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Quand c'est vide

...c'est vide.

Magalie: papa pourquoi tu dis ça?

Moi: On dirait que ça dit rien hein?

Magalie: Ouen, ça tourne en rond.

Moi: Bon, j'essaie de t'expliquer. Tu te souviens du petit jeu de carte que l'on joue à Noël où on peut aller voler un cadeau aux autres joueurs?

Magalie: Oui oui, c'est drôle ce jeu.

Moi: C'est vrai et il y a une petite leçon de vie dans ce jeu. Tu te souviens du plus gros et beau cadeau qu'il y avait? Tout le monde le voulait.

Magalie: Ben oui, il avait le plus beau papier, les plus belles boucles. Il avait vraiment l'air intéressant.

Moi: Et pourtant, quand Marianne l'a ouvert, elle a trouvé quoi?

Magalie: Rien. Il était vide.

Moi: Quand c'est vide, c'est vide. Malgré tous les moyens pour embellir le cadeau, s'il est vide, on sera toujours déçu. Les gens utilisent parfois cette stratégie du paraître, on doit travailler pour essayer de voir plus loin que le paraître afin de valider si on veut vraiment garder cette personne (le fameux jeu du cadeau volé) dans sa gang.

Magalie: Je pense que je comprends. Il ne faut pas se fier à ce qu'on voit d'une personne, car on peut se tromper. Il faut prendre le temps de la connaître pour mieux juger.

Moi: Voilà!


Conférence sur le logiciel libre

La commission scolaire des Îles-de-la-Madeleine est en réflexion autour du logiciel libre. On m'a demandé, j'étais déjà sur place pour une formation TIC en MST, de faire une conférence sur le sujet.

Hum... très différent de faire une conférence et de former... en tout cas pour moi.

J'ai accepté d'essayer de faire réfléchir les gens sur le sujet. Tout en leur expliquant brièvement ce qu'est le logiciel libre.

J'ai abordé le sujet par les valeurs éducatives. Voici ma présentation.

Un auditeur m'a fait ce commentaire:

C'est une très bonne présentation. Je vais maintenant me préoccuper un peu plus du libre, car ces valeurs sont les miennes aussi. Tu aurais dû dire avant le pourquoi de ton choix du logiciel libre.

Ma réponse:

Merci bien, mais personne ne me l'avais demandée avant.

À part un code 18 avec mon portable en début de présentation, j'ai bien aimé faire une telle conférence. Merci à Brigitte Carrier pour l'invitation.


Effet de l'Internet sur le cerveau

Est-ce que l'Internet a un effet sur le cerveau? Nous rend-il stupide?

C'est en lisant ce texte de l'Agence Science-presse que je me suis posé quelques questions:

Y a-t-il une étude sur l'impact de la télévision sur le cerveau? Du téléphone (ma grand-mère préférait écrire à ses amies, avec le timbre et tout, que de les appeler)? Des tabloïdes? Écouter un politicien (je sais c'est un peu méchant)?

Je crois qu'il sera assez difficile pour les scientifiques d'isoler la variable Internet par rapport aux autres stimuli de nos vies.

Je crois également que tout ce qui nous entoure a des effets sur notre cerveau, même l'absence de chose.

Mais bon, il faut bien que ces chercheurs gagnent leur pain.

J'ai une proposition à leur faire, mesurer si les effets sont les mêmes pour les internautes qui «produisent» (un peu plus quand même que de retweeter un bon tweet) par rapport aux «consommateurs» du Web. Produire du «nouveau» contenu (recycler l'information) demande , je crois, d'utiliser son cerveau pour structurer cette information différemment un peu plus que de suivre ses réseaux sociaux.

Mon instinct me dit que je suis dans la bonne direction dans ma vision des TIC, les exploiter pour créer, pas juste pour consommer. Voir notre site sur la taxonomie de Bloom. Mais je peux me tromper.

À suivre...

Mise à jour: un autre texte sur l'étude de M. Carr.


