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Coder, le mot qui fait peur?

Cet article de Thot Cursus sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves. Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). E] sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves.

Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). En fait, ce sont les mêmes effets secondaires que lorsqu'on laisse «faire» (développer des compétences) nos élèves au lieu de leur «montrer».

De l'autre côté, on aurait sûrement des réactions comme celle-ci :

«C'est ce que dénonce Hubert Guillaud qui qualifie de cheval de Troie cette idéologie qui dissimulerait, au fond, un profond mal-être du système éducatif français qui chercherait une façon différente d'enseigner.»

On connait ça ici aussi le «mal-être» du système éducatif, mais il ne faut pas à mon avis balayer du revers de la main la programmation pour autant. Mon but, si la question se pose un jour ici au Québec, serait d'abord et avant tout d'améliorer les apprentissages du 21e siècle (le numérique n'est pas sur le point de disparaitre) des enfants. Non pas de vouloir guérir tous les maux.

Le dossier complet de Thot Cursus est très intéressant à lire.


La place de mon blogue

... parmi mes outils de publication?

Après plusieurs mois d'absence sur mon blogue, je devrai me poser cette question. Bloguer, j'en ai fait la promotion, mais comme ça n'a jamais levé... Et là, j'ai un peu de mal à montrer l'exemple.

"Écrire dans un blogue c'est moins simple que d'avoir un compte Twitter et/ou Facebook. En plus, je n'ai pas à avoir un agrégateur pour suivre les amis/contacts." Voilà ce qu'on se fait dire. Ce qui n'est pas faut, quoi qu'il y a d'autres raisons pour avoir son blogue à soi. Encore faut-il être sensible aux arguments de contrôle des données, droits d'auteur, respect de la vie privée, etc.

Suis-je le seul à avoir laissé de côté son blogue? Mes fils RSS sont de moins en moins garnis dans la section "blogues persos". Tout le mone doit avoir ses raisons. Sommes-nous devenus allergiques aux clics nécessaires pour bloguer (comparativement à la simplicité des outils 2.0 comme FB, Twitter, Google +, etc)?

À suivre...


Ha l'École!

J'ai récemment reçu un courriel qui m'a fait sourire. L'auteur, que je remercie grandement, du courriel m'autorise à m'en servir ici. Le voici:

Je suis allée à la réunion de parents à l'école de ma fille... classe de première année.

L'enseignante (pourtant très jeune), annonce tristement aux parents que la CS a décidé que les enfants n'apprendraient plus à écrire "en lettres attachées". Elle a ajouté qu'elle n'y était pour rien.

Je souris.

J'entends une dizaine de : "Ben voyons donc!" ou "Cé tu la réforme ça?".

Et encore : "Mais comment vont-ils prendre des notes à l'université?"

Je bouille d'envie d'intervenir, mais heureusement mon voisin lève la main :

"Êtes-vous allé à l'université dernièrement?" (non) "Vous constateriez que les étudiants ont des portables dans les mains."

Plus un son dans la classe... alors il se permet d'ajouter : "Les chinois ont pas mal plus de traits que nous dans leur écriture, ils n'ont pas de lettres attachées eux... et à ce que je sache, ils écrivent aussi vite que nous."

Toujours pas un son alors il s'en permet une dernière : "Rien dans notre vie actuelle ne se présente en "lettres attachées".

Alléluia.

Je souris à nouveau.

J'ajoute : "Apprenons-leur le doigté" (même si j'ai un débat là-dessus avec moi-même... c'était pour la forme).

Amen.

J'ai déjà eu une discussion avec Gilles Jobin sur ce que l'école devrait être (faire apprendre). Doit-on, par exemple, continuer à enseigner comment factoriser alors que des outils le font bien mieux/rapide que nous?

L'écriture cursive n'est qu'un autre exemple parmi tant d'autres qui démontre que l'École veut davantage reproduire ce que l'Adulte sait/fait (et la façon dont il l'a appris) que de préparer l'Élève à vivre/grandir dans SON monde.

