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Coder, le mot qui fait peur?

Cet article de Thot Cursus sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves. Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). E] sur la programmation à l'école représente probablement ce qui se passerait ici (au Québec) aussi si on voulait faire coder nos élèves.

Il y aurait d'un côté les gens comme moi qui aiment les effets secondaires de programmer/coder (résolution de «vrais» problèmes/défis, le goût de se dépasser, exploitation de sa créativité/tenacité, compréhension/utilisation de concepts abstraits de mathématique, découverte/intrégration du processus de conception, démystification des TIC...). En fait, ce sont les mêmes effets secondaires que lorsqu'on laisse «faire» (développer des compétences) nos élèves au lieu de leur «montrer».

De l'autre côté, on aurait sûrement des réactions comme celle-ci :

«C'est ce que dénonce Hubert Guillaud qui qualifie de cheval de Troie cette idéologie qui dissimulerait, au fond, un profond mal-être du système éducatif français qui chercherait une façon différente d'enseigner.»

On connait ça ici aussi le «mal-être» du système éducatif, mais il ne faut pas à mon avis balayer du revers de la main la programmation pour autant. Mon but, si la question se pose un jour ici au Québec, serait d'abord et avant tout d'améliorer les apprentissages du 21e siècle (le numérique n'est pas sur le point de disparaitre) des enfants. Non pas de vouloir guérir tous les maux.

Le dossier complet de Thot Cursus est très intéressant à lire.


2013.30

C'était la formation conjointe et collaborative du RÉCIT la semaine passée, j'ai participé à son organisation et je suis fier de ce qui se passe lors de cette formation par ou pour nous. Plusieurs projets/documents ont continués/débutés dans ce qui est pour moi le moment fort de ma formation continue.

J'aime la robotique, et j'aime donner de la formation de base en robotique à des enseignants allumés pédagogiquement.

Toujours un plaisir de discuter avec Martine Trudel, une pédagogue dans l'âme. Je lirai l'article de l'Actualité où elle a été questionné.

J'ai enfin terminé le bois de chauffage sur le lot à Charly. Merci à mon Pepa et à ma Meman pour leur aide en fin de semaine.

Bogue Cogeco sur demande en fin de semaine, mais il est toujours aussi facile de parler à un humain quand on appelle.

Belle découverte pour moi dimanche, le Verger à Ti-Paul. Très bel endroit, accueillant, bonnes pommes. Il y a de très beaux coins dans la Beauce.

Verger

Filles au verger


Apport des TIC dans une École numérique

Billet initialement publié sur le blogue du RÉCIT.

On entend souvent des gens «critiques» face à l’intégration des TIC en classe nous dire que les études sur le sujet ne font pas consensus sur leurs impacts. C’est possiblement vrai. Mais j’ai quand même un petit «titillement» (qui doit provenir de ma formation en science dite dure ;o)) qui me fait poser quelques questions sur ces études.

Note: pour être honnête avec vous, je ne suis pas un expert en évaluation, ni en recherche sur les TIC (que je ne lis pas régulièrement non plus). Mais j’ai quelques connaissances/compétences terrain en lien avec les TIC.

Est-ce que les études portent uniquement sur les notes obtenues par les élèves?

Si oui, il sera difficile à mon avis (je le répète, je ne suis pas un spécialiste de l’évaluation) d’avoir un consensus sur leurs impacts, car l’outil (utilisé lors de l’apprentissage) en soi ne peut pas à lui seul expliquer les résultats des élèves. Le type de tâche exigée a possiblement (hypothèse) plus d’impacts que les outils eux-mêmes.

Est-ce que les études tiennent compte des approches pédagogiques et du type d’évaluation?

Les TIC, comme signalé ci-haut, sont des outils. Si l’enseignant n’a qu’échangé un outil pour un autre sans rien adapter/modifier dans sa pédagogie/évaluation, pourquoi aurions-nous des impacts positifs? Qu’on le veuille ou non, utiliser les TIC nous place dans un nouveau «monde» qui offre de nouvelles possibilités. Ne pas adapter sa pédagogie/didactique c’est tenter d’étouffer ce potentiel.

Est-ce que les élèves avaient droit à leurs outils TIC tant en apprentissage qu’en évaluation?

L’apport des TIC dans l’apprentissage des élèves ne peut pas être seulement analysé en considérant leurs résultats aux «mêmes examens», car utiliser les TIC en apprentissage ouvre grande la porte sur des éléments non mesurables par ceux-ci. Une compétence c’est (en résumé) de mobiliser des ressources, alors si les ressources mobilisées lors de l’apprentissage ne sont pas les mêmes que lors de l’évaluation, nous venons de nuire à l’élève (et au résultats de l’étude).

