeter l'image d'une société qui veut préparer leurs enfants à vivre dans leur monde et à utiliser les TIC de façon judicieuse.

En attendant, il y a des élèves au Québec qui apprennent avec un ordinateur à tous les jours alors que d'autres (la grande majorité) touchent à un ordinateur le vendredi PM s'ils ont été gentils (je caricature à peine). Belle équité n'est-ce pas?

Un enseignant, pour se former aux TIC, doit avoir son propre outil d'apprentissage/travail. Sinon, je crains que je réécrirai ce billet dans 5 ans. Je travaille fort pour que ce ne soit pas le cas.


Sur la route, Mme Charlotte cause un bogue

Madame Charlotte, une professionnelle tentant de conjuguer famille et travail, se lève quelque peu en retard en ce 23 novembre 2007. Elle demande donc à ses enfants, Paulette et Grégoire, d'accélérer leur préparation pour l'école. Une vingtaine de cm de neige (et un peu de pluie) est tombé depuis la veille. Charlotte doit donc balayer la neige sur sa Volvo avant d'aller porter ses amours à l'école. La Volvo prend donc l'autoroute 20 direction ouest vers les 7h45. Roulant en toute sécurité, Charlotte se met du rouge à lèvre, se coiffe, demande à Paulette de réciter ses mots de vocabulaires, dépasse le camion, puis un autre, et encore un autre. Le soleil travaille fort pour percer la couche de nuage qui semblent vouloir aller se promener sur la ville suivante.

Monsieur Trudeau, un mécanicien de formation, donne la bise à sa femme et quitte son appartement vers les 7h30 pour se rendre au bureau de chômage rencontrer Gisèle qui veut lui offrir un travail. M. Trudeau, coiffé de sa casquette, conduit sa Civic rouge avec un sourire au lèvre, rêvant aux cadeaux de Noël qu'il pourra offrir à sa conjointe cette année grâce à son nouveau travail. La Civic emprunte donc l'autoroute en direction d'un avenir plus rose.

La Civic, contrairement à son habitude, roule à une vitesse de 100 km/h, car ce n'est pas la journée pour avoir une contravention. Ho non! M. Trudeau, souriant, se fait dépasser par une très belle Volvo, une voiture comme il aime réparer, et qui sait, pourra-t-il s'en payer une une jour? La Volvo met ses clignotants pour reprendre la voie de droite et woufffffff, un morceau de glace, non retirée par Charlotte en ce matin pressant, décolle du toit de la Volvo et se dirige droit vers la figure de M. Trudeau qui donne un coup de volant......................................

SVP, prenez 1 minute de plus le matin pour bien balayer la neige et la glace qui se trouve sur votre voiture.


Identité virtuelle

Depuis que M. Guité a publié ce billet, je me demande quelle est la façon de s'identifier sur le web?

Est-ce en utilisant le type de service que discute M. Guité? Est-ce qu'une petite page toute simple avec les informations nous concernant ne serait pas suffisante? Quel est le format (je vais écrire un petit billet sur les formats, car ils sont devenus bien plus importants que les logiciels) d'exportation/importation standard de ce type d'information (vCard ou autre)?

Si je regarde ce que j'ai présentement pour me présenter, mon site web personnel, un portfolio texte et photos et mon blogue (de là mes photos Flckr et mes lectures sur RSS). Que manque-t-il comme informations sur mon identité virtuelle? Peut être une page synthèse où on retrouve la liste de mes fils RSS (personnels et professionnels), mes adresses Skype, Google Talk, Jabber, VoIP, mes liens Del.icio.us, mon compte Mojiti et Youtube, ...

Et si je crée cette page, à quoi/qui ça servira? Aux spammeurs pour me trouver? Où aux gens(tils) qui veulent entrer en contact avec moi? Est-ce qu'une personne qui me cherche me trouve présentement? Les gens qui ont les informations que je «cache» un peu, ils les ont eu comment? N'est-il pas mieux de se «garder ne gêne» (comme dit ma meman) quand vient le temps de s'identifier sur le web? En tout cas de tout donner? Il faudrait peut être demander aux jeunes fêtards douaniers?

En commençant ce billet, j'avais vraiment le goût de me créer une page qui met au même endroit toutes les infos virtuelles me concernant. Mais là,je ne suis plus si sûr :o(


Un courriel! Bof!

Un «bof» qui peut poser des problèmes.

Au cours des dernières semaines j'ai observé quelques cas où on peut supposer que les «gens branchés» lisent moins bien leurs courriels. Des rendez-vous manqués parce que la date inscrite dans un courriel a été mal lue. Une mauvaise compréhension d'un projet complexe parce qu'expliqué dans plus d'un courriel. Une mauvaise interprétation du courriel amène un mal entendu entre des personnes. Ce ne sont que quelques exemples de ce qui se passe de plus en plus dans mon entourage.

En écrivant ce billet j'ai nommé le «bruit» comme un problème à la communication. Et bien là je confirme, le courriel est victime de beaucoup de bruit. Le pourriel, qui est quand même bien filtré par nos fournisseurs, est-il la seule cause de ces observations? Bien sûr que non.