Merci à toi enseignant ouvert (qui questionne les habitudes) qui ose mettre mes enfants en contact (de façon sécuritaire) avec LEUR monde. Merci à toi enseignant ouvert qui sait qu'il n'est plus LA source d'informations/connaissances et qui préparent mes enfants à exploiter/analyser les autres sources disponibles de partout.


Question piège

Je viens de recevoir une question:

Combien de temps faut-il prévoir en utilisation de l’ordinateur pour développer la compétence TIC telle que décrite dans le PFEQ?

Sans trop y réfléchir j'ai sorti un chiffre (dans un monde idéal) qui provient de discussions avec Paul Roy (ancien coordonateur du RÉCIT): 30 % du temps.

J'ai aussi répondu que ce n'est pas 30% du temps en laboratoire, car je crois que les TIC doivent être présentes dans le milieu d'apprentissage, la classe. Pourquoi? Si un outil est intégré il n'est pas loin quand j'en ai besoin. Une trace d'anciennes discussions à ce sujet.

Et là, une autre personne répond que la question est dangereuse, car elle peut vite mener à tout mettre dans un cours TIC (x heures par cycle) et laisser de côté l'aspect transversales des TIC.

Hum... c'est vrai que ça peut mener à ça, surtout si on garde l'idée que les laboratoire d'ordinateurs est LA solution pour les écoles. Car après tout, si il faut planifier le temps en labo, en quoi c'est transversale (revoir le PFEQ pour définition de compétence transversale)?

J'ai hâte de lire d'autres interventions...


Évaluation de mes attentes

Mon billet L'arbre qui cache la fôret était un cri du coeur pour qu'on arrête de croire que nos élèves ne pourraient pas intégrer les TIC dans leur apprentissage ou encore apprendre en faisant (au lieu d'écouter leur enseignant leur dire comment faire).

Il y a une belle discussion chez Patrick à propos du principe «les bottines suivent-elles les babinnes?» et des modèles que nous sommes les TICeux de ce monde.

Ensuite Gilles nous explique qu'il comprend maintenant que l'école ne changera pas, mais peut être bien que certains humains vivants à l'école le font ce changement. En effet, comme Gary nous le rappelle il y a de ces jours qui nous redonnent espoir.

À lire tout ceci, je me suis posé une question: est-ce que mes attentes sont raisonnables? Qu'est-ce qui me ferait plaisir au fond? Quel est le minimum que je m'attend d'un enseignant (une classe) en lien avec les TIC (je me concentre sur les TIC seulement)? Ho! Hi!!! Ça y est, je me suis coincé dans un coin moi même :o(

Quelques éléments de réponse:

  • Que la technologie (quelques postes reliés à l'Internet + des périphériques de bases) soit présente dans la classe, non pas au bout du corridor dans un autre local qu'on doit réserver pour aller copier des textes pendant 30 minutes puis revenir travailler pour vrai dans sa classe, son milieu d'apprentissage.
  • Que ce qui se vit en classe soit suffisamment ouvert pour que les TIC puissent être un des outils à exploiter, à intégrer. Et ce pas de la façon que l'enseignant le veut mais bien de la façon que l'élève en a besoin.
  • Que l'enseignant garde des traces de ce qui se passe dans sa classe sur un site Web (de préférence) ou sinon sur sa clé USB. Clé qui deviendrait un CD portfolio de présentation à remettre aux élèves à la fin de l'année. En fait que la classe partage ses réalisations avec les autres, fasse connaître leurs bons coups afin d'aider les moins convaincus qu'il est possible d'apprendre à l'école avec les TIC.
  • Que l'enseignant se permette d'apprendre avec ses élèves quelques fois par année, qu'il se laisse guider par ses jeunes «experts» vers des TIC, stratégies, projets, non planifiés.
  • Que les parents qui le désirent puissent s'impliquer dans les apprentissages des élèves comme par exemple en laissant des commentaires constructifs sur le site/blogue/portfolio/portail/bureau virtuel/que sais-je de la classe.
  • Que les TIC soient au même niveau que les dictionnaires, crayons, règles, carnets de notes, bibliothèque, livres de références, etc. C'est-à-dire des outils d'apprentissage, pas des récompenses du vendredi PM.