Si on veut que notre École devienne «numérique», on ne peut pas seulement prendre ce qui fait notre affaire dans le «monde numérique» et laisser le reste de côté. Dans ce cas, les impacts sur les élèves ne seront pas optimaux (peut-être même défavorables).



Est-ce que les études tiennent compte (évalue) de la façon dont les TIC ont été utilisées?

Il y a de mauvaises utilisations du marteau, il y a aussi de mauvaises utilisations des TIC. Le seul fait que les TIC soient présentes en classe, ne garantit pas qu’elles soient utilisées adéquatement/efficacement, et donc qu’il y aura un apport positif.

Les TIC sont des outils, et comme pour tous les outils il y a de meilleures façons de faire que d’autres. Un exemple, lire un livre sur une tablette n’aura des avantages que si on permet au lecteur d’utiliser les fonctions «numériques» (définitions, annotation, outils de recherche, etc) non présentes dans le livre papier. Sinon, ce sera du pareil au même, et les impacts positifs ne seront pas présents. Il y aurait également à faire une refonte de la tâche de lecture pour profiter au maximum de la TIC.

En toute bonne foi, je ne peux pas tasser du revers de la main toutes ces années que j’ai passé à travailler avec des enseignants et des élèves, à voir des impacts très positifs, entre autres, sur la motivation scolaire, sur l’estime de soi, sur des méthodes de travail améliorées, sur des yeux pétillants et des sourires francs, à cause d’études qui émettent un doute sur l’apport des TIC. Est-ce qu’on a déjà mis en doute l’apport de l’École dans l’apprentissage des élèves? On pourrait avoir de grandes surprises.

Les TIC sont présentes dans notre société, et ce n’est pas demain la veille que ça changera. Adaptons notre École afin que ces outils puissent agir comme nous le désirons, c’est-à-dire en catalyseur (déformation professionnelle) à l’apprentissage. Lorsque nous aurons fait quelques pas dans cette direction, nous pourrons demander à des chercheurs de nous aider à trouver des moyens d'améliorer notre démarche. Mais pour l'instant, pouvons-nous débuter la randonnée?

N. B. : Comme j'ai dit en début de billet, je suis personne dans ce monde des études universitaires, donc il est probable que j'ai dit des nia... faussetés. Je vous remercie à l'avance de me corriger dans les commentaires ci-dessous.

Je remercie M. Patrick Giroux de m’avoir allumé sur divers aspects.


Je ne peux pas me taire

Note : Ne pas réagir selon ses convictions/valeurs n'est pas constructif.

Il était une fois, des paroles...

«Le RÉCIT est important - incontournable- pour l'école numérique.»
«Le RÉCIT fait un bon travail et est apprécié dans le milieu.»
«L'expertise du RÉCIT est reconnue et importante.»

Tant de paroles pour rien finalement, car après tout ce sont les actes qui marquent le plus.

«Le MELS-DRD pense à revoir la structure du RÉCIT, propose un document à la ministre sans consulter le RÉCIT» (mets le réseau en position de déséquilibre/inquiétude)
«Le MELS-DRD coupe le budget pour les rencontres en présentielle du RÉCIT» (pour économiser $5000 selon mes sources)
«Le MELS-DRD publie un document (balises pour plan de formation TNI) pour le milieu scolaire où le RÉCIT est directement impliqué sans le consulter»
«Le MELS-DRD congédie Sonia Sehili et Louise Sarrasin» pour créer un poste permanent (sur lequel Mme Sehili ne pourra pas appliquer) qui devrait améliorer quelque chose... mais ce sera difficile d'apporter des améliorations sans un changement dans la structure administrative du RÉCIT, poste permanent ou non.

M. MELS-DRD, certaines personnes oseraient appeler ça «mettre des bâtons dans les roues». Je vous demande, bien humblement, de clarifier votre position/intention envers le RÉCIT. Après tout, nous (le RÉCIT) sommes plus de 100 personnes à travailler très fort, avec notre coeur, pour former/accompagner/supporter le milieu scolaire (notre mandat ministériel) dans ce projet de société qu'est l'École.

J'insiste sur le fait que nous (le RÉCIT) sommes prêts à collaborer* avec les différentes entités du MELS, on l'a toujours été (et on le fait). Cependant, il est certain que le RÉCIT est un réseau et travaille comme tel (avec tout ce que ça implique).