En 11.9 mots

Conjuguer sa vie au présent imparfait plutôt qu'au passé parfait.


Lire avec des yeux de poisson

C'est drôle, mais je pense qu'on pourrait mesurer une augmentation de l'esprit critique durant la journée du 1er avril.

Voici un texte à l'allure techno-scientifique (merci à Stéphane Dubé) qui m'a fait sourire. J'aimerais que les gens (moi inclus) lisent ce type de texte avec des yeux de poisson 365.25 jours par an.


Avec Windows on ne fait qe 85% du travail

Titre provocateur? Et si on met Mac au lieu de Win? Linux?

On entend beaucoup dans le petit monde des TIC qu'avec un système Linux on ne peut pas tout (100%) faire. Hum... Mon collègue m'a allumé sur cette phrase qui peut sembler banale.

Quand on parle de %, on parle de rapport, une division d'une variable X (ce que je crois que l'autre OS peut faire) sur une autre variable Y (ce que je fais avec mon ordinateur) (fois 100 pour les puristes). Ce qui me préoccupe c'est le Y. Par rapport à quoi on compare. Les utilisateurs de Win place ce système en Y. Les maceux place Mac OS X (ce qui n'était pas le cas à la naissance de ce OS, les maceux ne voulaient pas lâcher le système 9). On peut évidemment placer Linux comme point de comparaison (Y). Tout ceci n'est pas très sérieux, à mon avis, comme modèle d'évaluation d'un OS. Peut importe le Y choisi, un utilisateur pourra toujours trouver quelque chose que l'autre OS ne fait pas (et oui Linux fait des choses que Win et Mac ne font pas).

Est-ce que j'ai une solution pour évaluer un OS pour l'éducation? Non :o( Par contre je sais que développer la compétence TIC d'une personne ne passe pas par le OS mais par les stratégies d'utilisation des divers outils disponibles. Outils qui sont de plus en plus web en passant. Le fait qu'un logiciel, disons FOUADQH, n'existe pas sous un OS ou l'autre, n'a pas d'effet sur le développement de la compétence TIC (et les transversales).

Donc, quand vous me croiserez, ne me dites pas que Linux fait 90% du travail. Je vous ferais alors un petit cours de math et une présentation des possibilités de mon ordinateur.

Sur ce, soyez heureux à 80% ;o)


HA! Les maths

Pardon. Les mathématiques. Encore pardon! La mathématique.

Bon, ok, c'est pas ça l'important. Mais plutôt que cette semaine je me suis frotté à Gilles, avec son 0,9999...= 1, et à la revue Science & vie du mois de septembre 2007, D'où viennent les maths?

Très belle discussion avec Gilles autour des maths. Mon cerveau scientifico-construit n'aime pas beaucoup que deux nombres différents (écrit différemment devrais-je dire) soient égaux. Mais Gilles m'a convaincu quand même.

Et là je lis l'avant-propos de la revue et j'y trouve:

Deux choses l'une: ou les maths constituent la véritable réalité du monde, ou elles sont une pure invention de l'esprit.

Ho! Me dis-je à la lecture de cette phrase, la première du texte. J'espère qu'ils ne me diront pas que c'est la réalité du monde quand même! J'ai été formé en constructivisme moi vous savez ;o) Et bien non, il semble qu'il y ait deux camps. Les 0 et les 1. Cool!

Et là, les neuro-connaissants nous disent que notre cerveau possède le sens du nombre de façon innée. En tout cas, ce n'est pas inné de penser que 0,999...=1.

Je lirai donc ce numéro avec une attention particulière afin de me rappeler les discussions et travaux de maths que mon bacc en physique m'a fait vivre. Avec quelques douleurs dois-je avouer :o(

Merci Gilles.

PS: Belle (étrange) forme cet astre!


Est-ce qu'on se comprend?

Vous arrive-t-il à vous aussi d'avoir l'impression de dire ou lire quelque chose et que personne ne comprenne la même chose?