Et moi dans tout ça? Est-ce que je lis mes courriels avec toute l'attention qu'ils méritent? Hum... difficile de généraliser à TOUS mes courriels. Mais je crois avoir une stratégie relativement efficace pour les gérer. Courriels quand même nombreux, bien que je ne suis pas Bill Gates ;o) Malgré ma stratégie, je vais porter une attention particulière à ce mode de communication durant les prochaines semaines. Si le courriel pose des problèmes faudra quand même se trouver un autre moyen de communication asynchrone ou encore voir à ce que les stratégies «courrieliques» s'améliorent.

Questions: Est-ce que les gens utilisent les filtres de messages (fonctions des clients de courriel) pour en facliter leur traitement? Est-ce que les gens font un effort pour écrire des courriels concis et précis? Est-ce qu'on se donne du temps de traitement de nos courriels (lire et répondre à des courriels entre deux rendez-vous n'est peut être pas une bonne stratégie)?

Je tenterai de faire des liens avec ce que j'ai observé et ces textes pour la partie du problème qui concerne la netiquette:

À suivre...


Y en aura pas de facile

Lors de ma petite lecture de quotidiens de ce matin j'ai eu un brin de tristesse (oui oui, tristesse) en lisant l'article «Le PQ veut écarter la réforme scolaire» de la page A11 de «La Presse».

Bon, pas de panique, mais la tristesse est encore présente, ce n'est qu'en discussion au conseil national du parti. Voici mon interprétation de l'article:

  • Retour à la bonne vieille mémorisation des connaissances, c'est important de savoir la date de la Saint-Jean.
  • Retour au bon vieux % sur les bulletins, ça en dit tellement plus sur les forces de nos enfants.
  • Ajout d'heures de présence à l'école, empilons plus et plus longtemps.
  • Faisons un palmarès des écoles, ça va les motiver à en faire plus (de tricheries peut être).
  • Augmentons la difficulté des examens de fin d'année, ça va motiver les élèves.

Ça sent les élections à plein nez. On veut aller chercher les profs qui ont subit (comme moi) la loi 142 et qui ne veulent pas de changement. Si au moins on voulait retourner en arrière pour aider les élèves à mieux préparer leur avenir. Mais non, on le ferait pour huiler la roue qui grince.

Pas grave, j'ai encore de beaux projets en devenir dont un qui s'enrichira lundi AM: météo.


Triste journée

Très triste, je suis tout croche, vraiment ébranlé en ce jeudi matin. Un ami a des problèmes et je ne peux rien faire. Je n'ai pas toute l'information mais je crois que la liberté d'expression est en cause. Écrire ce qu'on pense peut nous faire du tort, qu'on se le dise. Permanence ou non.

Cher ami, saches que je serai là pour t'aider quand tu veux. Dans n'importe quoi. Tu sais où me trouver.

Quand on se sort la tête au-dessus du troupeau, on risque d'avoir une balle de m... dans face.

Triste journée :o(


Comment se porte notre profession?

Dans le quotidien Le Soleil d'ajourd'hui, 22 avril 2006, en page A29 on peut lire un article sombre: «La violence pousse des enseignants à l'abandon».

Une question: combien d'enseignants ont abandonné sans démissionner? Je ne le cacherai pas, je crois qu'il est de plus en plus difficile d'enseigner, et pas seulement à cause de la violence, de la démotivation des élèves, des problèmes d'apprentissage, de la démotivation des collègues, du manque de ressources, du surnombre d'élèves par classe, de l'incompréhension du renouveau pédgogique... mais aussi parce qu'il faut continuellement se mettre à jour. Fini les carrières de 35 ans sans formation continue. Je sais, cette phrase est une peu violente, mais j'ai bien peur que ce soit vrai.

Je n'arrive pas encore à saisir pourquoi certains (je n'ose pas mettre de % ici) enseignants ne veulent pas apprendre? Et ne me chantez pas la pomme en me disant que c'est parce qu'on ne leur donne pas les moyens de le faire. Si un prof attend que son employeur lui paie des journées de suppléances, lui donne une augmentation de salaire, ou tout autre privilège par ce qu'il va se former «sérieurement», il va attendre longtemps. M. Charest y voit. Il faudrait donc le faire pour soi, pour s'améliorer, pour être plus en mesure d'allumer la petite lumière dans les yeux de ses élèves, pour augmenter le nombre de stratégies/techniques utiles pour la gestion de classe, etc. Pour soi c'est bien meilleur. Malheureusement on dirait que ça doit venir de l'extérieur, des autres. Ça ne vous fait pas penser à ces élèves qu'on considèrent comme difficiles?

De plus, se mettre à jour implique d'avoir une bonne idée de ses forces et défis (c'est plus positif défis que faiblesses ;o)). Ho! Vous me voyez venir? On parle donc d'évaluation. Gros mot n'est-ce pas? S'il y a un tabou dans ma profession c'est bien celui d'évaluer des profs. À cette seule idée, les frissons parcours le dos de plusieurs d'entre nous, n'est-ce pas?

Bon... ok... où m'en vais-je? Vers une petite question: remarquez-vous aussi qu'un écart se creuse entre les profs? Ceux qui avancent et ceux qui sont arrêtés?