Nous ne demandons pas d'être décisionnels sur les documents, la vision, etc. Seulement d'être consulté* quand ça implique notre réseau, notre mandat. Nous pouvons aider, car après tout le RÉCIT c'est plusieurs centaines d'années d'expertises au service du milieu.

Sur ce M. MELS-DRD, il n'est pas trop tard pour réanalyser certaines actions, comme prioritairement le congédiement de Mme Sehili et Mme Sarrasin et, dans une moindre mesure, le budget de notre rencontre nationale en présentielle. Ce serait un premier pas très constructif pour tous.

Note: Comme «action», j'ai publié le présent texte (écrit hors de mes heures de travail) sur mon blogue personnel (mes propos n'impliquent que moi), car ces actes ne touchent pas seulement le RÉCIT qui est en service aux commissions scolaires (et plus encore). Le milieu scolaire est en droit d'avoir un service de qualité de notre part, et là on tente de nous en empêcher. En toute conscience, je ne peux pas me taire.

Juste pour m'assurer de ne pas être mal compris:

Collaborer (selon Larousse) : Travailler de concert avec quelqu'un d'autre, l'aider dans ses fonctions ; participer avec un ou plusieurs autres à une oeuvre commune.

Consulter (selon Larousse) : Demander à quelqu'un son avis, son conseil, chercher des renseignements auprès de lui ; interroger.


2013.22

Une semaine «virtuelle»... à donner des ateliers à notre rencontre annuelle du RÉCIT en vidéo-conférence. Je n'aime pas tellement donner des ateliers/formations en virtuel, ça manque de non-verbal. Mais bon, c'est mieux que rien!

Quelques problèmes avec mon frigo de roulotte (ce qui ne m'empêche pas de préparer la roulotte pour l'été), on cherche le trouble donc je dois mettre ma compétence à résoudre des problèmes (identifier le pourquoi) à l'épreuve ;o) Je devrais isoler les variables sous peu.

Souper chez nos amis F. et R. ce samedi, encore une fois c'est du pur plaisir que d'être en leur compagnie. On a réservé quelques dates pour du camping cet été. J'ai déjà hâte. Bonne nouvelle, la maman de F. est de retour à la maison et sa santé remonte. Cool!

Ça fait 46 ans aujourd'hui que mes parents se sont mariés. Wow! Bonne fête!


2013.16

Je sais, je radote, mais les ChromeBook m'intéressent: http://www.fredzone.org/test-chromebook-samsung-chrome-os-003

Einstein encore dans le vent ;o)

J'ai passé une belle journée avec des élèves et des enseignantes à travailler avec le logiciel de programmation Scratch. Des élèves allumés ont très bien compris les diverses tâches. Bravo à ces enseignantes qui osent créer des problèmes (à résoudre ;o)).

Notre prochain jouet estival a été trouvé samedi midi, une roulotte. Désolé le vent, mais tu ne me feras plus (*%?%$&?%$ en brassant mes toiles de tente-roulotte.

roulotte.resized.jpg

Belle fête samedi PM pour fêter les 12 ans de SPV. Un peu frette, mais du BBQ c'est toujours festif. En plus, on a vu pour la première fois les nouvelles couleurs murales chez ma soeur, wow! Très beau!

Belle journée de printemps ce dimanche, on sort nos mollets, les râteaux, les ballons, le jeu de washers (spécial construction de Pit), et on prend un peu de couleurs. On ouvre pour la dernière fois la tente-roulotte, question de la nettoyer un peu et de la préparer à nous quitter. Même mon gendre qui nous fait à souper (pâtes au poulet pesto).

vincent_pates.resized.jpg


2013.15

Je suis toujours aussi désolé de voir le déséquilibre du nombre hommes/femmes (50 pour 1) dans le bacc en enseignement au primaire. Le pire, c'est qu'on dirait que personne s'en préoccupe :o(

<Gilles> Enfin l'autoroute 50 se rend directement à Gatineau! Ce qui m'a permis de souper avec mes amis Gilles et Marie au très cool Lala Bistro. Grosse/grave discussion autour d'un sujet qui tient à coeur Gilles, l'éducation. Comme il l'a publié ici, pour lui rien ne change dans notre système sur le point d'exploser. Il espère que cette explosion arrivera le plus tôt possible, afin qu'enfin l'École serve à quelque chose, soit moins plate.