Si je dis:

Intégrer les TIC, SAÉ, compétence, connaissance, TIC, apprendre, former, accompagner...

Ça vous dit quoi?

Là je ne parle que de vocabulaire. Si j'essaie d'aller un peu plus loin comme par exemple:

Qu'est-ce qu'une SAÉ qui respecte le PFEQ?

Est-ce qu'une SAÉ peut être simple?

Quand peut-on dire que les TIC sont intégrées dans une SAÉ?

Apprendre les TIC ou apprendre avec les TIC?

Ho! Ça se corse n'est-ce pas?

Pourtant on entend ça partout, tout le temps.

Une résolution: Pierre, ne prend pas tout trop au sérieux, mais tente d'expliquer avec calme que développer des compétences (du PFEQ ou professionnelle) n'est pas aussi simple que de dire «faites-le».


Être un hacker

Pierre Couillard a eu une discussion très intéressante avec son fils.

Une petite recherche sur le web me donne bien du plaisir, car je confirme: je suis un connecteur et un hacker.

Les textes L’Éthique hacker de Pekka Himanen ainsi que La « hacker attitude », modèle social pour l’ère post-industrielle (une entrevue de l'auteur) me donne le goût d'acheter le livre que Gilles a lu. En savoir un peu plus sur l'auteur.

Un petit sourire en coin est subitement apparu sur mon visage lorsque j'ai lu ce passage:

«Pour les hackers, le mode caractéristique de fonctionnement administratif qui consiste à avoir des réunions sans fin, à créer des commissions pour un oui ou pour un non, à rédiger des rapports sans intérêt, etc., avant que quelque chose ne soit entrepris est au moins aussi pénible que de lancer une étude de marché pour justifier une idée avant de commencer à travailler dessus. Cela irrite autant les scientifiques que les hackers quand l'université se transforme en monastère ou en bureaucratie administrative.»

Des réunions! Ben voyons voir si les réunions sont inutiles! Sachez que je suis de ceux qui, lors d'une réunion, sentent leur cellules vieillir une par une. Car dans la majorité des cas (il ne faut pas généraliser, mais que diable! passons à l'action) il ne se passe pas grand-chose d'autre que le vieillissement de nos cellules.

Ce n'est pas tout, un hacker veut partager comme le signale l'auteur dans l'entrevue:

La culture des hackers est aussi celle de l’ouverture, du partage...

Oui. On est loin de la culture du secret. Parce qu’ils ont une activité qui produit du sens, ils recherchent une reconnaissance de leurs pairs, qui passe par le partage du savoir. Il y a aussi des raisons plus pragmatiques : si vous cachez toutes vos idées, personne ne peut rien y ajouter. Si vous les ouvrez à une communauté de gens créatifs, vous obtenez des critiques, et de nouvelles idées pour améliorer l’ensemble.

Depuis très longtemps, bon ça ne fait pas 20 ans, j'avais encore des couches à cette époque, je partage ce que je fais avec les TIC. Le monde du logiciel libre m'a offert un moyen de partager avec une licence qui encourage la suite de ce partage. Mon côté hacker me titille la titille lorsqu'une personne me demande par exemple: «Comment je peux cacher ce document sur mon site web?» Pourquoi le cacher? voilà la première question que je lui pose avec un regard tout ce qu'il y a d'intense. Est-ce que le document en question est à 100% de toi? N'as-tu pas pris des idées, des images, des définitions, ailleurs? Tu as l'impression que si M. Tartanpion vient chercher ton document tu perds quelque chose? Si tout le monde faisait ça, plusieurs fois tu devrais réinventer la roue. Ceci dit avec tout le respect que je dois à mes pairs.

Hacker, voilà un côté de ma personnalité.


Vouloir ratrapper l'air et comprendre la critique

Nous voilà déjà le 9 septembre... ça va vite... très vite.

