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Augmenter la taille d'un disque VirtualBox

J'utilise le logiciel libre de virtualisation VirtualBox dans mon Ubuntu 10.04 afin d'avoir accès à des applications Windows (robotique, Internet Explorer, Sketchup, etc).

À l'époque j'avais créé un disque virtuel de 10 Go pour installer Windows XP. Voilà que mon disque est plein! Inflaware comme dirait mon collègue ;o)

Je me mets donc en mode résolution de problème. Après avoir fouillé et rien trouvé dans l'application VirtualBox pour trouver un option qui fait ça, j'ai mis ma compétence de recherche Web à l'épreuve. J'ai bien trouvé quelques liens avec des procédures (ici, ici ou ici) , mais aucune ne fonctionnait pour moi (ou encore je ne comprenais pas ce que je devais faire). J'ai réussi à avoir un disque virtuel de 20 Go, mais Windows ne voyait pas plus de 10 Go (taille de départ du disque).

Donc voici mes manipulations.

Ubuntu 10.04 comme système hôte. Version 3.2.10 de VirtualVBox. Windows XP comme système virtualisé.

Dans VirtualBox, arrêter tous les systèmes virtuels et créer un nouveau disque virtuel de la taille désirée, disons 20 Go.

Nouveau

On doit maintenant copier/cloner le système fonctionnel du disque trop petit (XP.vdi) vers le nouveau disque (XP_gros.vdi), pour ce faire voici la ligne de commande à lancer depuis le répertoire où se trouvent les .vdi (dans mon cas /home/pierrel/.VirtualBox/HardDisks ):

VBoxManage clonehd XP.vdi --existing XP_gros.vdi

où il ne faut pas oublier le critère --existing qui indique que le disque XP_gros.vdi existe.

Après quelques minutes, le disque est cloné.

On se rend dans VirtualBox, dans la configuration du nouveau disque (XP_gros), dans Stockage, pour sélectionner le disque XP_gros.vdi dans la liste des disques virtuels.

associer

À cette étape le nouveau système devrait fonctionner. Dans mon cas tout était ok, sauf que windows ne voyait pas le disque de 20 Go. On doit donc modifier la partition du disque de Windows virtualisé. Télécharger l'image iso de gparted-live ici. Nous aurons besoin de cet outil pour redimensionner le disque du Windows XP virtualisé.

Démarrer le nouveau système (avec le grand disque). L'idée est maintenant de faire redémarrer le système XP sur le CD, où on va utiliser l'image iso de Gparted-live. On doit pour ce faire, sélectionner l'image iso de gparted-live en cliquant avec le bouton droit de la souris sur l'icône du disque en bas à droit de la fenêtre de VirtualBox (où le système XP est démarré).

optique

On redémarre le système XP virtualisé. Si tout est ok, on voit gparted démarrer (voir ce tuto). On redimensionne alors le disque de Windws (10 Go) pour qu'il prenne toute la place disponible (20 Go).

En redémarrant XP_gros, Windows verra maintenant les 20 Go d'espace.

Voilà!


Tu ne peux pas savoir

... ce qu'on peut faire avec cette technologie, tu ne la possèdes pas.

Arrrrgggg!!!!

Ce n'est pas parce que j'ai pas de tracteur, tablette (iPad ou autres), téléphone intelligent (iPhone et autres), avion, XBox 360, que je ne suis pas capable de savoir si j'ai besoin de ces technologies ni d'avoir une très bonne idée de ce qu'il est possible de faire avec ces techno. Bon.

À moi de moi: avant de dire à quelqu'un qu'il ne peut pas «savoir» parce qu'il ne «possède» pas, prendre un grand respire.


Mon marteau préféré, suite

Suite à mon billet «Le marteau de mon papa» j'ai eu un commentaire sur le fait que mon identité numérique n'était pas très marteau, mais plutôt TIC. Je dois l'avouer, cette personne a sûrement raison (et ma douce aussi quand elle dit que je ne suis pas très talentueux avec mon marteau préféré).

Donc parlons TIC.

Ma conclusion dans mon histoire de marteau est qu'une technologie a été conçue par un (ou des) humain qui a sa vision du monde, ses propres besoins. Alors sa technologie porte des valeurs (Wikipedia par exemple). Tenter de faire faire autre chose à une technologie que ce pourquoi elle a été construite, demande beaucoup plus d'énergie que de trouver la bonne technologie pour le besoin.

Ce qui est le cas des TIC également.

Prenons le logiciel de programmation interdit aux grands Scratch. Voir l'excellent wiki dédié à Scratch et Squeak ;o)

Si j'ai le besoin, par exemple, d'intégrer les TIC dans l'apprentissage de l'élève, de faire construire/exploiter des concepts mathématiques et/ou de faire développer une des trois compétences en mathématique (aspect pédagogique), Scratch est un outil tout désigné par les valeurs qu'il porte.

Avec Scratch, LA réponse n'existe pas, les chemins à emprunter pour atteindre le but sont multiples, l'élève doit créer/inventer/se tromper/réessayer...

Mais si le besoin est d'utiliser une TIC pour que l'enseignant présente (aspect didactique) du contenu en lien avec la mathématique, il sera très douloureux pour l'utilisateur (l'enseignant) de créer son contenu avec Scratch. Possible me direz-vous. Bien sûr! Même avec mon marteau je peux couper un bout de bois, mais ça va prendre du temps et le morceau ne sera pas coupé très droit.