De là, je prend un peu le micro pour mettre en perspective le poids d'un seul formateur (même de 100) dans ce système (c'est mon côté optimiste qui me guide ici ;o)). Bien qu'il n'y a rien de parfait en ce monde de la formation continue, on ne peut pas fermer les yeux sur ces enseignants qui ont fait un bon bout de chemin (dans le programme de formation, en intégration des TIC...) depuis quelques années. Le nombre de ces enseignants n'est pas suffisant pour Gilles, mais que puis-je vraiment m'attendre de quelques heures de formation par année? Dans mon cas, on parle de formations de 5-6 heures avec une vingtaine d'enseignants. Que réussissons-nous à apprendre (changer) en 5-6 heures? Ça me rappelle ce billet de Gilles qui donne 45 heures comme cible.

Évaluer la formation continue, voilà un beau défi. Je vais tenter de trouver quelqu'un qui s'y connaît pour en jaser, car si on porte une évaluation trop négative, ça peut décourager la plus solide des personnes.

Merci Gilles pour la discussion, mais comme je t'ai dit, ma stratégie sera différente de la tienne. Est-ce que je ferai un billet dans 30 ans avec le constat que rien n'a changé? Possible, mais une chose est certaine, ce n'est pas parce que j'aurai abandonné (je t'écoute sur ce point, tu vois?).

Une petite pensée pour la douce Marie qui jongle très bien avec les opinions de son amoureux ;o) </Gilles>

Mes sympathies à la famille Turmel encore, elle vient de perdre un beau-frère.

Le logiciel (simulateur de physique) Algodoo est maintenant gratuit! Youppi! Quand on connaît les budgets des CS, ça va faire du bien d'avoir un logiciel de ce calibre qui peut être installé sur les postes des élèves. Je me colle dans ce logiciel 100% science et technologie dans les prochaines semaines.

M. Lagacé met le doigt sur quelque chose ici:

J'ai déjà écrit sur ce que j'estime être dans le fond de l'air québécois, une puissante haine de soi. Le Québécois, bien souvent, ne peut pas simplement faire le constat que sa société doit s'améliorer à tel ou tel chapitre. Non, on tombe souvent dans l'excès: «Maudit qu'on est caves, maudit qu'on est tatas.» J'haïs ce discours-là.

Je préfère moi aussi tenter d'améliorer des éléments ici et là que de tout vouloir jeter. Et si on commençait par réfléchir à l'évaluation dans notre École?


2013.2

J'aime beaucoup la série anglaise Sherlock. Comme l'histoire se passe de nos jours, Holmes utilise les TIC pour ses enquêtes. Frais.

Je déteste les redoux... l'hiver ça devrait être la neige qui gagne, pas la pluie! Le frette, c'est plus dans mes goûts.

La succession de mon beau-père va bien, sa maison a été vendue. Bien des souvenirs s'envolent avec cette vente.

Voir sa fille en amour c'est intéressant pour le papa en moi, même si ce n'est pas simple à gérer (transport, ajuster les agendas, etc).

Si j'avais le pouvoir de le faire, dans le cas des iPad (outil d'apprentissage) en classe, je laisserais les commissions scolaires acheter les iPad et je leur dirais de ne pas les gérer (de laisser les élèves le faire) par économie (la gestion sera sûrement le plus gros poste budgétaire pour un projet mobilité en classe).

Benoit St-André reblogue... à suivre!

Pas mal de route cette semaine pour moi, Québec, Baie-St-Paul, Pointe-aux-trembles, Ste-Thérèse. Pour y faire quoi? Formations sur différents sujets (mobilité en classe, métacognition et les TIC (avec Jean Chouinard), stratégie des 3-O. Ce dernier sujet m'aura fait faire plusieurs km cette année.

S'approprier une nouvelle technologie... le livre.

Citation «approximative» de Guy Nantel:

La religion est une lumière si brillante qu'elle aveugle les Hommes plus qu'elle ne les éclaire.


Petite réflexion sur la place des TIC en éducation

Il y aurait tant à dire à ce sujet que je ne sais pas par où commencer. Pourtant, suite à de récentes discussions, je me dois de dire au moins ces quelques petites affaires choses patentes... rêves.

Quelles TIC?

Avant d'investir de gros sous dans de la quincaillerie TIC (ce que notre gouvernement semble vouloir faire avec des tableaux numériques), ne devrait-on pas cibler les «vrais» besoins? J'insiste sur le mot vrai, car on prend trop souvent nos désirs pour des besoins. Ex. tous les enseignants pourraient dire: «Je désire que les TIC simplifient mon travail.» Le monde de l'éducation a le besoin d'améliorer l'apprentissage des élèves, diminuer le décrochage, etc.