On dirait qu'à chaque année cette période de l'année m'échappe. On voit arriver l'automne/hiver et il faut préparer l'extérieure de la maison, entrer le bois de chauffage, planifier/démarrer les projets de l'année dans mon travail, évaluer/continuer ceux de l'an passé, vivre les hauts et les bas de nos filles qui débutent une nouvelle année...

Je cours après quoi? Gilles m'a écrit qu'il est bien sans rien faire. Je crois que j'aimerais ça moi aussi ;o)

Y parait que tu es trop comme ça et comme ceci

Être critiqué ce n'est jamais facile, et encore plus en cette prériode on dirait. Comme on met tellement d'énergie dans ce qu'on fait et on y croit à la puisance 10, se retrouver avec une petite roche dans son soulier est suffisant pour faire monter la pression. Une chose positive dans ça est qu'on se rend compte que l'image que l'on projette n'est jamais la réalité. Surtout quand la majeure partie de cette image est virtuelle.

Virtuelle? Je m'explique. Quand j'enseignais les élèves pouvaient se faire une très bonne idée de ce que j'étais comme prof. Ils étaient là, avec moi dans la classe, ils voyaient et comprenaient mon non-verbal, ils pouvaient me demander de clarifier mes paroles, ils pouvaient comprendre mes petites blagues faisant références à des événements passées... en fait ils avaient d'autres éléments que le livre de cours, que mes notes de cours, que ce que les autres élèves disaient de moi pour se faire une idée du bonhomme.

Mais aujourd'hui, qu'ont les gens du milieu pour se faire une idée de qui je suis professionnellement? Ne travaillant régulièrement en réel qu'avec Pierre C, les autres personnes n'ont majoritairement que de l'informations trouvées sur le web (site web, blogue, courriel...) et peut être un peu des impressions de d'autres personnes m'ayant croisé (formation, colloque, réunion...). De là la création d'une image qui peut être difforme de la réalité car l'interprétation du lecteur est très présente. Et je crois qu'on ne peut y échapper (lire ceci).

Comment éviter cette déformation? Je ne sais pas. Mais je porterai davantage d'attention à ma communication dans les prochains mois. Peut être que le pourquoi de nos actions n'est pas clair? Peut être même que nos actions ne sont pas bien comprises?

En passant, les critiques auxquelles je fait référence ne sont pas bien méchantes. Mais comme je veux bien faire mon travail, je crois important de mettre en place un protocole de «critique constructive» qui me permettrait de m'améliorer.

Comme quoi avoir une vie virtuelle a ses désavantages ;o) mais cette vie est tellement intéressante/stimulante/enrichissante que je ne suis pas prêt de l'abondonner. Je suis désolé pour ceux que ça chatouille ;o) Mais vous pouvez toujours changer de canal comme on dit.


TIC et simplicité, est-ce possible?

De très profitables discussions m'ont fait réaliser que les TIC ne peuvent pas être considérées comme simple. Autant par les débutants que par les «dits avancés». Je m'explique car j'entend déjà plusieurs personnes crier que ce n'est pas un message très positif à passer.

Qu'est-ce qui est simple en TIC? Créer un texte dans un TdT? Publier une image sur le web? Enregistrer notre voix sur un ordinateur? Faire un réseau de concepts avec un idéateur? Naviguer sur le web? Toutes ses actions peuvent vous semblez simple, mais pour une autre personne ce sont des tâches avancées! Car pour plusieurs le seul fait de coordonner leur main avec le curseur de la souris = difficile.

Ces tâches sont simples pour vous?