Ici le choix de Scratch n'est donc pas le bon outil pour le besoin (relié à la didactique vs pédagogie). On irait alors davantage vers un outil comme OpenOffice (LibreOffice) présentation, Prezi, Cmap, Freemind, un site Web, etc.

Ha oui, j'ai oublié de vous dire que Scratch est mon logiciel préféré (valeurs très près des miennes). Mais il ne peut pas, comme toutes les technologies, répondre à tous les besoins.

C'est, entre autres, pourquoi dans mon travail je ne pousse pas toutes les technologies, car certaines ont des valeurs plus près de ma vision (valeur) pédagogique et que d'autres répondent beaucoup mieux aux besoins du programme de formation. Programme, selon ce que j'en comprends du moins, qui veut placer l'élève au centre de ses apprentissages.

C

Mise à jour du 27 octobre: un billet de Patrick Giroux qui complète bien mon propos ici (choix du bon outil TIC pour le but poursuivi): Discussion à propos du TBI

Mise à jour février 2011: Voir ce document qui explicite ma vision en MST: Pistes TIC en MST

Mise à jour 1er mars 2011: Billet d'une CP en lien avec le TBI et les priorités: TBI et ordinateur


Le marteau de mon papa

Dans mon coffre à outils j'ai un marteau qui me tient à coeur, celui que mon papa (menuisier) m'a donné il y bien des années. Ce marteau va très bien. J'aime ce marteau. Je l'ai sur moi à toutes les occasions où je bricole, bien que je ne sois pas très hot en bricolage. Ma douce ne perd pas une occasion de rire de moi sur mes talents limités ;o)

Dans un projet de bricolage, j'ai eu à couper un bon vieux 2x4. Mon marteau à la main, je regarde les buts de ce que je veux atteindre, couper le 2x4, et je me suis dit:

Ok, réfléchissons un instant, ou deux, ou trois... comment je procéderai pour couper ce 2x4 avec mon outil préféré, le marteau?

J'appelle mon papa pour lui demander comment je pourrais bien faire. On discute du comment utiliser le marteau pendant de longues heures, on consulte d'autres menuisiers. Rien à faire, on ne trouve toujours pas comment couper mon 2x4 avec mon marteau préféré.

Et là, un oncle à moi me demande :

Tu veux couper quelque chose, as-tu pensé que ton marteau préféré n'est peut être pas le bon outil pour la tâche?

Hein! Quoi! Mon marteau préféré serait laissé sur le côté à certains moments lors de mes bricolages? Difficile à admettre, car, comme je l'ai dit c'est mon marteau préféré, il est important pour moi.

J'ai finalement compris une chose, toutes les technologies, bien que fantastiques dans certaines conditions (mon marteau préféré pour clouer des clous, en arracher d'autres, enfoncer des pieux, faire peur à un voleur, etc), il faut parfois en arriver à la conclusion qu'une autre technologie sera plus adéquate pour répondre aux buts poursuivis.

Faits véridiques : j'ai en effet un marteau que mon papa m'a donné, je l'aime bien.

Le reste n'est qu'une petite histoire pour m'aider à me rappeler que d'essayer de gaver des gens avec une technologie que j'aime beaucoup (robotique, Web 2.0, Geogebra, etc) sans tenir compte de leurs buts (apprentissage des élèves par exemple) n'est peut-être pas une bonne stratégie.


Effet de l'Internet sur le cerveau

Est-ce que l'Internet a un effet sur le cerveau? Nous rend-il stupide?

C'est en lisant ce texte de l'Agence Science-presse que je me suis posé quelques questions:

Y a-t-il une étude sur l'impact de la télévision sur le cerveau? Du téléphone (ma grand-mère préférait écrire à ses amies, avec le timbre et tout, que de les appeler)? Des tabloïdes? Écouter un politicien (je sais c'est un peu méchant)?

Je crois qu'il sera assez difficile pour les scientifiques d'isoler la variable Internet par rapport aux autres stimuli de nos vies.

Je crois également que tout ce qui nous entoure a des effets sur notre cerveau, même l'absence de chose.

Mais bon, il faut bien que ces chercheurs gagnent leur pain.

J'ai une proposition à leur faire, mesurer si les effets sont les mêmes pour les internautes qui «produisent» (un peu plus quand même que de retweeter un bon tweet) par rapport aux «consommateurs» du Web. Produire du «nouveau» contenu (recycler l'information) demande , je crois, d'utiliser son cerveau pour structurer cette information différemment un peu plus que de suivre ses réseaux sociaux.

Mon instinct me dit que je suis dans la bonne direction dans ma vision des TIC, les exploiter pour créer, pas juste pour consommer. Voir notre site sur la taxonomie de Bloom. Mais je peux me tromper.

À suivre...

Mise à jour: un autre texte sur l'étude de M. Carr.


Le cynisme

Cet article où lucien Bouchard et Mario Dumont nous parle du cynisme politique me fait réaliser quelque chose à propos de ma vision de mon travail.