À jaser avec des enseignants de partout dans la province, pour qu'ils puissent intégrer les TIC dans leur enseignement et dans l'apprentissage des élèves, il leur manque un élément primordial, des ordinateurs pour leurs élèves.

Ho! Ça veut donc dire que le fameux ratio élèves/nombre d'ordinateur n'est pas encore suffisant! On attend quoi déjà pour augmenter le temps où l'élève peut utiliser un ordinateur (ou autre TIC portable) à l'école? Peut être le temps où on va les laisser apporter «leurs» TIC en classe?

La théorie du premier pas

Dans certains milieux on me parle du «premier pas» que doit réaliser l'enseignant avant de permettre à ses élèves d'utiliser les TIC en classe. Si vous croyez à ce premier pas, mon conseil est de lui fournir un portable, car je crois au principe suivant:

''Pour qu'un enseignant comprenne et applique en classe (intégration des TIC dans l'apprentissage des élèves) les avantages des TIC dans l'apprentissage, il doit apprendre avec les TIC, pas seulement enseigner avec elles. ''

Et la formation

Mon conseil (encore un, ça ne coûte pas plus cher ;o)): Montrons aux enseignants à se créer une canne à pêche avec un couteau (couteau = ordinateur) au lieu de leur donner un poisson cuit (poisson cuit = contenu numérique tout prêt, créé par d'autres personnes).»

Je rêve? Bien sûr! Mais il faut se demander où on veut aller avec les TIC en classe.

Mise à jour: On m'a posé cette question: «Je veux bien me la fabriquer la canne à pêche mais, où vais-je trouver le temps de m'la gosser?» Comme pour toute technologie, si on n'a pas le besoin (la faim dans le cas de la canne à pêche) le temps manquera toujours.


Magiques les TIC?

Non! Simples alors? Pas davantage!

Pourquoi cette mise au point (après ce billet et celui-là)? Parce que des gens croient (encore) que c'est le cas. Et, je pense bien humblement qu'ils se trompent.

L'action (bien que réalisée avec de bonnes intentions) de placer des TIC en classe n'est pas suffisante pour l'apparition d'impacts positifs sur l'apprenant et l'enseignant.

  • Les TIC exigent que l'on s'engage.
  • Les TIC exigent que l'on s'informe.
  • Les TIC exigent que l'on se forme.
  • Les TIC exigent à l'utilisateur d'être accompagné dans son cheminement.
  • Les TIC exigent un support à proximité.
  • Les TIC exigent des efforts.

Surtout, les TIC exigent d'être choisies selon les besoins à combler. Comme pour toutes les technologies (c'est intrinsèque), les TIC ne sont pas toutes égales pour combler un besoin spécifique. Toutes les TIC ne peuvent pas provoquer un changement d'approche pédagogique des enseignants, ne peuvent pas motiver les élèves à réaliser des apprentissages, ne sont pas des catalyseurs d'apprentissages, etc. Je me répète, on peut couper du bois avec un marteau, mais ce ne sera pas efficace.

Pour ma part, j'ai fait le choix de mettre mon temps/énergie sur les TIC qui sont entre les mains des élèves et qui permettent des apprentissages variés (ce schéma synthèse explicite mes raisons). Pourquoi? Parce que depuis le début de la réforme de l'éducation, cette phrase fait sens pour moi: placer l'élève au centre de ses apprentissages. Si on appliquait un peu plus cette petite phrase toute simple, on analyserait différemment nos choix TIC pour la classe, car elles n'ont pas toutes cet effet (parfois même l'effet contraire).

De plus, le nombre «un» pour la classe (un robot, une sonde, un ordinateur, une tablette, un TBI, une station météo...) permet difficilement de se retrouver en «zone B» dans le schéma cité plus haut ainsi que de placer l'élève au centre de ses apprentissages (et développer ses compétences).

Alors, si on vous vend (encore, la liste est assez longue) l'idée que telle ou telle technologie aura tel impact positif sur les enseignants et/ou élèves, oser questionner les caractéristiques intrinsèques de la TIC ainsi que les stratégies pour y parvenir.


Rentrée 2010-2011

Ouf! Je suis un peu en manque de souffle. Mes deux semaines de rentrée au travail ont été assez mouvementées.

Le Camp TIC de la région 03-12 pour débuter le tout. Bien que la formation soit rodée au quart de tour, c'est une très grosse semaine pour les formateurs qui courent d'un côté à l'autre pour répondre le mieux possible aux besoins (assez variés) des participants.