Je m'arrête ici, car en me relisant je m'aperçois que c'est déjà pas mal élevé (quoi que...) comme attentes et que mes pouvoirs sur ces points sont limités à influencer par mes actions, formations.

Je dois avouer qu'il y a des classes qui font tout ça, le problème est qu'il y en a trop peu encore et surtout que les enseignants qui le font sont souvent regardé avec de grands yeux. Ça prend bien du courage pour être dans le pleton et de l'énergie/espoir pour être à l'avant.


Petite question pour les webeux 2.0

Quelles sont vos applications 2.0 préférées? Vous les utilisés dans quel contexte? Merci, c'est pour ma conférence + 1 (une introduction au Web participatif pour le milieu de l'éducation). Je ferai une synthèse de vos réponses.

Merci à l'avance.

PS: Je lance la question sur mon Twitter, sur le blogue du RÉCIT MST également. Donc seulement avec des outils Web 2.0, pas de courriel ou autres.


Si on veut changer des choses

... on doit peut être changer nous aussi.

Comment peut-on espérer que les enseignants réussissent à faire développer des compétences aux élèves si on continue à les former (les enseignants) à l'ancienne (sur le contenu, pas à pas, avec des petits kits, tout le monde fait la même chose en même temps, tous les produits sont pareils...)? Les bottines ne suivant pas les babinnes.

La réforme n'a changé grand chose dans la classe? À part quelque petits trucs ici et là, le fond est n'a pas changé dans la réalité (bien qu'on ait toute la latitude pour le faire). Désolant.


Qu'est-ce qui est en danger?

La «réforme» met-elle en péril l'avenir de mes enfants ou l'avenir du système d'éducation* actuel?

Je me pose la question, car si la réforme prouve quelque chose c'est bien la difficulté qu'a le système à gérer le son processus d'apprentissage**.



Notes:

*: Ministère (à temps partiel), commissions scolaires (autonomes), directions régionales, syndicats, média (oui ils font partie du système), conseillers pédagogiques, enseignants, parents, comités XYZ, enfants, politiciens (incluant les anciens), maisons d'éditions, universitaires...

**: L'apprentissage consiste à acquérir ou à modifier une représentation de l'environnement.

Mise à jour du 01/02/08: M. Guité frappe ici.


3 ans de blogue, ça s'analyse

Le 29 septembre 2004 je mettais mon blogue personnel en ligne. Trois années plus tard, je vais presser un peu le citron pour voir ce qui en sort.

Statistiques bloguales, très peu pour moi. Alors, examinons ailleurs.

Le plaisir de bloguer

Au début de mon aventure, je bloguais pour voir si ça pouvait avoir une utilité en apprentissage. Ensuite, je me suis mis à aimer prendre la parole sur le web, donner mon opinion. Puis, j'ai été refroidi un peu sur ce qu'on peut dire ou non sur un blogue personnel. Je suis encore froid. Aie-je encore du plaisir à bloguer? Hum... Je me suis pris par surprise... plaisir? Amusement? ou plus par habitude? Je mijote...

L'utilité de bloguer

Pour moi: Traces + partage + réseautage (limité).

Aussi, avoir mon blogue m'oblige (c'est un plaisir) à rester à l'affût d'un sujet de billet. Ensuite, écrire un billet demande de faire de l'ordre dans ses idées, ce qui n'est pas mauvais en soi.