Surtout ce petit bout plein de positivisme:

On peut être en désaccord, un peu découragé. On peut s'indigner. Mais il faut réagir ! Sinon, c'est renoncer aux lendemains. Le cynisme, c'est largement un prétexte pour ne rien faire.

Je rencontre bien des gens qui sont très cyniques face au système d'éducation, face à l'intégration des TIC, face à leur impact dans leur milieu. Je comprend qu'il est simple de tomber dans le "ça marche pas", mais pour ma part j'aime mieux voir les réussites ici et là (il y a plein de liens que j'aurais pu placer ici, mais afin de ne pas en oublier je préfère ne pas en mettre) et de continuer à freiner l'immobilisme.

Un jour un ami a dit une phrase qui m'a fait réagir:

Nous avons une responsabilité.

Voilà pourquoi, entre autres, je continue à croire que ce que je fais sert à quelque chose, même s'il est très difficile d'en mesurer les impacts.


Documentaire sur les TIC

Voici un billet que j'ai publié sur le blogue du RÉCIT.

Judith Cantin m'a fait connaitre ce vidéo (90 min) à propos des technologies et de leurs effets dans notre société.



Voici mes notes/réflexions prises lors de mon visionnement.

Les TIC peuvent distraire de la tâche.

C'est vrai et il faut en tenir compte, tout comme on le fait pour l'agenda papier qui sert de planche à dessin/collage ou encore pour son voisin de bureau. On doit être conscient que notre cerveau n'est pas si multitâche qu'on aimerait le croire.

En passant, nos écoles (primaires et secondaires) sont encore assez loin d'avoir des problèmes avec le multi-tâche des élèves dans les classes encore assez fermées sur elles-mêmes (dirons certaines mauvaises langues ;) ).

Le cerveau travaille plus fort lors d'une recherche sur le Web que lors de la lecture d'un livre.

Ce qui me semble assez normal, ce sont deux actions différentes dont l'une est linéaire (le livre).

La dépendance

Être dépendant à quelque chose n'est pas nouveau dans l'humanité, il y aura toujours des gens plus enclins à ne pas garder un équilibre dans leur vie. Donc, comme les autres dépendances potentielles, l'école doit agir pour tenter de les prévenir.

Communiquer avec ses proches

Des parents qui se plaignent de leurs enfants à propos de la communication familiale ce n'est pas d'hier que ça existe. Les TIC ne sont pas LA seule source au problème.

L'équilibre, un mot important ici, doit être une cible à atteindre. La bonne vieille culture générale, voilà un but qui me parait encore à jour.

«Netiquette»

Comme pour toutes les technologies, l'utilisation responsable des TIC doit être une autre cible. Mais ça ne tombera pas du ciel, ça doit être appris, expliqué, régulé, alouette...

TIC = oxygène pour les jeunes

L'image frappe, peut être un peu trop fort, mais elle a le mérite d'illustrer dans quel monde vivent nos enfants, les natifs (vs immigrants que nous sommes).

Ho! Hi! Ha! Un directeur d'école surveille à distance (l'utilisation de leur ordinateur) les élèves, et ce, à leur insu!

Selon moi, dépasser les limites pour éduquer aux limites est une mauvaise stratégie.

Ça empire

J'ai toujours un profond malaise quand j'entends dire :

Avant c'était X, maintenant c'est X-1.

On oublie toujours de considérer qu'il n'y a pas qu'une seule variable dans l'évolution du système. De là des conclusions plus subjectives qu'objectives.

Les jeux

Ici je trouve le terrain un peu glissant, car dans le système «jeu» il n'y a pas que la variable TIC à considérer. Pas besoin des TIC pour passer des heures et des heures à jouer. Ma grand-maman a joué aux cartes «réelles » d'innombrables heures alors qu'elle n'a pas connu le mot TIC!

De l'excès il y en a toujours eu, il y en aura toujours selon moi. Et ce, dans tous les aspects de notre vie.

Des bureaux d'IBM vides

Celles et ceux qui ne croient pas que les TIC changent des choses dans notre société, je crois que de voir les bureaux d'IBM vides peut aider à le croire. L'utilisation d'outils virtuels dans un emploi change non seulement le travail, mais les relations entre les employés (et l'employeur).

Jeu et école

Apprendre par leu jeu? Ne sais pas trop. Mais je retiens cette phrase :

Le jeu augmente l'engagement des élèves dans la tâche.


Le mot important ici est «engagement », pas jeu. Il doit exister d'autres moyens de l'augmenter (l'engagement, pas le jeu)?

Perte

Encore ici (voir ce billet), on parle de perte quand on regarde en arrière. On perd la lecture de long texte. On perd le contact réel entre humains. On perd la concentration sur un sujet à la fois. On perd...

(Re)Voir ce vidéo de Michel Serres sur ces pertes ou gains.

Finalement

Les TIC (la technologie) ne sont pas bonnes ou mauvaises. Elles sont puissantes.


Et comme pour tout outil puissant, ça prend des humains préparés/formés pour les utiliser adéquatement. L'école doit absolument prendre sa place dans cette formation, car sinon ce sont des ti-zamis qui s'en occuperont.

Une des bonnes fonctions des TIC est de pouvoir les éteindre. ;)

Changement d'un de mes outils

...de travail au quotidien.