  • Si on analyse de plus près votre texte (disons de 20 pages) dans le TdT et qu'on vous demande de mettre tous les titres de votre texte en bleu, police Verdana, taille 16, combien de temps ça prendra? Avez-vous utilisé les styles?
  • Votre image publiée sur le web est-elle optimisée?
  • Les sons que vous avez enregistrés sont en quel format? Est-ce le plus efficace pour ce que vous désirez faire (publier sur le web, faire un CD...)?
  • Votre réseau de concepts est-il partageable avec une autre personne? Pourra-t-il être édité par quelqu'un sur une autre technologie?
  • Quand vous naviguez sur le web, êtes-vous efficace? Si le menu du site n'est pas «parfait», êtes-vous capable de vous retrouver dans le site? Êtes-vous compétents pour trouver l'information que vous cherchez si vous n'utilisez pas une liste de site créé par quelqu'un d'autre?

Toutes actions considérées comme simples peuvent facilement devenir plus compliquées si on est dans un processus de développement de compétences car il n'y a pas de fin à ce développement. Et c'est ça qui fait peur aux non-utilisateurs je crois. Il y a toujours quelque chose à apprendre.

S'inscrire dans une démarche où on veut intégrer les TIC dans l'apprentissage des élèves (ou de notre apprentissage) signifie qu'il aura des problèmes à résoudre (qu'on veuille rester simple ou non). Ça ne peut pas se faire simplement, tout seul. Et de donner l'impression que c'est simple n'est pas toujours payant. Il y a du temps, de l'énergie à mettre si on veut développer notre compétence à devenir compétent. Ouf!

Avec 7 fois le mot simple dans ces 5 paragraphes j'espère que ça ne rend pas mon messsage trop simpl...iste ;o)


Manifeste du premier degré

J'ai enfin signé ce manifeste (le logo en haut à droite sert de rappel) en ce dimanche 25 septembre 2005. Donc cher(s) lecteur(s), mes prochains billets respecteront ce manifeste. Je vous demande d'en faire autant ;o) C'est-à-dire que si vous n'êtes pas certain de ce que je veux dire, poser moi la question, ne laisser pas vos doutes vous ronger SVP.

Je m'engage donc à faire de même avec Louis (entre autre) que j'ai essayé de comprendre sans lui poser de questions.

Le site http://ptaff.ca/ offre plusieurs petits trucs très intéressants. Visitez-le, ça vaut la peine.

J'ai également modifié la licence appliquée sur mon blogue. J'utilise maintenant la licence du projet GNU: GNU Free Documentation License. Pourquoi passer de la CC à cette licence? Suite à cette discussion sur le blogue du RÉCIT je préfère donc être 100% libre et utiliser une licence du projet GNU qui a pour effet de ne pas encourager la multiplication des licences libres.

Donc, j'utiliserai la GPL et la FDL selon la nature de mes projets.


Petite lecture sur le travail

Tout en buvant mon thé d'après souper, je suis tombé sur ce petit dossier tout simple. Mais qui m'a réconforté sur plusieurs points. Voici quelques phrases qui me plaisent un peu plus que les autres ;o) :

Il faut aussi cultiver une certaine authenticité dans ses rapports aux autres. Cela signifie dire ce que l'on pense et savoir s'affirmer un minimum.

Remettez en cause vos idées reçues

Pariez sur l'optimisme, la confiance et le "fun"

Décidez qu'un autre monde est possible

Passez à l'action !

Enfin, accordez-vous des petits plaisirs quotidiens, y compris au bureau.

L'individu ne peut pas apprendre si cela ne s'intègre pas dans un projet personnel. Ceux qui assistent passivement à l'apprentissage d'un nouveau logiciel, par exemple, n'apprennent rien.

Le dossier est axé sur l'entreprise, mais je m'en servirai sûrement en pédagogie.


Blogue vs personnalité

Gilles a encore frappé en nous disant:

Bien évidemment, plusieurs moyens autres que ce blogue peuvent servir la communication, mais alors comment se fait-il que ces autres moyens restent tout aussi silencieux...

Et François donne sa réponse ici.

Après une nuit à y rêver, voici une autre des mes hypothèses pour mieux comprendre (et ensuite agir): ça dépend plus de la personnalité des personnes que du moyen de communication.