Puis une semaine dans le bas-du-fleuve, rien pour se reposer non plus. Une école primaire entière fera de la robotique cette année, puis un colloque à la CS Monts-et-Marées.

Cette semaine j'ai du temps pour être présent lors de la rentrée de mes filles. Magalie qui entre au secondaire et Marianne qui fera sa 3e année. Que d'excitation et de joie pour mes poules qui aiment vraiment beaucoup apprendre et l'école (ce qui est différent). Je suis très chanceux de ce côté.

Mes projets pour cette année: robotique au primaire pour augmenter la persévérance scolaire, suite Scratch et Wedo, formation/accompagnement virtuelle (Moodle et vidéoconférence), Scratch et mathématique (à l'école de Marianne), suite de Imager en MST, suite de MétaTIC, déménagement de nos serveurs, et tellement d'autres folies.

Encore une année stimulante au possible où je devrais apprendre de belles choses.

À suivre...


La pédagogie est humaine

...elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Des discussions sérieuses et moins sérieuses m'ont fait réfléchir sur certaines de mes actions/stratégies professionnelles. Ce qui peut devenir dangereux ;o)

Voici trois lois qui semblent être très populaires dans le monde des formateurs TIC:

1) Le meilleur logiciel est celui avec lequel le formateur est compétent.
2) Le meilleur matériel est celui que le formateur possède.
3) La meilleure route pour apprendre est celle que le formateur a utilisée.

Lois 1 et 2

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu une personne dire que si elle n'avait pas tel logiciel elle ne pourrait pas fonctionner. Ou encore que tel type d'ordinateur est bien meilleur pour la pédagogie. Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! (Pour ceux qui connaissent la blague, c'est à ce moment que je cesse d'écouter).

Ok, prenons des exemples pour illustrer le tout. Les ultra-portables ou les terminaux X par exemple.

Lui: «Y a rien à faire avec ça» ou «On ne peut pas tout faire avec ça.»

Moi: C'est quoi «tout»? demandais-je.

Lui: «Euh... ben du 3D et du montage vidéo.»

Moi: Haaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Combien de temps les élèves (durant la classe, pas en parascolaire) font du montage vidéo dans une année? 10 % du temps à l'ordinateur?

Lui: «Ben non! Moins que ça. Ce ne sont que des petits projets où l'élève s'initie au montage vidéo.»

Moi: Donc ça prend des machine hyper-performantes pour moins de 10% du temps. C'est pas ce que j'appelle une bonne analyse des besoins avant l'achat. Des terminaux ou des ultra-portables, qui répondent également à des besoins différents, peuvent combler les besoins pour les 90% et plus.

Et voilà le moment glissant...

Lui: «Mais des terminaux c'est en linux.»

Moi: Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Sur ton cellulaire méga-performant, c'est quoi le OS? Windows?

Lui: «Non, c'est pas pareil.»

Moi: Justement si. Un client léger (terminal X) ou un ultra-portable est un outil TIC où les boutons ne sont pas de la même couleur, où les icônes sont différents, où les logiciels ne se nomment différemment, mais ça reste du clique, des menus et des fenêtres. Comme ton cellulaire. L'utilisateur s'habituera à l'environnement, développera donc sa compétence TIC.

Lui: «Ok mais il n'y a pas tel logiciel en Linux» me dit mon tinami en pensant m'avoir mis KO.

Moi: Où il est écrit dans le programme de formation que ce logiciel précis est nécessaire pour l'apprenant? Nul part!

Lui: «Mais c'est plus simple avec ce logiciel Pierre! En plus il est plus puissant.»

Moi: Il ne faut pas confondre simplicité et habitude dans le logiciel. Il est vrai que certains logiciels peuvent être plus simple pour une tâche précise, mais on doit dépasser un peu ce critère quand vient le temps de choisir un outil. Et je me suis toujours demandé à quoi ça sert d'avoir une voiture qui peut aller à 350 km/h si je ne peux pas dépasser 100 km/h sur la route. La plupart des utilisateurs ne dépassent pas 20 % des fonctionnalités des logiciels, et je ne crois pas que ce soit nécessaire dans un contexte de classe non plus. J'aime bien le concept de la simplicité volontaire TIC qui a, entre autres, comme but d'utiliser le logiciel le plus simple possible qui peut répondre aux besoins. Pas le plus populaire ou le plus puissant.

Loi 3

Est-ce qu'un nouvel utilisateur des TIC (en avril 2009) doit passer par le même chemin que moi (qui les utilise depuis plus de 10 ans) pour intégrer les TIC dans ses apprentissages?