Depuis plusieurs année, avant même que le terme Web 2.0 soit inventé (j'installais phpNuke en 2001 sur mon serveur, et de là le début de mes publications sur le Web), l'outil que j'utilise le plus dans une journée de travail est mon navigateur Web. Non loin derrière mon logiciel de courriel reste encore un outil, malgré la venue des autres outils de communication, que j'utilise énormément.

Je me rappelle de mes premiers pas sur l'Internet à la maison, vers 1996-1997, où j'ai appris à réinstaller Windows aux deux semaines considérant la quantité phénoménale de tests que je pouvais faire sur ma grosse machine de l'époque, un Penthium 200 MHz. Dans mes tests il y avait le recherche et l'installation d'un navigateur différent de IE (guerre des navigateurs). Je me souviens d'un d'entre eux nommé NeoPlanet (le N ressemblait beaucoup au Z de ZTélé). Puis il y a eu, pour moi, Netscape Navigator avec lequel j'ai appris à faire du HTML.

La suite Mozilla a été mon navigateur depuis ses débuts. J'ai eu du mal à passer à Firefox à l'époque, car on m'enlevait de l'interface unique pour l'éditeur HTML et le logiciel de courriel. Mais la vitesse, stabilité, m'ont fait adopter Firefox assez rapidement. Depuis 2002-2003 c'est mon outil privilégié pour mon travail, de vieilles pantoufles quoi!

Il y a une liste assez impressionnante de navigateurs Web, considérant que les internautes ne semblent pas vouloir en essayer d'autres que celui installé par défaut sur leur poste.

Ma curiosité m'a amené à essayer Chromium il y a quelques mois maintenant (début 2009), un navigateur libre supporté par Google. En aucun moment je n'ai eu envie de changer mon Firefox pour ce navigateur, pas encore mature bien que démontrant de belles qualités (rapidité, interface simple, respect des normes HTML, libre!).

Le 15 avril 2010 j'ai configuré mon système pour que le navigateur par défaut soit Chromium (version 5.0.376.0 (44292) Ubuntu). Pourquoi? Hum... Est-ce les nombreuses extensions de Chromium font une belle compétition à celles de Firefox? Est-ce la rapidité d'affichage des pages Web? Est-ce la possibilité de voir à peu près tous les vidéos (la gestion des codecs est meilleur avec Chromium sous Ubuntu, et Apple ne me demande pas d'installer leur logiciel Quicktime) diffusés sur le Web (Apple Trailers, Radio-Canada, Tout.tv, etc)? Est-ce la possibilité d'agrandir toutes les zones textes (TEXTAREA) d'un formulaire (très utile pour le Web 2.0)? Est-ce sa bonne performance (142/160 contre 101/160 pour Firefox 3.6.3) du respect du HTML 5 (nouvelle norme su Web), ce qui démontre un peu la rapidité d'ajustement du code par les développeurs? Ou encore du test Acid3 où Chromium fait 100/100 et Firefox 3.6.3 fait 94/100?

Chromium n'est pas parfait (gestion des favoris déficiente, des effets bizarres dans les TEXTAREA lors de sélection, configuration des onglets inexistante, etc) , mais je vais faire un bout de chemin avec cet outil. Question de mieux revenir, peut être, dans mes vieilles pantoufles Firefox avec les prochaines versions prometteuses.

PS: IE 8 fait 19/160 pour le HTML5 et 20/100 pour le Acid3! ;o)

Mise à jour: Pour télécharger la dernière version (build) de Chromium: http://build.chromium.org/buildbot/continuous/

Mise à jour du 21 avril: Chromium n'écrit plus le http:// de l'adresse URL consultée. Ceci a été considéré au départ pour un bogue, mais c'était voulu. Donc, comme je suis en Linux, et que j'utilise régulièrement le copier du serveur X (tout texte sélectionné est automatiquement copié dans la mémoire, sans faire de ctrl-C, et coller en un clic sur la roulette de la souris) et que Chromium ne me le permet plus (je n'ai pas le http:// de l'adresse), je devrai revenir à Firefox si Chromium ne corrige pas le tout :o( Je suis revenu à la version 5.0.372.0 (44060) pour profiter du http:// (version du 8 avril)!

Mise à jour #2 du 21 avril: Le bogue semble assigné. Je patiente...

Mise à jour 22 avril: La version d'aujourd'hui 5.0.384.0 (45276) Ubuntu a fait réapparaître le http://, sûrement en attendant que tous les bogues de copier-coller soient corrigés.


Un choix qui en dira long

Je ne m'en cache pas, j'aime bien les outils 2.0 de Google. Cette compagnie utilise et faite une «certaine» promotion du logiciel libre.

Une de ses prochaines décisions sera le choix ou non d'un format libre pour Youtube. Ce texte explique les dessous de l'affaire.

Google est un géant, ce n'est plus à prouver (lire ce texte pour mieux comprendre). Google pourrait devenir encore plus (ne pas lire ici plus riche) en faisant le «bon» choix pour les utilisateurs. Que fera la compagnie «Google is not evil»?

À suivre...


Sécuriser un routeur sans fil

Ceci n'est pas un tutoriel complet, mais avant de payer le vendeur (ça vaut 15$ ici en Beauce), lisez ceci.