Cercle de blogueurs et de commentateurs

Ma bloguosphère n'a guère augmenté depuis trois ans. Il faut dire que je ne fais pas de recherche très approfondies pour en trouver de nouveaux, le temps de lecture n'étant pas élastique. Mais on dirait quand même que la marée soit stable.

Ce sont toujours les mêmes personnes qui commentent depuis trois ans. Ce cercle aussi reste donc de diamètre constant. Bon ou mauvais? Tout dépend des buts du blogue. Pour moi, comme je blogue surtout pour des traces (pour mes vieux jours et pour mes enfants), ce n'est pas négatif. Il est certain que plusieurs de mes billets ne sont pas très attirants pour recevoir des commentaires.

Pédagogiquement, un de mes buts avec mon blogue

Très peu d'enseignants ou conseillers pédagogiques se sont mis au blogue durant les trois dernières années. Ma méthode de vente n'est pas au point où le blogue n'a pas grand-chose à offrir pour le milieu de l'éducation (auprès des adultes j'entends). Les sites web de classe (plus froid, plus informatif) ont davantage de popularité (pour ma clientèle du moins). Pour une demande de blogue, j'ai au moins 50 demandes de site web.

Je crois toujours au potentiel des blogues, mais qui dit potentiel ne signifie pas électrocution.

Alors, est-ce que les blogues avancent?

Très grosse question qui mérite d'être documentée plus que je ferai ici. Mais voici mes sentiments en date du 10 septembre 2007.

Il y en qui disent que les blogues sont morts. Il s'explique un peu plus ici. Je crois, bien humblement, que les blogues éducatifs au Québec piétinent. En trois ans, très peu de nouveaux visages (dévoilés) sont apparus (je ne suis pas aussi optimiste que M. Guité). Les personnes laissant des commentaires également sont en nombre limité. Attention! Je ne parle pas ici de la qualité des blogueurs ou des commentateurs. Seulement de quantité. Non pas que je considère la quantité plus importante que la qualité, mais je crois qu'avec toutes les personnes «vendant» le concept de blogue, on a raté notre coup si on voulait répandre la bonne nouvelle en éducation.

Mort d'un billet

J'ai déjà écrit ceci à propos de la courte vie d'un billet. Je persiste et signe encore aujourd'hui. Un billet se perd rapidement dans le flot RSS. La forme (le billet le plus récent en haut de la liste) du blogue n'incite pas vraiment à un lecteur de fouiller dans les autres pages du blogue. C'est pourquoi j'ai ajouté le mot-clé «À relire» qui est un top X de mes billets (auto-évaluation).

SPAM

Quand on veut publier (nous-mêmes) sur le web, il ne faut pas oublier que les applications de gestion de contenu (comme Dotclear, SPIP ou autres) demandent un certain temps d'entretien (je dirais même un certain niveau de compétence technique) pour bien fonctionner. Que ce soit de faire les mises à jour (ce que je viens de faire :o( sur le présent Dotclear) ou encore de supprimer les SPAM qui veulent polluer nos commentaires. Le plugin SpamClear fonctionne à merveille sur mon blogue, ce qui me laisse plus de temps pour d'autres bizounnages.

En toute liberté! Vraiment?

Est-ce que le titre de mon blogue signifie que je publie tout ce que j'aimerais dire? Non, pas du tout. Je m'autocensure beaucoup. Il y a quelques cas autour de moi où les écrits sur le web ont causé des problèmes, donc je soigne mes mots. Je dois avouer que c'est une des raisons qui m'ont fait réfléchir sur la fermeture ou non de mon blogue.

La liberté dans mon titre a davantage de liens avec la licence de mes outils de travail, tant sur mon poste de travail que sur le serveur.

Pour lire un exemple de blogueur qui ose utiliser sa liberté mieux que moi: L'école de la menace.