Trop grosse question pour y répondre en quelques mots, mais j'aurais tendance à croire que non. Ce ne sont plus les mêmes outils, même besoins, même contexte. Le C de TIC, la communication, est plus présent (pensons aux outils du Web collaboratif, aux mobiles...) que jamais. À mon avis il est différent d'apprendre à communiquer (ou d'apprendre tout court) avec les TIC que d'apprendre à produire des documents (le but principal il y a 10 ans).

La pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Développer ses compétences à l'aide des TIC ne nécessite pas un logiciel (ou un système d'exploitation) en particulier ou encore une marque précise d'ordinateur, mais bien un humain prêt à laisser ses élèves prendre plus de place dans leurs apprentissages (avec ou sans les TIC).

Conclusion

Avant de croire que ça prend un logiciel précis, sur un OS précis, sur un matériel précis, pour que l'élève puisse développer sa compétence TIC (et les autres du PFEQ), je devrai prendre un grand respire et ne pas transférer mes peurs sur lui.

Note: Lui, c'est plusieurs personnes que j'ai fusionnées pour le propos. Si vous vous sentez visé, on pourra en reparler un de ces 4 ;o)


À mon tour

Après Pierre et Gilles, voici mes notes.

Le lieu: contrairement à Gilles j'aime bien le Delta de Sherbrooke. Il est vrai que les salles sont petites, mais je les préfère aux classes d'une polyvalente (ce que l'AQUOPS sera peut être obligé de faire pour sauver des coûts).

L'ambiance: Très motivante, je repars du colloque avec plein d'idées et de nouveaux contacts (pour un connecteur c'est important).

Mes ateliers: MétaTIC, c'est une nouvelle porte pour intégrer les TIC (merci à Judith et Jean). Web 2.0, beaucoup d'intérêts. Ubuntu, la liberté augmente (merci à Éric Noël). Ultra-portable, une veille est en marche (merci à Pascal Lapalme et à tous ceux qui 'ont prêté un UP pour les montrer).

Improvisation: J'ai même animé avec Pascal Lapalme un atelier non prévu (l'animateur ne s'est pas présenté) à 1 min d'avis. Le sujet était les TIC et la géométrie, on s'en est quand même pas si mal tiré ;o)

Nouveaux projets: des articles dans la revue du GRMS (Envol), des entrevues sur le Web 2.0, des SAÉ de robotique à publier (accoler une licence libre), des formations MétaTIC dans quelques colloques et CS et de la documentation à poursuivre, utilisation du GPS en mathématique, science et technologie.

Je retiens: les compliments sur mon animation dans mes ateliers, ça fait vraiment du bien d'en recevoir.

Je développerai: cette phrase (dans ce billet): ... la pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

À l'an prochain.


Nous serons combien

...du RÉCIT à lire ce billet de François?

François aimerait que le Web collaboratif fasse plus consensus dans le réseau du RÉCIT. C'est ce que je souhaite (plusieurs de mes actions ont ce but comme motivation) moi aussi depuis des années.

Je suis très content que François tente de raviver la flamme, car de mon côté ma tête de cochon perd de sa dureté en ce qui concerne de tels projets (créer un vrai réseau avec les membres du RÉCIT). Quand un gars en vient à comprendre que ce sont toujours les 7-8 mêmes qui embarquent dans le bateau, il ne loue que des chaloupes un jour ou l'autre.

Donc, je vais continuer à suivre ce que François essaie de faire en lui offrant mon aide.


Utilisation de Twitter

Comme certains je cherche en quoi Twitter pourrait être utile en pédagogie. J'utiliserai donc Twitter, entre autres, comme outil de consignation instantannée de ce que je fais dans un projet collaboratif (on se donne comme défi de mettre en pratique ce sont dit) autour des TIC et de la métacognition. Ces notes seront par la suite utilisées comme traces de mes apprentissages et m'aideront à «métacogner».

À suivre...


Toute une semaine

J'ai commencé mon année scolaire 2008-2009 avec le camp TIC. Une semaine complète où tous nos talents de formateurs sont mis à dur épreuve. Beaucoup de questions, problèmes, inquiétudes, nous sont remis poliment entre la mains en espérant que notre boule magique puisse livrer la marchandise. J'ai hâte de voir l'évaluation des participants (et des animateurs aussi) afin de valider mes impressions qui sont positives encore cette année.

Voir mon bilan.