Un routeur sans fil doit être sécurisé si vous avez des voisins à moins de 75 mètres de votre maison. Donc, presque tout le monde devrait sécuriser la chose. La documentation accompagnant le routeur est suffisante pour vous permettre l'installation et la sécurisation du routeur. Faites-vous confiance et ne payez pas pour le faire faire par les vendeurs. Ça prend 5 minutes à faire.

Principe de base

On peut accéder au routeur (en général), de marque Linksys ou Dlink (marques populaires), en se connectant dessus (avec ou sans fil), puis en se rendant avec son navigateur à l'adresse 192.168.1.1 (ou 192.168.0.1 selon la marque).

Habituellement le mot de passe est admin (aucun nom d'utilisateur).

Vous accédez alors à l'interface d'administration de votre routeur. De là, vous devriez modifier le nom d'utilisateur et le mot de passe pour accéder à cette interface. Naviguez dans les divers menus, vous trouverez surement ces options. N'ayez pas peur de briser quelque chose, on peut toujours remettre à zéro (reset en latin) grâce à un petit bouton derrière le routeur.

Dans cette interface, vous avez aussi la possibilité de configurer le sans fil (wireless). Modifiez le nom de votre tour, un petit mot sans but comme patate22 par exemple. Puis vous avez la possibilité de sécuriser la connexion en sélectionnant le mode WEP (de base) ou WPA (plus avancé). Vous pourrez de là ajouter un mot de passe pour se joindre à votre réseau. Bien choisir son mot de passe, disons autre chose que admin ou patate22

Voilà, votre routeur est maintenant un peu plus sécurisé et vous protègera contre le vol de bande passante et/ou le piratage de vos ordinateurs sous Windows.

Encore une fois, sécuriser un routeur ça ne vaut pas 15 $. Juste une petite recherche et ça peut vous permettre de vous gâter un peu (prendre le 15$ et faire une folie).


Petit projet technique

... qui a pour but un projet pédagogique impliquant le Web 2.0.

J'ai déjà Twitté, je ne twitte plus. Mais j'aimerais recommencer d'une façon différente.

Différente? Oui oui. Ne pas utiliser les outils comme Twitter ou autres services du même type (propriétaire, fermé, anglophone, etc). Je ne veux pas faire de publicité (aux élèves surtout) dans le milieu scolaire de services sur lesquels nous (le milieu scolaire) n'avons pas de contrôle. Je ne veux pas non plus écouter tout le bruit présent habituellement sur Twitter. J'aimerais cibler un peu plus ma communauté.

Je connaissais Identi.ca (utilisant le logiciel Laconica), j'ai essayé en mai dernier d'installer la chose sur mes serveurs sans résultat concluant. Mes compétences n'étaient pas suffisantes.

Voilà donc la version 0.8.0 de Laconica, j'installe, ça marche presque parfaitement. J'ai aussi réussi à mettre en place un serveur Jabber sur un vserveur Ubuntu 9.04 (rien à faire sur une 8.04) grâce à ce tuto. J'ai quelques difficultés avec le pont Twitter (on peut envoyer nos notes vers Twitter et recevoir celles de nos amis Twitter) et l'option IM (poster à l'aide d'un client Jabber). Je teste avec quelques collègues.

Tout en fouillant pour trouver de l'aide, je trouve Status.net, (lire sur l'outil) le nouveau nom de Laconica, mais en version 0.8.1. Ho! J'installe donc cette version (en suivant les consignes du fichier Readme) et voilà que tout fonctionne. Cool! On avance.

Après quelques ajustements dans les CSS, un peu de traduction (qui n'est pas terminée), nous voilà avec un outil permettant de nous (le petit monde de l'éducation) créer une communauté: http://recit.org/endirect/ (EnDirect est le nom beta du service, si on trouve une meilleure idée ça pourra changer avant de faire connaître l'outil).

Encore une tentative pour freiner l'immobilisme.


Petit test de Moblin

Pierre Couillard a partagé sur ces fils RSS un article à propos de Moblin, une interface utilisateur (propulsée par Fedora) pour les ultra-portables.

J'ai donc essayé la chose sur mon eeePC juste par curiosité.

Voici mes impressions:

  1. La version testée est dites beta... hum... je dirais pré-alpha quand on ne peut pas choisir son clavier, si sa langue, ni faire quelque configuration que ce soit. Il manque bien des patentes encore.
  2. L'interface se rapproche de site Web 2.0 tout en s'éloignant d'une interface classique d'un système d'exploitation. C'est peut être bon pour les nouveaux, mais vraiment nouveaux utilisateurs d'ordinateurs, mais pour ceux qui sont habitué à des menus+icônes+fenêtres c'est pas certain.
  3. Le démarrage (sur la clé USB pour mon test) fut spectaculaire de rapidité.
  4. Je n'ai pas trouvé de suite bureautique, ni de bouton pour fermer le portable.
  5. Le navigateur est très épuré, un peu comme Google Chrome. J'aime bien.
  6. L'interface exploite bien la dimension réduite de mon écran (1024x600) et propose un look fort agréable à l'oeil.

Donc encore beaucoup de travail pour les développeurs mais ce sera sans aucun doute un système intéressant pour les ultra-portables. Ne serait-ce que pour avoir une expérience différente avec un ordinateur (un peu comme avec un ipod Touch). À suivre...