Image du blogueur

On m'a déjà dit, en toute amitié, que j'étais négatif sur mon blogue. Ce qui m'a un peu ébranlé, mais je comprends parfaitement pourquoi. Je critique beaucoup (logiciel propriétaire, immobilisme du monde de l'éducation, la stagnation des TIC, etc) . Il me manque une section «Ça va bien», professionnellement du moins (que je bloguerai de moins en moins ici, plutôt sur le blogue du RÉCIT), car du côté personnel je ne publie que des bons points. J'avoue que lorsque ça va bien, je n'en suis plus informé, car les personnes volent alors de leurs propres ailes (ce qui signifie que j'ai fait mon travail). Et comme ces personnes ne laissent pas vraiment de traces que je puisse suivre (c'est une chose sur laquelle insister, je crois, pour les prochains mois lors de mes rencontres de formation/accompagnement) il est impossible pour moi de faire connaître ces bons coups. Alors ce que j'ai à bloguer c'est davantage les problèmes que les solutions. Je vais essayer de changer cette dynamique.

Un peu de classement

J'ai fait le tour (rapide) de mes billets et j'ai ajouté des mots-clés comme «À relire», «Pour me rappeler», «Philosophieries»... afin de faciliter ma prochaine analyse dans quelques années ainsi que pour aider les gens qui découvrent mon blogue et qui ne veulent pas se taper l'intégral (À relire est donc un bon départ). De plus, j'ai joué un peu dans le code de mon installation pour que lorsqu'on clique sur un de mes mots-clés que tous les billets ayant ce mot-clé soient affichés. Aussi, au bas de la page d'accueil et des pages de catégories, il y a maintenant un lien vers les pages précédentes (autre façon de naviguer dans le blogue).

Et la suite?

Je continuerai de bloguer ici, mais non sans changer un peu mon approche (et possiblement mes sujets). Voulant d'abord avoir du plaisir à me relire après quelque temps, je vais essayer de mettre plus de «couleurs» dans mes billets, un peu de folie disons. Je me donne un moment de réflexion pour trouver mon «nouveau» style (j'en ai besoin pour continuer à aimer bloguer).

Je vais également me faire une version imprimable (pdf) et une version HTML (pas de connexion à la BDD, donc statique) de mon blogue (enfin une partie). Cette version me servira d'archives et je pourrai remettre une copie à mes proches qui ne sont pas très web.

J'ai aussi ajouté des photos dans le menu de droite qui mènent vers mes albums de Flickr. Je prends de plus en plus de photos et j'y prends goût.

À suivre...


Citation du jour

Je me répète, mais je crois profondément que tant que chaque intervenant n'aura pas son outil de travail, nous prêcherons dans le désert où les oasis sont créés par de la pensée magique.

Gilles Jobin, 25/08/07 sur le blogue du RÉCIT


Pyramide ou réseau?

Louis a écrit ce billet où il pose des questions qui m'aident beaucoup. Mon dernier billet je répondais à sa question «Où on va?» J'ai répondu ici à une autre question de Louis.

Me revoilà à relire ses questions pour une nième fois et il me vient ceci à l'esprit: sommes-nous dans un système pyramidal ou dans un réseau?

Ce qui suit n'est qu'un hypothèse de travail/réflexion. Merci de votre compréhension.

Qu'est-ce que ça change? Beaucoup pour moi. Dans une pyramide si on veut que la base intègre les TIC la tête de la pyramide doit l'intégrer aussi. Mais dans un réseau, pour qu'un membre du réseau (un noeud) intègre les TIC, il n'est pas nécessaire que tous les autres membres de son réseau intègrent les TIC, quelques-uns suffit.

Prenons comme exemple un jeune de 15 ans qui exploite les TIC dans sa vie personnel (je ne parle pas ici de l'école). Ses parents ne sont pas nécessairement des experts en TIC ni même des utilisateurs dans un modèle «réseau». Les parents (un noeud du réseau de l'ado) n'ont eu qu'à placer leur enfant en présence des TIC et d'autres noeuds du réseau se sont occupés d'accompagner notre cobaye dans son appropriation des TIC.