Je suis fier de l'amélioration que nous avons apporté au site (un de mes dossiers) du camp. Lors des dernières années, nous n'avions pas vraiment porté attention au site APRÈS le camp. Donc trouver quelque chose dans les anciens sites n'est pas de tout repos. Cette année, nous avons planifier la structure du site avant le camp, donc on savait où on allait avec le site. Nous avons donc bien précisé le tout aux participants.

Un autre de mes dossiers était d'animer la semaine pour le groupe MST. Comme à notre habitude (on ne lâche pas une recette intéressante, on ne fait que l'améliorer) on se donne pour but de laisser beaucoup de place aux apprenants. De cette façon, les besoins sont plus facilement comblés. De plus, être au centre de ses apprentissages est toujours plus payant que d'écouter un animateur démontrer une application ou autre. Les productions 2008 furent à la hauteur de mes attentes. Enfin le logiciel de présentation multimédia a été un peu laissé de côté pour exploiter d'autres outils. On était là pour apprendre, pas pour se réconforter dans ses vieux souliers ;o)

Je suis assez content aussi de la section Nos traces où on a demandé aux apprenants d'y laisser des commentaires, des impressions, un plan de formation, etc. Il y eu des discussions intéressantes.

La formule camp donne une couleur différente à la formation. Le seul fait de ne pas être dans une école ça change tout. Les participants, qui sont encore en vacances, ne peuvent que sourire à la vue de l'endroit où se donne la formation, la station Duchesnay. De plus, en soirée on peut faire des activités comme du vélo, de la natation, du spa, etc. Ça nous fait oublier que nous sommes durant la journée en formation. Croyez-moi.

Et que dire du fait que tout le monde demeure sur la station durant la semaine, ça permet de créer des liens avec les personnes (participants et animateurs). Grâce aux discussions informelles, le contact humain (élément important de ma stratégie) est plus facile pour moi.

J'espère donc que cette formule sera conservée et que je pourrai encore y participer car elle un un moyen de freiner l'immobilisme.


Semaine de l'AQUOPS

Nous y voici, c'est l'AQUOPS! Le 26e colloque de l'association. Mon 8e. Mon dernier? Qui sait si l'AQUOPS survivra, à chaque année on dirait qu'on se rapproche de plus en plus du dernier. J'espère que la collaboration de la GRICS pourra raviver le tout.

Cette année le colloque se déroule à Sherbrooke, une des deux villes où j'irais vivre. L'autre étant Gatineau.

J'ai hâte de participer (je serai le gardeux de traces lors de la journée en plus d'aider les gens) à la journée thématique Squeak avec mes ti-zamis Luc Dion (un enseignant de la CS des Premières-Seigneuries), Gilles Jobin et Pierre Couillard. Je crois qu'on aura du plaisir à travailler ensemble. On vient de terminer les préparations de la journée, les photocopies, les CD, etc.

J'ai aussi deux autres ateliers lors du colloque, Scratch et Web 2.0. Je dois avouer que je suis curieux de l'accueil qu'aura Scratch, car après ce qui s'est passé dans le Bas-du-Fleuve il y a des chances que ce soit très cool.

Et que dire que l'atelier sur le Web 2.0 (70 participants inscrits selon M. Couillard) où nous (Martin Bérubé et moi) briserons la glace sur cet univers de possibilités. «Attachez vos tuques avec de la broche», ça va être tout un spectacle ;o)

Souhait #1: Que les participants soient comblés par nos ateliers. Souhait #2: Que le lien web soit stable et fiable. Souhait #3: Que les soirées foisonnent de rencontres.

À suivre...


Nouvelle blogueuse

Une animatrice du RÉCIT débute son blogue, il s'agit de Marie-Claire Roy, CS des Chic-Chocs.

Je lui souhaite donc bien du plaisir à bloguer.


L'intégration des TIC et le RÉCIT

Gilles entreprend une réflexion très intéressante. Je dirais même essentielle. Martin a débuté ses réponses ici.

Je n'ai pas le choix de tenter de répondre aux question de Gilles, car elles sont nécessaires pour mon travail.

J'espère que d'autres suivront car le RÉCIT en a réellement besoin.


Auberge Espagnole

Je suis présentement dans un atelier animé par M. Bérubé.

Selon Antidote: «auberge espagnole : lieu dépourvu de tout et où l’on ne trouve que ce que l’on a apporté. »

Note importante:

Communiques-moi.

Voilà une phrase de Mme Sylvie Francoeur sur ce qui est important quand on veut faire développer des compétences professionnelles chez les enseignants.

Papier, Cyberpro, blogue, journal de bord, peu importe, mais gardons des traces, de grâce!


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