Prenons l'exemple d'une classe d'élèves (j'étais au secondaire). Sur 30 élèves (plutôt 34) combien ont le courage de lever la main pour poser une question qui peut leur sembler bête? Combien d'entre eux auront des interactions riches avec le prof? Combien s'impliqueront à fond dans les divers projets de la classe? Combien oseront dire au prof qu'il vient de faire une erreur ou dire une «grossièreté» ;o) ? Combien aideront leurs pairs (pas leurs amis) sans qu'on leur demande? Combien garderont les traces de leurs apprentissages (on retrouve souvent à la poubelle les travaux des élèves après la correction)? Combien...

Réponse: Toujours les mêmes et ils ne sont pas beaucoup!

À mon avis (je ne suis pas sociologue) c'est le même principe avec les blogues/sites/courriel/fax/cellulaire/radio/téléphone à cannes de conserve/signaux de fumée... Ça n'a pas grand chose à voir avec la technologie utilisée et encore moins avec les difficultés de son utilisation.

Je suis peut être dans le pré, mais je crois qu'il faut arrêter de mettre la faute sur l'outil et plutôt regarder l'humain.


PS: Vous pouvez remplacer mon exemple de groupe d'élève par une équipe école. Ça marche aussi!


Clarification importante

Comme tout écrit est interprété par le lecteur, voici une mise au point:

Le débât autour du logiciel libre en éducation au Québec a lieu depuis plusieurs mois (années) mais il a pris une tangente un peu différente depuis quelques jours. En fait depuis la parution de l'article de Michel Dumais. Maintenant on questionne nos dirigeants politiques sur ses choix dans le domaine des TIC, ce qui dérange on dirait.

Faits:

Émotif, oui je le suis. Impliqué dans le libre, oui je le suis. Employé d'une commission scolaire, oui je le suis. Défenseur de la réforme de l'éducation, oui je le suis.

Anti-compagnie qui vendent des logiciels propriétaires, non je ne le suis pas. Anti-GRICS, non je ne le suis pas non plus. Gérant d'estrades, non je ne le suis pas.

Moi:

Ma position est que les valeurs véhicuées par le logiciel libre sont plus près de l'éducation que les valeurs du logiciel propriétaire. En tant que pédagogue, les valeurs ont de l'importance pour moi. Ça c'est pas nouveau. Par contre, rencontrer des centaines d'enseignantes et d'enseignants à chaque années qui me disent qu'on leur interdit d'utiliser le logiciel qu'ils ont besoin, ça c'est loin de mes valeurs. Et c'est ça que je reproche à la présente structure décisionnelle des commissions scolaires du Québec. Des choix se font au mauvais étage.

Questions:

Est-ce qu'un enseignant est capable de décider par lui-même ce qu'il a besoin comme outils dans son enseignement? Je sais que oui. Alors pourquoi on dépense des sous (peut importe le montant, en % ou en $) pour réfléchir à sa place? On ne lui fait pas confiance ou on a peur qu'il se réveille et prenne des décisions qui feront mal à la structure? La réforme de l'éducation est plus qu'un nouveau programme de formation, c'est une autre façon de faire en éducation, autant au niveau pédagogique qu'organisationnel. Qu'on se le dise.

Pourquoi on ne répond pas réellement aux questions de fond (d'abord ici, puis ici, encore ici, et ) au lieu de dire que mon nez est gros? Car jusqu'à présent les réponses sont de ce types, vides.

Mauvaise volonté ou ignorance? Je crains qu'il y ait un peu des deux :o( Mais une chose est certaine, il ne suffira pas de désinformer pour arrêter ce qui est en marche.


Changer le monde

Un jour, j'ai eu une discussion (lors d'un repas fort agréable) avec deux personnes que je respectent énormément autour de ce concept. J'ai donc appris à mieux connaître l'une d'entre elle. J'ai alors compris ce qui m'avait pousser à me rapprocher d'elle.