Alors que dans un modèle «pyramide» les parents sont très hot en TIC.

Et si on tentait de former des réseaux d'apprentissages au lieu des pyramides scolaires?


Quel chemin veut-on prendre?

Louis, en fait le polémiste en lui, pose une très bonne question sur ce billet.

Ma première impression: je suis heureux de voir que Louis lit encore les délires de ses ti-zamis ;o)

Après lecture des commentaires et relecture du billet, j'ai commenté ici.

Et là, j'ai réalisé qu'en écrivant sans trop réfléchir (comme d'habitude quoi), je me suis surpris à trouver mes propos aidant à ma compréhension de mon travail. Je parle donc de chemin construire/prendre au lieu de but à atteindre (suite à la question: où on va?).

L'image du chemin sera à mieux définir, mais pour l'instant j'aime bien l'idée que le chemin doit être construit par l'apprenant, que pour construire un chemin on a besoin des autres, que le chemin a une direction...

Quelques caractéristiques possibles du chemin:

  • TIC intégrées ou non;
  • focus sur le contenu ou sur les compétences;
  • large ou étroit (dans le sens de plus ou moins de liberté d'action);
  • présence de béquilles (aide externe à l'apprenant) en nombre variable;
  • l'évaluation du parcours intégrée;
  • ouvert sur les autres chemins à proximité;
  • ...

Jadis naguère j'ai schématisé quelque chose qui se rapproche de mon concept de «chemin». Mon cône représentant une SAO.

Cône SAO

Question à moi de moi: comment favoriser un chemin «réforme»?

Pour y répondre: définir ce qu'est un chemin réforme. Revoir ces réponses et ces billets pour l'aspect TIC du chemin.


L'intégration des TIC et le RÉCIT

Gilles entreprend une réflexion très intéressante. Je dirais même essentielle. Martin a débuté ses réponses ici.

Je n'ai pas le choix de tenter de répondre aux question de Gilles, car elles sont nécessaires pour mon travail.

J'espère que d'autres suivront car le RÉCIT en a réellement besoin.


0 dodo

Voilà, j'y suis, ma réflexion de ces 5 dodos est terminée.

Question: Est-ce que je demeure au RÉCIT ou retour en classe au autre défi?

Pourquoi cette question? Du brassage syndical m'a amené à me poser la question. Et jai pris du plaisir à me questionner.

Pourquoi 5 dodos? Nous sommes déjà en mai, les tâches sont sur le points d'être données. Le RÉCIT se rencontre aujourd'hui, demain et mercredi, des projets se mettent en place, d'autres se continueront, des rendez-vous se prennent, etc. Je devais donc savoir où je serai l'an prochain (respect des gens de mon réseau).

Donc, où serai-je l'an prochain? Sur le même siège. Je demeure au RÉCIT MST encore pour l'an prochain.

Pourquoi cette décision?

Trop rapide et trop tard comme réflexion:

  • pour retourner en classe sans défaire des plans de l'équipe d'enseignants de mon école;
  • pour me fier à ma petite analyse de ma situation de façon objective. Il y a beaucoup trop d'émotions dans ma réflexion pour prendre une décision éclairée;
  • pour ne pas mettre mon employeur dans une situation difficile pour me remplacer (non pas que je sois irremplaçable) car j'ai plusieurs choses à montrer à mon remplaçants afin qu'il puisse au moins reprendre quelques-uns me mes projets.

Trop de projets débutés et non terminés, ainsi que beaucoup d'autres en préparation.

Je suis donc dès aujourd'hui dans une nouvelle phase de ma réflexion qui elle sera plus longue et sérieuse. Je veux m'assurer de trouver ma place (non pas que je n'y suis pas, mais je veux en être certain). Cela me donne du temps pour analyser la travail disponible à Vancouver, de voir ce qu'est l'emploi de direction adjointe, de voir d'autres types d'emplois qui me seront (ont été) offerts, etc.