La pédagogie est humaine

...elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Des discussions sérieuses et moins sérieuses m'ont fait réfléchir sur certaines de mes actions/stratégies professionnelles. Ce qui peut devenir dangereux ;o)

Voici trois lois qui semblent être très populaires dans le monde des formateurs TIC:

1) Le meilleur logiciel est celui avec lequel le formateur est compétent.
2) Le meilleur matériel est celui que le formateur possède.
3) La meilleure route pour apprendre est celle que le formateur a utilisée.

Lois 1 et 2

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai entendu une personne dire que si elle n'avait pas tel logiciel elle ne pourrait pas fonctionner. Ou encore que tel type d'ordinateur est bien meilleur pour la pédagogie. Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! (Pour ceux qui connaissent la blague, c'est à ce moment que je cesse d'écouter).

Ok, prenons des exemples pour illustrer le tout. Les ultra-portables ou les terminaux X par exemple.

Lui: «Y a rien à faire avec ça» ou «On ne peut pas tout faire avec ça.»

Moi: C'est quoi «tout»? demandais-je.

Lui: «Euh... ben du 3D et du montage vidéo.»

Moi: Haaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Combien de temps les élèves (durant la classe, pas en parascolaire) font du montage vidéo dans une année? 10 % du temps à l'ordinateur?

Lui: «Ben non! Moins que ça. Ce ne sont que des petits projets où l'élève s'initie au montage vidéo.»

Moi: Donc ça prend des machine hyper-performantes pour moins de 10% du temps. C'est pas ce que j'appelle une bonne analyse des besoins avant l'achat. Des terminaux ou des ultra-portables, qui répondent également à des besoins différents, peuvent combler les besoins pour les 90% et plus.

Et voilà le moment glissant...

Lui: «Mais des terminaux c'est en linux.»

Moi: Haaaaaaaaaa oui! Haaaaaaaaa bon! Sur ton cellulaire méga-performant, c'est quoi le OS? Windows?

Lui: «Non, c'est pas pareil.»

Moi: Justement si. Un client léger (terminal X) ou un ultra-portable est un outil TIC où les boutons ne sont pas de la même couleur, où les icônes sont différents, où les logiciels ne se nomment différemment, mais ça reste du clique, des menus et des fenêtres. Comme ton cellulaire. L'utilisateur s'habituera à l'environnement, développera donc sa compétence TIC.

Lui: «Ok mais il n'y a pas tel logiciel en Linux» me dit mon tinami en pensant m'avoir mis KO.

Moi: Où il est écrit dans le programme de formation que ce logiciel précis est nécessaire pour l'apprenant? Nul part!

Lui: «Mais c'est plus simple avec ce logiciel Pierre! En plus il est plus puissant.»

Moi: Il ne faut pas confondre simplicité et habitude dans le logiciel. Il est vrai que certains logiciels peuvent être plus simple pour une tâche précise, mais on doit dépasser un peu ce critère quand vient le temps de choisir un outil. Et je me suis toujours demandé à quoi ça sert d'avoir une voiture qui peut aller à 350 km/h si je ne peux pas dépasser 100 km/h sur la route. La plupart des utilisateurs ne dépassent pas 20 % des fonctionnalités des logiciels, et je ne crois pas que ce soit nécessaire dans un contexte de classe non plus. J'aime bien le concept de la simplicité volontaire TIC qui a, entre autres, comme but d'utiliser le logiciel le plus simple possible qui peut répondre aux besoins. Pas le plus populaire ou le plus puissant.

Loi 3

Est-ce qu'un nouvel utilisateur des TIC (en avril 2009) doit passer par le même chemin que moi (qui les utilise depuis plus de 10 ans) pour intégrer les TIC dans ses apprentissages?

Trop grosse question pour y répondre en quelques mots, mais j'aurais tendance à croire que non. Ce ne sont plus les mêmes outils, même besoins, même contexte. Le C de TIC, la communication, est plus présent (pensons aux outils du Web collaboratif, aux mobiles...) que jamais. À mon avis il est différent d'apprendre à communiquer (ou d'apprendre tout court) avec les TIC que d'apprendre à produire des documents (le but principal il y a 10 ans).

La pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

Développer ses compétences à l'aide des TIC ne nécessite pas un logiciel (ou un système d'exploitation) en particulier ou encore une marque précise d'ordinateur, mais bien un humain prêt à laisser ses élèves prendre plus de place dans leurs apprentissages (avec ou sans les TIC).

Conclusion

Avant de croire que ça prend un logiciel précis, sur un OS précis, sur un matériel précis, pour que l'élève puisse développer sa compétence TIC (et les autres du PFEQ), je devrai prendre un grand respire et ne pas transférer mes peurs sur lui.

Note: Lui, c'est plusieurs personnes que j'ai fusionnées pour le propos. Si vous vous sentez visé, on pourra en reparler un de ces 4 ;o)


À mon tour

Après Pierre et Gilles, voici mes notes.

Le lieu: contrairement à Gilles j'aime bien le Delta de Sherbrooke. Il est vrai que les salles sont petites, mais je les préfère aux classes d'une polyvalente (ce que l'AQUOPS sera peut être obligé de faire pour sauver des coûts).

L'ambiance: Très motivante, je repars du colloque avec plein d'idées et de nouveaux contacts (pour un connecteur c'est important).