Cette personne à écrit ceci, voici donc un complément:

Changer le monde, quelle beau projet de vie. Car c'est un projet de vie, une manière de vivre. Voici ce que m'inspire ce projet:

Changer le monde c'est innover, ne pas avoir peur de lever la tête au dessus de la mêlée. Et ce même si on risque de recevoir une balle de neige derrière la tête ;o)

Changer le monde c'est de sensibiliser des gens à nos valeurs. Car si on réussi à convaincre ne serait-ce qu'une personne qu'il est important de changer le monde, on vient de doubler nos chances de réussir.

Changer le monde c'est se tenir debout fasse aux autres. Ne pas plier contre ses principes pour faire seulement plaisir ou pour garder son emploi.

Changer le monde c'est aussi dire non. Car, par exemple, pour dire oui à un enfant, il faut l'aimer. Pour lui dire non, il faut l'aimer bien davantage.

Changer le monde c'est aussi d'utiliser un modèle qu'on nomme le logiciel libre. La connaissance appartient à tous.

Changer le monde c'est de croire qu'on peut le faire.

Est-ce que je réussirai à le changer? Bien sûr!


Mise à jour le 18/12/04

Changer le monde c'est de ne pas laisser une personne en état d'ébriété partir avec son auto.

Changer le monde c'est de tout faire pour aider quelqu'un qu'on aime à arrêter de fumer. Expérience perso: le tabac tue et laisse des orphelins derrière.


Humain vs TIC

Je remarque dans mes lectures (carnets, wiki, site web...) qu'il y a une tendance à ne pas séparer l'humain des TIC . Comme par exemple on cherche d'autres but aux wikis, carnets... que celui de publier du contenu sur le web selon les besoins de l'humain (ou des humains) qui les exploite. Je crois qu'il y a un là danger. L'outil, quel qu'il soit, ne peut être garant de sens, de rigueur, d'éthique, de professionalisme, de compétence... Ce sont les utilisateurs qui permettent de véhiculer ces valeurs, pas l'outil.

Quel est le meilleur outil? Grosse question qui ne peut être répondue que par ceux qui utiliseront l'outil. On ne peut pas faire de classement hiérarchique des outils mais seulement les connaître suffisamment pour cerner à quels besoins ils répondent.

Ce qui m'amène sur le terrain de la simplicité, car on entend aussi: On veut un outil simple qui fait tout! Ho! Comme l'a écrit André Cotte, est-ce compatible? Il faut savoir que si une personne se met en démarche pour s'approprier une technologie (carnet, wiki, forum, SPIP...), au début elle veut que ce soit simple, en effet, mais pour combien de temps? Car après avoir fait le tour de la «simplicité», elle veut aller plus loin. Ho et Ho! Dans mon rôle d'accompaganteur TIC je doit tenir compte de l'évolution possible (souhaitable dans un contexte de développement de compétences) de la personne (prof, élève, CP...) accompagnée. Donc je ne peux pas présenter un outil (système d'exploitation, logiciel, ...) sur le seul critère de la simplicité. Souplesse serait peut être une meilleur approche?

Simplicité, oui l'humain en veut, mais comme il apprend, on ne peut pas en rester là.


Complexité - Jobineries

Wow! Complexité - Jobineries

Un jour un didacticien des sciences m'a dit: «Les mathématiciens ont réussi un coup de force en faisant croire au monde entier que la mathématique formait la pensée en plus d'être un outil. Que la mathématique formait l'intelligence d'une personne.» À l'époque où ce sage m'a dit cette phrase, je ne la comprenais pas vraiment. Mais, après quelques années d'expriences en plus, je dois dire qu'il n'avait pas tort.

Je comprends mieux aussi pourquoi il est difficile de faire des choses (dans le milieu scolaire) avec les «matheux» (dit en toute amitié pour ces personnes). Certains se croient dans un monde à part, ce qui leur donne l'impression d'être autonomes. Quelqu'un peut m'aider à mieux comprendre leur philosophie?