Ce que j'ai appris dans ma réflexion?

  • Que l'enseignement me faisait encore vibrer.
  • Qu'il faut prendre des décisions en fonction de soi et non pas pour les autres.
  • Que j'ai des bons amis.
  • Que ma blonde est extraordinaire (je le savais mais elle le confirme de jour en jour).
  • Que mes filles aiment notre chez-nous.
  • Que mon école est active, le programme de formation du 3e secondaire sera appliqué en science et technologie.

Voilà, l'histoire des dodos pour mon avenir se termine, une nouvelle aventure commence ;o)


1 dodo...

Bien que le concombre n'ait eu aucune nouvelle de son employeur ou de son syndicat sur ce qui se passe avec son statut, le concombre prendra une décision demain. Il ne sait pas s'il pourra la bloguer demain, mais sa décision sera prise (elle l'est déjà pas mal).

Le concombre a des projets plein la tête pour le cas du retour dans sa classe, pour le cas du déménagement à Vancouver (ce dossier avance avec sa famille), pour le cas de la direction adjointe (il y aura des étapes plus longues dans ce cas, application, entrevue?, suite...), pour le cas où il demeure au RÉCIT MST aussi. La décision du concombre ne sera pas prise selon les projets, car ils sont tous stimulants.

Le concombre veut éviter aussi de prendre une décision par rapport aux autres. Ce qui est quand même difficile. Sa famille, ses amis, son réseau, les enseignants sur son poste, ne peuvent pas être totalement écartés de la décision que je prendrai.

À suivre...


2 dodos...

J'ai mieux dormi cette nuit, on sent que les choses se placent.

Pour Vancouver, il y a la page de Wikipedia qui me donne des informations et photos pour m'aider à convaincre ma gang. Ne pas oublier qu'il y aura les jeux olympiques en 2010! Déjà, après 3 jours de discussions, l'émotion est moins présente. Il faut dire que déménager est un grand stress, même pour les enfants.

J'ai fait une analyse de ce que j'utiliserais au départ comme TIC avec mes élèves. Je me procurerai des portables OPEQ, installé en Ubuntu, sur lesquelles j'aurai des logiciels de bases pour les MST. Cette liste en compte déjà pas mal. Ensuite, le Cyberfolio sera mon portfolio officiel. J'aurai à y intégrer les éléments du programme d'éducation international afin de pouvoir en faire profiter mes nouveaux collègues (qui utilisent du papier pour compléter les grilles d'évaluation critériée).

Je ne pourrai pas me passer d'un site web, donc un SPIP. J'aurai à me créer un squelette original avec toutes les dernières fonctionnalités (crayons, vidéo, audio, éditeur avancé, geonext, geogebra, freemind...).

Un wiki? Bien sûr. Le travail d'équipe en sera facilité.

Des blogues? À ceux qui en veulent un, avec b2evolution.

Il faudra aussi voir pour me procurer des «kits» de robotique. Il y a tellement de potentiel dans cette TIC.

Ma CS a déjà un bureau virtuel, donc je pourrai l'exploiter également (au moins le courriel des élèves et l'agenda).

Il faudra voir aussi si je pourrais être un de ceux qui expérimentera des terminaux X dans la CS (j'ai entendu des rumeurs comme quoi nous en aurions dans les prochains mois). Ce qui augmenterait le nombre de postes disponibles dans ma classe.

Ho! Je devrai également m'acheter un portable perso. Hum... Ça devrait faire l'affaire ou encore celui-ci.

Voilà, il fait beau, je sors dehors.

À suivre...


3 dodos...