Mes ateliers: MétaTIC, c'est une nouvelle porte pour intégrer les TIC (merci à Judith et Jean). Web 2.0, beaucoup d'intérêts. Ubuntu, la liberté augmente (merci à Éric Noël). Ultra-portable, une veille est en marche (merci à Pascal Lapalme et à tous ceux qui 'ont prêté un UP pour les montrer).

Improvisation: J'ai même animé avec Pascal Lapalme un atelier non prévu (l'animateur ne s'est pas présenté) à 1 min d'avis. Le sujet était les TIC et la géométrie, on s'en est quand même pas si mal tiré ;o)

Nouveaux projets: des articles dans la revue du GRMS (Envol), des entrevues sur le Web 2.0, des SAÉ de robotique à publier (accoler une licence libre), des formations MétaTIC dans quelques colloques et CS et de la documentation à poursuivre, utilisation du GPS en mathématique, science et technologie.

Je retiens: les compliments sur mon animation dans mes ateliers, ça fait vraiment du bien d'en recevoir.

Je développerai: cette phrase (dans ce billet): ... la pédagogie est humaine, elle n'est pas logicielle ou matérielle.

À l'an prochain.


Gobby, quelques tests

Gobby, un outil «texte» de collaboration, est pas mal du tout pour ceux qui comprennent qu'on n'a pas besoin de fonctions de mise en page quand on prépare un texte, ordre du jour, présentation, formation... Pour les autres, utilisez Google Document.

Donc, j'ai testé l'application pendant quelques minutes aujourd'hui, question de voir si ça peut être utile. Oui = ma réponse.

En mode réseau local ça fonctionne très bien, donc ça pourrait être une alternative fort intéressante au clavardage et Google doc quand on veut ne pas trop utiliser la bande passante vers l'Internet.

On peut installer un serveur, Sobby, et se connecter via l'internet. Ça fonctionne bien aussi, sauf pour ceux qui ont un proxy à passer pour se rendre sur Internet. Il faut donc que le serveur Sobby utilise un port comme 443 par exemple (s'il n'est pas déjà utilisé par le https de votre serveur). J'ai donc installé un serveur permanent (port 6522) sur recitmst.qc.ca (avec un mot de passe, si vous désirez essayer avec moi, donnez-moi rendez-vous et je vous donnerai les informations nécessaire pour me rejoindre) et un autre temporaire (que je démarre au besoin) avec le port 443 (pour contourner un peu les proxy).

Il peut être tentant de comparer cet outil avec un wiki ou Google Document par exemple, mais je crois que Gooby répond à d'autres besoins.

Bon ok, voici les + et - de Gooby.

Avantages:

  • très synchrone par rapport à Google document (le wiki n'est pas synchrone), on voit instantanément ce que l'autre écrit;
  • chaque utilisateur a sa couleur, donc on sait qui écrit quoi dans la page;
  • un outil de clavardage est intégré dans la page;
  • mode texte, donc pas de flafla (on fera une mise en page après la composition, méthode de travail efficace);
  • mode réseau local (pas de bande passante Internet, plus rapide) fort impressionnant, on trouve les autres utilisateurs facilement;
  • multi OS.

Désavantages:

  • Mode texte pur seulement, donc rébarbatif pour les adeptes des outils de mise en page en cours de création;
  • pas d'historique du document.

Je laisse la conclusion à Gilles (il m'a autoriser la citation) qui a écrit cette phrase dans un Gobby lors de nos tests:

les outils de travail sont vraiment bien faits. Mais personne ne veut travailler... :-)

Ça se discute, mais il est vrai que nous sommes qu'au début de la collaboration à distance. En tout cas en éducation.


Quelques petites patentes

Merci à Benoit pour Gobby, un outil texte pour collaborer dans un réseau local (ou sur le web avec un serveur sobby). Vraiment bien, ça permet de clavarder et coconstruire un document texte à plusieurs, sans utiliser la bande passante du Web (ce qui est bien dans un cas de formation comme le camp TIC ou les rencontres nationales du RÉCIT).

J'ai aussi fait le tour des plugins pour openOffice.org 3. Vraiment intéressant, je testerai plus tard quelques-uns afin de faire ma top list. L'idée des plugins (comme pour Firefox avec ses extensions) offre pas mal de souplesse à une application, et ce sans pour autant la rendre trop lourde).

Merci Pierre pour GooglUbuntu, un outil de recherche dans les différents sites reliés à Ubuntu.

J'utilise Pidgin (multi OS) comme logiciel de clavardage. En installant un plugin pour Skype on peut ainsi avoir dans le même outil nos contacts Skype et autres (Gmail, ICQ, AIM, IRC, MSN...). Ça évite les multiples fenêtres

Voilà!


Question piège

Je viens de recevoir une question:

Combien de temps faut-il prévoir en utilisation de l’ordinateur pour développer la compétence TIC telle que décrite dans le PFEQ?

Sans trop y réfléchir j'ai sorti un chiffre (dans un monde idéal) qui provient de discussions avec Paul Roy (ancien coordonateur du RÉCIT): 30 % du temps.

J'ai aussi répondu que ce n'est pas 30% du temps en laboratoire, car je crois que les TIC doivent être présentes dans le milieu d'apprentissage, la classe. Pourquoi? Si un outil est intégré il n'est pas loin quand j'en ai besoin. Une trace d'anciennes discussions à ce sujet.