Je commence à aimer ma réflexion, elle m'oblige à objectiver ma situation et j'apprends des choses. Comme par exemple la définition de concombre ;o)

Sérieusement, il était temps que je questionne les choses établies. Que je m'assure que mes choix sont les bons pour moi.

J'ai déjà un projet en tête, une maison d'édition à mon école. On publierait des textes (poème, recherche de science, essai, textes informatifs sur les projets de l'école...), des dessins réalisés dans le cours d'art, des photos (de sculpture, maquette...), 2 ou 3 fois par année. Un groupe d'élèves s'occuperaient du roulement de cette maison d'édition. La vente de ces livres (ou revues) pourrait servir à financer des activités scolaires (au lieu du chocolat). Imaginez toutes les compétences et connaissances que ce projet mettra en pratique. Un des effets sera d'augmenter la signifiance de ce que les élèves produisent (enfin quelques productions du moins) en classe. De plus, les TIC seront ici des outils incontournables à intégrer dans la démarche, yesssssssssssssss!!!!!!!!

Que j'aime me déstabiliser.


4 dodos...

Le concombre continue sa réflexion... il a rencontré son président de syndicat qui a compris que la chaise qu'il veut lui construire sera moins confortable que celle qu'il a déjà, et ce sans aider les autres membres du syndicat... il a aussi rencontré sa direction d'école qui lui a présenté une tâche assez (très) intéressante... le 3e secondaire commence le nouveau programme en septembre (même si l'application du programme a été retardée), donc la construction du cours se fera dans les prochains mois... le concombre pourrait alors y mettre sa couleur...le local de science et technologie sera construit cet été donc le concombre pourrait mettre son grain de sable dans les plans... la direction est ouverte à ce que le concombre se commande des portables OPEQ (installés en Ubuntu et gérés par le concombre) pour ses cours... le concombre aurait la possibilité (avec du temps reconnu) de supporter les profs dans leur démarche (ou de les mettre en démarche) d'intégration des TIC...

Le concombre travaille sa famille pour le suivre à Vancouver... je dois trouver de belles photos de cette ville...

Direction adjointe... le concombre pourrait également y trouver du plaisir... faire avancer des choses...

Est-ce qu'ils ont trouvé quelqu'un sur le poste de direction des SI en Outaouais?

Une rumeur... ho!... ça pourrait peser dans la balance...

Est-ce qu'il y a une lumière au bout du tunnel où le concombre essaie de survivre? Hum... à voir!

C'est encore tout mêlé dans la cellule du concombre... mais certains éléments semblent vouloir se mettre en place... réflexion quand tu nous tient!


Le concombre qui veut changer le monde...

...doit être heureux pour y arriver. Le concombre prend 5 dodos pour évaluer la solution A et la solution B.

À suivre...


Un reportage troublant

Vu sur Technaute, ce vidéo (traitant des OGM et de leurs impacts sur la santé) est assez troublant pour que je vérifie quelques petites choses.

1) Cette université existe;
2) La scientifique du reportage aussi;
3) Elle semble bien travailler sur les OGM;
4) Monsanto a plusieurs sites web;
5) Ce site n'aime pas Monsanto.

Des définitions importantes: Albumine, globuline

Secret: «Information qu’une personne ou un groupe garde cachée et qu’on ne peut faire connaître à une autre personne que si on est sûr que cette personne gardera aussi cette information cachée. Garder un secret. Confier un secret. Dévoiler, révéler un secret. Faire un secret de qqch. Secret insondable. Secret professionnel, d’État.» source: Antidote.

Confidentiel: «Qui se fait secrètement. Entretien confidentiel. Discussion confidentielle. Qui renferme des éléments secrets, qui ne doivent pas être divulgués. Avocat qui reçoit des informations confidentielles. Cela doit rester confidentiel.» source: Antidote.

Bon, ok. Mon côté critique me dit que ça prend plus de 2 études pour arriver à des conclusions fiables, mais quand même, il y a là de quoi se tenir informé de la suite. Non?


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