Et là, une autre personne répond que la question est dangereuse, car elle peut vite mener à tout mettre dans un cours TIC (x heures par cycle) et laisser de côté l'aspect transversales des TIC.

Hum... c'est vrai que ça peut mener à ça, surtout si on garde l'idée que les laboratoire d'ordinateurs est LA solution pour les écoles. Car après tout, si il faut planifier le temps en labo, en quoi c'est transversale (revoir le PFEQ pour définition de compétence transversale)?

J'ai hâte de lire d'autres interventions...


Préparation pour l'AQUOPS

Le colloque 2009 de l'AQUOPS approche, donc je dois me préparer pour les ateliers que je donnerai.

Mon plan de match: Journée MétaTIC, Ubuntu Linux, les ultra-portables, Web 2.0, un «install-fest», des rencontres ++, etc.

Tout comme en 2008, j'aurai un colloque assez chargé pour ne pas m'ennuyer ;o) J'ai hâte de revoir mes ti-zamis TICeux et de régler tous les problèmes du monde, éducation compris ;o)

Au plaisir de vous rencontrer également, oui oui, vous qui me lisez.


Évaluation de mes attentes

Mon billet L'arbre qui cache la fôret était un cri du coeur pour qu'on arrête de croire que nos élèves ne pourraient pas intégrer les TIC dans leur apprentissage ou encore apprendre en faisant (au lieu d'écouter leur enseignant leur dire comment faire).

Il y a une belle discussion chez Patrick à propos du principe «les bottines suivent-elles les babinnes?» et des modèles que nous sommes les TICeux de ce monde.

Ensuite Gilles nous explique qu'il comprend maintenant que l'école ne changera pas, mais peut être bien que certains humains vivants à l'école le font ce changement. En effet, comme Gary nous le rappelle il y a de ces jours qui nous redonnent espoir.

À lire tout ceci, je me suis posé une question: est-ce que mes attentes sont raisonnables? Qu'est-ce qui me ferait plaisir au fond? Quel est le minimum que je m'attend d'un enseignant (une classe) en lien avec les TIC (je me concentre sur les TIC seulement)? Ho! Hi!!! Ça y est, je me suis coincé dans un coin moi même :o(

Quelques éléments de réponse:

  • Que la technologie (quelques postes reliés à l'Internet + des périphériques de bases) soit présente dans la classe, non pas au bout du corridor dans un autre local qu'on doit réserver pour aller copier des textes pendant 30 minutes puis revenir travailler pour vrai dans sa classe, son milieu d'apprentissage.
  • Que ce qui se vit en classe soit suffisamment ouvert pour que les TIC puissent être un des outils à exploiter, à intégrer. Et ce pas de la façon que l'enseignant le veut mais bien de la façon que l'élève en a besoin.
  • Que l'enseignant garde des traces de ce qui se passe dans sa classe sur un site Web (de préférence) ou sinon sur sa clé USB. Clé qui deviendrait un CD portfolio de présentation à remettre aux élèves à la fin de l'année. En fait que la classe partage ses réalisations avec les autres, fasse connaître leurs bons coups afin d'aider les moins convaincus qu'il est possible d'apprendre à l'école avec les TIC.
  • Que l'enseignant se permette d'apprendre avec ses élèves quelques fois par année, qu'il se laisse guider par ses jeunes «experts» vers des TIC, stratégies, projets, non planifiés.
  • Que les parents qui le désirent puissent s'impliquer dans les apprentissages des élèves comme par exemple en laissant des commentaires constructifs sur le site/blogue/portfolio/portail/bureau virtuel/que sais-je de la classe.
  • Que les TIC soient au même niveau que les dictionnaires, crayons, règles, carnets de notes, bibliothèque, livres de références, etc. C'est-à-dire des outils d'apprentissage, pas des récompenses du vendredi PM.

Je m'arrête ici, car en me relisant je m'aperçois que c'est déjà pas mal élevé (quoi que...) comme attentes et que mes pouvoirs sur ces points sont limités à influencer par mes actions, formations.

Je dois avouer qu'il y a des classes qui font tout ça, le problème est qu'il y en a trop peu encore et surtout que les enseignants qui le font sont souvent regardé avec de grands yeux. Ça prend bien du courage pour être dans le pleton et de l'énergie/espoir pour être à l'avant.


L'arbre qui cache la fôret

Je ne compte plus le nombre de fois où un enseignants me dit:

Mes élèves ne seront pas capable de faire ça.

Ça étant n'importe quoi qui exploite les TIC ou qui est un peu plus ouvert comme approche.

Ma réaction n'est malheureusement jamais élégante :o(, mais en sous-estimant nos élèves nous nivelons pas le bas avec tous les impacts négatifs qui en découlent. Préparons le projet, essayons-le, observons nos élèves en action, objectivons la démarche/résultats avant de porter des jugements sur les capacités des élèves qui sont sous notre charge SVP.

Freinons l'immobilisme en donnant la chance aux élèves de nous démontrer que nous (les enseignants) pouvons avoir tord d'avoir peur.

Mise à jour du 18/02/09: Belle discussion sur le blogue de Patrick Giroux.


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